Nuits blanches
Note moyenne
4,0
364 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

51 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
19 critiques
3
14 critiques
2
11 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 août 2018
Derrière la claquette de Visconti, le roman de Dostoïevski prend pour décor les rues et les canaux du vieux Livourne en Italie. Tout cela reproduit de manière réaliste, mais théâtrale, dans les studios de la Cinecittà qui se transforme d’une certaine manière en une vaste scène à travers laquelle le spectateur se déplace pour suivre les va-et-vient amoureux des deux protagonistes. La direction artistique et la photographie forment ici un couple plus solide que celui dans l’histoire qui se déroule à l’écran. Les deux personnages des Nuits blanches prennent de l’âge dans l’objectif de Visconti. Plutôt que d’assister aux premiers amours passionnés d’étudiants, on y découvre des êtres davantage marqués par la vie. Maria Schell est une actrice imprévisible et cela sert parfaitement bien sa Natalia tandis que Mastroianni est un cabotin exceptionnel qui peut rendre crédible n’importe quel revirement de situation. Son numéro de danse époustouflant et sa réaction lorsque réapparait la silhouette du prince charmant de celle qui s’apprêtait à s’abandonner à lui prouvent qu’il peut aller dans toutes les directions. Les deux formes un duo parfait pour la direction qu’a voulu prendre le réalisateur. Dans le cas le Jean Marais, le rôle est bien en dessous de sa renommée. Il demeure accessoire et semble mal à l’aise. Mais sa présence n’atténue en rien la belle cohésion de cette production. On nous propose un univers harmonieux à la fois réaliste et onirique qui réussit à trouver sa propre écriture évitant ainsi de subir les foudres de la comparaison avec l’œuvre littéraire.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2018
« Nuits blanches » de Visconti, adapté d'une nouvelle de Dostoïevski également portée à l'écran par Robert Bresson, ne figure pas à mon sens parmi les plus grandes réussites du cinéaste italien. Le principal reproche que j'ai à lui faire c'est son actrice principale, au jeu tout sauf subtil, beaucoup trop larmoyante et excessive pour ne pas agacer. Or le problème, c'est que c'est véritablement elle qui est censée porter tout le film : le toujours excellent Marcello Mastroianni, n'est qu'une sorte de faire valoir, un homme quelconque perdu dans ses rêves, il est volontairement complètement effacé, et complètement fasciné par cette femme qui attend sur un pont la nuit.

Malheureusement cette femme perd tout mystère à mesure que le film avance et qu'elle fond continuellement en sanglots, tout en faisant l'effarouchée alors que le pauvre Marcello ne lui demande pas grand chose. Elle ne paraît plus inaccessible, mais timorée et infantile, ce qui dessert totalement le long métrage en amenuisant son enjeu principal. Dommage, car ce film comporte une réelle atmosphère onirique, comme si Visconti avait quitté le Néo-réalisme italien pour mieux se plonger dans le Réalisme poétique français. Même si j'en doutais au début, je trouve que le choix fait par Visconti de rendre le tout volontairement artificiel mais en l'ancrant dans un minimum de la réalité, ne rend le long métrage que plus fort, en exacerbant sa portée poétique et son caractère de conte.

Je n'ai pas lu la nouvelle de Dostoïevski ni vu le film de Bresson, mais je suis certain qu'il y avait matière à en tirer bien davantage. Je dois dire également que les décors font un peu trop étouffants, on se sent trop à l'étroit, et ce pont n'est pas bien majestueux, difficile de se mettre à rêver totalement comme le personnage principal. Finalement c'est ce dernier qui m'a le plus touché, cet homme anonyme, qui perd son âme à mesure qu'il voyage pour son travail, devenu sans attaches, il n'est plus personne. Et pourtant il a besoin d'amour, de chaleur humaine, il aime cette femme... mais est-ce qu'elle l'aime en retour ? La fin, terriblement cruelle, vient donner au film une dimension autre, profondément mélancolique, mais qui contribue à son charme évanescent, vaporeux, halluciné.

En somme, un long métrage avec de belles qualités, mais quelques défauts qui l'empêchent d'être pleinement abouti et à la hauteur des ambitions de Visconti.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2017
Luchino Visconti s'appuie sur un écrit de Fiodor Dostoïevski pour nous raconter cette histoire autour d'un triangle amoureux. Cette romance ne m'a pas transcendé mais j'ai été sensible à l'ambiance nocturne qui se déroule autour de Mario et Natalia. Ces derniers évoluent à travers un décors enchanteur dont "l'effet studio" accentue la sensation surréaliste. La photographie est également sublime. "Les nuits blanches" mise d'ailleurs plus sur son atmosphère que sur son intrigue, plutôt banale. Il suffit de se laisser porter par le rythme lent du film et par la tendresse que dégage les deux amoureux. Pour pimenter le tout, cette force tranquille est perturbée par la menace que représente l'arrivée incertaine du second amant incarné par Jean Marais. "Les nuits blanches" ne me laissera pas un souvenir indélébile mais m'a fait passé un agréable et beau moment.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2017
Ayant découvert Visconti avec les remarquables Mort à Venise puis Le Guépard, je suis impatient à chacun de ses films qui s'offrent à moi, espérant continuer à être fasciner par un tel réalisateur. Avec sa cinquième oeuvre, Les Nuits Blanches, il évoque l'attente d'un amour au risque d'en voir un autre prendre sa place...

Dès les premières secondes, l'italien met en place une ambiance totalement prenante, à la limite du fantastique voire même fascinante, où il joue magnifiquement avec la remarquable photographie en noir et blanc. C'est d'abord cela qui m'a marqué, et c'était déjà le cas avec ses autres films, cette façon de jouer avec l'image, et de faire ressortir toute la richesse, l'ambiance et les sensations sans avoir besoin de dialogues. Il sublime Livourne, retranscrit toute la magie qui transpire de la pellicule et évoque l'amour avec mélancolie et justesse, l'espoir de retrouvailles face à un amour nouveau et réaliste.

L'histoire d'amour en elle-même est assez bien écrite, simple et sans excès (évitant notamment le sentimentalisme mal venu), et Visconti mène avec brio son récit, sachant nous y immerger dès les premières secondes et ne jamais perdre le rythme, l'intérêt, les sensations et l'atmosphère. La mise en scène est remarquable, sachant faire ressortir les sentiments des enjeux et personnages (qui sont d'ailleurs tous intéressants) jusqu'à un final parfaitement bien écrit et réalisé, à la fois touchant, triste et magnifique.

La force du film se trouve d'ailleurs dans les personnages, où Visconti arrive à en faire ressortir les tourments, espoirs ou encore angoisses et à justifier leurs actes. Il a d'ailleurs trouvé en Maria Schell, Marcello Mastroianni et Jean Marais les parfaits comédiens pour que les personnages prennent vie, chacun sachant en retranscrire la richesse, complexité et émotion (les deux premiers forment un des plus beaux couples qu'il m'ait été donné de voir au cinéma). Quelques séquences, en plus de celle finale, sont réellement mémorables et témoignent d'instants de grâce absolue, preuve du génie de Luchino Visconti.

Luchino Visconti propose avec Les Nuits Blanches une oeuvre bouleversante et magnifique, où il est question d'amour, d'espoir et d'angoisse dans une ambiance aussi mélancolique qu'étrange voire fascinante, emmenée par d'immenses comédiens.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2016
Film anachronique dans la carrière de Luchino Visconti qui après avoir tenté de quitter la veine néoréaliste de ses débuts ("Ossessione" (1943), "La terre tremble" (1950), "Belissima" (1951)) pour entamer son cycle de mélodrames à grand spectacle ancrés dans la grande histoire avec "Senso"(1954), se plonge dans un film intimiste en studio après l'échec critique et financier de ce premier essai. Pas question en dépit de ses convictions politiques de revenir vers un néoréalisme dont il pressentait à travers les soubresauts récents de l'histoire qu'il ne mènerait pas forcément à une issue constructive. C'est donc l'adaptation d'une nouvelle de Fiodor Dostoïevski qui lui permet d'inscrire son travail dans une dimension intimiste plus modeste économiquement (pas tant que cela au final, vu l'importance des décors reconstituant le quartier Venezia de la vieille Livourne). C'est aussi l'occasion pour lui de permettre à Marcello Mastroianni qui n'a pas encore trouvé son emploi réel de renforcer son identité de jeu jusqu'alors un peu victime de sa trop grande adaptabilité. Il connait bien l'acteur pour l'avoir dirigé plusieurs fois au théâtre. La grande scénariste Suso Cecchi d'Amico assez fidèle au texte initial, orchestre en trois actes un triangle amoureux impossible où, Mario, un jeune travailleur (Marcello Mastroianni) aux goûts simples et modestes, fraîchement arrivé à Livourne croise par mégarde, la prenant pour une prostituée, Natalia, une jeune femme romantique (Maria Schell). Celle-ci un peu en dehors de son temps et égarée dans son rêve spoiler: attend son prince charmant (Jean Marais) rencontré auparavant dans une pension et qui disparaissant brutalement lui a promis un retour un an plus tard sur le pont où ils se sont quittés. Mario, homme prosaïque, sera-t-il de taille pour fracturer un amour fantasmé dont chacun sait bien que souvent bâti sur l'imaginaire, il est le plus fort même s'il résiste rarement à la réalité quotidienne qui provoque parfois des atterrissages brutaux et douloureux
? C'est ce combat que livre Mario follement amoureux de cette ingénue lui parlant constamment d'un autre, présenté comme l'être idéal. Un être idéal formidablement interprété par un Jean Marais ayant été rarement vu aussi beau car complètement mutique, incarnation d'une virilité tout à la fois sereine et conquérante ne pouvant que faire chavirer le cœur de la jeune femme encore innocente. Un amour tellement idéalisé que le scénario laisse un moment planer le doute sur la réalité de son existence. Cette conquête de l'impossible dans des décors somptueux prend quelquefois des aspects un peu exaspérants par le jeu outré des deux acteurs principaux notamment une Maria Schell qu'il n'a jamais fallu pousser beaucoup pour la voir cabotiner avec une telle candeur qu'on peut se demander si ce n'est pas plutôt un état consubstantiel à son jeu qui la pousse dans de nombreux films à de tels débordements expressifs. Marcello Mastroianni est bien obligé de suivre un peu la mesure même si en parfait équilibriste il reste toujours du bon côté. L'amour même refusé ou perdu est souvent ce qui reste quand on a tout perdu. Visconti en était persuadé qui quatorze ans plus tard filmera dans le somptueux "Mort à Venise" les contemplations amoureuses platoniques d'un vieux compositeur venu s'échouer sur les rives de la lagune en proie à une épidémie de choléra. Film de transition parfois inégal et jusqu'alors oublié de la courte mais imposante filmographie de Visconti, "Nuits blanches" mérite sans aucun doute d'être cité comme la preuve que le maître pouvait aussi être à l'aise avec une forme de minimalisme qui ne caractérise pas son cinéma.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2015
Certes la photographie est magnifique, avec des noirs et blancs équilibrés et contrastés, de belles lumières; mais cela ne suffit pas à faire un film. Les décors en carton pâte et les simagrées de l'actrice principale nous font sortir de l'histoire. Celle-ci, d'ailleurs à l'eau de rose, pourra vite s'avérer ennuyeuse. On est bien loin de la Terre tremble qui avait les mêmes qualités et aucun des défauts susmentionnés.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2013
Ne faisant rien comme personne, je n'ai pas débuté ma découverte du cinéma de Luchino Visconti par « Le Guépard » ou « Rocco et ses frères », mais par « Nuits blanches », infiniment moins connu mais donnant pourtant une belle idée de l'incroyable talent du réalisateur. Cela est notamment palpable dans la façon dont Visconti filme Livourne, superbement photographiée dans un univers parfois proche du fantastique, immédiatement fascinant, à la fois inquiétant et magique, où tout semble possible, pouvant passer de l'espoir au désespoir en une poignée de secondes. Pour autant, si le décor fait donc partie intégrante du récit, l'ami Luchino n'oublie jamais l'histoire d'amour souvent déchirante qu'il raconte, sans jamais tomber dans le pathos ou la facilité. Au contraire, alors que les personnages pourraient être rapidement agaçants, on comprend parfaitement leurs tourments, leurs angoisses, leurs espoirs, même (surtout?) lorsque ceux-ci peuvent paraître déplacés. Il faut dire que si Jean Marais s'avère très moyen (le seul défaut du film ?), le réalisateur a trouvé en l'éblouissant Marcello Mastroianni et l'émouvante Maria Schell un magnifique couple de cinéma, que l'éprouvant dénouement rend encore plus inoubliable... Le tout porté par quelques moments de grâce absolue, à l'image de cette danse endiablée d'une subjuguante beauté... Bref, en ce qui me concerne, une invitation idéale pour découvrir la carrière du maestro italien au plus vite !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2023
Il est loin le néoréalisme : tournage en studio, photographie en noir et blanc très travaillée, drame passionnel exacerbé… Ce film de Luchino Visconti souffre, de fait, d’un dispositif artificiel et d’une tonalité mélodramatique appuyée, accentuée par le jeu de Maria Schell, dont les minauderies larmoyantes sont agaçantes. Cela dit, il y a quelque chose de beau dans cette ambiance irréelle, ce jeu d’ombre et de lumière. Le personnage féminin navigue entre raison et folie ; le personnage incarné par Marcello Mastroianni, timide et rêveur, se lâche, exprime ses sentiments et cherche à s’ancrer dans la réalité. L’acteur est magnifique et touchant, notamment lorsqu’il se jette sur la piste de danse et improvise une chorégraphie débridée. Visconti brode autour de lui un conte doux et cruel, fait d’illusions et de désillusions. Il brosse des tableaux d’une infinie tristesse (les dernières images, avec le chien) et se souvient, au détour d’une scène romantique, du contexte social, en montrant des gens qui dorment sous des ponts.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2013
Malheureusement pour Visconti, j'ai vu le Bresson avant, et le Bresson est un putain de chef d'oeuvre, ce film ne peut que faire pâle figure à côté. Oui c'est mon premier Visconti, mais en même temps à part Pasolini je ne m'intéresse pas spécialement au cinéma italien (c'est un tort), malgré que j'ai le Guépard et Rocco en DVD depuis 5 ans.

Enfin je vais sans doute me répéter mais je n'aime pas trop la langue italienne, je trouve ça agressif, tout sauf "chantant". J'ai l'impression qu'ils gueulent. Et ne fréquentant pas d'italiens dans la vraie vie je ne sais pas si c'est à cause des acteurs qui en font des caisses ou si c'est juste comme ça. En tous cas je trouve que ça casse les oreilles. En tant qu'Alsacien je suis beaucoup plus réceptif la beauté de la langue allemande (et là je te vois derrière ton écran entrain d'essayer de taper des insultes sur ton clavier, mais sache que de toute façon tu as tort, ça t'aidera dans la vie).

Enfin. J'ai vu le Bresson que j'ai juste adoré, qui fait parti des films qui m'ont le plus touché, le plus ému. Et donc je pensais que j'allais retrouver ça dans les nuits blanches, je m'imaginais presque dire que je préfère ce film au Bresson. Sauf que non. J'aime aimé des tas de choses dans le Visconti, mais pas forcément le film en lui-même. En fait pour tout dire, c'est beau dans les décors, la mise en scènes, la photographie… l'histoire est belle. Mais ça ne m'émeut pas pour un sous. Peut-être parce que je connais la fin ?

Du coup je m'ennuie un peu vu que ça ne prend pas, je regarde les décors qui sont magnifiques ! La photographie qui est sublime. Mais je reste très extérieur à cette histoire et mes yeux restent secs. Et je trouve ça trop mélodramatique en fait pour être honnête.

Chez Bresson l'austérité primait, vu coup je pouvais m'identifier, il n'y avait pas de fioritures qui encombraient le jeu des acteurs (acteurs que j'aime bien au demeurant), je pouvais éprouver de l'empathie, trouver le moindre sourire, le moindre regard merveilleux. Or là c'est trop, ça dégouline un peu (toujours comparé au Bresson).

C'est sans doute un cinéma qui peut plaire, et c'est sympa, je ne déteste pas, mais si je m'amuse à regarder la technique, c'est qu'il manque un truc qui fasse que je suis absorbé par le film.

Et du coup ça me fait un peu peur pour Rocco ou le Guépard. C'est si long !

Par contre j'aurai peut-être envie de lire le roman.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 avril 2013
J'arrive mal à situer Visconti. 3ème que je vois de lui et je vois pas où il veut venir.
Le cadre, la musique, quelques passages (comme la danse) uniques, mais ça ne suffit pas. Pour être franc Maria Schell m'a assez énervé, même Mastroianni que j'adore normalement n'a pas crevé l'écran, c'est souvent long, répétitif, et la fin on s'y attend un peu.

Le cadre est là mais ça manque de vie, quand j'adore le traitement que fait un Fellini de la nuit, là c'est réellement pauvre, les personnages et leurs histoires m'ont pas vraiment inspiré, pourtant en temps normal j'adule ce genre de cadre, il n'y a pas plus propice à instaurer une atmosphère géniale...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 juillet 2012
On a bien affaire à des personnages dostoïevskiens avec leurs pouvoirs d'attractions, seulement la répétition des réactions décalés des personnages devient crispantes et finit par lasser (comme dans les romans) surtout qu'ici le scénario tourne sur un petit périmètre.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2011
Oui, c’est bien pensé, bien construit, bien filmé… Mais cette adaptation de la nouvelle de Dostoïevski ne me convainc vraiment pas. C’est froid, c’est atone, c’est gris… Où sont passés la cruauté originale et le style épuré de l’étude anthropologique du génial écrivain russe ? Visconti nous donne une œuvre qui ressemble à du théâtre filmé, avec des décors qui sentent le carton pâte, qui ne décolle jamais en dehors des quelques minutes de simili bonheur précédant la conclusion et qui nous offre une morale bien simpliste. Les acteurs paraissent perdus dans cet univers qui sonne creux : Mastroianni fait ce qu’il peut avec tout le talent qu’on lui connaît mais Maria Schell, larmoyante, est beaucoup trop fade pour incarner une femme censée déchaîner autant de passion. Quant à Jean Marais, il choisit de jouer son rôle avec une dureté gratuite et inexplicable qui du coup en devient parfois comique. Enfin, la très belle musique de Nino Rota, surtout dans la séquence finale enneigée, me donne juste envie d’aller voir un Fellini… Là au moins, il y a de la vie !
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2011
Sans être soporifique je dois avouer que j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans Les Nuits blanches et même si Visconti a magnifiquement récrée une ville neigeuse l'histoire de Les Nuits blanches ne m'a pas pris un seul instant.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2011
Un bien joli film par lequel j'avais démarré la filmographie de Luchino Visconti et qui se révèle très touchant. Servi par une superbe photographie qui attendrit encore plus l'ensemble et par une mise en scène sobre mais efficace, les qualités techniques sont donc bienau rendez-vous mais ce ne sont évidemment pas les seules raisons qui font que j'adore ce film. A commencer par la belle partition de Nino Rota qui embellit encore le film, des musiques chaleureuses, envoûtantes, magiques. J'ai également adoré le duo principal d'acteurs et en particulier le personnage de Marcello Mastroianni tant celui-ci me ressemble beaucoup, j'avais limite l'impression de voir mon reflet dans ce film. La douce Maria Schell est également touchante dans son rôle de femme en attente d'un amour perdu.
Si ce film apparaît tendre au premier abord, il se montre tout de même teinté d'une certaine forme de crauté pourtant involontaire de la part des personnages à la base, Visconti peint la douleur de l'amour non réciproque, de l'amour perdu et aime montrer ces personnages en peine sentimentale. Un film très humain et très beau tout simplement, parfait pour démarrer Visconti.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2011
A mil lieux des romances hollywoodiennes insipides d'aujourd'hui, Visconti nous livre un merveilleux film où l'intensité des sentiments ne se départit jamais de la pudeur et de la sagesse des personnages. Le tout impeccablement mis en musique par Nino Rota.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse