Un must du polar à la française, avec un scénario en béton, les décors du Paris populaire et son charme désuet, un suspense savamment distillé et un commissaire Maigret de prestige incarné par le grand Gabin. La distribution est formidable, les jeux d'acteurs sont bluffants.
Jean Gabin, Michel Audiard, Lino Ventura, rien que pour ce casting, on sait déjà qu'on va savourer l'instant. Pendant près de deux heures, on suit le commissaire Maigret mener une enquête à son rythme, sortant de temps en temps une pipe de son présentoir. On reconnait la patte du maitre au script, comme par exemple lorsque Maigret dit à sa femme qui vient de lui faire une remarque sur son enquête : "Dis-donc y'en a sous les bigoudis !" On s'étonnera aussi de voir Lino Ventura retourné comme une crêpe par une femme qui doit faire la moitié de son poids. Tandis que Jean Gabin affiche une curiosité pendant une bonne partie du film : sa ceinture est défaite. Mais pourquoi donc ?! Le scénario, tient le spectateur en haleine, voulant comprendre qui est le meurtrier. Vu pour la première fois en 2026, soit près de soixante-dix ans après le tournage, j'ai été stupéfait par la qualité de ce Maigret et par le charisme de Jean Gabin. La qualité s'apprécie dans la durée.
Casting on ne peut plus réussi pour ce film. Gabin XXL en interrogeur aguerri. Lucienne Bogaert vue dans voici le temps des assassins confirme ce que j'ai pensé d'elle la première fois, ell devait être une grange actrice. Desailly est excellent. Girardo on le sait mais déjà à ses débuts elle est superbe. Hussenot je ne connaissais pas mais parfait dans son rôle.
Pour servir un bon scénario, quelle bonne idée. Le tout réuni donne un classic du cinéma à la fois sobre et efficace.
Du vrai polar français en noir et blanc avec Jean Gabin, Annie Girardot, Jean Desailly et Lino Ventura. À voir ne serait-ce que pour revivre en 1957...
La programmation télévisuelle tend un nanar de l’année 1957 dans cette enquête cousue d’un fil noir comme le bouton du costume du tueur...Il en ait à son quatrième crime et il utilise un couteau de boucher « Nogent ». Ce Marcel (Jean Dessailly à ne pas confondre avec le footballeur Marcel de son prénom) fils de boucher n’avait plus qu’à se servir dans l’ex-boutique de son père. Décors de studio en carton-pâte, Gabin, pantalon à bretelles, traine sa nonchalance et sa fausse compréhension afin de ferrer le poisson. Avec ce commissaire, toujours une dernière question. Sinon, Lino Ventura et Annie Girardot à leurs débuts d’artiste. Les aveux du tueur son surjoués. Ce film a trop vieilli comme sa conception. De nos jours, il aurait peu de chances d être distribué.