Tygra, la glace et le feu
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Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2013
Après les déboires et le flop de son adaptation du "Seigneur des Anneaux", qui mêlait prises de vue réelles et animation traditionnelle (appelé le rotoscoping), l'animateur controversé Ralph Bakshi réitère l'expérience avec une histoire co-écrite par le génie du dessin féérique Frank Frazetta. Intitulé en français Tygra la glace et le feu, cette aventure baignant dans l'heroic fantasy pur et dur nous entraine dans un monde sans pitié où règnent sorciers, magiciennes, hommes-singes, ptérodactyles et autres créatures fantastiques uniques. Avec sa technique du rotoscoping, l'animation des images est aussi fluide que la réalité. Les mouvements des personnages étant filmés au préalable avec de vrais acteurs, on reste bluffé par leur précision. L'univers créé par Frazetta est, lui, magnifique : plaines désolées, forêts lugubres embrumées, montagnes de feu et forteresse de glace nous en mettent plein la vue. De plus, les personnages sont typiquement issus de l'heroic fantasy : un guerrier solitaire et intrépide, une princesse dénudée, un sorcier à la peau blanchâtre, des sbires ressemblant à des hommes de Cro Magnon et j'en passe. Pourtant, le scénario demeure quant à lui très manichéen : deux peuples en guerre, un mariage forcé, un chevalier servant partant délivrer une princesse enlevée... Ça ne vous rappelle rien ? Car l'unique défaut de cette production atypique reste sans aucun doute son histoire simpliste, aux rebondissements nombreux mais baignant dans un profond air de déjà-vu. Toutefois, le long-métrage reste foncièrement plaisant, surtout grâce à son imaginaire classique mais toujours aussi efficace, ses scènes d'action et son souffle épique, notamment grâce aux séquences mettant en scène l'imposant Darkwolf, directement inspiré du Death Dealer de Frazetta. En somme, une petite perle inégale mais cultissime.
jamesluctor
jamesluctor

167 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2010
Avec Metal Hurlant, tout simplement une incarnation pure et intense de l'esprit Metal ! Embarquez pour un monde barbare, où le verbe des hommes s'exprime avec leurs poings, et celui des femmes par leur plastique généreuse. De la magie, de l'action, de l'aventure, le Bien, le Mal, l'Homme, la Femme, l'univers, tout est là dedans ! Bringing back the balls to rock'n'roll !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 novembre 2013
Rien que de penser que ce film a été réalisé en 1983... des années d'avance sur son temps. Une qualité graphique incroyable. C'est aventureux, pas si fantaisiste que ça, et cela fait drôlement plaisir de voir des bagarres qui ne se finissent pas en High kick à chaque fois. Merci à ce précurseur de la Motion capture qui se regarde sans soucis encore de nos jours.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2011
Ralph Bakshi signe ici du pur heroic-fantasy lorgnant fortement du côté de Conan (mais avec un héros au look de Rahan) et si le scénario est très basique par contre l'histoire n'en reste pas moins attrayante, l'éternelle opposition du bien et du mal. C'est sur qu'au niveau de l'animation Tygra, la glace et le feu a quelque peu vieilli mais le film est tellement puissant que ça ne gâche rien ; l'action est roi pas le temps de s'ennuyer tant différentes situations s'enchaînent. On peut aussi apprécier les courbes de Tygra, il y aussi une excellente BO.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2018
Quelques années après la première adaptation du Seigneur des Anneaux sortait Tygra, la glace et le feu, un animé de qualité trop peu connu du grand public. Du même réalisateur, le talentueux Ralph Bakshi, qui nous avait donc fourni les premières aventures sous LSD de Sam et Frodon, cet animé de Dark Fantasy se démarque des autres par sa technique d'animation somme toute particulière : la rotoscopie, imagerie particulière mélangeant des prises de vue réelle avec des dessins.

Elle y a pour conséquence première une fluidité des déplacements à toute épreuve, et permet au film d'avoir moins vieilli de son animation que de ses dessins. Car si les détails de ses personnages (corps, visages, détails dessinés mouvants comme des vagues suivant les images) sont très décevants, on ne saurait en dire de même de l'animation, parfaite pour mettre en scène les mouvements de toute sorte.

On se retrouvera ainsi avec une histoire visuellement dynamique et propice à des combats tout aussi bien chorégraphiés, soutenus par une bande-son de qualité et des couleurs soignées. Le film possède une grande personnalité artistique, et nul doute que ses planches marquent encore longtemps après le visionnage, preuve d'un grand travail apporté à l'égard de la partie visuelle de l'oeuvre.

On regrettera cependant que ***Tygra, la glace et le feu*** ait décidé de privilégier la forme au fond, nous offrant une coquille certes belle en extérieur mais affreusement vide d'intérieur. Car si l'on s'intéresse au visuel de cette histoire, nul doute que son scénario simpliste et déjà vu une bonne quarantaine de fois ailleurs (en certes mieux) gâche une bonne partie du visionnage.

Banale histoire de princesse et de dragons aux personnages ultra-caricaturaux, cet énième animé de Bakshi mélange un peu tout ce qui a du succès dans l'Héroïc-Fantasy : une sorte de grosse brute épaisse campant le rôle du guerrier légendaire (Conan quand tu nous tiens), une femme en détresse particulièrement dévêtue, et le héros blondinet intrépide et valeureux ne représentant rien d'autre qu'un plagiat de Rahan (c'est exactement le même).

Suffisamment caractérisés pour qu'on puisse déterminer les gentils des méchants, ces personnages brillent pas par leur manque de développement total, l'écriture ne se contentant que de poser les bases de son univers et de son intrigue, ne s'handicapant jamais de parlotte et de surexposition de ses personnages. Et c'est là l'une de ses plus grandes qualités : s'il est très certainement primaire, ***Tygra, la glace et le feu*** s'assume de A à Z et, plutôt que de chercher à révolutionner le genre, se contente d'être honnête avec le spectateur en lui fournissant ce qu'il était venu chercher : un divertissement sans prétention avec action et love story, une belle histoire d'amour aux saveurs de contes oniriques.

Comment se plaindre alors de son côté simpliste, pas assez recherché quand son but premier était d'être bon enfant? Alors on regarde en s'amusant pendant la petite heure et demie que dure le film, remerciant les années 80 de nous avoir fournit autant de petites séries b savoureuses et décomplexées, propices à la rigolade et faîte des idées les plus folles. A voir, un petit plaisir coupable qu'on ne sait plus faire.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2012
Film d'animation mettant en scène un monde d'Heroic Fantasy tout ce qu'il y a de plus banal avec son héro musclé, une princesse aux atouts évidents, des méchants vraiment méchants, etc... L'histoire aussi ne produit aucune surprise et nous sert les habituels clichés et rebondissements prévisibles. De plus, l'action se fait trop présente et accentue cet effet de vide qui suit la fin du visionnement. En revanche, j'apprécie beaucoup ce type de dessin proche d'un "Metal Hurlant".
vrecuim
vrecuim

12 abonnés 147 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2007
C'est le monde du dessinateur américain Frank Frazetta : dessin hyper léché et outré, corps sexy, symboles à la Conan, monde des comics du groupe Marvel. Le film a vieilli, et la technique du rotoscope passe mal par moments (rotoscope : filmer un acteur réel et décalquer ensuite image par image sa silhouette sur papier afin de l'animer, donc double travail. Cette technique a été inventée par les frères Fleisher vers 1917). Le scénario manque d'originalité. Personnellement je préfère l'univers de Thorgal de Rosinski et Van Hamme.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 avril 2009
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Tygra risque de ne guère impressionner les jeunes générations. Visuellement assez pauvre dans les décors comme dans ses personnages (on croirait du Hergé simplifié), et d'une animation qui, quoique largement potable pour l'époque, se trouve à mille lieues des techniques actuelles, on assiste ici à un simple défilé de scène d'action pas trop mal amenées mais toutes courues d'avance et peu trépidantes. Peut-être brille-t-il alors par les subtilités de sa dramaturgie ? Hélas, non, il ne s'agit que d'un donjon et dragon de base, qui se contente de se déplacer de péripétie en péripétie, portée par le mouvement continu de l'action, avec des personnages assez lisses de type méchant et gentil, quoiqu'une utilisation de nombreux rôles secondaires vienne un instant ré-hausser le niveau. Seuls le méchant et le "mystérieux guerrier" tirent, et encore, leur épingle du jeu. Quant au personnage principal, très décevant, c'est une sorte de mélange naïf entre tarzan, rahan, conan et musclor, dont la personnalité est bâclée et les gestes répétitifs. Les "créatures" de leur côté sont gentiment grognantes, et il reste la fameuse Tygra, qui n'a guère d'autre chose à faire que de trémousser son joli petit derrière en string médiéval pendant toute la durée de l'expédition, ce qui, bien que n'étant pas forcément désagréable, peine à maintenir l'intérêt. En définitive, l'attrait de ce film provient, j'imagine, essentiellement du vide existant à cette époque dans le domaine de la fantasy, ouvert par le seigneur des anneaux, le réalisateur Ralph Bakshi étant d'ailleurs celui qui deux ans plus tôt mit en images une version simplifiée et écourtée de l'oeuvre de Tolkien. Mais à moins d'être né dans les années 70-80 et de l'avoir vu tout jeune, ce qui inévitablement produit l'effet de nostalgie bien connu du cinéphilamateur, il parait difficile de s'y attacher aujourd'hui.
Christophe Lemoine
Christophe Lemoine

3 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2025
Tigra : Le Feu et la Glace est un film d’animation heroic fantasy marquant, véritable témoin d’une époque où l’animation osait explorer des territoires plus adultes et audacieux. Réalisé par Ralph Bakshi et visuellement inspiré par l’univers de Frank Frazetta, le film se distingue avant tout par son esthétique unique et sa maîtrise de la rotoscopie, une technique encore rare à l’époque.
L’univers présenté est brut et sans fioritures : un monde déchiré entre le feu et la glace, peuplé de barbares, de créatures fantastiques et de puissances obscures. Le scénario reste volontairement simple, presque mythologique, laissant une large place à l’ambiance, à la mise en scène et à la puissance des images. Ce choix renforce l’aspect épique et intemporel du récit.
Les personnages, bien que peu bavards, sont efficaces et emblématiques du genre. Tigra se démarque par son rôle de femme forte et indépendante, un élément notable pour un film d’animation des années 80. L’animation, parfois inégale, conserve néanmoins une force visuelle impressionnante, notamment dans les scènes d’action et de combat.
Malgré un rythme qui peut paraître lent pour un public moderne et une narration minimaliste, Tigra : Le Feu et la Glace demeure une œuvre culte. Il s’adresse avant tout aux amateurs de fantasy, d’animation expérimentale et aux nostalgiques de l’âge d’or de l’heroic fantasy.
Un film à découvrir ou redécouvrir, pour son audace artistique et son importance historique dans l’animation.
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2017
Une épopée heroic-fantasy d'animation superbe de grandeur et de force. Aucun temps mort, des personnages au charisme incroyable, une bande-son très "Conan le barbare", une ambiance manichéenne du bien contre le mal, du feu contre la glace, les courbes de Tygra sont plus que délicieuses et nous avons là un très grand film d'animation. La technique du rotoscoping apporte une dimension réaliste parfaite et l'association de Frazetta et Bakshi fonctionne ici à merveille et nous offre un oeuvre magistrale de précision et de maîtrise des codes du genre.
NoSpoil
NoSpoil

76 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2010
Tygra, c'est l'antithèse du manga japonais. Le dessin est léché, l'animation est coulée et certains décors de fond sont de véritables œuvres d'art réalisées au pinceau. Au commandes, Frank Frazetta, l'un des plus grands, sinon le plus grand artiste d'Heroïc Fantasy. Déjà connu pour la force et le mouvement qui se dégagent de ses toiles, il réussit ici la prouesse de retranscrire cela à l'écran. La technique du rotoscope, partiellement utilisée, offre une fluidité inattendue qui dynamise les phases d'action. La scène qui atteint le sommet de l'art de Frazetta est celle, follement érotique, où Tygra sort de l'eau pleine de volupté et de sensualité.
L'histoire est plus anecdotique et c'est bien sûr la raison pour laquelle le film n'est parfait. Un méchant, un gentil, un sauveur dans l'ombre... mais il y règne une noirceur qui n'est pas non plus dénuée d'intérêt. Quoi qu'il en soit, l'intérêt artistique justifie à lui seul de faire un détour par ce film.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2023
Un très bon film d'animation qui vieillit bien. On est proche des films des studios FILMATION. Histoire certes classique et sans surprise, mais suffisamment captivant. Les femmes sont très bien dessinées .. et animées.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2025
Le film est un peu décevant en raison de son scénario peu inventif spoiler: dont une grande partie se résume à la capture de la princesse Tygra puis son évasion puis sa recapture
, trame narrative un peu longue. L’introduction de l’homme masqué dit Darkwolf est un peu gratuite. Le thème de la lutte entre 2 royaumes, l’un celui de la glace, dirigé par le Prince Nekron, psychopathe chevelu qui évoque l’empereur romain (54-68) Néron, et sa mère, la reine Juliana (Agrippine ?), et l’autre, celui du feu, avec des volcans, et dirigé par le roi Jarol dont Tygra est la fille, aurait pu être plus enrichi. On peut reprocher certaines incohérences : les habitants du Royaume des glaces du Nord sont tous vêtus très légèrement (slip) et constitués d’hommes au faciès préhistorique et au teint mat. Dans le Royaume de Feu du Sud, les habitants sont peu vêtus (normal) mais Tygra l’est particulièrement, dotée d’un simple string et d’un soutien-gorge minimaliste afin de mettre en valeur ses formes généreuses (on dirait, de nos jours, que Tygra est hypersexualisée) : pourquoi pas ? Mais le film manque totalement d’érotisme. Enfin, la musique (de William Kraft, 60 ans), typique des années 1980’, est trop présente et trop forte.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 juin 2011
OUAAAAAOUUAAOAUUAHA J'AIME CE FILM RARE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 550 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2021
il faut se situer à son époque 1983 pour apprécier ce dessin animé aux allures de Rahan. Un univers Héroïc Fantasy assez classique pour une part et même si cela a quelques côté répétitif ce n'est pas flagrant et le récit de l'aventure est assez bien équilibré entre les divers personnages. La vulgarité est relativement limité même si l'héroïne se promène tout le long en petit bikini cela reste crédible. C'est juste un bien gros manichéisme comme le présente le titre, la glace étant souvent une sorte de méchante sorcellerie, car c'est bien un univers de sorcellerie et de royaume guerrier avec un aspect seigneur des anneaux avec tous ces sous-hommes.
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