Fridekin à la sauce non personnelle, ca donne "Traqué". Après une introduction assez laide et plutot douteuse, l'ensemble se fait un peu plus soutenable, mais on est étonné par l'inintérêt quasi-absolu du scénario, d'une banalité assez incroyable. Le personnage de Benicio Del Toro est étonnamment mal écrit, contrairement à celui de Tommy Lee Jones, qui est ici le seul personnage vraiment digne d'intérêt, soutenu il est vrai par une convaincante Connie Nielsen. Heureusement, le film est ponctué de une ou deux très bonnes courses-poursuites, bien filmées, et le combat final est très réussi, pour le moins éprouvant. Grace à eux, Friedkin sauve la mise, mais nous sommes bien loin de French Connection...
Film d’action, pur blockbuster, avec deux stars du box office dans une rencontre filiale très physique L’histoire est ultra-classique, et le déroulement aussi. C’est l’opposition entre le fils prodigue et son père spirituel sous fond d’anecdote biblique qui ne sert que de prétexte. La caméra est nerveuse et frissonnante, le cadreur est un as, chaque plan est équilibré, mais a aucun moment on atteint la dimension qu’on est censé attendre d’un film de quelqu’un comme Friedkin. La variété des décors, le jeu de chat et de la souris, dans la jungle verte, et dans la jungle urbaine, entraînante, fait tourner la tête un moment, mais on retient surtout la superficialité de l’ensemble. Destiné à remplir les salles à peu de frais sinon le cachet de deux stars. Bientôt pour le prochain, mais un chef-d’œuvre cette fois,William, je crois en toi, je sais que tu peux le refaire.
Pour une fois le fond supplante la forme, assez rare pour être souligné. Cela étant la forme est de tellement faible qualité que le fond ne peut qu'être meilleur. Une réalisation ratée et par instants ridicule. Le fond, la réflexion est intéressante et le jeu des acteurs est convaincant. L'exaspération finit par poindre à l'apparition d'une énième absurdité ou incohérence (d'un plan à l'autre). Décevant de bâclage.
Un très bon film mais avec un gros point négatif, le personnage de l'élève n'a pas de réel but, pas d'objectif qui justifie ses actions se qui rend le personnage difficile à cerner mais à part ça l'ensemble reste très divertissant
peu d'originalité mais quel efficacité william friedklin prouve que malgrres un budget serré il es capable du meilleur. un face a face inoubliable entre tommy lee jones et benicio del toro ultra violent, une petite bombe
Cavale sans issue. Au secours! Il fait un temps entièrement détraqué. J'ai tenté d'apprivoiser la proie, inaccessible est la cible, un traquenard. Je me noie, je m'accroche, ma curiosité est un vilain défaut. Un jeu de piste où l'empreinte s'esquive. Cessez d'être la proie, devenez le chasseur.
Un bon film d’action réalisé par William Friedkin, une chasse à l'homme sanglante, un mélange entre Rambo et Le Fugitif. L'histoire est bien rythmée, bien que le scénario reste classique. Le face à face entre Tommy Lee Jones et Benicio Del Toro est excellent et avec aussi Connie Nielsen qui assure bien son rôle d'agent du FBI.
Non, mais... deux heures de perdues... quelle idée de construire soi-meme des couteaux à la pierre et au feu de bois comme des cro-magnons !!!!!! Seul petit plus, les scènes de combats sont hilarantes de nullité.
Un excellent thriller de William Friedkin.Benicio Del Toro est excellent,Tommy Lee Jones est génial,l'histoire à la noirceur pafaite et est excellente et la réalisation est très bonne.
Quand il entreprend le tournage de « Traqué » en 2002, William Friedkin est âgé de 67 ans. Il ne lui reste plus que trois longs métrages à tourner et le réalisateur lucide qu’il était le savait bien qui affirmait dans un documentaire qui lui était consacré en 1995 que le métier de réalisateur selon l’idée qu’il s’en faisait était une passion qu’il fallait assouvir jeune tellement l’énergie réclamée était importante. Friedkin qui ne s’est jamais ménagé notamment dans ses rapports avec les studios ou dans les sujets abordés en a parfois payé le prix fort. C’est après avoir rencontré Tom Brown, un tracker professionnel travaillant pour les forces spéciales américaines que l’idée d’un film lui est venue. En somme imaginer une version réaliste du colonel Samuel Trautman (Richard Crenna) qui avait fait de John Rambo (Sylvester Stallone) une machine à tuer et à cash encore active 37 ans après la sortie du film initial de Ted Kotcheff sorti sur les écrans en 1982. Soldat n’ayant jamais tué, développant au plus haut degré l’instinct de survie de ceux que l’armée lui confie, le tracker prend quelquefois la dimension d’un père spirituel voire d’un gourou auprès de ses disciples. C’est cette dimension psychologique et notamment la culpabilité par évoquée Tom Brown qui a excité la curiosité de William. Pour interpréter le tracker tourmenté, il fait appel à Tommy Lee Jones avec lequel il s’était parfaitement entendu sur « L’enfer du devoir » trois ans plus tôt. Son disciple ayant perdu sa boussole sera interprété par Benicio del Toro qui est alors en pleine ascension. Le film offrant des scènes d’action plutôt musclées où le tracker doit affronter son ancien élève devenu hors de contrôle, le spectateur constate très vite que la crédibilité n’est pas au rendez-vous, Tommy Lee Jones alors âgé de 56 ans montrant de manière évidente et logique ses limites physiques. Par ricochet toute la dimension psychologique en pâtit faute de pouvoir croire pleinement à l’affrontement violent que Friedkin a lui-même choisi d’exposer. Une erreur qui montre que l’âge venant le réalisateur a pour une fois laissé parler son affect au détriment de son habituel sens de l’efficacité. En son temps Ted Kotcheff avait eu la sagesse de seulement confier à Richard Crenna (lui aussi âgé de 56 ans quand il avait tourné « Rambo ») la direction des opérations pour tenter de calmer la fureur de son poulain. Prudent, il n’avait pas envoyé le colonel dans les montagnes de la Colombie-Britannique. William Friedkin n’a pas eu cette lucidité. Une erreur de casting initiale qui plombe d’emblée le film même si Tommy Lee Jones conserve son visage de baroudeur. Pour une fois le grand réalisateur est passé à côté de son sujet. Un sujet plutôt fait pour le divertissement musclé qui par ailleurs ne semblait pas offrir matière à une grande réalisation psychologisante à laquelle Friedkin a assez vite renoncé. On pourra toutefois se consoler avec la présence de Connie Nielsen.
Les années 90 furent particulièrement douloureuses pour William Friedkin. Le réalisateur culte de L'Exorciste, French Connection ou Sorcerer se perd dans les commandes indignes de son génie (Jade, Blue Chips trichons un peu en ajoutant L'enfer du devoir sorti début 2000) et menace de sombrer dans les limbes de l'oubli. Et sur le papier, Traqué n'est rien de plus que ça, un job. Le pitch ? Un soldat revenu du front devient incontrôlable. On appelle son ancien instructeur pour l'arrêter. Voilà ? Oui mais cette fois, ce diamant brut de Friedkin retrouve de l'éclat.
L'audace de la simplicité, c'est peut-être ça la plus grande force du film. On aurait pu penser à un Rambo tartiné du Fugitif, alors que le réalisateur pousse l'abstraction au point de lorgner clairement du côté de Predator, le grand classique de McTiernan. Friedkin retourne à une forme de cinéma organique qui se déleste progressivement des mots (le dernier acte muet) pour ne laisser que l'expérience sensorielle primer. Le bien, le mal ? Vous en serez le juge, puisque le long-métrage choisit délibérément de ne pas trancher. Et cette zone d'incertitude contribue à le rendre si particulier. Du reste, la maestria technique de Friedkin s'exprime à plein régime, et passé l'introduction le rythme ne faiblit jamais.
C'est dingue de se dire qu'un pareil objet est passé inaperçu tant sa radicalité vous prend aux tripes. Et pour ce qui est de vous en faire voir, Traqué a de très beaux atouts, avec sa photographie délavée, ses chorégraphies féroces et ses effets en dur. Puis évidemment, ce casting parfait avec un Tommy Lee Jones intense et un Benicio Del Toro troublant. C'était sans doute trop pour son époque, mais que voulez-vous, il y a des films en avance et d'autres en retard. Traqué était à l'heure, c'est nous qui l'avons loupé.