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SpecOmega
14 abonnés
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3,5
Publiée le 5 mai 2012
Gabin-Maigret dans une enquête classique de Simenon. On prend plaisir à suivre le grand acteur dans le rôle du grand flic. Les dialogues sont efficaces, les acteurs sont justes.
Ce film policier adapté du roman de Siménon est,tout comme le livre,mou:il ne se passe pas grand chose,les acteurs sont atones,et le dénoument n'est pas extraordinaire.Seule la façon dont est accomplis le meurtre est originale.En conclusion,ce film est donc plutôt médiocre(tout comme le livre),c'est donc une déception car on pouvait attendre mieux d'un film policier.
Bonjour Très bon film où le scénario et le réalisateur réussissent à transformer un patelin sans doute très plat et ennuyeux comme beaucoup en France à la campagne à cette époque, en un ensemble de micro univers tournant les uns autour des autres. La musique, dont peu de critiques font part, est pour moi un des élément qui permet de nous arracher à cette lourdeur inhérente à ces villages. C'est une musique de type expérimentale mais qui se soumet au film et non l'inverse. Elle est envoutante et règle l’ambiance générale sans toutefois être importune ni omniprésente.
Les scènes simples et subtiles mais toujours lisibles, les acteurs, Gabin et autres parfaitement dans le ton, une photographie à la hauteur, une réalisation millimétrée, très travaillée mais très humaine. La caméra toujours parfaitement placée pour augmenter le propos des acteurs. Camera aussi bien vive que sachant s'attarder. Un final étourdissant de maestria, de jeu d'acteur, de réalisation. Commençant doucement puis allant crescendo pour finir en une explosion non retenue mais parfaitement canalisée par le réalisateur. Je ne me lasse pas de le regarder. A mon avis une très grande leçon de cinéma coté réalisation, acteur, musique, dialogues, scénario qui, bien que léger vu le roman, est bien travaillé, pour moi un sans faute et un très très bon moment.
Et je dirais très fidèle dans l'ambiance et les personnages au Simenon de l'avant deuxième guerre mondiale. Le roman a été écrit en 1932. Or Simenon déclare avant guerre, que le progrès automobile et technique le dégoute. " Sale et sentant mauvais ". Le Simenon d'après guerre ne sera plus du tout le même, complétement désabusé par ce " progrès " inarrêtable et qui, après les destructions de la guerre , achève ce monde d'avant guerre qu'il aimait tant.
Un grande histoire avec de grands acteurs. L'histoire est originale et passionnante. Gabin donne une vigueur et une force à son personnage ce qui le rend encore plus crédible aujourd'hui. Bref un immense acteur qui donne toute la pleine mesure de son talent. Le dénouement est grandiose et la surprise est de taille. Quant aux autres acteurs, ils ne sont pas en reste non plus. Michel Auclair est formidable en comte trainant sa déchéance ; Paul Frankeur est merveilleux en médecin du village ; bref tous les acteurs rendent une copie impeccable. Au final, ce film est tout aussi indispensable aux fans de Gabin qu'à ceux du personnage Maigret. Toutes les autres versions de Maigret (J.Richard ou Cremer) donnent de l'ampleur à celle-ci, tant "cette affaire saint fiacre" à la sauce "gabin" excelle. Dommage qu'il n'y ait eu que 3 gabin/maigret !
Superbe Maigret que je m’empresse de comparer avec celui de Cremer, le Maigret parfait. On notera une différence essentielle dans le film, les dialogues font le cinéma!!!! La série est beaucoup plus taiseuse et plus feutrée. Ici tout s’accorde de façon ample autour de Gabin jusqu’à la dernière scène, digne d’Hercule Poirot, où tous les suspects sont réunis. Néanmoins c’est étonnant de voir que Gabin tourne autour des personnages sans vraiment enquêter. Il écoute et il observe. Gabin est superbe et les seconds rôles ne déméritent pas dans la démesure et la médiocrité des personnages qui tournent autour de cette pauvre comtesse. Très bien.
Si « Maigret tend un piège » réalisé en 1958 par Jean Delannoy avec Jean Gabin dans le rôle-titre avait été un succès, les deux hommes ne voulaient semble-t-il, pas remettre le couvert. Ce serait l’insistance des producteurs qui aurait eu raison de leur réticence. Il eût été dommage que « Maigret et l’affaire Saint-Fiacre » ne voit pas le jour, tellement Gabin semble avoir encore mieux endossé le lourd pardessus du célèbre commissaire né de l’imagination de Georges Simenon. Le scénario concocté par Jean Delannoy avec l’aide de Rodolphe-Maurice Arlaud et dialogué par Michel Audiard est en effet parfaitement construit pour permettre au grand acteur de donner toute son épaisseur au commissaire revenant sur les lieux de son enfance afin de venir en aide à la Comtesse Saint-Fiacre (Valentine Tessier) dont il était secrètement amoureux alors que son père était le régisseur de son domaine. La scène d’introduction magnifique entre Jean Gabin et Valentine Tessier donne le parfum de nostalgie que va diffuser tout le reste du métrage qui fera aussi la part belle à une enquête décrivant le monde étriqué qui entourait une châtelaine devenue la proie de tout un aréopage de profiteurs prêts à la dépecer de ses biens. Jules Maigret est forcément très impliqué dans cette enquête qui le ramène à ses rêves d’enfance. Autour de l’acteur complètement investi dans un rôle qui lui va comme un gant, gravitent des acteurs jouant parfaitement leur partition. Michel Auclair, trop souvent sous-estimé et injustement oublié, campe un fils indigne que l’acteur parvient à ne pas rendre complètement détestable en le parant d’un panache flamboyant teinté d’une détresse enfouie dans un regard parfois embrumé. Robert Hirsch, Michel Vitold, Camille Guérini, Serge Rousseau et l’incontournable Paul Frankeur sont autant de vautours tournoyant au-dessus d’un château en décrépitude. On appréciera aussi la courte mais très réjouissante prestation de Micheline Luccioni qui permet à Gabin de se rappeler le séducteur qu’il était avant-guerre. La fin qui rappelle les conclusions d’enquêtes du non moins célèbre Hercule Poirot si elle peut sembler incongrue et un peu trop emphatique ne gâche en rien un film à déguster sans modération.
Un polar noir provincial assez ronronnant mais qui décolle dans une dernière partie "conviviale" à la Hercule Poirot, avec le coup de gueule mémorable de Gabin. 2,75
Cette adaptation de Simenon a le côté verbeux et plan-plan que l’on retrouve dans beaucoup d’autres. Elle aurait pu se démarquer par le retour du commissaire sur ses terres d’origine mais il est finalement très peu exploité puisque le lieu n’a que peu d’impact sur l’enquête et n’est jamais source d’introspection pour l’enquêteur. C’est finalement la présence de Gabin et quelques bons mots d’Audiard (qui, le genre lui imposant, reste tout de même plus sobre qu’à l’accoutumée) qui éveillent l’intérêt.
Un an après "Maigret tend un piège" sortit en 1958, le réalisateur Jean Delannoy retrouve Jean Gabin pour un savoureux polar adapté d'un roman de Georges Simenon, "Maigret et l'affaire Saint-Fiacre". Le précédent film était dans des décors plus urbains, cette fois, c'est un village de l'enfance du commissaire Maigret, plus campagnarde ou l'homme malin fut sa pipe légendaire enquète, d'abord un suicide du père, puis le meurtre de la fille de la dynastie Saint-Fiacre, avec plusieurs éléments, indices, comportements, suspects jusqu'au dénouement final palpitante. Ici, pas de violence montré à l'écran, tout est construit dans l'enquète avec de très bons dialogues écrit par Michel Audiard et un scénario bien structuré. Jean Gabin est une fois de plus remarquable dans la peau de Maigret et peut ètre le meilleur interprète de la saga cinématographique. Les comédiens qui l'entourent sont excellents. La mise en scène arrive a mettre l'atmosphère captivante qui devient efficace à l'écran. Je le conseille.
Honnête whodunit, cette adaptation d'un roman de Simenon a de quoi plaire au plus grand nombre.
Un soin particulier a été apporté au choix du casting, composé d'acteurs talentueux et/ou touchants. La bourgeoisie en déclin y est très crédible, et une vrai humanité se dégage de certains personnages secondaires comme la patronne du bar.
Au sommet, Jean Gabin, impeccable commissaire Maigret revenant sur ses terres natales et constatant avec amertume la disparition progressive de la splendeur du château qui l'a vu grandir.
Ces acteurs profitent au surplus de quelques répliques bien senties de Michel Audiard.
Si l'on pourra regretter une mise en scène très classique et une histoire qui ne révolutionne pas le genre, il y a de quoi passer un bon moment malgré tout.
Une adaptation de bonne facture du roman de Simenon, avec un Jean Gabin à la hauteur dans le rôle de Maigret. L'aime est soignée, l'ambiance à la fois rurale, chatelaine, province est bien portée par une image en N&B et des cadrages de qualité. les personnages secondaires bien campés et bien interprétés avec des personnalités tranchées et parfois trompeuses. Evidemment les fausses pistes ne manquent pas, entre le fil prodigue et alcoolique, le secrétaire névrosé, gigolo, marchand d'art et journaliste, le curé trsè présent, le régisseur dévoué, son fils banquier, le chauffeur majordome ronchon, le toubib négligent jusqu'au dénouement final et inattendu dans une scène classique où le commissaire a réuni tout le monde avec missel en guis e de piège pour démasquer publiquement les coupables, leur motivations et l'arme du crime. C'est plaisant à regarder et on reste ébahi par le savoir faire du commissaire qui a vu des tas de choses qui nous ont échappées , c'est un peu tiré par les cheveux, mais un peu aussi la méthode Simenon ou Agatha Christie
J’ai revu avec plaisir ce vieux film N&B avec Gabin dans le rôle titre. L’intrigue me fait penser à Agatha Christie, surtout la scène de fin où tout le monde, y compris le coupable de crime sur la Comtesse, est réuni. Beaucoup d’acteurs chevronnés de l’époque et les dialogues d’Audiard sont, comme d’habitude, savoureux. Néanmoins, l’ensemble a beaucoup vieilli, malgré le travail de réfection de la pellicule, et l’intrigue fait un peu kitsch comparée aux thrillers actuels. Néanmoins du Simenon à voir.
L'affaire Saint-Fiacre, c'est le roman principal de Georges Simenon. Là, ce roman je l'avais lu et j'avais vu la version avec Bruno Cremer. Mais là c'est la fin des années cinquante, donc la même décennie que la série de romans, donc filmé au sein du même d'un décor véridique. Un film avec le dialoguiste Michel Audiard. Audiard fait du Simenon. Jean Gabin reste toujours imperceptible, il se démène aisément au cœur de son village natal. Donc des dialogues et une énigme. Pis une scène au grand café de Moulins.
Encore un excellent Maigret, avec un Gabin qui semble est une réincarnation du personnage créé par Simenon. Un beau noir et blanc dans une ville de province d'une époque révolue. A voir rien que pour decouvrir ce qu'étaient les années 50 en France, 10 ans après la fin de la guerre. C'est une enquête qui sort un peu de l'ordinaire, car façon Agatha Christie/Hercule Poirot. En effet tous les protagonistes se retrouvent dans un même lieu et tous peuvent être coupables.
Une brillante adaptation du roman de Simenon. Servi par un Jean Gabin parfait dans le rôle du commissaire, le film déroule son intrigue en s'appuyant sur les excellents dialogues de Michel Audiard. C'est un film fidèle à l'esprit des romans, c'est du policier psychologique qui met en évidence les vilains défauts humains : jalousie, convoitise, lâcheté.... Gabin donne une belle épaisseur au personnage(à mes yeux il reste le meilleur interprète de Maigret, un petit cran au dessus de Bruno Crémer). Il est très bien entouré : Michel Auclair, Paul Frankeur, Robert Hirsch,... Bref un excellent film policier qu'on a plaisir à voir ou revoir.