J'ai bien moins apprécié que "Touchez pas au grisbi" où l'on retrouve Jean Gabin et Lino Ventura. Ici, c'est assez lent, pas de dialogue savoureux, quelques pétarades sans plus et un final sans surprise.
Les deux grands avantages de ce film de gangster sans originalité sont l’interprétation toujours aussi magistrale de Jean Gabin et la bonne représentation qui y est faite du milieu du trafic de narcotiques. C’est vraiment dommage qu'il ne s'y passe rien de réellement passionnant jusqu'à la fusillade finale et à ce rebondissement qui manque tant de crédibilité. Malgré sa mise en scène rythmé, ce film n’arrive à la cheville du premier vrai film de gangster français, TOUCHEZ PAS AU GRISBI.
Comme déjà dit le film a du être un choc à l'époque par son approche réaliste du milieu et de tout ce qui gravitent autours. Aujourd'hui il se fond un peu dans la masse: se laisse voir.
Gabin et Ventura un duo de choc. J'adore ce genre de film avec des complots autour de la drogue et celui ci est particulièrement réussi. Dans le même esprit que les tontons flingueurs. La chute du film est remarquable...
Un bon polar noir à l'ancienne qui repose avant tout sur ses interprètes. Jean Gabin est en effet la figure central même s' il y a quelques seconds rôles intéressants ( avec bien sur Lino Ventura ). Le film est intéressant dans la mesure ou il montre l'organisation du trafic de stupéfiant à l'épôque et le milieu noir de la drogue. La fin est cependant sans surprise et la tension nerveuse n'est pas assez élevé pour compenser le manque d'action.
Ce film a un problème : plus le twist final est deviné tôt plus le film perd de son intérêt, or ce twist est décelable d'entrée et ne fait que se confirmer par la suite. Sinon, il n'y a pas de véritable histoire, on y mélange tous les réseaux et toutes les drogues contre toute vraisemblance au cours d'u cheminement aussi picaresque qu'incompréhensible de Jean Gabin. Cette volonté de tout montrer en un incroyable fourre-tout nous fait demander si le film n'était pas sponsorisé par la brigade des stups (en fait la brigade mondaine à l'époque). Vu comme cela et faute de scénario solide (il est bourré d'invraisemblances), le film peut être vu pour ses aspects "documentaires"'. Gabin domine largement une distribution où les petits rôles n'ont absolument pas l'occasion de s'exprimer (Magalie Noël, Lino Ventura, Dialo) à l'exception notable de Llila Kedrova. Bref, c'est bien moyen tout ça.
AU moment de décerner les étoiles, j'hésite entre deux et trois. Deux (ce qui pour Gabin est un mauvais score) car malgré tout, c'est quand même un scénario découpé à la hache, téléphoné, énorme, la manière dont le personnage de Gabin pose des questions tout le temps. Cette promenade nocturne n'est pourtant pas désagréable. Allez, trois.
Scénario faible sans suspense, absence de tension dramatique et d’émotion, les personnages sont des caricatures de gangsters interprétées sans aucune finesse. Film peut être audacieux en 1955 pour le thème abordé mais a considérablement vieilli.
Un grand classique – et chef-d’œuvre - du cinéma policier français des années 50. Un duo mythique Lino Ventura / Jean Gabin, et un des tous premiers films à nous faire pénétrer dans le monde secret du trafic de drogue, et de ses filières. Certaines scènes sont d’ailleurs filmées comme un vrai documentaire. Une mention toute spéciale à cette sublime actrice que fut Lila Kedrova, qui campe là de manière magistrale une toxicomane aussi pathétique que paumée.
Hormis le rôle pathétique de toxicomane incarnée par une intense Lila Kedrova, ce récit de gangsters peine à se démarquer de ses confrères. Certes, la fin explique le comportement erratique du héros mais ne saurait surprendre, à moins d'avoir fermé les yeux sur diverses incohérences dans l'intrigue. Par ailleurs, rien de remarquable dans la réalisation ou dans les dialogues, à l'instar d'un casting qui fait le job sans éclat. Contrat tout juste rempli.
Avec Jean Gabin et Lino Ventura au casting, on sait déjà qu'on va se régaler. En plus, comme pour me plaire, le Nantais se rend à l'hôtel Napoléon dès son retour des États-Unis. Le scénario est bien pensé et il serait inconvenant d'en dévoiler ici l'intrigue. En découvrant ce film en 2025, soit soixante-dix ans après sa sortie, j'ai eu plaisir à me laisser surprendre par son dénouement. Il aurait été dommage que j'en connaisse la conclusion trop tôt, aussi je n'en dirai rien ici. Seul défaut, on a du mal à comprendre pas mal de phrases, à la fois à cause du son, de l'articulation et du vocabulaire. Parfois, on a beau tendre l'oreille, c'est incompréhensible. On se raccroche alors au contexte. Ce qui surprend le plus au final c'est l'importance que la drogue avait déjà dans les années 1950.
Ce film est loin d’être enthousiasmant comme il le fut pour le public de l’époque…Il faut dire que depuis, le texte bien pensant de son prologue a été piétiné à qui mieux mieux et la chnouf s’est répandue et démocratisée. Aujourd’hui, plus de razzia possible, il y a trop de participants. Il reste le coté documentaire exceptionnel du à la précision de la mise en scène et aux connaissances d’Auguste Le Breton (on visite même une fumerie d’opium dans le quartier chinois de Paris). C’est intéressant à suivre bien que le rythme paraisse parfois un peu mou mais ce n’est pas enthousiasmant. On ne peut pas dire qu’on sourit beaucoup, tout est pris au premier degré. Jean Gabin, 51 ans, paraît fatigué et son amourette avec Magali Noël passe mal. Par contre, Lila Kedrova a crée un personnage qui ne passe pas inaperçu. ‘’Razzia sur la schnouf’’ fait partie de ces films précieux qui, mieux que les livres, marquent le Paris des années 50. Les reconstitutions d’aujourd’hui ne peuvent rivaliser avec lui. Question art cinématographique, la comparaison avec ‘’Casque d’or’’ de la même époque parle d’elle même.