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Deroo Blar
1 abonné
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3,5
Publiée le 24 avril 2026
Musique de Bolling qui composa entre autres la musique de Borsalino. Quoi de mieux pour ce dernier film de Gabin, lui qui tourna dans les années 30, 40, 50, 60 et 70...
Le vieux est fatigué, son pas est encore plus lent qu'à l'habitude mais il tient la baraque dans cette douce comédie.
C'est un bon film de Girault avec le trio Gabin Brialy et Darrieux.
Bien sûr le film a vieilli, il a les imperfections de son époque et il n'est pas parfait. Le divertissement est néanmoins présent et on se laisse prendre aux surprises réservées.
Excellent film de Jean Girault, l’un de ses meilleurs. Les dialogues sont savoureux entre les acteurs. Jean Gabin ne pouvait pas mieux terminer sa carrière.
L’Année sainte est une curiosité difficile à classer tant il fait dialoguer deux genres antagonistes sans recourir à la parodie : d’une part, le thriller sous haute tension empruntant certains codes au film catastrophe tel que le conçoit Hollywood depuis le début des années 70 – on pense notamment à l’œuvre Airport (George Seaton, 1970) et à ses suites, méconnues en France, qui lance le blockbuster aérien moyennant un avion en détresse et un héros soucieux de le sauver – et, d’autre part, la comédie de caractères chère au cinéaste Jean Girault, à qui l’on doit la plupart des aventures burlesques de Louis de Funès, notamment la saga des Gendarmes. Dès lors, cette greffe impossible vaut pour ses tentatives, pour le décalage créé entre les enjeux sérieux, sinon graves, du récit et leur traitement léger par un malfrat déguisé en évêque. Jean Gabin, dont il s’agit ici de la dernière apparition sur grand écran, lui confère sa truculence et son sens de la répartie, fidèle en cela à sa légende mise en œuvre, entre autres, par Michel Audiard auxquels les présents dialogues rendent hommage. S’il souffre de longueurs inutiles, si notre immersion dans le récit-cadre est perturbée par d’incessants sauts de puce entre différents lieux et milieux, L’Année sainte surprend souvent et émeut parfois : comment résister aux ultimes retrouvailles de Darrieux et Gabin, anciens amants dans le film et partenaires de cinéma mémorables (La Vérité sur Bébé Donge d’Henri Decoin en 1952 ou Le Désordre et la nuit de Gilles Grangier en 1958) ?
Rien de plus à ajouter, sauf que Gabin n'avait jamais interprété de prêtre avant, même si là il n'est pas tout à fait prêtre... Et surtout je voudrais insister sur sa toute dernière répliquespoiler: adressée au mendiant, Gabin lui dit "J'ai déjà donné"... Comme épitaphe, on ne fait pas mieux.
j'ai bien aimé. Dialogues droles. Comedie reussie pas d'ennui. Quel bonheur et tristesse aussi de visionner les dernieres images de notre maitre jean Gabin.
Que dire de ce vilain petit film si ce n'est qu'il est le dernier de Jean Gabin? Et d'ailleurs, on ne regarde pas l'acteur sans une certaine émotion. Gabin apparait vieilli et si peu expressif, si peu mobile qu'on pourrait le croire dejà bien malade. A moins que, plus prosaïquement, son interprétation minimaliste reflète l'indigente directions d'acteurs de Jean Girault. Surtout si on en juge par les autres comédiens, des plus secondaires à Brialy, jouant les utilité et les faire-valoir, et de Danielle Darrieux, réduite à l'emploi grotesque de cocotte vieillissante. La nullité de la mise en scène, simpliste et poussive, enlève le peu d'intérêt comique qu'on peut trouver au scénario. Ce sont deux taulards évadés déguisés en eccésiastiques qui ont la malchance de prendre un avionspoiler: bientôt détourné par des terroristes. A bord, ce ne sont que péripéries sans relief et mal jouées qui s'étirent mollement tout le long du film. Jean Girault et son dialoguiste Jacques Vilfrid donnent dans le sous-Audiard (quand ce n'est pas dans un certain poujadisme) au prétexte que Gabin joue les vieux truands. Leurs plaisanteries sont atterrantes et la mise en scène se soucie peu de vraisemblance. On s'ennuie et, visiblement, les comédiens aussi.
« L’année sainte » est le dernier des films tournés par Jean Gabin. Le prestigieux acteur alors âgé de 72 ans qui a commencé sa carrière sur le grand écran en 1930 avec « Chacun sa chance » de René Pujol compte alors 46 ans de carrière et plus de 90 films à son actif. C’est visiblement fourbu et usé par la vie qu’il aborde ce tournage avec un réalisateur qu’il ne connaît pas en la personne de Jean Girault, spécialiste de la comédie un peu grasse, rendu célèbre par la saga des « Gendarme » qui a fait de Louis de Funès une énorme star. Néanmoins il retrouve à l’écriture du scénario Louis-Emile Galey avec lequel il est ami depuis 25 ans. Toujours fidèle au poste, Gabin qui mourra deux ans plus tard sans pouvoir repasser devant une caméra ce qu’il, malgré ses dénégations surjouées, aimait le plus au monde, reste encore très professionnel malgré une difficulté palpable à se mouvoir. Il est épaulé par Jean-Claude Brialy et par Danielle Darrieux qu’il retrouve pour la quatrième fois (« La vérité sur Bébé Donge », « Le Plaisir », « Le désordre et la nuit »). Le scénario dont les mauvaises langues de l’époque qui n’épargnaient rien (parfois dans des propos à la limite de l’insulte ordurière) à Jean Gabin ayant eu le tort de vieillir après « Remorques » en 1941, avaient écrit qu’il avait placé l’intrigue dans le huis clos d’une carlingue d’avion long-courrier pour éviter à l’acteur tout effort physique. Il faut dire que les mêmes plumes pour la plupart oubliées écrivaient sensiblement la même chose des films tournés pas Gabin avec Henri Verneuil, Gilles Grangier, Denys de La Patellière ou Jean Delannoy. Que penseraient ces mêmes plumes assassines des fins de carrière de certains acteurs contemporains un temps présentés comme les successeurs de « Pépé le Moko » ? Il faut reconnaître que les dialogues souvent savoureux compensent les faiblesses de cette comédie policière passablement poussive. Max Lambert, truand blanchi sous le harnais reprend du service émoustillé par son camarade de cellule qui l’embarque dans une expédition romaine qui va prendre une allure baroque quand l’avion menant les deux truands à destination va être détourné vers Tanger par des pirates de l’air. Il faut reconnaître que tout ceci n’est guère crédible et ne vaut que pour le plaisir de voir Monsieur Jean Gabin effectuer son dernier tour de piste. Jean Girault qui n’a jamais soulevé des montagnes n’était certainement pas le meilleur pour que cette dernière apparition soit vraiment satisfaisante. Il faut donc être un admirateur convaincu de Monsieur Gabin pour prendre plaisir à le voir braver les atteintes de l’âge et de la maladie afin d’être présent jusqu’à l’ultime limite là où était sa place. Devant une caméra.
"L'Année sainte", comédie policière franco-italienne réalisée par Jean Girault, sortie en 1976. "L'Année sainte" est le dernier film tourné par Jean Gabin et son unique collaboration avec le réalisateur Jean Girault qui travailla beaucoup avec Louis de Funés. Un bon duo Gabin / Brialy, le rôle de Brialy avait initialement été proposé à Bernard Menez qui a refusé. Une comédie policière bien réalisé avec Jean Gabin, Jean-Claude Brialy, Danielle Darrieux … Un film qui n'a pas laissé de grandes traces dans la filmographie de Gabin ou de Jean Girault, un film avec des péripéties, du voyage, mais sans grandes scènes d'actions, un rôle sur mesure pour Jean Gabin qui a passé l'âge de gesticuler et dont le personnage charismatique est concentré, comme souvent dans la décennie 70, autour de dialogues bien ciselés par Jacques Vilfrid et de plans sur le visage impassible de l'acteur au yeux bleus pâles. Dernier tour de piste pour Jean Gabin qui, comme son personnage s'en tire la tête haute par la force du verbe et du regard.
Je donne une étoile parce que j'adore Gabin, mais mis à part ça... C'est son dernier film, et c'est vraiment dommage pour lui (et pour nous) que Gabin ait achevé sa carrière (et peu de temps après, sa vie) sur un tel navet, un peu comme De Funès avec le dernier "Gendarme" et Bourvil avec "Le Mur de l'Atlantique" (sorti posthume, mais pas son dernier tourné, cas un peu à part). Deux taulards, un vieux et un plus jeune (Brialy, qui semble perpétuellement se demander ce qu'il fout là ; tout comme Gabin), s'évadent de prison et se déguisent en prêtres. Leur intention ? Se rendre à Rome, non pas parce qu'on est en pleine Année Sainte, mais parce que le butin d'un braquage s'y trouve caché, en attente d'être récupéré. Rien ne va se passer comme prévu... A éviter comme le Covid.
Dernier film de Gabin dans un film policier drôle et malicieux et compagnie de son complice Brialy. Excellents 2eme rôles Danielle Darieux et Henri Virlogeux…
Excellent film de Jean Girault avec le regretté Jean Gabin dont ce fut le dernier film. Très drôle avec un rôle à contre emploi pour ce dernier. Très belle musique de Claude Bolling. Jeu très malicieux de Danielle Darrieux et de Jean Claude Brialy.
Le film a son originalité qui n’est peut-être pas à la hauteur d’un monstre sacré dans ses rôles les plus forts, mais il correspond bien à ses dernières années. Le film est de très bonne facture, souvent très fin dans les dialogues. « Je réprouve le procédé mais il a déjà fait ses preuves et on a pas tellement le choix »!!! On appréciera la scène excellente de Danielle Evenou et Danielle Darrieux dans un crêpage de chignons mémorables !!! Une fin également espiègle et bien trouvée. Bref. Un rôle que seul Gabin pouvait tenir et qui aura fait l’homme autant que l’acteur.
Les critiques négatives sont assez incompréhensibles. Ce film est excellent. Mise en scène , scénario, dialogues....et surtout jeu des acteurs , c est un régal. On ne sait plus faire de films de cette envergure, on sent que les parties prenantes ont pris le temps de faire les choses bien. J adore et je conseille !
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2,5
Publiée le 21 mars 2022
Dernier clap de fin pour Jean Gabin qui tournait ici son dernier film pour le cinèma! Jean Girault est avant tout le papa des « Gendarmes » mais il dirigea aussi un monstre sacrè du cinèma français en fin de vie au terme d'une carrière riche en succès. "L'annèe sainte" (1976) est une comèdie policière avec pour seule et unique ambition de faire rire! La nostalgie d'une èpoque rèvolue avec une èmotion palpable qui se dessine dans le regard d'un Gabin en cavale qui n'a plus vraiment l'âge de faire des conneries! On sourit devant la stupiditè du dètournement, on se laisse aller à des ècarts de langage (Gabin est capable de mettre dans le rang un steward, un maton, un flicard ou un pirate de l'air rien qu'avec des mots bien à lui) et on s'attache à ce virtuose du goupillon en soutane qui revit une très èphèmère aventure sentimentale avec une duchesse (Darrieux) qui n'a pas sa langue dans sa poche! Pas le meilleur Gabin mais il semble que l'acteur se soit bien amusè avec Jean-Claude Brialy (spirituel et drôle) sur le tournage! Les rèpliques font mouche et sans qu'on sache pourquoi, on n'est même èmu à la fin (l'arbre du miracle)...