Rome, ville ouverte
Note moyenne
4,1
987 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

68 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
27 critiques
3
21 critiques
2
6 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Agnes L
Agnes L

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2026
Magnifique film de Rossellini sur la résistance italienne à la fin de la seconde guerre mondiale, c'est un de ses premiers films mais quelle maîtrise!
Le film est parfait de bout en bout à tous les niveaux (réalisation, jeu des acteurs, photographie, scénario, etc) alors qu'il a été tourné avec un budget limité et des bouts de pellicules photographiques mis bout à bout!
On considère ce film comme la naissance du néoréalisme à l'italienne.
On notera un clin d'œil à Giovanni Episcopo, faux nom donné par le prêtre (joué par Fabbrizi) au résistant (et ce même Fabbrizi jouera 2 ans plus tard dans Le crime de Giovanni Episcopo de Lattuada).
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
A force de lire sur Martin Scorsese j'ai fini par me lancer dans le visionnage d'un Roberto Rossellini, membre de la nouvelle vague du cinéma. Je dois dire que ça fait du bien de regarder de telles oeuvres, ça change, on entend de l'italien (meilleur langue du monde), on apprécie une différente manière de magner l'intrigue et de diriger les acteurs.

Ce film datant de 1945 résonne bruyamment avec l'histoire et la seconde guerre mondiale. Nous, avec le recule, on sait toutes les horreurs qu'ont commis les nazis, mais de si bien les montrer et de si bien les dénoncer à cette époque c'est inspirant et essentiel. On peut y voir un peu de Chaplin qui lui avait encore été plus précurseur avec son film Le Dictateur. J'aime beaucoup visionner des films évoquant la seconde guerre mondiale aussi ancien, on sent le poids de l'histoire, les acteurs semblent incarner leurs rôles si humainement et si profondément, qu'on se plonge parfaitement dans l'intrigue.

Toute fois, cela reste, selon moi un film de plus sur la seconde guerre mondiale, une nouvelle manière d'évoquer les horreurs et destructions. Une nouvelle façon de remettre l'Homme et l'humanité devant, de démontrer la stupidité humaine, de montrer la dangerosité de la radicalisation et de la haine de l'autre. Ce film nous rappelle à quel point on est tous humains, et qu'il n'y a pas plus stupide de se sentir supérieur ou de mépriser d'autres car ils nous sont étrangers et donc différents. C'est nos différences qui nous rendent si singulier, si passionnant, alors au lieu de la combattre, embrassons la !!
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
J'ai beau savoir que ce film est « octogénaire » en quelque sorte, difficile de le voir comme un chef d’œuvre. J'ai l'impression d'avoir vu beaucoup de films sur ce thème et de bien meilleure qualité dans le fond et la forme. Que cela se passe en Pologne, en France ou, comme ici en Italie, n'y change rien ! Il s'agit toujours de la résistance de certains habitants face à l'occupant nazi et à la Gestapo qui torture. Il y a d'un côté les héros qui agissent pour la liberté et de l'autre, des collaborateurs avec l'occupant qui ne pensent qu'au confort de leur petite personne et n'ont que faire du sort de leurs concitoyens.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2025
Film étonnamment dur et violent pour l’époque. Le début est lent puis le film prend son essor ensuite. Le scénario n’est pas totalement simple à suivre.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 octobre 2025
Oui, le film a été tourné avec trois lires et un décor en ruine dans une Italie à genoux. Oui, Rossellini a eu le courage de filmer la douleur d’un pays au lendemain du fascisme. Mais bon… entre nous, l’interprétation est raide et la mise en scène a le charisme d’un mur décrépi.
Un monument du néoréalisme, certes — mais parfois, les monuments, ça prend un peu la poussière non?
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2025
Rome, Ville ouverte est l'un des films majeurs du néo-réalisme, tourné alors que Rome venait tout juste d'être libérée. C'est une plongée dans le milieu de la résistance romaine, qui permet de montrer avec humanisme les alliances qui ont pu se nouer alors, notamment entre catholiques et communistes. Si le film est d'abord un peu désincarné malgré de nombreux effets de réel, il prend progressivement une grande ampleur dramatique, et ne laisse pas indifférent. On souffre pour et avec ces personnages constamment traqués. On peut penser que Melville s'en est souvenu pour faire L'Armée des ombres, un autre grand film de résistance.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2024
A sa sortie fin 1945, "Roma, città aperta" fut boudé par le public italien. Pour cause, le film évoque les horreurs de l'occupation allemande et du fascisme italien, avant la libération de Rome par les Alliés en 1944. Personne à l'époque n'avait envie de revivre ces désagréments à l'écran...
C'est à l'international que le film de Roberto Rossellini trouvera son salut. Et qu'il popularisera le fameux néo-réalisme italien, ce courant naturaliste évoquant les détails du quotidien souvent misérable de la population italienne contemporaine. Mais à la différence des classiques ultérieurs du genre, "Roma, città aperta" se déroule pendant la guerre, et non après.
On y découvre ainsi la quotidien de membres de réseaux de résistances, traqués par les SS et les fascistes italiens encore à leur botte. Dont des couples qui se croisent, et un prêtre rusé et audacieux. Roberto Rossellini aborde ainsi tout autant des thématiques de guerre (résistance, collaboration active ou passive) que les souffrances de cette ère. Tickets de rationnements, difficulté pour trouver à manger ou cuisiner, couvre-feu, maladie, rafles, drogues, et j'en passe.
Le tout dans un film qui eut toutes les difficultés à se tourner. Souvent filmé en mode guérilla dans les rues de Rome en ruines après sa libération, les studios italiens étant alors endommagés par la guerre et réquisitionnés par les Alliés. Ainsi les changements d'expositions au cours du film seraient du aux différents types de pellicules récupérés tant bien que mal pour le tournage, et à leur développement hétérogène !
Mais finalement, entre ceci et le choix d'avoir pris des acteurs essentiellement amateurs, il en ressort un aspect naturel, presque documentaire, devenu typique du néo-réalisme italien. Et qui donne lieu à de nombreuses scènes très fortes dans la seconde moitié.
Je noterai que Rossellini se permet quelques (rares) touches d'humour, notamment lorsque le prêtre doit aller voir un "malade" pour en réalité aider des résistants. Mais ceci mis à part, "Roma, città aperta" reste un film dur et sombre, qui aurait constitué un excellent film de propagande anti-nazi s'il était sorti avant la fin de la guerre.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2024
Aborder l'occupation allemande de Rome est une bonne idée. Mais le film est beaucoup trop long à véritablement démarrer. Et c'est bien dommage car une fois lancé, le film est bon et réussi. L'histoire est intéressante et la tension monte doucement. J'ai pu lire que ce film était le commencement du néo-réalisme italien qui va durer jusqu'en 1955 et il est certain qu'il y a de nombreuses qualités. De par la mise en scène et par l'ambiance. Mais son début difficile rend le tout malheureusement moins intéressant car on ne rentre pas tout de suite dedans et le début est presque une épreuve.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2024
Tournée dans l’immédiate après-guerre (1944-1945), cette œuvre pionnière du néo-réalisme italien nous plonge dans la ville de Rome occupée par les nazis, alors qu’un réseau de résistants constitué de personnalités diverses (des sympathisants communistes, un prêtre,…) tente de se structurer. Tourné avec peu de moyens, dans les décors réels d’une ville profondément affaiblie, Rome, ville ouverte constitue un témoignage précieux des conditions de vie d’un peuple italien tout aussi durement touché par le conflit que ceux des pays alliés : Roberto Rossellini semblait nous rappeler que les petites gens sont toujours les premières victimes de la guerre, quelle que soit leur nationalité. Entre le documentaire et la fiction, un film éclairant et bouleversant.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2024
Il y a au moins deux façon de regarder ce film, la première est de visionner en raison de son importance supposée dans l'histoire du cinéma et c'est apparemment le choix majoritaire. L'autre est de le regarder à l'état but et dans ce cas nous avons une série B avec ses faiblesses et ses quelques moment forts. Des faiblesses ais-je dit ? Oui parce que la première heure est tout sauf passionnante, parce qu'il y a des ellipses impardonnables (et qu'on ne vienne pas me dire que c'est à cause du manque de moyens, par exemple spoiler: lors de scène de la rafle, les allemands cherche Manfredi, on ne trouve pas, on fouille partout, on ne trouve toujours pas et plan suivant voilà Manfredi qui sort de la baraque encadré par deux allemands, en quelles circonstances-a-t-il été capturé, mystère et boule de gomme ! Et puis bon, ce curé, Rossellini n'en fait pas un résistant, mais un saint ! son seul défaut est d'être mal à l'aise avec une statuette callipyge. (la scène est d'ailleurs amusante). On pourrait aussi parler de cet officier allemand qui se met à débiter, sans que personne ne lui demande quoi que ce soit, sa haine des nazis (certains on été jugé pour haute trahison pour moins que ça) Reste quelques scènes fortes comme Anna Magnani courant derrière son mari qu'on emporte et tuée par les allemands, ou ce plan atroce de quelques petites secondes ou l'on voit Manfredi torturé au fer a souder. Et puis question subsidiaire ? Où sont donc passés les fascistes italiens ? Ils avaient piscine ?
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
Il convient de replacer cette réalisation dans son contexte pour pouvoir pleinement l’apprécier. Sorti en 1945, ce long-métrage de Roberto Rossellini constitue le premier hommage effectué à la résistance italienne contre l'idéologie fasciste et nazie après une décennie de cinéma mis au service de la propagande de Mussolini. Tourné seulement deux mois après la libération de Rome, le film possède un regard cru sur la tragédie historique de cette période, pouvant presque être assimilé à celui d’un documentaire. Même si le récit demeure profondément dramatique (trahison, torture, exécution, etc.), il contient plusieurs touches d’humour venant atténuer son caractère sombre. Bref, une œuvre notoire.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2024
Un film mythique, pour être l’un des (le ?) premiers films du néoréalisme Italien et l’un des (le ?) premiers films d’après-guerre sur la résistance. Sa force se développe progressivement.
La première partie du film, qui présente trop longuement les personnages qui se croisent et s’entrecroisent dans une Rome occupée par les nazis, n’est pas passionnante ; mais elle se clôt par l’illustre et mémorable scène de l’assassinat de Pina, campée par une Anna Magnani au charisme déjà impressionnant.
La seconde partie est d’un tout autre calibre, tant par la dénonciation du système nazi et de ses méthodes que par l’hommage rendu aux héros de la résistance. Aucun manichéisme pour autant dans ce tableau : chez les Italiens existent l’héroïsme des membres de la résistance, mais aussi la vénalité ou l’inconscience d’autres qui profitent ou accompagnent le régime oppresseur. Et chez les Allemands, des signes d’humanité et de conscience morale sont présents, avec ces soldats qui ne peuvent exécuter un ordre au-dessus de leurs forces où cet officier nazi ivre qui dresse un tableau lucide de la culpabilité du régime, en annonçant en quelque sorte son inéluctable fin. La dernière scène est, quant à elle, véritablement d’anthologie, par sa puissance dramatique et symbolique.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2024
Un film majeur de Rossellini qui a gardé toute sa puissance. C’est bien un des films phare et pilier du néo-réalisme italien, filmé dans l’immédiate après-guerre. Il dresse un portrait très fort de l’ Italie , la fin de l’ère fasciste, les résistants et leur réseau, la collaboration , le rôle du clergé ambigu, la vie des petites gens , montrés de manière réaliste, les tournages dans la rue , en vie réelle. Témoignage fort, esthétique, d’un moment historique filmé d’une nouvelle manière. Bien sûr un marqueur important est le rôle joué par Anna Magnani , formidable, qui dégage une aura exceptionnelle. Elle est souvent réduite à la fameuse scène de course derrière le camion et de la fusillade, qui n’est pourtant sa meilleure, peut-être un peu surjouée , alors qu’elle est beaucoup plus en finesse dans tout son jeu..
Aria
Aria

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2024
Difficile de parler de ce film qui m'a beaucoup touchée. Rien n'est de trop le scénario progresse de façon implacable. La beauté d' Anna Magnani fait oublier la mauvaise qualité de la bande son au début du film surtout.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2023
L'illustration par touches habilement liées des diverses individualités et réactions à une situation dramatique de souffrances, de privations, de menaces à travers un récit inspiré de faits divers avérés de la Résistance italienne. Sans fioriture, didactisme ni pathos la mise en scène et les dialogues exposent simplement, efficacement, l'horreur banalisée du meurtre, notamment à travers celui de la femme enceinte, traité avec un choquant dédain exprimant pleinement le déni ou le mutisme nécessaires. Portée par un casting pudiquement impliqué, l'intrigue s'attache autant aux héroïsmes anonymes qu'aux relations humaines, brossant un tableau complet d'une époque en crise dans une atmosphère de dignité patriote. Saisissant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse