Rome, ville ouverte
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Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2011
Si il n'est pas le précurseur du mouvement, Roma, città aperta est un des fers de lance du néoréalisme italien. Rossellini réalise son film sans recul vis-à-vis de la situation italienne de l'époque. C'est donc sans surprises qu'on peut percevoir une certaine rancœur envers les allemands à l'écran, une douleur récente qui n'a pas encore eu le temps de cicatriser. Ce film peut être vu comme étant un documentaire de l'époque (même si en lui-même il n'a rien d'un documentaire) car on a une vue assez précise de la vie des italiens en cette époque de fin de guerre. Techniquement parlant le film n'est pas si grandiose, disons qu'il y a aussi un contexte de réalisation pas favorable à une technique irréprochable. La photographie reste inégale, d'un point de vue sonore c'est perfectible mais Rossellini sait tout de même se servir d'une caméra, ça se sent. Ensuite viennent les acteurs qui sont très bons, criants de naturel et visiblement bien dirigés. Au niveau des thèmes abordés on pourra regretter que le personnage du prêtre soit trop mis en valeur, et non la confrontation idéologique entre religion et fascisme. Globalement je reste sur un avis très positif mais reste que le film prend un point de vue très engagé et aurait, à mon sens, bénéficié d'une meilleure qualité avec un recul nécessaire. Je pense cependant qu'il est important de voir Rome, ville ouverte pour son côté instructif et ses nombreuses qualités qui en font un film intéressant.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2010
Ce n'est pas le premier film néoraliste comme beaucoup le prétende mais c'est sans conteste l'oeuvre qui a fait définitivement connaître ce mouvement. La qualité de la photographie est inégale et la post-synchronisation est parfois hasardeuse et pourtant ce sont en grande partie ses défauts qui font les qualités de cette oeuvre lui donnant une force et un réalisme inestimables. Anna Magnani, en femme du peuple qui se bat pour la Liberté, et Aldo Fabrizi, en prêtre qui se bat pour la même cause, donnent des prestations mémorables. Roberto Rossellini a non seulement réalisé l'oeuvre la plus célèbre d'un mouvement mais aussi le cri de rage d'un peuple à travers ce témoignage brut et sans concession.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2010
Au moment où la Seconde Guerre Mondiale prenait fin, Roberto Rossellini mettait en scène Rome ville ouverte (1945), un petit film fauché, tourné avec des acteurs amateurs. Cette œuvre sans prétention est considérée à juste titre comme étant le premier film "néo-réaliste Italien" (mouvement artistique & politique). Le cinéaste nous livre ainsi, un témoignage brut et marquant des évènements qui ce sont produit à Rome en 1944, inspirés de fait réels, Roberto Rossellini nous le fait revivre de l’intérieur, comme si nous y étions. Grand lauréat du Grand Prix du Festival (ancien nom de la Palme d'Or), on doit aussi au cinéaste, une autre œuvre, toute aussi célèbre, à savoir Allemagne année zéro (1947).
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2010
Réalisé par le chef de fil et fondateur du Néo Réalisme, cette oeuvre historique de l'histoire du cinéma lance le courant majeure des films italiens des années suivantes dont on trouvera Le voleur de bicyclette, Rocco et ses frères, Allemagne Année zéro, et plusieurs autres grands chef d'oeuvres. Rome ville ouverte est à la hauteur de sa réputation.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2010
Un tres grand film, a la fois réaliste et engagé, qui parle avec une impressionnante justesse de la persécution nazie, alors que nous ne sommes qu'en 1945 ! Et derrière ses allures de film amateur se cache un film d'une virtuosité étonnante. Malgré le nombre d'acteurs non-professionnels présents au casting, les personnages sont tous incarnées avec tant de sincérité que s'en est fascinant. Le montage est un peu hasardeux, mais ne fait finalement qu'accentuer le charme singulier de cette œuvre considérée comme une révolution cinématographique ... Une petite réussite, un film incontournable.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2010
1945, c'est l'annèe de "Rome, ville ouverte", de Roberto Rossellini et du nèoralisme, tournè avec de petits moyens, dans un pays exsangue à peine sorti de la guerre! Ce film montre que l'Italie a luttè autant que les autres nations contre le facisme et pour la libertè du monde! La Rèsistance est prèsentèe dans diffèrentes couches sociales de la population (un communiste, la femme d'un ouvrier, un prêtre, etc.), qui luttent contre l'occupation nazie! Dans un style authentique et d'une grande modernitè à ces difficultès, ce classique du cinèma italien est d'une très grande portèe, et son succès (en plus de la confirmation du très grand talent de Rossellini) ouvre la porte au nèo-rèalisme qui sera le phènomène cinèmatographique le plus important de l'après-guerre! Une date dans l'histoire du cinèma qui a reçut le grand Prix à Cannes, avec des acteurs "non" et professionnels tout à fait exceptionnels (Anna Magnani, Aldo Fabrizi)...
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2014
Un classique du néo-réalisme italien ressort sur 3 écrans parisiens cette semaine. Certes à éviter les jours de cafard, mais quelle puissance dramatique, des scènes déchirantes et inoubliables, une Anna Magnani impériale, l'œuvre majeure de Rossellini.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2009
Un monument du cinéma pour bien des raisons.D'abord comme il se doit dans cet art:la mise en scène est exceptionnelle. A cet égard la séquence de la mort de Pina, entre le moment ou elle aperçoit son mari et celui où Don Pietro essaye de maitriser son enfant, nous coupe le souffle.Le choix des plans et le recul devant la course folle est inoubliable.Ensuite la sobriété:nulle emphase,nulle recherche d'effets amplificateurs mais le strict nécessaire;les scènes de tortures ne sont pas exploitées et la mort du prêtre que les simples soldats allemands refusent de fusiller est d'une grande sobriété.Enfin la force qui provient des événements du moment :tourné en 1945,ce film relate des faits de mars 44 et il ne s'attarde que sur l'humain.La ville blessée est à peine filmée.Les "occupants" ne sont pas montrés comme des monstres,le chef de poste croit en sa race et ne torture que par efficacité.Le prêtre lui, aura droit à une chaise retournée, car en tant qu'ennemi des nazis, la mort contrairement au supplice physique,il ne pouvait y échapper.Seule une femme allemande,celle qui fournit la cocaîne à la jeune italienne est monstrueuse .D'ailleurs,on peut de demander pourquoi Rossellini a crée ce personnage androgyne haïssable au plus haut point.La nouvelle génération est sans doute moins sensible à ce film que celle ayant connue la guerre mais cela est plus du à l'ancienneté de ce cinéma,très mauvais techniquement (en dehors bien entendu des acteurs et de la mise en scène)qu'au sujet.Dans 100 ans,il sera au rang de"madame Bovary" ou de "le rouge et le noir" malgré son seul défaut:la bande son.Cette mauvaise post-synchronisation qui accentue les effets comme c'était la mode à l'époque est une catastrophe,il aurait mieux valu qu'il n'y en ait aucune.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2009
La première partie est ennuyeuse, la seconde elle-aussi assez lourde est clairement celle qui a érigé ce film au rang de chef d'œuvre. L'intérêt majeur de cette production, est d'être un témoignage contemporain sur l'Italie fasciste durant la Seconde Guerre mondiale. On peut regretter que la question du rapport entre l'Eglise italienne et le fascisme ait été escamotée au profit de la mise en valeur d'un prêtre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2009
Ce film inspiré de personnages et de faits réels durant l’hiver 1943 – 1944 était initialement prévu pour être un documentaire avant qu’il devienne une fiction sur la résistance pendant l’occupation nazie à Rome. Toutefois, Rossellini qui avait eu le projet de ce métrage pendant la guerre, a pu le réaliser sitôt la libération de la ville par les forces alliées et fut alors le premier à braquer sa caméra sur la réalité sociale de l’après – guerre. Son regard brut et immédiat décrivant à chaud les événements est considérée traditionnellement comme l'oeuvre fondatrice du courant néo-réaliste dont les principes s’attachent à s’approcher minutieusement de la réalité sociale, d’employer des décors naturels et de refuser le romanesque. Aussi, ce mouvement cinématographique débarrassé de tout artifice fut créé en réaction aux dix ans de fascisme pendant lesquels le cinéma italien fut mis au service de la propagande à travers des grosses productions allégoriques et coupées du réel. Néanmoins, il faut savoir que Rossellini a réalisé auparavant des films de propagande mussolinienne mais cependant malgré son ambiguïté idéologique, on ne peut lui retirer que Rome ville ouverte est une oeuvre forte, intemporelle et habilement construit du point de vue scénaristique, les scènes s'allongeant au fur à mesure que le récit avance et deviennent de plus en plus tragiques, sans oublier que la mise en scène fondamentalement neuve a servi de référence à la nouvelle vague française et a influencé le cinéma indépendant. Également, au-delà de l’aspect formel d'un film novateur, il n’est pas inintéressant de découvrir dans Rome ville ouverte, la position morale du réalisateur vis à vis de ses personnages de par ce qu’ils symbolisent et de voir évoluer à travers leurs confrontations, des attitudes face aux événements, de fuite ou d’affrontement de la réalité. Ainsi, Micha, femme futile livre l'homme qu'elle aime pour un simple manteau alors qu’à son opposé Pina (Anna Magnani) , en tant que prot
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2009
Rome, Ville ouverte de Roberto Rossellini(1946), très beau film en noir et blanc qui s'inscrit dans le courant néoréaliste : A Rome,c'est la fin de l'occupation nazie,et la Gestapo recherche un des chefs du Comité National de Libération:On pénètre dans la ville profonde,dans ses quartiers populaires,on entre dans les maisons et l'intimité de ces gens modestes,solidaires les uns des autres...Anna Magnani impose sa présence instinctive et charnelle,terriblement humaine,veuve amoureuse jusqu'au sacrifice...
Un héroïsme suggéré et poignant,des portraits de résistants de l'ombre,héros sans le vouloir,et des nazis qui commencent sérieusement à douter de leur"appartenance" à la "race des seigneurs"... Superbe!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mai 2008
Un témoignage poignant et indispensable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 avril 2008
Un témoignage qui participe à la mémoire collective qui doit perdurer pour cette guerre, pour cet hiver 1944, parce qu’ « Auschwitz n’est pas un rêve. ». Un témoignage mais pas seulement : une réalisation poignante, une musique possédante, un froid qui transperce l’écran pour se loger au fond de nos entrailles. Et puis l’espoir, quand même ; l’espoir comme empalé sur des barbelés mais si jeune encore ; prometteur ! Un grand film.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2008
Une oeuvre évidemment singulière, à la charge émotionelle hors norme. La superbe galerie des personnages explique largement la beauté de l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2008
Un chef d'oeuvre ! Il faut saluer le travail exceptionnel de Rosselini qui a fait un film incroyablement juste malgré le manque de recul : Montrer l'Histoire d'un pays, d'une ville alors qu'il ne s'agit pas encore d'Histoire... Quoi dire de plus ! Quel courage ! Quel talent ! Un classique a voir absolument parce que c'est un classique mais surtout parce que c'est un film formidable !
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