Un film exceptionnel ! Michel Gondry fait mieux que confirmer après l'excellent "eternal sunshine of the spotless mind" et nous entraîne dans un autre monde, celui des rêves. Garcia Bernal joue un personnage touchant de rêveur idéaliste, et on peut aisément s'identifier à lui et à ses déboires, ses désillusions (qui ne s'est jamais réveillé en se demandant si ce qu'il a rêvé n'était pas réel finalement ? Ou à l'inverse, qui ne s'est jamais dit que la réalité était un rêve ?). On s' y perd un peu, et avec la plus grande joie. Aux côtés du jeune hispanique, on retrouve une Charlotte Gainsbourg émouvante et énigmatique, et un Chabat magnifiquement lourd, vulgaire, grossier, enfantin et surtout très drôle. Un film drôle et émouvant servi par un univers visuel magnifique et inventif. Bref, une perle, un ovni ! Courez-y !
Sans aucun doute le film le plus fou de Michel Gondry mais c'est sûrement nécessaire pour parler d'un sujet tel que les rêves. Le duo Gaël Garcia Bernal / Charlotte Gainsbourg fonctionne très bien et Alain Chabat amène une touche d'humour très appréciable. Une très belle expérience.
Ce film m'a un peu décu mais je l'ai tout de même bien aimé. Les créateurs sont si rares de nos jours qu'il faut à mon avis les reconnaitre. Même si Michel Gondry n'a pas l'envergure de Tim Burton ou Terry Gilliam (du moins pas encore), on ne peut que reconnaitre son remarquable travail de technicien, particulièrement mis en évidence ici, avec un coté bricolo très agréable. De plus, le fait de représenter le rêve, entre fiction et réalité, a travers une histoire d'amour difficile a conclure a travers deux personnages complètement en dehors de la réalité du monde est également une belle réussite. Mais hélas, Michel Gondry a un peu tendance à s'oublier parfois, s'égarant dans des confusions et il est vrai que l'on aurait quelque chose d'un peu plus abouti, poussant les choses plus loin et de manière plus claire. Coté interprétation, c'est plutot pas mal, avec un Alain Chabat plutot truculent, une agréable Charlotte Gainsbourg eyt surtout un Gabriel Garcia Bernal bourré de charme. Un sentiment donc légèrement mitigé, mais tout de même plutot positif. A noter également qu'il y a beaucoup d'humour. C'est tout de même nettement inférieur à Eternal Sunshine of the spotless mind.
Gondry ou la pensée sauvage de Lévi-Strauss c'est à dire une science du sensible qui opère sur du sensible tel un artisan ; ou dans ce film tel un bricoleur d'image.
Excepté The we and the i, la science des rêves est l'oeuvre de Gondry la plus accessible et la plus aboutie. Finissant mon marathon dans l'univers du réalisation par ce film là, je me retrouve surpris d'avoir apprécié l'un de ces films. Malgré son esprit barré toujours aussi présent, je trouve que pour une fois, on arrive à suivre son oeuvre sans être amené à décrocher ou à faire autre chose. Alors effectivement, tout est relatif et mon évaluation aussi, mais le tout est pas mal. Commencez par celui-ci avant de poursuivre les autres réalisations de Gondry, car si vous ne l'aimez pas, vous n'aimerez pas les autres, soyez-en sûr.
Gondry et le cinéma, c’est un peu du « Je t'aime… moi non plus» comme dirait un certain M. Gainsbourg et une certaine Mme Jane Birkin. Et d’ailleurs, ça tombe bien, puisque dans La Science des Rêves, leur charmante fille Charlotte Gainsbourg, nous honore de son superbe jeu d’acteur (blague ! ).
Visuellement, bien que l’univers de La Science des Rêves soit original, il est également très moche. Le film est tout de même sorti 2 ans après le très bon "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" du même réalisateur, et parait pourtant avoir 20 ans de plus. Alors je veux bien croire que le budget n’était pas le même mais quand même… L'espèce de stop motion dégueulasse qu'on voit tout le long du film n'est plus utilisé aux US depuis au moins 20 ans. Et les scènes ou le héros vole dans les airs, c’est de la franche rigolade, même dans la série Lois et Clark, c’était mieux réalisé ! Mais bon admettons, que c’est pour donner un côté old school, vintage et tout le tralalala. A la limite, s’il n’y avait que ça, pourquoi pas, mais le pire reste à venir…
Le jeu d’acteur est tout simplement minable. Le seul acteur à peu près potable étant probablement Alain Chabat mais même lui n’arrive pas à sauver le fiasco de ce casting foireux.
La bande-son c’est du grand n’importe quoi, les musiques sont placées aléatoirement et ne collent absolument pas à ce qu’on voit à l’écran. Quant aux dialogues, c’est une véritable catastrophe. Comme à son habitude, Charlotte Gainsbourg murmure dans sa barbe et on peine à entendre ce qu’elle raconte. Le pire étant le pseudo-accent espagnol du protagoniste principal qui devient très vite pénible, et qui lui confère davantage un air d’autiste de haut niveau, plutôt qu’un air d’immigré mexicain.
Pour ce qui est du scénario, je ne sais même pas quoi dire tellement c’est fade. Encore un film à l’eau de rose sans grand intérêt, auquel s'ajoute un humour facile et pas toujours inspiré. Pour couronner le tout, la narration est confuse pour donner l'impression d'être en présence d'un film intellectuel, mais le résultat est surtout pompeux.
Finalement, ce qui ressort dans le cinéma de Gondry, c’est qu’il donne l’impression de se chercher en s’essayant à diverses expériences cinématographiques. Le hic, c’est que ça se sent et ses films souffrent d’un cruel manque d’aboutissement. Au lieu d’essayer de trouver son propre style, il patauge dans divers univers, sans jamais arriver à y jeter son ancre. La polyvalence peut-être une qualité, à condition de savoir s’adapter, ce que Gondry tente maladroitement de faire, mais pas toujours avec succès.
Non vraiment, il n’y a pas grand-chose à sauver de ce film désuet et bricolé. Certains pourront éventuellement apprécier la prise de risque artistique, mais honnêtement, je ne vois rien d’autre de louable.
La science des reves est un vrai peit bijou cinematographique!! Un concentre de bonheur et d'evasion! Enormement d'humour, de poesie et d'imagination dans ce chef d'oeuvre de Michel Gondry!et les acteurs sont parfaits, Gael Garcia Bernal est adorable dans son role de doux reveur, Charlotte Gainsbourg est la voisine parfaite, et Alain Chabat est excellent! bref, que du bonheur!!
Vouloir expliquer La science des rêves, c'est comme vouloir expliquer un coucher de soleil... Impossible de trouver les raisons exactes qui font que c'est beau et émouvant, mais ça l'est.
Un film excentrique qui ne s’échappe pas du bricolage naïf et farfelu qui est sa marque de fabrique. Un vrai style mais qui s’avère ennuyeux sur la longueur
Un éternel enfant mélange en permanence rêve et réalité, et va tomber amoureux de son artiste de voisine de palier. "The Science of Sleep" est bourré de délires visuels à base d'animations bricolées et de trips oniriques, ce qui amène plusieurs scènes originales. Gael García Bernal convient par ailleurs bien à ce rôle de jeune homme complètement paumé dans un travail ennuyeux au possible et perdu dans ses rêveries. Et il est entouré d'un très amusant Alain Chabat en collègue vulgaire, ainsi que d'une charmante Charlotte Gainsbourg. Cependant, l'intrigue a tendance à s'éparpiller, et l'on trouve parfois le temps long devant les délires narratifs et sentimentaux du protagoniste, auquel il est difficile de s'attacher.
La science des rêves nous entraîne mais surtout nous perd dans l'imaginaire de Gondry. La mise en scène est belle, l'histoire peine à me convaincre, et les acteurs ne m'ont pas transcendé. Ça n'a pas marché sur moi.
La Science des rêves est un film qui m’a fasciné par sa créativité visuelle sans limite. Michel Gondry y déploie un univers unique, mêlant animations artisanales et séquences oniriques avec une maîtrise impressionnante. Chaque détail semble fait main, renforçant l’authenticité de cette approche singulière. L’originalité de la narration, oscillant entre rêve et réalité, est audacieuse, même si elle peut paraître désorientante pour certains. Je reconnais que le rythme irrégulier et quelques dialogues un peu faibles pourraient dérouter, mais cela n’entache pas la richesse de l’ensemble. Ce film est une œuvre inventive, très poétique dans son approche du langage visuel, et j’admire profondément son audace. Une proposition cinématographique qui sort véritablement des sentiers battus.
Avec "La science des rêves", Gondry raconte une histoire d'amour originale à travers un univers onirique. Plein de bonnes idées de mise en scène, les représentations imaginaires séduisent par un visuel approprié. Une bonne surprise dans l'ensemble mais si l'intrigue manque un brin de piquant et le rythme s'essouffle dans le dernier quart du film.
Un film d'une folle inventivité, entre poésie et humour burlesque, qui pousse au paroxysme les représentations de l’imaginaire de son réalisateur, parfois même un peu trop loin, au point de s’y perdre.