Razzia sur la chnouf
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Frederic C
Frederic C

9 abonnés 166 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2007
Un film tourné à la gloire de Gabin.

L'histoire tient en 1 phrase : un gangster fait un audit sur un gang de vendeur de drogue.
Elle n'est que le prétexte à voir évoluer Gabin pendant 1h30 au milieu d'un zoo de personnages très typés (la jeune fille amoureuse et soumise, les tueurs à gages, les dealers, la droguée...).

Gabin ne force pas son talent, il se contente de paraître rude et de compter chacun de ses mots. Les autres personnages (à par la droguée) sont transparents.

Le film, sans doute violent pour l'époque, (l'un des premiers à parler du milieu de la drogue ???) est aujourd'hui moins traumatisant que le journal de 20H.

Il reste toutefois intéressant pour découvrir la pègre des années 50.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2015
un bon polar à la française, avec un excellent Gabin et surtout Ventura qui crève l'écran !!!
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2024
« Touchez-pas au Grisbi » de Jacques Becker ayant été un énorme succès, confirmant le retour en grâce de Jean Gabin et l’appétence du public pour les films inspirés de la Série Noire créée par Marcel Duhamel en 1945, il ne faut pas longtemps pour que l’idée de produire à nouveau Gabin dans l’adaptation d’un roman issu de la fameuse série soit dans l’air. Créée tout d’abord pour populariser les auteurs anglo-saxons qui ont fait les beaux jours du film noir à Hollywood comme James Cain, Raymond Chandler, James Hadley Chase, Peter Cheney ou Dashiell Hammett, la collection donne rapidement sa chance à des auteurs français. Après Albert Simonin c’est Auguste Le Breton qui contribue à faire connaître le « polar » à la française. L’énorme succès du « Rififi chez les hommes » mène à son adaptation cinématographique par Jules Dassin récemment exilé d’Hollywood.
« Razzia sur la chnouf » est donc proposé à Jean Gabin qui s’il a tourné dans quatre films depuis le film de Jacques Becker dont « French Cancan » de son ami Jean Renoir, n’est pas mécontent de se replonger dans le genre qui lui a sauvé la mise et dont il sait qu’il pourra lui offrir de multiples rôles de chaque côté de la barrière qui sépare les flics des voyous. Henri Decoin avec lequel Gabin a tourné l’excellent « La vérité sur Bébé Donge » (1951) se charge de la mise en scène pendant que Le Breton (qui fera une apparition dans le film) se voit confier les dialogues truffés de l’argot qu’il connaît bien, non sans avoir imposé Maurice Griffe pour parfaire l’adaptation de son roman. Assez loin de la sophistication visuelle du « Grisbi », « Razzia sur la chnouf » propose une description quasi-documentaire du petit milieu de la drogue parisien qui, mine de rien, fait déjà des ravages même si sa confidentialité lui confère encore une certaine mystique.
À travers spoiler: un flic (Jean Gabin) infiltré de longue main, sous l’alias du « Nantais», chargé de redresser pour le compte d’un caïd (Marcel Dalio) une filière parisienne qui ronronne
, c’est un voyage au sein des différentes strates du trafic qui constitue le fil rouge de l’intrigue. Du caïd cynique et sans scrupule, aux réflexes de chef d’entreprise, guidé par le seul profit jusqu’aux consommateurs, en passant par le chimiste, les chefs de réseaux et les passeurs, rien n’échappe au regard aiguisé d’Henri Decoin qui se révèle comme toujours efficace car très fluide dans l’articulation des scènes et démontrant un sens du rythme qui permet à ses meilleurs films de passer le cap des ans. On pourra seulement lui reprocher de quelquefois se laisser aller à certaines facilités comme avec la scène de la rafle dans le restaurant du « Nantais » où tout le milieu vient se restaurer qui se termine par un amas "énaurme" de flingues en tous genres planqués sous les tables. Idem pour le rôle confié à Lila Kedrova, junkie sur laquelle « Le nantais » s’apitoie, sans doute un peu trop teinté d’un pathos qui s’il émeut, constitue une digression ralentissant l’action. Enfin, le final dans la planque n’est pas non plus d’une crédibilité à toute épreuve.
Ancien sportif de très haut niveau, Henri Decoin qui aimait la vie sur les plateaux, considérait (comme le confie Michel Deville, son assistant sur huit films) chaque film comme un match à gagner. Cette générosité dans l'effort donna une cinquantaine de films en 33 ans de carrière, là où Jacques Becker n’en tourna que 16 en 25 ans. D’où ces petites déperditions qui placent « Razzia sur la chnouf » quoique très convaincant un peu en dessous de « Touchez pas au Grisbi », où chaque détail avait été soupesé. On notera le retour de Lino Ventura toujours impeccable qui n’avait pas tourné depuis « Touchez pas au grisbi » et qui était retourné à son job d’organisateur de matches de catch. Après cette seconde prestation, il ne quittera plus les plateaux. Magali Noël débutante est tout à la fois ravissante et convaincante. Marcel Dalio revenu d’Hollywood est d’une efficacité redoutable dans un rôle court mais déterminant. Enfin, Lila Kedrova avec son physique si particulier, ajouté à son accent russe diffuse à chacune de ses apparitions, fragilité et souffrance. Quant à Paul Frankeur, il n’a qu’un rôle mineur mais roboratif. C’est sûr, en ce mitan des années 1950, Gabin était bien de retour
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2020
Un polar à l’ancienne, très à l’ancienne même. Dans ce film Gabin et Ventura jouent les beaux mecs avec une prestance physique forte et le verbe haut. J’ai eu l’impression de plonger dans une certaine époque qui a du coup un côté un peu désuet aujourd’hui et en même temps donne l’impression d’une continuité dans ce trafic de drogue : l’argent facile, la réputation, les choses qui brillent. Très bien mis en scène il offre quelques passages marquant notamment dans son final.
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2010
un classique du polar et du film noir français avec comme d'habitude gabin et ventura, description du milieu des dealers de drogues de l'époque (un peu trop didactique d'ailleurs), mise en scène serieuse qui met l'accent sur le réalisme mais le film manque un peu d'un scénario plus étoffé.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2014
Un bon film noir à la française , du cinéma "classique " interprété avec talent .
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2008
Bon film, qui traite à merveille du milieu de la drogue à l'époque. Bonne histoire.
-marc-
-marc-

20 abonnés 233 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2013
Sous prétexte d'un polar, Henri Decoin nous démonte le système du trafic de drogue comme le font aujourd'hui les documentaires sur la police des stups. Les quantités ont changé, les tronches des trafiquants ne sont plus les mêmes, les produits sont plus variés, mais surprise les méthodes sont assez semblables. Cependant pour aller au bout de son dessin, il aurait peut-être dû insister plus sur la déchéance et la souffrance des victimes. Mais ça aurait sans doute été trop pour la censure de l'époque.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2023
« Il n’y a qu’une seule façon de quitter l’organisation, vous la connaissez. »


spoiler: !!! ATTENTION, ALERTE SPOIL : NE LISEZ PAS LE RESUME SUR CE SITE !!!


Deux ans avant l’oubliable « Le rouge est mis », Jean Gabin, Lino Ventura (dont ce n’est que la deuxième apparition après le « Touchez pas au grisbi » de Jacques Becker, 1954), Marcel Bozzuffi (dans un tout petit rôle) et Paul Frankeur se retrouvaient déjà dans une adaptation d’un roman d’Auguste Le Breton (en furtive apparition ici mais toujours au scénario). Pas de Gilles Grangier cette fois, pas d’Audiard non plus.

Dès la présentation du principal personnage, Henri « le Nantais »/Jean Gabin, on sent le petit romancier/scénariste franchouillard qui veut faire l’americano. Quelques mots échangés en un anglais scolaire (même si l’acteur vient de passer plusieurs années aux Etats-Unis, à l’image de son personnage), une description rapide de l’organisation criminelle comme un image d’Epinal, quelques clichés et voilà le décor planté, un décor qui veut faire genre. On est loin d’Albert Simonin, de Michel Audiard voire de Jean-Pierre Melville qui, eux, savaient transposer des histoires de gangsters dans un cadre français.

Si la description du circuit de transformation de l’opium en héroïne (la chnouf, ici) et de leur réseau de convoyage est intéressante, le scénario de la première partie (les trois premiers quarts d’heure) est lent à mourir et vide de toute action sinon prévisible et froide. Pourtant, ce passage est obligé pour planter le décor. En effet, à partir de la scène de la rafle et de l’interrogatoire qui suit, pépite d’anthologie, on change de registre, en découvrant les petits réseaux de distribution et toute une facette du Paris nocturne et interlope, jusqu’au final éblouissant. On retiendra enfin l’exceptionnelle interprétation de Lila Kedrova en junkie alcoolique.

Un chef d’oeuvre lent mais un chef d’oeuvre.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2008
"Razzia sur la chnouf" (France, 1955) d'Henri Decoin est audacieux pour son époque. "Razzia sur la chnouf" est un film de genre, membre des films noirs affluants de l'époque. Si celui-ci, dans sa thématique globale est plutôt classique, il se départage des autres par ses scènes véritablement percutantes ( notamment celle où Jean Gabin laisse Lila Kedrova dans le bar de noirs ), par le duo Gabin-Ventura au top de sa forme et par la critique virulente du monde de la drogue. En effet, "Razzia sur la chnouf", s'il possède une réalisation bien moins sophistiqué, n'a rien à envier à "Trainspotting" (Grande-Bretagne, 1996) de Danny Boyle. Dans "Razzia sur la chnouf" on y voit des meurtres faciles pour une simple écartade, des intérprétations marquantes de personnage en manque, des caïds mafieux, etc... Bref, "Razzia sur la chnouf" est tout de même un film en grande avance sur son époque. Ce qui est remrquable également, c'est la photographie astucieuse de Pierre Montazel, qui joue sur les ombres, les lumières, etc... La lumière joue sur la dichotomie comme le scénario joue sur la dichotomie des êtres. En conclusion, "Razzia sur la chnouf" (France, 1955) d'Henri Decoin est vraiment ce film mythique qu'on connait même si, à mon goût, je préfére le "Grisbi" de Becker.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2014
un film français du début des années 50 dont l'histoire pourrait bien se passer aujourd'hui,
tout y est, le flic infiltré (sa véritable identité ne sera révélée qu'à la fin), le monde de la pègre et des trafiquants de drogue avec tout ce qui tourne autour: les camés, les revendeurs, les lieux glauques et une peinture des moeurs qui préfigure ce que sera l'avenir, les auteurs mettent en garde contre les ravages de la drogue qui était encore un fait marginal à cette époque, on sait très bien que ce n'était hélas qu'un début, jean gabin est égal à lui-même c'est à dire le type bien carré, qu'il joue le flic ou le malfrat, il passe de films en films avec à chaque fois une stature imposante, que ce soit le parton de restaurant dans "voici le temps des assassins" ou le vieux faussaire marginal dans " le jardinier d'argenteuil" ou le manager-entraîneur de boxe dans "l'air de paris" ou le routier de 'gas-oil" , on ne peut ressentir que de la sympathie pour ce genre de personnages, d'ailleurs je pense que tous les rôles qu'il a joué c'étaient des gens à qui,lui gabin, pouvait s'identifier, il ne "composait" pas un personnage, toute sa carrière est ainsi;
on voit un film de gabin avec gabin, son jeu est toujours le même, il ne se départit pas de la ligne qui est tracée, peut-être que s'il avait vécu de nos jours, il en aurait été autrement, mais à cette époque on lui demandait de faire cela et il le faisait; un peu comme delon (je parle du delon d'avant, pas celui qu'il est devenu maintenant) au fond des gabin et des delon il n'y en aura plus dans le cinéma français
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juin 2010
Un Gabin très en forme sous la direction d'henri Decoin
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
J'ai attendu quelques années pour revoir "Razzia sur la chnouf" afin d'en oublier l'histoire (difficile de l'oublier). Excellent, Gabin impérial comme d'habitude, rien à rajouter faisons donc monter sa note !
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2019
Sans aucun doute intéressant et novateur à l'époque de sa sortie, Razzia sur la chnouf, a pris depuis un sérieux coup de vieux.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2018
Un très bon polar des années 50 sur le thème de l'infiltration de la part de police dans une organisation de trafic de drogue. Jean Gabin est à son aise dans le rôle d'un dur, quant aux autres acteurs, ils sont également tous très bons (notamment Lino Ventura). Il n'y a que l'amourette entre Gabin et Magali Noël qui est quelque peu tiré par les cheveux...Néanmoins il s'agit d'un excellent film à ne pas manquer.
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