Noblesse oblige
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2007
Un chef d'oeuvre d'il y a 60 ans, et qui n'a pratiquement pas pris une ride : c'est noir, caustique, vachard ; la chute avec les 2 rebondissments finaux est merveilleuse de cynisme, et franchement on aimerait bien voir plus souvent une telle verve et une telle intelligence dans les films actuels. La lumière est magnifique, les traits d'esprit fusent (à voir en VO si possible), Valerie Hobson est superbe, et Dennis Price est à découvrir ! et bien sûr Alec Guinness
A recommander absolument.
Eselce

1 627 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2016
Il y a presque de quoi s'endormir. Malgré le bon scénario, le film est lent et la narration est bien trop présente. Le film manque cruellement d'humour et de démonstration dans le "débarras" des héritiers, souvent affichés de façon médiocre, rapide et sans plaisir pour le spectateur. On saluera tout de même les rôles tenus par Alec Guinness qui offre un semblant d'humour au film. Mais il est dommage de ne pas le voir plus longtemps dans certains rôles dont celui de l'héritière. A ce propos, je trouve le film bien mal fichu, sans doute parce qu'Alec Guinness aurait été trop présent par rapport à l'acteur principal. Une vrai déception pour moi et un manque de discernement dans l'intérêt des rôles de la part du réalisateur.
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 août 2016
"Noblesse oblige" demeure un passage obligé pour quiconque veut s'initier à l'humour noir anglais porté au cinéma. Le film est sorti juste Après-guerre pendant la courte période dorée des célèbres studios Ealing durant laquelle le gouvernement anglais pour relancer une économie moribonde avait fortement taxé les productions cinématographiques étrangères évitant ainsi au Royaume uni d'être envahi par les films en provenance d'Hollywood qui n'avaient pu traverser l'Atlantique durant le conflit. Un peu tombé dans l'oubli hors de Grande-Bretagne où il conserve une aura intacte, "Noblesse oblige" est surtout réputé pour la performance d'Alec Guinness qui tient à lui seul les huit rôles de la famille d'Ascoyne décimée par un arriviste vengeur (Dennis Price). Une aptitude au transformisme unanimement saluée de l'acteur (réitérée huit ans plus tard dans "Barnacle Bill" de Charles Frend) qui avait fait ses débuts au grand écran trois ans plus tôt dans "Les grandes espérances" (1946) de David Lean suivi d'"Oliver Twist" (1948) du même réalisateur. Certes la performance est méritoire mais c'est principalement le scénario retors de Robert Hamer dont la construction réserve une chute inoubliable qui fait tout le prix de ce petit joyau de dérision et de satire sociale aux dialogues à multiples facettes. Elevé dans la rancœur par sa mère répudiée de la famille ducale d'Ascoyne-Chalfont pour avoir épousé un ténor italien, le jeune Louis Mazzini d'Ascoyne se met en tête de reconquérir son titre de noblesse en éliminant les quelques huit membres de la famille qui lui font obstacle. Robert Hamer ouvre son film sur le très digne nouveau duc d'Ascoyne dans sa cellule la veille de son exécution alors qu'il met imprudemment la touche finale à ses mémoires relatant son étrange parcours. Champ libre est alors donné à Dennis Price qui livre une prestation en tout point remarquable mélange savoureux et très complexe de candeur et de froide détermination mais aussi teintée d'un sens de l'autodérision excellemment mis en valeur par la voix-off. En sa charmante compagnie on assiste avec un plaisir presque coupable à cette partie de fléchettes primesautière où quelquefois les cibles tombent d'elles-mêmes, évitant au futur duc d'avoir à sacrifier ceux de ses ennemis qui lui sont le moins antipathique. Alec Guinness on l'a dit flegmatique et hautain en diable pour camper les membres de la famille d'Ascoyne lui renvoie efficacement la balle. Idem pour Joan Greenwood dont le charmant cynisme ravageur permet de maintenir Louis Mazzini (Dennis Price) dans la réalisation de son projet macabre. Mais c'est bien la chute finale donnant tout leridicule à cette quête qui fournit au film son titre de chef d'œuvre de la comédie à l'anglaise. Bizarrement Robert Hamer qui avait participé à l'aventure du célèbre film à sketches "Au cœur de la nuit" en 1945 (4ème sketche,"Le miroir hanté") ne tirera pas tout le profit de ce coup de maitre tombant rapidement dans l'oubli avant de disparaitre en 1963 à seulement 52 ans.
Alasky

463 abonnés 4 713 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2026
Film de 1949 au noir et blanc impeccable, qui mêle humour british et humour noir, les amateurs seront donc ravis. C'est très daté, mais très classe, bien interprété et l'intrigue est intéressante et captivante.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2019
L'humour très british de ce film apporte un contrepoint réjouissant au scénario qui est lui résolument sombre. Un rejeton écarté de son illustre famille à la suite du mariage de sa mère avec un roturier décide de se venger en éliminant toute la lignée jusqu'à devenir le nouveau duc. Il faut souligner la performance d'Alec Guinness qui interprète un grand nombre de rôles. Les autres acteurs sont également convaincants. Ce qui pêche dans ce film, ce sont le rythme assez lent et quelques longueurs. Mais le cynisme et l’humour noir qui parcourent tout le film le rendent agréable à regarder.
Pascal
Pascal

266 abonnés 2 511 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2022
On connait la place importante qu'occupa le cinéma anglais d'après-guerre et celle du studio Ealing ( studio bucolique situé dans la banlieue de Londres).

Parmi les chefs-d'œuvre et les films remarquables que produisit le studio alors placé sous la direction du célèbre Michael Balcon, " noblesse oblige" ne constitue pas la moindre des réussites.

Dirigé par Robert Hamer qui décédera jeune quinquagénaire et dont c'est le film le plus connu, " noblesse oblige" parvient à une perfection rare.

Sous couvert du parcours d'un descendant déchu d'une famille de la noblesse qui élimine un par un les héritiers de la famille d'Ascoyne, pour parvenir à coiffer le titre ducal ( avec les biens matériels qui s'ensuivent), " noblesse oblige" frappe par son ton caustique, cynique et finalement très drôle.

On finit à notre stupéfaction a rire ou à sourire des pires méfaits commis par le personnage principal, pourvu d'une immoralité totale.

La grande réussite de " noblesse oblige" provient de sa fluidité, de cette histoire tragique mais racontée de façon tellement étonnante.

C'est finalement l'histoire d'un homme qui veut corriger son destin, dont l'intelligence réelle ne lui permet pas de recouvrer honnêtement ses droits, celle d'un homme qui veut plier la vie à sa volonté, de l'injustice inhérente au monde, à la condition humaine et de la révolte qu'elle suscite forcément.

Malheureusement les projets postérieurs que proposa Robert Hamer à la Ealing furent retoqués et cette réussite majeure resta sans postérité de cette qualité dans la filmographie de son auteur.

Francois Truffaut dans sa phrase célèbre " le cinéma anglais est une contradiction dans les termes" ( il la rectifiera ensuite, mais elle resta dans l'Histoire du réalisateur) commis une faute de goût.

Bertrand Tavernier fit beaucoup pour réhabiliter ce cinéma dans l'hexagone et on ne peut que lui rendre hommage. Le cinéma anglais comporte bon nombre de chefs-d'œuvre de l'Histoire du cinéma et " noblesse oblige" en fait partie.

Pour l'anecdote on relèvera la présence de Valéry Hobson qu'on retrouvera au côté de Gérard Philippe dans l'excellent " Monsieur Ripois" de René Clément. Elle fut aussi l'épouse de l'homme politique John Porfumo, de la fameuse affaire à scandale.

Notons aussi la performance d'Alex Guiness qui interprète la bagatelle de huit rôles dans le film.
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2015
Quelle prouesse. Avec ce flegme britannique, cet humour noir, ce cynisme et cette élégance dans toutes les situations, on assiste à un jeu macabre rempli de petites piques d'humour. C'est très fin et très stylé. La fin est fabuleuse. On vient l'arrêter pour un meurtre (d'où la première scène dans le cachot), mais lequel?????? Suspense excellent.
Yetcha

1 093 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Alec Guiness incarne une famille d'héritier à lui seul et rien que pour ça, le film vaut déjà le couo d'être regardé. La chasse de ces héritiers par le plus loin de la branche afin d'hériter de la fortune de la famille est assez jouissive. Le film pour 1949 est exceptionnellement bien monté et dirigé. Je n'avais jamais entendu parlé de ce film avant que son remake récent ne sorte au cinéma avec L'ultime héritier. Un film à voir pour parfaire ses connaissances et sa culture cinématographiques.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2022
Un réjouissant jeu de massacre familial dans l’aristocratie anglaise victorienne, savant mélange de raffinement et d’humour noir typiquement british, porté par un excellent casting, avec notamment Dennis Price au flegme imparable, et évidemment le caméléon Alec Guinness qui y interprète brillamment huit victimes.
Charlotte28
Charlotte28

208 abonnés 2 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2024
Extrêmement habile cette narration en analepse use d'un humour noir acerbe que renforce la satirique étude de moeurs d'un monde bourgeois ou aristocrate calfeutré dans ses privilèges, son dédain ou ses vices - sans pour autant dépeindre des héros manichéens puisque la vengeance s'explique tandis que la bienveillance s'exprime en certaines occasions. Variés, les meurtres se font aussi retors que les manipulations du protagoniste ou de son pendant féminin jusqu'à un double twist final savoureux. Dans l'écrin raffiné d'un classieux noir et blanc épousant des dialogues enlevés se déploient tout le cynisme de Dennis Price ainsi que le sel d'Alec Guiness. Délectable!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2026
Classique de la comédie noire britannique, ce film de 1949 tourné dans les studios Ealing de Londres – beaucoup de succès comiques y furent tournés dans ces années-là – s’appuie sur un scénario très drôle. Pour parvenir à récupérer un titre de noblesse, un homme se met en tête d’assassiner l’ensemble des prétendants qui le précèdent, soit une petite dizaine, tous incarnés par le comédien Alec Guinness (pour être précis, il incarne ici sept hommes et une femme différents). Un film qui se moque avec une ironie mordante de l’aristocratie britannique du début du XXème siècle – ses représentants y sont globalement dépeints comme bizarres ou dégénérés.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2014
"Noblesse oblige" est célèbre d'abord pour la prouesse d'Alec Guinness (incarner 8 personnages dans le même film), mais il ne saurait se résoudre à cette performance. C'est un film délicieux, une des plus parfaites incarnations de l'humour anglais de la grande époque. Distinction, finesse des dialogues, burlesque subtil des situations... et en arrière-plan, une peinture cruelle de la société édouardienne. On est frappé en permanence par la justesse du ton, l'audace et l'immoralité de l'histoire, derrière une bienséance de façade so british. Tout ceci ne serait pas possible sans l'interprétation superlative de tous les comédiens, à commencer par Dennis Price, qui incarne aussi parfaitement le pauvre dadais orphelin du début que l'aristocrate élégant et sûr de lui des dernières scènes. Joan Greenwood et Valerie Hobson incarnent idéalement les deux pendants de la beauté (bourgeoise et aristocratique) - les deux superbement habillées - et, comme Dennis Price dans la dernière scène, on serait bien en peine d'en choisir une. Les personnages d'Alec Guinness ne sont que des apparitions fugaces, mais qui mettent en lumière le don extraordinaire de caractérisation de l'acteur - en particulier la façon dont il module sa voix. "Noblesse oblige" fait son âge, assurément - mais comme il le porte bien!
SB88
SB88

42 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2022
Le début est de suite prenant. Le milieu quelques longueurs et la fin pleine de bons rebondissements ! Un plaisir à suivre, comme quoi l'argent, ça pervertit et aveugle ! Bien réalisé !
4/5
NeoLain

5 904 abonnés 4 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juillet 2011
Un chef-d'oeuvre, un des plus grands films du pays d'Angleterre. Casting en pierre de Cambridge, Alec Guinness qui joue pas moins de 8 rôles dont celui d'une femme, autre acteur du nom de Dennis Price dont je connaissais pas du tout l'existence et quel acteur, c'est du grand. Ce film allie l'humour, cynisme décapant et le drame et touche la finesse du 7ème art tout comme sa force. A ne rater sous aucun prétexte.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2016
"Noblesse oblige" est une excellente comédie qui manie habilement l'humour noir. Mordant et drôle, on suit les péripéties d'un jeune noble renié qui souhaite conquérir sont titre de Duc en assassinant un par un les héritiers. Alec Guinness, alias Obi-Wan Kenobi, se livre à une véritable performance d'acteur en incarnant chacun des huit héritiers. Cette comédie a parfaitement bien passé les années et les dialogues conservent tout leur croustillant. Une oeuvre à découvrir ou à redécouvrir.
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