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Frédéric M.
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2,5
Publiée le 15 février 2024
Pas le meilleur film de Clint Eastwood, selon moi. Bien qu'artiste de talent, Charlie avait la vie d'artiste classique (qu'on retrouve dans la plupart des biopic) avec ses hauts et ses bas.
Eastwood avec ce titre, efface les dernières critiques négatives qui ont commencé avec sa prestation dans " Dirty Harry" (1971) de D.Siegel.
Présenté à Cannes, F.Whitaker obtint le prix d'interprétation masculine (1988) dans l'interprétation de Charlie Parker, le célèbre jazzman fondateur avec quelques autres grands noms du courant du Bebop.
Selon moi, on a ici affaire au meilleur biopic de musicien de l'histoire du cinéma et Eastwood plonge une fois encore ( c'est peut-être le fil rouge conducteur de sa filmographie) dans les profondeurs de l'histoire de son pays.
Pour une fois, les amateurs de musique ne seront pas frustrés et les scènes de concerts sont franchement formidables et développées.
Les tranches de vie de Parker touchent à la tragédie ( addiction, maladies, décès de son enfant, ) et sont distillées avec délicatesse sans tomber dans le pathos.
Les visions successives de " Bird" ( surnom de Parker) font parfois ressentir sa durée ( 150 minutes et dix minutes de générique) une fois la trame du scénario connue du spectateur.
La reconstitution est adroite sans tomber dans le clinquant. Sans aucun doute on a affaire avec ce titre à un des titres importants de la filmographie de Eastwood cinéaste ( c'est son deuxième opus où il n'apparait pas à l'écran après "Breezy" ).
La vie du jazzman Charlie Parker. Une vie mouvementée, hantée par la drogue, la famille, et la musique. Clint Eastwood est un grand amateur de jazz et déclare une fois de plus son amour de la musique en rendant hommage à ce musicien de génie. L'interprétation de Forest Whitaker est à la mesure du personnage: fine, tranchante, et très sensible. Une vie d'artiste que le réalisateur filme avec poésie et respect mais sans rien occulter de cette personnalité. Un biopic de qualité, loin de l'académisme qui plombe le genre habituellement.
Je ne suis pas spéciallement intéressé par le jazz mais je me suis laissé embarqué par ce film j'ai été très agréablement surpris. Clint Eastwood réalise ici un biopic très intéressant s'appuyant sur une interprétation exceptionnelle de Forrest Whitaker.
J'attendais de le voir, ce "Bird", que j'avais loupé dans les années 80... J'adorais l'affiche, avec ce saxo luisant, l'ambiance jazzy, tout ça....Et puis finalement, je l'ai vu en dvd et là, catastrophe, déception !! C'est terriblement long, redondant, soporifique.... Pourtant l'atmosphère musicale est là, la performance de Forest Whitaker aussi mais Eastwood s'enlise dans une contemplation béate de la vie du musicien ou le plus glauque ne nous est pas épargné (la drogue...) et a du mal à ébouriffer le récit, à le transcender. Même la vie sentimentale de Charlie Parker est d'une platitude ! Un petit bisou en 2h30 et c'est tout !! Bonjour la passion !! Lui et sa femme, on dirait juste deux bons copains !! Trop de retenue a sans doute tué le film alors qu'on aurait aimé que ce soit un peu plus rock n' roll, un peu plus sexe, un peu plus vivant, quoi... Dommage.
Le récit d'un des plus grands talent du jazz mené par un Forest Whitaker de folie. Une histoire poignante de vérité et de tristesse à la vue de tout ce que Charlie Parker aurait pû apporter en plus dans l'univers musicale.
Première vrai déception pour Clint Eastwood réalisateur, Bird ne m'a captivé a aucun moment. Malgré l'investissement des acteurs et la performance impeccable de Forest Whitaker en Charlie Parker, le film souffre d'une longueur excessive, d'un rythme trop lent et surtout d'un scénario manquant franchement de ligne directrice. Le film ne consiste qu'en une succession de morceau musicaux entrecoupés de scènes ouù Charlie Parker discute avec sa femme ou ses compagnons musiciens de ses problèmes d'addictions ou de ses futurs contrats ou tournées. Sur une durée de 2h30, le film se montre donc de nombreuses fois assez ennuyeux. Si Clint Eastwood signe une réalisation tout à fait correcte sur le plan formel pur, celle-ci ne permet pas de compenser le manque d’intérêt d'un scénario trop peu captivant. A réserver aux fans de jazz ou aux inconditionnels de Charlie Parker dont je ne fais pas partie !
Bird est fasciné par les zones d’ombre de son personnage principal qu’il incarne à l’écran par un travail de la lumière et des couleurs, rendant certaines scènes à peine visibles, et donne à l’organisation de son récit, composé de flashbacks permanents ou de projections vers un ailleurs dont nous questionnons tantôt la place dans la chronologie, tantôt la pertinence – s’agit-il d’une vision ou d’un véritable épisode ? –, la structure déstructurée d’une pensée qui vacille au gré des injections quotidiennes et de l’alcool. Le jazz, chez Clint Eastwood, n’est pas une musique de fond que l’on diffuse comme on répand une odeur artificielle pour relever l’ambiance, il est combat d’un être avec lui-même, souffrance d’un corps malade qui crache et sa maladie et sa vie dans ce nouvel organe qu’est son instrument. La destruction de l’ordre logique de la narration, suivant une logique double qui est celle de l’improvisation chère au jazz et celle des voyages intérieurs que fait subir la drogue, constitue à la fois l’intérêt et la principale limite du geste artistique du cinéaste, puisque celle-ci finit, à terme, par agacer et perdre le spectateur dans un dédale de projections et de séquences biographiques qui fascinent davantage par le mécanisme qui les régit que pour elles-mêmes. L’autre intérêt à trouver à Bird est donc musical, à la fois pour découvrir Charlie Parker, sa vie et sa musique, mais également pour apprécier le travail révolutionnaire effectué par Lennie Niehaus sur les morceaux enregistrés par celui-ci ; en ce sens, le film innove en isolant la piste de Parker et en réenregistrant en studios l’accompagnement instrumental... Voilà donc deux qualités essentielles – l’une formelle, l’autre musicale – qui, ajoutées à la prestation remarquable des acteurs, justifient la découverte et la considération du long métrage.
Passionné de Jazz et musicien lui-même, Eastwood dresse un portrait complexe et respectueux dun des géants du Jazz. La construction narrative faite dune successions daller-retour ainsi que lesthétique visuelle, cherchent à être en adéquation avec la musique de Parker, alternant simplicité et complexité. Comme Forest Whitaker est tout simplement génial dans le rôle et Lennie Niehaus a re-mixé avec des musiciens modernes certains enregistrement de Parker jamais diffusés à cause de leur médiocre qualité sonore, cest dire si ce film se doit dêtre vu, à moins dêtre totalement allergique à ce type de musique.
Ils ne sont pas légions les films qui se sont attaqués comme ça au jazz, au vrai, au destin si souvent funeste de grands musiciens réels ou imaginaires... Je reste fan d'un film comme Autour de Minuit de Bertrand Tavernier par exemple. Les Biopic sont beaucoup plus casse-gueule. Bird ne déroge pas complètement à la règle. Il est porté par un Forest Whitaker fabuleux et mérite le détour pour cette atmosphère si particulière, lourde et sombre, comme un long convoi funéraire qu'on accompagnerait du regard... Ce n'est pas un film qu'on traverse guilleret, le coeur léger. Heureusement le génie musical de Bird nous enveloppe comme pour mieux nous dire que la beauté naît toujours du chaos et dans la douleur. Ce qui adoucit une traversée du film par ailleurs laborieuse et parfois déprimante. C'est la seule fois de mémoire que j'ai eu cette sensation étrange au cinéma. J'y étais entré alors qu'il faisait grand beau temps dehors. Lorsque je suis sorti de la séance, c'est comme si l'ambiance du film avait contaminé le monde réel. Il pleuvait, c'était l'orage. Le genre de film qui peut changer nos vies...
Des longueurs, c'est dommage... Mais Whitaker est bluffant dans le rôle de Charlie Parker, ce jazzman prodige dont on suit la déchéance pendant 2h30... Que ce soit par ses sourires tremblants, ses éclats de rire, ou même sa sueur, Whitaker habite le film. Je regrette un peu que l'histoire ne nous ait pas montré Bird plus jeune, mais Eastwood a probablement fait le choix d'axer son film sur la chute d'un homme plus que sur la façon dont il a accédé à la gloire. Bird savait qu'il ne vieillirait pas, il a passé sa vie à attendre son heure et à se penser condamner... Eastwood nous le fait ressentir à merveille sans pour autant en faire des tonnes autour de ce déterminisme qui pesait sur l'artiste. En résulte un film plutôt sombre, qui contraste avec la gaieté de la musique qu'il donne à entendre (les morceaux de jazz sont d'ailleurs grandioses et Forest Whitaker plus que crédible lors des scènes où il manie le saxophone). Mais on a quelques moments de lumière : ceux qui nous immiscent dans l'histoire d'amour entre Bird et sa femme. Cet amour est comme une petite flamme qui apporte un peu de lumière à l'œuvre. Le duo d'acteur a réussi à retransmettre une réelle complicité qui crève l'écran, offrant ainsi à Chan Parker (toujours vivante si je comprends bien) un très bel hommage.
Un biopic où Clint Eastwood ne choisit pas la facilité se refusant de se soumettre à toute forme chronologique. En ressort une oeuvre qui est plus un film d'atmosphère, celle dans laquelle vit le personnage, qu'une oeuvre narrative. Soit on y rentre complètement, soit que très difficilement par instance (ce qui a été le cas pour moi!). Forest Whitaker interprète avec beaucoup d'intensité et de réalisme le rôle principal et a mérité grandement son prix d'interprétation à Cannes. "Bird" ne fait pas partie des films favoris du réalisateur mais celui-ci a incontestablement dirigé le film qu'il voulait avoir ce qui est déjà une grande réussite en soi.
On sait que Clint Esastwood est un grand fan de jazz (son fils joue du saxo d'ailleurs ou du piano)...Ici, il reprend la vie du grand Bird, en d'autres termes Charlie Parker, véritable génie du saxophone qui a passé une grand epartie de sa vie dans la drogue...Forest Whitaker, encore très jeune au moment du film est grandiose et la musique fait rage...Parker s'exprime à travers elle et elle est sa seule raison de vivre...Certainement le meilleur film que j'ai vu en 2007, c'est un véritable chef-d'oeuvre que ce soit pour les fans de jazz ou même les néophytes...à acheter pour 3h de plaisir et de passion
Clint Eastwood s’est attaqué ici à une icône du jazz, considérée comme l’un des créateurs et principaux représentants du be-bop, un dérivé du jazz qui se caractérise par des tempos rapides, une grande technicité, et une improvisation basée sur la structure harmonique. Je n’invente rien, c’est tout bien expliqué sur le site Wikipédia. Ce qui me frappe le plus dans ce biopic, c’est la présence importante des morceaux musicaux. Aussi, dans le cas où vous n’aimeriez pas le jazz, je serai tenté de vous conseiller de passer votre chemin. Mais si au contraire vous êtes un adepte, alors "Bird" est fait pour vous, d’autant plus que Forest Whitaker rend une copie saisissante, probablement son meilleur rôle jusqu'à aujourd’hui, tout du moins jusqu'à peut-être celui qu’il a tenu dans "Le dernier roi d’Ecosse". D’habitude, je me documente un peu sur le sujet avant d’écrire un avis, mais pas cette fois car il n’y a rien à faire : je suis un indécrottable non-adepte du jazz. Pour autant, la réalisation est sérieuse, soignée, maîtrisée, alternant les scènes dramatiques avec des scènes plus heureuses. D’ailleurs, Charles "Bird" Parker a-t’il été seulement heureux ? Je veux dire en dehors de la musique ?… Nous sommes en droit de nous poser la question, mais il semblerait que non. L’approche qu’en a fait Clint Eastwood ne permet pas d’apporter une réponse ferme et définitive, puisque la plus belle part du biopic a été donnée aux notes musicales. Comme le dit le cinéphile Sword-Man dans son avis, et pour reprendre ses propres mots, "il a fait le film qu'il a souhaité en tant que passionné de jazz pour des passionnés de jazz", et je rajouterai pour des fans de Charlie Parker, par le biais d’une réalisation plutôt conventionnelle, en brossant un portrait assez sage, par le biais d’une image enfumée cherchant désespérément la lumière, laquelle reste malheureusement enfermée dans les vapeurs d’alcool. Mais de là à donner une note de 2/5, non il ne faut pas exagérer quand même. Car il y a aussi malgré tout quelques scènes poignantes, comme celle des télégrammes. Pour ceux qui, comme moi, n’apprécient guère le jazz, on reste sur une impression mitigée, balançant entre frustration et admiration, entre ennui et émotion. D’autant plus que les flash-backs apportent parfois de la confusion car on se perd dans la chronologie des faits. Mais en définitive, on sent la grande admiration qu’avait le réalisateur envers ce saxophoniste. D’où cette œuvre à la photographie sublime, subjuguée par un éclairage particulier, sombre mais élégant, à l’image de l’homme quoi.
Grâce à l'interprétation magistrale Whitaker et à une vraie qualité esthétique, le "Bird" de Clint Eastwood demeure un bon film mais....difficile pour les vrais fans de jazz d'y trouver leur compte. Outre le fait qu'Eastwood se concentre presque exclusivement sur les cotés sombres de la personnalité de Parker (mais il faut l'admettre cela joue en faveur des ressorts dramatiques de l'histoire), les choix musicaux sont pour le moins sujet à caution. Lennie Niehaus (trés grand arrangeur au demeurant, allez jeter une oreille sur ses disques des '50s sur Contemporary, vous m'en direz des nouvelles), avec son background west-coast, n'était peut-être pas le meilleur choix possible pour retravailler les enregistrements de Parker. De plus, pourquoi overdubber John Guérin (comme batteur jazz, on aurait pu trouver mieux), Faddis (fortement influencé par Gillespie mais bon l'original reste l'original et de plus Parker fut accompagné par Kenny Dorham et l'alors tout jeune Miles Davis sur nombre de ses meilleurs enregistrements), alors que les enregistrements de Parker auraient pû être remastérisé dans leur format d'origine (ce qui a eu lieu depuis, indispensables live et masters sur Savoy ainsi que les masters Dial). Peut-être que la vie d'un musicien comme Charlie Parker ne saurait être abordé avec plus de justesse que par sa musique avant tout, et cela telle qu'elle fut capturé? A noter qu'Eastwood a produit l'excellent documentaire "Straight No Chaser" sur Thélonious Monk. Triste fait, depuis ce film, je ne me souviens as avoir vu arriver un autre biopic sur un musicien de jazz (à part le moyen "Bix"). A croire que John Coltrane, Eric Dolphy, Bud Powell ou Charles Mingus n'en sont pas dignes.