Je suis le premier fan de Clint Eastwood,mais j'avoue n'avoir que très peu aimé "Bird",pourtant encensé par la critique.Voilà un biopic musical plutot original,ou le temps se fragmente avec des flash-back et flash-forward multiples.Il faut suivre la narration attentivement,c'est assez confus.Eastwood,passionné de jazz,est effectivement l'homme de la situation pour retranscrire la vie de ce grand saxophoniste que fut Charlie Parker.Forest Whitaker,dans ce role,y est éblouissant.Les plages musicales transportent au coeur de cette musique née en Amérique.Mais dans le mème genre,j'ai trouvé Ray beaucoup plus passionnant.La confusion règne et c'est agaçant à la longue.Bel hommage de Clint,mais peu accessible.Vous ètes prévenus.
Je vais etre franc: ca faisait longtemps que je ne m'étais autant emmerdé devant un film ! A la facon de "Ray" le film est "intéressant" au point de vue de l'histoire du musicien, mais sinon, c'est le vide total ! Beaucoup d'incompréhension et de confusion, difficile à accrocher. Réalisation impeccable, excellente reconstitution, excellentes interprétations, mais mon dieu que c'est chiant, d'une longueur à déprimer un clown... Un film a ne regarder UNIQUEMENT si vous etes un Grand fan de bebop...
Passé un début laborieux, cette biographie de Charlie Parker réalisée par Clint Eastwood et interprétée par Forest Withaker s'avère réussie et prenante, même pour ceux qui n'écoutent pas forcément de jazz.
Je savais que Clint avait un goût prononcé pour la mortification, il suffit de revoir certains de ces westerns limites masochistes, et on comprendra le pourquoi de cette vision assez particulière qu’il a du musicien dont il tire le portrait. On ne peut pas douter de la qualité de l’objet, formellement il n’y a rien à dire, il n’a rien à prouver. Whitaker et Venora sont excellents, bien filmés, rien à dire. Par contre, le discours sous-jacent à du mal à passer. Bird est descendu, (c’est le cas de le dire) de son piédestal pour se limiter à un : junkie, alcoolique, dépressif, qui trompe sa femme, va de temps en temps en clinique, et puis quoi encore ? Ah oui, il entre parfois en studio pour faire un disque, (mais il n’arrive jamais à l’heure, ils sont toujours en retard, ces génies), et joue dans un club, au hasard, le soir. C’est quoi ça ? C’est le Be Bop ça ? On ne peut limiter Bird à sa caricature. Eastwood aime beaucoup le jazz, n’aime pas beaucoup le rock, (on le voit bien dans le film), et nous donne une vision de l’artiste maudit qui lui convient. Cela lui évite de rentrer dans le vif du sujet ; le talent de Bird semble tomber du ciel, il a besoin de drogue pour créer, transpire tout le temps comme un porc, comme c’est académique comme façon de voir. Forman avait fait la même chose avec Mozart, il l’a descendu de son socle, mais avec une réelle distance qui a sublimé le film, là, c’est le contraire.
Vu il y a presque vingt ans et revu aujourd'hui, un très beau film magistralement réalisé qui n'a rien à envier à un Scorsese de la même époque. Clint Eastwood est investi à fond dans son rôle de réalisateur/producteur et va au bout des choses, filmant la musique comme on l'avait rarement fait devant une caméra... Car durant 2h30, Eastwood filme avant tout la musique elle-même, ce jazz qui transporte et qui nous fait oublier nos goûts musicaux pour se concentrer sur un style particulier, indéniablement grandiose. Et qui joue cette musique ? Un Forest Whitaker alors méconnu, totalement habité par son personnage déchiré entre son don pour la musique et sa lente agonie humaine, preuve de la déchéance due à la drogue. Réalisé avec soin et précision, Bird est présenté sous forme de flashbacks dans des flashbacks, défiant la chronologie sans pour autant être déroutant, de plans-séquences envolés, de passages émouvants imprégnés de sincérité et d'une beauté colorée qui inonde le film d'un réalisme céleste. Un film magnifique.
Décidément, Clint Eastwood s'illustre magnifiquement dans toutes sortes de réalisations. Ici, en l'occurrence, dans la biographie, très émouvante et réussie, du saxophoniste Charlie Parker, merveilleusement incarné par l'excellent Forest Whitaker dans un des ses plus grands rôles... Les amateurs de bon jazz goûteront avec délice les nombreuses compositions, généreusement offertes tout au long de ce film...
Evocation de la vie de Charlie « Bird » Parker, célèbre saxophoniste ayant marqué de son empreinte le monde du jazz, qui se montre classieuse dans son approche, dans une mise en scène feutrée signée Clint Eastwood. On ne peut évoquer un biopic musical sans parler de la musique, ici tout simplement sublime, inutile d’être un grand amateur de jazz pour l’apprécier à sa juste mesure. Le cinéaste choisit de ne parler que des moments-clés du jazzman, justement choisis, ce dernier de plus est incarné par un transcendent Forest Whitaker, qui habite littéralement son personnage, restituant à la perfection aussi bien son génie que les démons le possédant.
Grand fan de jazz et fasciné par Charlie Parker après l’avoir vu en concert à Oakland en 1945, Clint Easwood a souhaité raconter sa vie dans le biopic “Bird”. Considéré comme un des jazzmens les plus influents de l’histoire du jazz, celui qu’on surnommait l’oiseau, était également dépendant aux opiacés depuis son adolescence et ses comportements de plus en plus instables le conduiront à un séjour de six mois en hôpital psychiatrique. Le film suit Charlie en alternant les deux périodes de sa vie avec Forest Whitaker dans celle adulte. Évitant l’ordre chronologique pour ne garder que les moments forts du génie, Eastwood oppose les douleurs autodestructrices d’un homme dans une mise en scène très sombre, aux moments joyeux d’un passionné par son art. Si “Bird” peut s’avérer profondément triste, c’est aussi une déclaration d’amour intime au jazz. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Clint Eastwood réalise ici un biopic sur l'un des plus célèbre saxophoniste, à savoir Charlie Parker (1920 - 1955), aka Bird. Il était l'un des musiciens les plus doué et novateur de son époque (il a contribué au "be-bop", son histoire, son parcourt et sa déchéance auront fait de lui une véritable légende, car il est décédé très jeune, à l'âge de 34 ans). Avec ce film, le cinéaste se fait plaisir, en effet, le jazz est une véritable passion pour lui, on peut donc lui faire confiance quant à l'hommage qu'il rend ici. Mais réaliser un biopic n'est pas à la portée de tout le monde, et Bird (1988) le confirme. La mise en scène non linéaire s'avère très rapidement déroutante, due à une multitude de flash back tout au long de ses 160 minutes (qui peuvent paraître interminables). C'est d'autant plus dommage que le scénario en lui-même est parfait et surtout, les interprétations sont excellentes, surtout Forest Whitaker (qui n'en était qu'aux prémices de sa carrière). Multi récompensé, Clint Eastwood fut couronné du Golden Globes du Meilleur Réalisateur et quant à Forest Whitaker, du Prix d’Interprétation Masculine à Cannes.
En tant que grand passionné de jazz, Clint Eastwood se devait d’explorer au moins une fois dans sa carrière cet univers musical. C’est chose faite en 1988 avec ce film sur la vie de Charlie Parker. Forest Whitaker interprète le célèbre saxophoniste dont la carrière fulgurante n’eut pour contre-poids que son addiction aux drogues et à l’alcool. Ponctué de nombreux morceaux, le récit reste tout de même d’une grande platitude et manque de points saillants. Le montage non linéaire, utilisant de multiples allers-retours dans le temps, se veut une référence aux partitions de jazz. Néanmoins, cela crée une narration distordue pas toujours évidente à suivre. Bref, un hommage sincère mais sans intensité.
Grosse déception avec ce film trop long et très lent, dont les trop nombreux flash backs empêchent que l'on soit complètement 'pris' par le film. Ça m'a donné envie de revoir "Autour de Minuit" de Tavernier, dont j'ai un bien meilleur souvenir.
Des images de qualité et une belle interprétation de Whitaker malheureusement gachées par le mélange des périodes qui coupent toute intensité au film. Avec l'impression de voir l'histoire par le petit bout de la lorgnette.
Magnifique Forest whitaker dans ce qui est certainement le meilleur rôle de sa carrière ainsi que Diane Venora parfaite inconnue (en tout cas pour moi) dans le rôle difficile de l'épouse digne face aux adultères et nombreuses crises de son mari sans oublier le reste de la distribution parfaite comme dans tout bon Eastwood qui ce respect.Une belle évocation de la courte vie ( mort a 34 ans) de celui qui allait devenir un des monstre sacré du jazz et comme tous les génies on peut dire qu'il a pas eu une vie de rêve : l'alcool ,la drogue et le tabac etaient ses meilleurs amis ,heureusement qu'il avait également une femme et des enfants qui l'aimaient sinon il serait mort encore plus tot !! Clint recréer superbement l'atmosphère des années 50 avec les rues ,les voitures et surtout les nombreux bars et boites de jazz qui faisaient toute la vie nocturne sans oublier la bande son sublimissime.
Avant le visionnage, mes sentiments face à ce film étaient difficiles à expliquer. D'un côté, la réalisation d'Eastwood me donnait envie de le voir, de l'autre je n'étais pas vraiment sûr de l'aimer, n'étant pas un grand connaisseur de Jazz. Malgré tout, j'ai décidé d'y jeter un coup d'oeil, et je dois admettre que j'ai été bercé pendant presque deux heures et demie. Tout d'abord, il y a donc la bande son, absolument sublime. J'ai déjà avoué ne pas être un grand connaisseur de ce genre de musique, mais ce film a eu le mérit de m'y intéresser un peu plus. En fait, j'ai été enchanté par les morceaux joués, que j'ai trouvés d'une grande beauté, et qui sont parfaitement intégrés dans le scénario du film. Scénario, qui est d'ailleurs un autre point fort du film. L'histoire de Charles Parker est brillament racontée, et capte notre intérêt dès le tout début du film. Cela a plusieures raisons. Premièrement, elle est intéressante psychologiquement, et surtout émouvante. Cet homme au coeur généreux qui sombre dans l'alcool, la drogue et la dépression pour mourir encore jeune, sans avoir vraiment apprécié la vie, ne peut qu'émouvoir. Cette émotion est aussi le fruit du personnage de Parker, qui est fort attachant. Et c'est précisement à ce stade que j'en profite pour aborder l'aspect le plus génial du film, car si le personnage est intéressant, c'est surtout grâce à Forest Whitaker, qui, complètement habité par son rôle, nous livre une prestation absolument légendaire. Du grand art. Pour finir, j'évoque encore la fin, que j'ai trouvée inoubliable. Elle est magistralement mise en scène, et marque le spectateur, par son côté extrêmement tragique, mais au même temps, beau, voire poétique. En guise de conclusion, je dirai donc que Bird est encore une oeuvre de qualité supérieure dans la riche filmographie de Clint Eastwood. Bref, un film magique, à la bande son superbe et avec une histoire touchante et intéressante. Du grand cinéma. En un mot: excellent.