172 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
20 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
3 critiques
3
9 critiques
2
2 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Christophe Lemoine
3 abonnés
25 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 21 décembre 2025
Tigra : Le Feu et la Glace est un film d’animation heroic fantasy marquant, véritable témoin d’une époque où l’animation osait explorer des territoires plus adultes et audacieux. Réalisé par Ralph Bakshi et visuellement inspiré par l’univers de Frank Frazetta, le film se distingue avant tout par son esthétique unique et sa maîtrise de la rotoscopie, une technique encore rare à l’époque. L’univers présenté est brut et sans fioritures : un monde déchiré entre le feu et la glace, peuplé de barbares, de créatures fantastiques et de puissances obscures. Le scénario reste volontairement simple, presque mythologique, laissant une large place à l’ambiance, à la mise en scène et à la puissance des images. Ce choix renforce l’aspect épique et intemporel du récit. Les personnages, bien que peu bavards, sont efficaces et emblématiques du genre. Tigra se démarque par son rôle de femme forte et indépendante, un élément notable pour un film d’animation des années 80. L’animation, parfois inégale, conserve néanmoins une force visuelle impressionnante, notamment dans les scènes d’action et de combat. Malgré un rythme qui peut paraître lent pour un public moderne et une narration minimaliste, Tigra : Le Feu et la Glace demeure une œuvre culte. Il s’adresse avant tout aux amateurs de fantasy, d’animation expérimentale et aux nostalgiques de l’âge d’or de l’heroic fantasy. Un film à découvrir ou redécouvrir, pour son audace artistique et son importance historique dans l’animation.
Le film est un peu décevant en raison de son scénario peu inventif spoiler: dont une grande partie se résume à la capture de la princesse Tygra puis son évasion puis sa recapture , trame narrative un peu longue. L’introduction de l’homme masqué dit Darkwolf est un peu gratuite. Le thème de la lutte entre 2 royaumes, l’un celui de la glace, dirigé par le Prince Nekron, psychopathe chevelu qui évoque l’empereur romain (54-68) Néron, et sa mère, la reine Juliana (Agrippine ?), et l’autre, celui du feu, avec des volcans, et dirigé par le roi Jarol dont Tygra est la fille, aurait pu être plus enrichi. On peut reprocher certaines incohérences : les habitants du Royaume des glaces du Nord sont tous vêtus très légèrement (slip) et constitués d’hommes au faciès préhistorique et au teint mat. Dans le Royaume de Feu du Sud, les habitants sont peu vêtus (normal) mais Tygra l’est particulièrement, dotée d’un simple string et d’un soutien-gorge minimaliste afin de mettre en valeur ses formes généreuses (on dirait, de nos jours, que Tygra est hypersexualisée) : pourquoi pas ? Mais le film manque totalement d’érotisme. Enfin, la musique (de William Kraft, 60 ans), typique des années 1980’, est trop présente et trop forte.
Avant de concevoir le scénario de Conan le Destructeur (Richard Fleischer, 1984), fortement remanié en version familiale par Stanley Mann, Gerry Conway et Roy Thomas avaient déjà tâté de l’écriture cinématographique pour ce Tygra/Fire and Ice de Ralph Bakshi, lui-même réalisateur de Fritz the Cat (1972) et d’une première adaptation assez inouïe du Seigneur des Anneaux (1978), utilisant déjà la technique de la rotoscopie présente ici et magnifiée par les dessins de Frank Frazetta, dessinateur et illustrateur multi-talents spécialisé dans les comics et la fantasy.
Assez lente et décousue, l’histoire laisse cependant libre cours à de nombreuses interprétations et réflexions personnelles tant peu de situations ou de personnages sont explicitement racontés. Interprétation et gros bras mis à part, on n’est pas très loin du style narratif de Conan le Barbare (John Milius, 1982 également). En outre, les techniques graphiques donnent énormément de relief et de mouvements au dessin même si l’ensemble manque d’intensité dramatique et de souffle épique.
Un très bon film d'animation qui vieillit bien. On est proche des films des studios FILMATION. Histoire certes classique et sans surprise, mais suffisamment captivant. Les femmes sont très bien dessinées .. et animées.
Avec en grande référence CONAN et ses comics (d'ailleurs ROY THOMAS (grand grand scénariste sur la série pour MARVEL) n'apparait pas dans les scénaristes d'ALLO CINE alors qu'il est bien crédité au début du film avec GERRY CONWAY) ce dessin animé souffre pour moi de sa courte durée. En effet, tous les personnages manquent de passé, nous permettant d'avoir de l'empathie (ou de la révulsion) pour eux. Là on suit (parfois) avec intérêt l'histoire mais il nous semble manquer tous les tenants et le aboutissants. L'animation est fluide (d'après ce que j'ai compris de vrais acteurs ont fait les mouvements afin qu'un système de calque permette de bien les reproduire) ce qui n'est pas le cas des décors et autres explosions qui ont l'air de sortir d'un scoobydou !
il faut se situer à son époque 1983 pour apprécier ce dessin animé aux allures de Rahan. Un univers Héroïc Fantasy assez classique pour une part et même si cela a quelques côté répétitif ce n'est pas flagrant et le récit de l'aventure est assez bien équilibré entre les divers personnages. La vulgarité est relativement limité même si l'héroïne se promène tout le long en petit bikini cela reste crédible. C'est juste un bien gros manichéisme comme le présente le titre, la glace étant souvent une sorte de méchante sorcellerie, car c'est bien un univers de sorcellerie et de royaume guerrier avec un aspect seigneur des anneaux avec tous ces sous-hommes.
Petit film d’animation sans prétention, mais qui fonctionne assez bien. L’animation particulière, calquée sur de véritables acteurs, est agréable à regarder, l’histoire manque un peu d’originalité, mais fonctionne bien, l’ambiance générale et les décors de ce monde fantastique sont convaincants, et les personnages, peu nombreux, sont détaillé, tant dans leur style que dans leur personnalité. C’est un film qui ne redéfinit pas le genre, mais qui se laisse regarder confortablement.
Une épopée heroic-fantasy d'animation superbe de grandeur et de force. Aucun temps mort, des personnages au charisme incroyable, une bande-son très "Conan le barbare", une ambiance manichéenne du bien contre le mal, du feu contre la glace, les courbes de Tygra sont plus que délicieuses et nous avons là un très grand film d'animation. La technique du rotoscoping apporte une dimension réaliste parfaite et l'association de Frazetta et Bakshi fonctionne ici à merveille et nous offre un oeuvre magistrale de précision et de maîtrise des codes du genre.
Quelques années après la première adaptation du Seigneur des Anneaux sortait Tygra, la glace et le feu, un animé de qualité trop peu connu du grand public. Du même réalisateur, le talentueux Ralph Bakshi, qui nous avait donc fourni les premières aventures sous LSD de Sam et Frodon, cet animé de Dark Fantasy se démarque des autres par sa technique d'animation somme toute particulière : la rotoscopie, imagerie particulière mélangeant des prises de vue réelle avec des dessins.
Elle y a pour conséquence première une fluidité des déplacements à toute épreuve, et permet au film d'avoir moins vieilli de son animation que de ses dessins. Car si les détails de ses personnages (corps, visages, détails dessinés mouvants comme des vagues suivant les images) sont très décevants, on ne saurait en dire de même de l'animation, parfaite pour mettre en scène les mouvements de toute sorte.
On se retrouvera ainsi avec une histoire visuellement dynamique et propice à des combats tout aussi bien chorégraphiés, soutenus par une bande-son de qualité et des couleurs soignées. Le film possède une grande personnalité artistique, et nul doute que ses planches marquent encore longtemps après le visionnage, preuve d'un grand travail apporté à l'égard de la partie visuelle de l'oeuvre.
On regrettera cependant que ***Tygra, la glace et le feu*** ait décidé de privilégier la forme au fond, nous offrant une coquille certes belle en extérieur mais affreusement vide d'intérieur. Car si l'on s'intéresse au visuel de cette histoire, nul doute que son scénario simpliste et déjà vu une bonne quarantaine de fois ailleurs (en certes mieux) gâche une bonne partie du visionnage.
Banale histoire de princesse et de dragons aux personnages ultra-caricaturaux, cet énième animé de Bakshi mélange un peu tout ce qui a du succès dans l'Héroïc-Fantasy : une sorte de grosse brute épaisse campant le rôle du guerrier légendaire (Conan quand tu nous tiens), une femme en détresse particulièrement dévêtue, et le héros blondinet intrépide et valeureux ne représentant rien d'autre qu'un plagiat de Rahan (c'est exactement le même).
Suffisamment caractérisés pour qu'on puisse déterminer les gentils des méchants, ces personnages brillent pas par leur manque de développement total, l'écriture ne se contentant que de poser les bases de son univers et de son intrigue, ne s'handicapant jamais de parlotte et de surexposition de ses personnages. Et c'est là l'une de ses plus grandes qualités : s'il est très certainement primaire, ***Tygra, la glace et le feu*** s'assume de A à Z et, plutôt que de chercher à révolutionner le genre, se contente d'être honnête avec le spectateur en lui fournissant ce qu'il était venu chercher : un divertissement sans prétention avec action et love story, une belle histoire d'amour aux saveurs de contes oniriques.
Comment se plaindre alors de son côté simpliste, pas assez recherché quand son but premier était d'être bon enfant? Alors on regarde en s'amusant pendant la petite heure et demie que dure le film, remerciant les années 80 de nous avoir fournit autant de petites séries b savoureuses et décomplexées, propices à la rigolade et faîte des idées les plus folles. A voir, un petit plaisir coupable qu'on ne sait plus faire.
Rien que de penser que ce film a été réalisé en 1983... des années d'avance sur son temps. Une qualité graphique incroyable. C'est aventureux, pas si fantaisiste que ça, et cela fait drôlement plaisir de voir des bagarres qui ne se finissent pas en High kick à chaque fois. Merci à ce précurseur de la Motion capture qui se regarde sans soucis encore de nos jours.
Film d'animation mettant en scène un monde d'Heroic Fantasy tout ce qu'il y a de plus banal avec son héro musclé, une princesse aux atouts évidents, des méchants vraiment méchants, etc... L'histoire aussi ne produit aucune surprise et nous sert les habituels clichés et rebondissements prévisibles. De plus, l'action se fait trop présente et accentue cet effet de vide qui suit la fin du visionnement. En revanche, j'apprécie beaucoup ce type de dessin proche d'un "Metal Hurlant".
Ralph Bakshi signe ici du pur heroic-fantasy lorgnant fortement du côté de Conan (mais avec un héros au look de Rahan) et si le scénario est très basique par contre l'histoire n'en reste pas moins attrayante, l'éternelle opposition du bien et du mal. C'est sur qu'au niveau de l'animation Tygra, la glace et le feu a quelque peu vieilli mais le film est tellement puissant que ça ne gâche rien ; l'action est roi pas le temps de s'ennuyer tant différentes situations s'enchaînent. On peut aussi apprécier les courbes de Tygra, il y aussi une excellente BO.
OUAAAAAOUUAAOAUUAHA J'AIME CE FILM RARE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Avec Metal Hurlant, tout simplement une incarnation pure et intense de l'esprit Metal ! Embarquez pour un monde barbare, où le verbe des hommes s'exprime avec leurs poings, et celui des femmes par leur plastique généreuse. De la magie, de l'action, de l'aventure, le Bien, le Mal, l'Homme, la Femme, l'univers, tout est là dedans ! Bringing back the balls to rock'n'roll !