La grande qualité de ce qui faisait le cinéma de Claude Berri, il s'appuyait sur de grands comédiens et sur une histoire qui pouvait être vraiment intéressante, le grand défaut de ce qui faisait le cinéma de Claude Berri, il se contentait de s'appuyer sur de grands comédiens et sur une histoire qui pouvait être intéressante... Pour les grands comédiens, on a un Jean-Pierre Bacri aussi attachant que bougon et une Emilie Dequenne fraîche et pétillante. L'histoire quant à elle, qui s'appuie sur l'opposition entre les deux personnages principaux avant l'inévitable rapprochement, peut vraiment être intéressante. Mais Claude Berri s'était contenté, comme le plus souvent chez lui, du minimum syndical en disant juste où poser les caméras et en filmant sans la moindre étincelle d'originalité, sans insuffler par lui-même la moindre étincelle d'émotion, pour lui les comédiens et l'histoire suffisaient. Mais malheureusement, c'était pas le cas et on voit très vite les limites de l'ensemble, plat et anecdotique.
Après La débandade en 1999 qui avait pour sujet la perte du désir, Claude Berri signe en 2002 une nouvelle étude de moeurs concernant cette fois-ci le manque d'amour, la solitude, les deux maux du siècle. Bacri jouant le rôle d'un ingénieur du son fraîchement divorcée fait la tête comme d'habitude et se contredisant lorsque d'un entretien, il affirme aller vers des rôles différents de ce qu'on lui propose d'habitude. Néanmoins, grâce à ce personnage, il est clair qu'il incarne l'alter ego du réalisateur. Ce dernier préférant ne pas se mettre en scène, ayant été sévèrement critiqué dans La débandade où il s'était octroyé le premier rôle. Emilie Dequenne, en forme(s), apporte cette fraîcheur, cette pétillance, ce qui la rend complémentaire de Bacri. On peut juste regretter la fin ouverte, c'est vrai, mais peut-être trop, car on ne sait pas ce qui va arriver à Jacques. Va-t-il se remettre avec Laura ? Ira-t-il plutôt avec la mère de son nouveau copain ? Toujours est-il que c'est du cinéma simple, sans effets spéciaux, efficace, intimiste, comme Claude Berri tente désormais de privilégier.
Moi qui n'écris que très rarement de critiques, je ne peux pas m'en empêcher ici. Ce film est franchement affligeant. Scénario squelettique, dialogues inexistants. On s'ennuie ferme devant ce pauvre Bacri. Comment la presse a-t-elle pu montrer une telle complaisance pour un film aussi nul ? Heureusement, comme souvent, l'avis des spectateurs est beaucoup plus juste.
Dans 50 ans si nos vieux DVD tiennent le coup nos petits- enfants regarderont avec émotion ce témoignage du temps béni où les volailles se baladaient en liberté en caquetant gaiement sans crainte de la grippe aviaire ! Rosa Bonheur peignait des bufs, Ralph, lui, peint des poules et des coqs, parmi lesquels sébrouent deux tourtereaux aussi assortis quun porc-épic et une belette. Bien sûr, la jeune femme désargentée tombe dans les bras du vieux grognon qui sempresse de les refermer sur elle, pas plus difficile que ça ! Il ne manquerait plus que lhistoire soit vraisemblable ! Chassés-croisés amoureux dans ce milieu indéfinissable, on se quitte, on se regrette, on se poursuit. Roland Bacri nous la joue Courage, fuyons face à une épouse éperdue à qui Catherine Breillat apporte une touche sulfureuse qui aurait pu être bien mieux exploitée. Sinon, devinez ce qui se passe à la plage ? Lair du large accomplit bien des miracles Encore un scénario écrit en deux coups de cuiller à pot et bien digne dun certain cinéma français. Le nombrilisme aura connu des jours encore plus effrayants depuis chez Claude Berri, mais maintenant on se méfie, on est prévenus! Ce film était déjà une belle performance taillée sur mesure, juste pour permettre à Roland Bacri de nous faire son numéro de renfrogné aux ressources de tendresse insoupçonnées, autour de qui gravitent les parasites habituels. Le métro est bien filmé, les rochers aussi, ne jetez pas votre DVD ! Allez, une étoile pour la nostalgie que suscitent les amours mortes! Et somme toute une bonne troisième partie de soirée pour les chaînes de télévision, car cela remplace avantageusement le somnifère!
Un film plat, mou, sans intérêt. Bacri est morne dans le rôle d'un ingénieur du son pisse-vinaigre qui se fait ch*** comme un rat mort dans son 130 m2 en plein quartier latin. Et qui bien sûr ne supporte pas le rap et la techno qu'écoute sa jeune et sexy femme de ménage. Monsieur préfère l'opéra. A un moment donné, pour faire décoller l'histoire où il ne se passe strictement rien, la jeune fille va bien sûr se faufiler dans le padoque du vieux barbon.
J'ai trouvé ce film magnifique. Si l'on pouvait le résumer , je dirais que ce film est un long fleuve tranquille. Naturel, mignon, et beau, on en redemande !
Petit bémol : la fin de l'histoire m'a un petit peu déçu.
Voilà un film qu'on peut se passer de voir, et que Claude Berri aurait pu se passer de faire (mais il faut bien gagner sa vie). Le scénario est d'une originalité rare : un homme qui vient de se séparer de sa femme prend une femme de ménage jeune et jolie qui pourrait être sa fille ... et si vous pensez avoir deviné la suite, vous avez gagné. D'ailleurs l'affiche du film est assez claire. Au moins, il n'y a pas de surprise : pas d'histoire, pas de suspense, Bacri fait du Bacri du début à la fin ... OK, tout n'est pas à jeter : la musique est bonne (rap pour la bonne, classique et jazz pour son patron), et Émilie Duquenne est formidable. C'est tout : c'est bien peu pour justifier un film.
Claude Berri signe une fable désenchantée mais pleine de tendresse qui parle de la solitude des gens, portée par le duo Bacri/Duquenne qui fonctionne parfaitement.
Chronique de la vie quotidienne multipliant les situations cocasses et très intimistes. On tangue entre cruauté et douceur d’une nuit d’été. Bacrid étonne dans ce rôle de célibataire endurci avec des sentiments, idem pour E.Dequenne, juste en gentille naive. Une belle histoire de C.Berri.
Film sorti en 2002, il y a donc 18 ans et qui pourrait servir d'illustration aux jeux qu'on voit sur les réseaux sociaux "t'es vieux si t'as connu" : le franc, la cigarette dans les restaurants et dans les bureaux, la télévision avec tube cathodique à écran plat et coins carrés, Virgin. Jean-Pierre Bacri et Emilie Dequenne sont bons, avec cependant quelques incongruités dans leurs personnages. L'histoire tient à peu près la route, jusqu'à un final incompréhensible. Dommage.
Parfois, il n'en faut pas beaucoup : un décor quasi-unique, deux excellents comédiens (Emilie Dequenne, mais quelle merveille, cette actrice!) et une histoire toute simple mais racontée avec beaucoup de sensibilité. Cela fonctionne ainsi très bien pendant près d'une heure, Claude Berri prenant soin de distiller pas mal de petits détails subtils faisant mouche, si bien que je me suis totalement plongé dans ce récit aussi touchant que parfois drôle, tout étant toujours extrêmement réfléchi pour que chaque scène fonctionne. Hélas, une fois que le « couple » se frotte au monde extérieur, on retombe dans une certaine forme de banalité : en plus d'être moins crédible, le film se fait parfois poussif, laborieux et surtout plus très intéressant, même si le réalisateur a au moins l'habileté de spoiler: renverser la profondeur des sentiments de ses deux protagonistes , même si cela n'a rien d'hyper-original non plus. Le dénouement compense toutefois légèrement ce sentiment, mais j'avoue qu'au vu de la belle impression laissée jusque-là, ce changement de ton m'a déçu, et quand bien même celui-ci paraissait inéluctable, je reste persuadé qu'il y avait mieux à faire le concernant, même si, en définitive, j'ai tout de même un bon moment et n'oublie pas le plaisir qu'avait pu me procurer « Une femme de ménage » avant ce dernier tiers. A bon entendeur...
Découverte de Une Femme de Ménage, à l'occasion des nombreux hommages à Jean-Pierre Bacri. Un film qui plonge dans l'intimité de l'amour et ses complexités, par le biais de la simplicité et de la véracité. Une confrontation inoubliable entre Bacri et Émilie Dequenne.
Petit film léger, cool, sans prétention qui se laisse voir sans ennui, on passe un moment agréable, et on se regale du jeu de Bacri toujours aussi juste
Une jeune femme de ménage manipulatrice ? c'est fort possible. Bon film avec un Bacri fidèle à lui-même, là il joue un homme qui traverse une rupture, il à un boulot, un appartement, de quoi vivre pour les fins de moi. Un matin il décide après avoir vu une annonce, de téléphoner à une femme de ménage. Cette femme de ménage un peu étrange mais attachante, trop même, au point que Bacri tombe petit à petit sous le charme de cette jeune jouer par Emilie Dequenne croquante comme tout. Bacri joue quand même un homme un peu lost, ou on à l'impression que de dire "non" lui est ultra difficile. Une fin qui fait réfléchir.
Claude Berri a mis évidemment beaucoup de lui dans cette chronique plus amère que douce,où un quinquagénaire vraiment désabusé reprend goût à la vie au contact d'une jeune femme de ménage vivante et vibrante. Le film ne quitte jamais réellement cet appartement,et ces 2 personnages attirés l'un par l'autre,pas pour les mêmes raisons. Berri nous indique qu'il faut profiter des plaisirs fugaces de la vie,ne pas trop penser à un hypothétique avenir et célèbre les courbes des femmes,même si l'on sent passablement quelques relents de machisme. Jean-Pierre Bacri est touchant en ours vulnérable,alors qu'Emilie Dequenne,toujours affolante,joue l'ingénue sensuelle avec application.