Section spéciale
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 août 2020
Après Z, L'aveu, Etat de siège ... : Section spéciale
Glaçant, terrible, indispensable film de Costa-Gavras. Un film-témoignage 'capital' sur les monstruosités commises par le gouvernement de Vichy.
D'après L'affaire de la Section Spéciale de Hervé Villeré.
Excellemment interprété par de très nombreux acteurs, dont Jean Bouise, Louis Seigner, Claude Piéplu ... et tant d'autres encore...
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2019
Merci à Costa-Gavras d’avoir mis en scène un tel film qui restera avant tout un témoignage de ces ‘’sections spéciales’’ des années 41/44 à Paris sous l’occupation allemande. Le cinéma, cela sert aussi à témoigner. Ici, le talent des acteurs est bien utile pour nous faire comprendre le mécanisme de la justice lorsqu’elle n’est pas exercée en toute indépendance ou qu’elle sert de prétexte à des fins 100% politiques. Dans ces conditions, il est impossible de juger les comportements humains qui dépendent plus de la peur et de l’esprit de survie que de l’éthique et du droit au sens noble du terme. C’est juste une œuvre édifiante et utile pour les jeunes adultes de toutes les générations qui sauront en tirer profit. Le message de Costa-Gavras porte sur la nature humaine, il lui tient à cœur, il est clair. Cela ne doit plus se produire et c’est bien là l’intérêt majeur de la communauté européenne. ‘’Section spéciale’’ est une œuvre essentielle plus qu’un grand film qu’il faut voir et garder en mémoire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2019
La collaboration d’un régime très drastique que fut Vichy, blagounette à part pour se détendre concernant cette goûteuse source d’eau minérale Saint-Yorre mais aussi thermale de bonne santé. La France envahit, occupée, soumise, pleinement humiliée depuis la fin de la Grande Guerre des tranchées héroïques soldats poilus et sa gloire bataille de Verdun. L’armistice de 1940 fut diktat des conventions signé par le Maréchal asservit à la domination étrangère comme l’indique l’histoire de son hymne national révolutionnaire « La Marseillaise », une marche en avant des armes sous les drapeaux ensanglantées. En ces temps sous tension d’autoritarisme, ce n’était pas la même conception avant-gardiste de 1789. On a deux camps qui s’oppose, d’un côté les collaborateurs galvanisés par les discours Petainistes d’Etat endiablés et de l’autre, des Gaullistes repliés à l’appel plus tard de Londres. Les insoumis incluant des prolétaires associés aux étudiants communistes assassins de représentants dignitaires militaires au service de l’autorité identité nationale conservatrice chrétienne propagandiste. Le terrorisme étatique s’installe confortablement dans un siège parfait, allié pion de l’Axe ingérence Nazi-Fascisme allemande. La barrière de la langue comme maillon faible à prendre en compte pour les méchants de l’histoire. Son armée en profite pour faire du tourisme souvenir guerre d’occupant dans la belle capitale cinématographique émerveillée. Une arbitraire loi s’impose de force dans ce tribunal mise en scène de toute pièce, guindée et pleine de pouvoir. Les marionnettes de magistrature manipulées par le « Nouvel Ordre 40 » jusqu’à sa fin à la libération, pour rendre le verdict illégalement partial. Leur crime de haute trahison bat à plate couture au-delà de la simple injustice correctionnelle, le cameo dramaturge pour conclure ces réalisations chef-d’oeuvre du cinéma sur la dictature de tout bord politique. C’est bien écrit, mis en scène, joués finement avec ces visages acteurs habitués du réalisateur qui reviennent souvent, et concluant intelligemment à l’image de ce scénario.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2019
Costa-Gavras continue avec "Section spéciale" à s’interroger sur les dictatures. À travers l’histoire de ces tribunaux d’exception mis en place par le gouvernement de Vichy, il aborde la façon dont elles peuvent prendre le contrôle du système judiciaire.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2017
Costa-Gavras, cinéaste toujours prompt à dénoncer les injustices et le totalitarisme s'empare une fois de plus d'un sujet brûlant avec "Section Spéciale" sur la mise en place, sous le régime de Vichy durant l'Occupation, de tribunaux d'exception permettant de condamner des accusés avec une rapidité implacable et sans aucun sens de la justice. Certes, déjà plus de trente années ont passé depuis ces événements quand Costa-Gavras s'y attaque (avec moins de rapidité que pour "Z" ou "État de siège") mais il le fait avec plus de rapidité qu'un gouvernement français qui n'a jamais condamné les exécutants de ces basses besognes, parodies d'injustices mises en place simplement pour contenter l'occupant nazi et se donner bonne conscience. Comme pour "Z", le réalisateur adopte les mêmes ressorts pour faire fonctionner son film : une objectivité salvatrice jamais ostentatoire, une mise en scène sobre, une pléthore de personnages et, bien entendu, un sacré casting comme cerise sur la gâteau, chacun incarnant son personnage sans jamais se tirer la couverture, tout simplement au service d'un récit à la mécanique bien huilée. Louis Seigner, Michael Londasle, Pierre Dux, Claude Piéplu, Bruno Cremer, Jacques Perrin, Jean Bouise ou encore Julien Guiomar (et même Yves Montand lors d'un petit caméo improbable) font donc partie de l'aventure et donnent du corps à un film qui n'hésite pas à montrer la France sous un jour peu glorieux, prouvant la force de frappe d'un cinéaste toujours prêt à faire feu.
Fabrice Deabrassart
Fabrice Deabrassart

21 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2017
Alors que l'Allemagne nazie lance une offensive contre l'URSS, les communistes rejoignent la résistance et, lorsqu'un jeune militant abat un militaire allemand, le gouvernement de Vichy décide d'organiser des "procès" pour éviter les représailles allemandes.
Gavras s'intéresse à Vichy , et pourquoi pas , c 'est du réussit !
Une très belle réalisation , avec une distribution je dirais " chorale " tellement il y à de très bons comédiens Français . Le gratin du cinéma Français est réuni . je découvre ce film et à mon grand étonnement j ai aime ce film très plaisant
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2016
(...) Pour cela, Costa-Gavras fait vite et les personnages s'appellent d'abord par leur titre et très peu par leur prénom. Ensuite, il masque la figure du maréchal, qui n'apparaît que via sa voix ou bien ses bras, ce dernier intervenant à des rares occasions lors des débats, généralement en tapant de la pointe de son crayon sur la table histoire de marquer son mécontentement et son impatience. Les scènes s'enchaînent de manière rythmée et fluide, chaque étape nous est présentée la manière la plus directe possible et on assiste à un défilé de 2nds rôles tout bonnement ahurissant tandis que la machine judiciaire s'emballe. (...) Ensuite, Costa-Gavras donnera du rythme à son film par un mouvement incessant, aussi bien dans le cadre que via des travellings virtuoses. Enfin, son travail sur le son et le montage s'avère parfois déstabilisant, la musique envahissant souvent les plages de dialogues ou bien certaines conversations étant soudain interrompues par un personnage secondaire qui déplace l'intrigue ailleurs, dans les recoins sombres du cadre. On se rend ainsi compte que le plus important ne se décide pas forcément dans les faces à faces mais ailleurs, dans les chuchotements échangés entre deux portes. (...) Et puis viennent ensuite les scènes de prétoires, des morceaux de bravoure dialogués avec brio, joué par des acteurs convaincants et qui se sont emparés de leurs rôles avec beaucoup de force. Je pense notamment à Jacques Rispal, qui incarne un immigré polonais condamné à mort pour un délit mineur ou bien à Yves Robert, gentil garnement qui a commis de nombreuses bêtises durant une jeunesse turbulente et qui se retrouve là presque par hasard, condamné par un passé lointain. Et que dire de Bruno Crémer, tout simplement génial en ancien journaliste qui coupe court à sa parodie de jugement et qui retourne le tribunal (voir plus haut), provoquant la colère de son juge, le grand Claude Piéplu qui régale lui aussi en juge arriviste, prêt à tout pour obtenir une promotion et plaire à sa jeune épouse. Le ton est acide, mordant, dérangeant, questionnant sans cesse notre sens morale et notre conception de la Justice. La critique complète ici
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2016
Section spéciale relate l'instauration en août 1941 d'une loi d'exception à effet rétroactif qui mènera à rejuger des "terroristes" communistes déjà emprisonnés et purgeant des peines légères. spoiler: Certains de ces jugements déboucheront sur la peine capitale sans possibilité de recours et avec exécution immédiate !
L'illégal est légalisé par les se(r)vices du gouvernement de Vichy. C'est la Section spéciale titre qui sera chargée de cette parodie de justice dont l'objectif était de devancer les demandes de représailles de l'occupant allemand.
Le casting impressionne par la distribution parfaite de tous les rôles, des plus importants aux plus secondaires. Chaque acteur est à sa place et joue parfaitement sa partition. Si le film souffre un peu de quelques raccourcis scénaristiques, il constitue néanmoins un excellent témoignage historique. Dans la lignée de ses précédents films politiques (Z, L'aveu), Costa-Gavras dresse ici un portrait réquisitoire et sans concession sur une justice française à la botte de l’occupant. La reconstitution historique également précise et d'un excellent niveau renforce ledit témoignage historique.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2016
Critique acérée du régime vichyste par le franco grec Costa Gavras, ce film est profondément politique et s’appuie sur une période noire de l’Histoire de France… mais comment aurait-il pu en être autrement lorsqu’un auteur infatigable défenseur des droits et pourfendeur des injustices s’empare d’un tel sujet ?
1941, Hitler s’attaque à l’URSS. Les communistes français décident de rejoindre la résistance et via la colonel Fabien abatte un soldat allemand en plein Paris. Les allemands attendent une réaction ferme du gouvernement de Vichy ; ces derniers craignant des représailles allemandes sur la population vont aller bien au-delà de leurs espérances… Sous couvert de raison d’Etat, en une semaine seulement, ce gouvernement s’assoie sur le principe fondateur de la démocratie française de séparation des pouvoirs ; et vont donc par la loi légitimer la peine de mort envers des opposants aux régime. Dans ce régime on promulgue des lois avec effet rétroactif, on fait pression sur les juges, on édicte des lois destinés à une partie seulement de la population, on choisit les juges,… Toutes ressemblances avec des faits similaires actuels dictés aussi parfois par la raison d’Etat serait fortuite… Mais c’est fou comme l’histoire peut bégayer. Et dire que l’Etat trouve toujours des hommes pour faire appliquer des ignominies par couardise, par conviction ou pire par ambition.
Violent réquisitoire pas toujours subtile ; Costa Gavras accuse tout en décortiquant précisément les rouages institutionnels amenant au totalitarisme et à l’arbitraire. Et il montre bien comment le système vichyste met tout en œuvre pour donner apparence légale aux décisions les plus abjectes ; l’Etat fait la loi, l’Etat fait loi… çà fait froid dans le dos, montrer de manière aussi directe. Dans le lot de tous ces hommes intellectuellement compromis, le plus abject reste le ministre de l’Intérieur instrumentalisant la justice pour assoir son autorité. Et puis la description du petit théâtre du régime d’opérette est un grand moment ; tous ces ministres loin de Paris vivant comme des curistes, occuper plus que tout à prendre soin d’eux… Le choix de s’installer dans une station thermale avait du bon pour ces vieux messieurs.
Film coup de poing fort utile pour rappeler les valeurs de la République… Même si le trait est appuyé.
Justement récompensé du prix de la mise en scène à Cannes en 1975.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2016
On a du mal à y croire, tant ce que nous montre ce film est horrible. Et pourtant si, ces horreurs ont bien eu lieu, et ont été perpétrées au nom du gouvernement français. Costa-Gavras frappe très fort, avec un film aussi passionnant que terrifiant!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2016
Costa-Gavras racontait dans ce film une histoire relativement peu connue de la France de Vichy, celle de la mise en place de tribunaux d'exceptions et plus spécialement des « sections spéciales », destinées à prononcer des condamnations à mort sans charge ou presque des opposants politiques, afin de donner des gages à l'occupant allemand, en particulier après l'attentat du métro Barbès par le colonel Fabien. Comme toujours, le cinéaste – ici avec son co-scénariste Jorge Semprun – saisit avec une intelligence remarquable les coulisses de la création des ces instances d'exception, au cours d'une période où la séparation des pouvoirs politiques et judiciaires n'existait plus qu'en rêve. Il réalise un film très documenté, d'une très grande finesse politique, disséquant les comportements des uns et des autres, qui agissent en fonction des informations dont ils disposent, du sens du vent, de l'évolution des rapports de force, de leurs ambitions personnelles...et trop rarement de leurs valeurs et convictions profondes. Son long-métrage dresse ainsi le sombre constat d'une logique collective écrasant sans mal les positions des éléments les plus modérés. Un film porté par une flopée d'acteurs magistraux, dont Michael Lonsdale, dans le rôle du terrible ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu, Louis Seigner, Claude Piéplu, Jacques Perrin, Michel Galabru (dans un rôle court mais exceptionnel), Julien Guiomar, Jean Bouise, Bruno Cremer ou encore Yves Robert. La mise en scène est remarquable, parvenant à dire tant de choses en si peu de plans. Costa-Gavras, ou comment faire d'un scénario a priori complexe et aux enjeux multiples un film passionnant, engagé et implacable dans sa dénonciation.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2016
Section Spéciale est un très bon film. Encore une œuvre forte et importante. Quand le régime de Vichy dévoyait la loi pour mettre en place des tribunaux d'exception et condamner à mort. Une reconstitution rigoureuse du cinéaste qui garde sa féroce pertinence sur la raison d'État. Présenté en compétition officielle au 28ème Festival De Cannes en 1975 où il remporta le Prix de la mise en scène amplement mérité.
Dans la lignée de ses films politiques, le réalisateur Grec reconstitue scrupuleusement une semaine sombre de l'histoire judiciaire française pour explorer la complexité des rapports de l'homme avec le pouvoir. D'une rigueur et d'une efficacité remarquables, le film montre comment, à la faveur d'un contexte de crise ou de guerre, la machine étatique peut s'emballer dans une effrayante dérive pour dévoyer le droit et la justice, dans un aveuglement partagé et par-là même auto-légitimé. Les protagonistes, détournés de leur conscience par la manipulation ou l'ambition, s'acharnent à préserver les apparences légales de l'illégalité, notamment à travers la mascarade du procès, alors même que les condamnés ont déjà été désignés.
Habités par une peur diffuse et confits dans leurs privilèges, les magistrats ne sont ébranlés que lorsque l'un des prévenus, Lucien Sampaix, journaliste communiste et tribun éloquent (interprété par le charismatique Bruno Crémer) leur brandit une menace plus grande encore, celle de leur avenir après une défaite allemande qu'il leur annonce certaine.
Bande son de Éric Demarsan mise quelque peu à l’écart sauf dans la première moitié de film qui est plutôt bonne.
Le réalisateur Costa-Gavras signe ici son 6ème long métrage maîtrisé de part et d’autres dans sa mise en scène extra mais aussi dans sa réalisation. Le casting est de haute volée avec Louis Seigner, Roland Bertin, Michael Lonsdale, Bruno Cremer (justement cité au-dessus), Ivo Garrani, François Maistre, Henri Serre, Pierre Dux, Jacques François, Claude Piéplu (excellent), Michel Galabru (avec une scène extra), Julien Guiomar, Jean Bouise, Yves Robert, des grands noms français et tous y sont époustouflants.
Cette section spéciale et chronique féroce n'a rien perdu de sa pertinence même quarante ans après.
Ma note : 8/10 !
Bruno65
Bruno65

60 abonnés 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2016
Un réquisitoire implacable sur le facisme et les abus de pouvoir politique porté par une mise en scène sobre et efficace,et une interprétation juste.
CrackO DingO
CrackO DingO

57 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2016
Un film prenant qui a 40 ans. Une autre façon de montrer la France occupée par l’Allemagne pendant la seconde guerre. Une autre vision intéressante. ----Février 2016----
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2016
Le fond de cette histoire est terrifiante, inimaginable presque ... La forme quand à elle un peu dérouté. Le ton empreint m'a quelques peu perdu au fil des minutes, j'ai souvent décroché malgré les qualités flagrantes de ce long métrage.
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