807 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
85 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
31 critiques
3
31 critiques
2
11 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
pietro bucca
90 abonnés
1 343 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 24 mars 2026
Toujours beaucoup de justesse, dans le jeu de ces très grands acteurs. Un polar de bonne facture, meme si, le rythme aurait pu etre un peu plus soutenu.
Henri le Nantais débarque par avion à Paris en direct des Etats-Unis. Embauché par un certain Liski, parrain français de la drogue, Henri doit remettre de l’ordre dans le réseau et redonner sa rentabilité à ce juteux trafic. En 1945, la collection Série Noire débarque en France et va largement inspirer le cinéma français des deux décennies suivantes. En 1953, Simonin et Le Breton apporte une touche hexagonale à la série ; et la période des adaptations à la chaîne démarre avec « Touchez pas au grisby » ; Razzia sera la seconde adaptation d’un roman de la série. Jean Gabin, tête d’affiche des deux films, va être un des comédiens à exploiter le plus densément le filon. Ce genre va même lui permettre de se refaire la cerise, lui tomber en disgrâce aux yeux des réalisateurs depuis la libération. Fini le jeune premier, bonjour le fer de lance de l’argot et de langue des truands. Ce film est en effet, avant d’être un film de réalisateur, un film de scénariste et surtout de dialoguiste. En effet, la mise en scène est propre, mais minimaliste, sans effet ; juste techniquement bien maitrisée mais sans audace. Alors que les dialogues mettent en valeur toute la subtilité de la langue des petites frappes de l’époque. Ce côté quasi documentaire dans l’écriture se retrouve aussi dans le scénario. Une limite du film bien sûr, mais sur laquelle repose tout de même l’intérêt du film. En effet, la drogue est montrée d’une façon toute nouvelle dans ce film. Le spectateur suit le guide, Henri le Nantais, dans son inspection du réseau. De fait, on parcourt tous les échelons du système du parrain au revendeur en passant par le chimiste, le passeur et les intermédiaires. Le film montre tout le système économique du trafic de drogue de l’époque avec un souci d’exactitude quasi documentaire. Il va même jusqu’à intégrer des gays, lesbiennes et junkie à son scénario ; courageux pour l’époque. Dans le rôle de la vendeuse devenue accroc à la drogue qu’elle revend, l’interprétation de Lila Kedrova n’a rien perdue de sa force dans la description de la désespérance du drogué. C’est aussi la première fois qu’un film français montre un policier infiltré. Du « cinéma à papa » mené à un rythme soutenu où l’intérêt majeur provient de la description du « milieu » à l’époque.
Gabin fait du Gabin. Je ne révèle rien en disant que le malfrat se la joue infiltré (c'est mentionné dans le synopsis). Quand on a dit ça.. Le polar des années 50 vieillit beaucoup mieux que celui des années 2000. Le spectaculaire et la mise en scène tenaient non pas au coup de fusil et autres effets spéciaux, mais qu'au simple dialogue.
"Razzia sur la chnouf" (1954) NB rediffusé sur D8 le 11.08.2015, arte le 08.01.2016 A l'époque, le titre assez original ne fut sans doute pas étranger au succès de ce film : il avait en effet fait jaser car on ne parlait guère de came à l'époque ! C'est d'ailleurs sa seule particularité : Il faut se rappeler que la fin de la dernière guerre mondiale n'était pas si loin et que le public était avide de plaisirs, de policiers, et de rêve. Le réalisateur Henri Decoin lui a a servi sur un plateau ce qu'il attendait : un film bien dans le style des polars de l'époque. Ajouter Gabin à l'affiche était un gage complémentaire de succès et ça a marché avec près de trois millions d'entrées en salles. Incroyable ! Comme souvent à l'époque,les femmes jouent les utilités et on remarquera Magali Noël qui fut également chanteuse et qui vient de disparaître à 84 ans le 23 juin 2015. Sinon, le scénario écrit à trois mains ne fera pas trop date, pas plus que les mitraillades et morts en cascades.. Ca semble un peu longuet et ça se regarde comme un vieux bouquin défraîchi ! Heureusement, le dénouement sauve d'une trop longue attente ! De plus, on n'a pas commis le crime de lèse - cinéma de le coloriser et cette version "dans son jus" ajoute au charme suranné de ce vieux film, sexagénaire. Je rendrai en même temps hommage à un des acteurs : Albert Remy qui joue ici aux côtés de Ventura le rôle de "petite main". Qui s'en souvient aujourd'hui ? L'acteur a pourtant une carrière aussi longue qu'un annuaire téléphonique, mais toujours dans les seconds rôles, peut être à cause d'un physique très typé. Il disparut en 1967 à 56 ans... willycopresto
La chose à retenir de ce film le casting, des grands du cinéma des années cinquante sont présents. On peut également garder l'humour cinglant des personnages. Malheureusement pour le reste s'est du déjà vu, surtout si on s’attèle à la filmographie de Jean Gabin. Sa n'en reste pas moins un bon film mais on se lasse vite, en tout cas je me suis vite ennuyée sur cette histoire. La réalisation est sympathique, le noir & blanc apportait vraiment un plus au cinéma qui n'est pas négligeable. A voir si vous êtes fan du genre, de Jean Gabin ou encore pour voir les débuts de Lino Ventura.
En introduction, un petit texte qui prévient que le thème, fidèle au titre, sera traité crûment, sans contrefaçon du vrai milieu de la "blanche" qui évoluait à l'époque en parallèle du monde des bonnes mœurs. Mais en écho à cette mise en garde, pas grand-chose à se mettre sous la dent : un simple aspect un peu plus inattendu que dans l'ordinaire de ces vieux films d'action français. En revanche, l'oeuvre cache bien son jeu en ce qui concerne le grand secret de l'intrigue.
A n’en pas douter, cette « Razzia sur la chnouf » était, à l’époque de sa sortie, un film sacrément culoté. Car, de mémoire (en espérant qu‘elle ne me trahisse pas), c’était le premier polar français à s’immiscer dans l’univers impitoyable qu’est celui de la drogue. Tous les constituants de ce monde marginal nous sont montrés: magouilles, règlements de comptes, fusillades, balances, pognon. Bref, tout. Mais il y a un problème de taille: le film d’Henri Decoin a très mal supporté le poids du temps ce qui fait que ce polar a considérablement vieilli et a perdu de son impact originel. Fort heureusement, cette histoire est portée à bout de bras par un acteur des plus charismatiques: Jean Gabin en l’occurrence, bien épaulé par Lino Ventura (qui s’affirmait déjà sérieusement). Aucun des deux cités ne joue la comédie. Ils se contentent seulement de faire valoir leur prestance (hors du commun). Voila l’exemple type du film dont le propos est toujours vrai, mais qui est, sur le plan de l’esthétique, complètement dépassé. Pas mal quand même.
Quelle atmosphère tendue, froide et peu de place à la tendresse ! Impitoyable, l'enfer de la drogue, des dealers, des hommes de main et des exécutants. La délicate infiltration de l'inspecteur de police dans le milieu est bien périlleuse, avec les risques que cela comporte. Un polar bien noir des années 50', comme on les aime. Les dialogues sont excellents. Peu de temps mort, difficile de s'ennuyer à la vision de ce film. Les acteurs sont assurés dans leur interprétation, leurs gestes, les expressions. L'ambiance autour du film est bien rendue, point de bande musicale omniprésente gâchant le plaisir d'être dans un film et non une dans une salle de concert ! Les plans sont impeccables, pas de mouvements inutiles de la caméra. Jean Gabin, pareil à lui-même ! Imperturbable, flegmatique, froid, parfait. Lino Ventura joue bien le dur à cuir. Sa moue caractéristique quand il exprime une certaine perplexité ne change pas avec le temps. Beau plaidoyer contre la drogue ! à voir et à revoir sans modération !!!
Razzia est un polar qui nous fait visiter le milieu glauque du monde de la chnouff des années 50. L'interprétation est grandiose. Toute l'équipe de l'epoque est présente : de Gabin à Frankeur en passant par Ventura... Un régal. A voir et revoir.
Un film d'une autre époque ! Aujourd'hui dépassé ! Un scénario vide ! Sans force ! Sans originalité ! Insipide ! Ennuyeux ! Décevant ! Sans intérêt cinématographique !...
Classique bien ficelé, sans surprise mais accrocheur (3.25/4). Ce polar en noir et blanc suit les aventures de trois truands impliqués dans le trafic de drogue. Le Nantais (Jean Gabin), débarqué des Etats-Unis, est chargé de remettre sur pieds un réseau de vente de schnouf en France. Il est épaulé par le Catalan (Lino Ventura) et Bibi (Albert Rémi), deux hommes de main aux méthodes expéditives. Dès l'arrivée du Nantais sur le sol français celui-ci est pris en filature par la police qui ressert progressivement son étau autour des trafiquants. Ce film a sans doute un peu vieilli aujourd'hui mais cela lui confère à mes yeux un charme suranné très appréciable. D'abord il met en scène deux grandes pointures du cinéma français parfaitement à leur aise dans leur rôle de mafieux charismatique et plein d'allure. Le jeu de Gabin en truand paternaliste, intraitable mais juste est particulièrement convainquant. Un autre grand attrait du film est de plonger le spectateur dans les milieux interlopes du Paris des années 50. Certes les films contemporains sur le thème de la drogue sont à la fois plus explicites et émouvants mais les scènes de fumeries d'opium, de bars de prostituées, de boites gay et de coffee shop jettent une lumière surprenante sur les lieux de perdition de cette époque. Pour finir d'un point de vue technique le film est d'une facture classique accentuée par l'absence des couleurs, soignée et d'une grande qualité. Parmi les points négatifs il faut signaler que malgré une tension nerveuse indéniable par moment, le film offre peu de rebondissements, de suspense et d'émotions; on ne tombe pas vraiment de notre chaise lors du retournement de situation final. Bref ça se déguste plus comme un wisky de père de famille qu'un sex on the rock mais c'est aussi ce qui lui donne toute sa saveur.
Pas grand chose à retenir de ce film où tour est caricatura!.et tiré par les cheveux. Le jeu des acteurs est stéréotypé. je ne dirai pas qu'il a mal vieilli car on bon film ne prend pas de rides
Austère. Tout en intimidation. Avec son carton introductif prémonitoire sur une société d’aujourd’hui complètement gangrenée… Film noir de haute volée avec un Gabin toujours magistral.
La Razzia sur la Chnouf. Un film sorti en 1954. Une belle époque parisiènne. Il y a encore des voitures des années quarante dans les rues. Jean Gabin à 49 ans. S'il joue le flic ou le gangster, il y a peu de différences. Lino Ventura a 35 ans. C'est son second long métrage. Les deux acteurs ont joué dans Touchez pas au Grisbi la même année. Il y a aussi Magali Noël et Lila Kedrova. Une bonne ambiance parisiènne. Le Paris des clubs et des restaurants. Une bonne entrée en salle à l'époque.
Superbe polar , l'ambiance Paris by night des années 50 était formidable. Le rôle de Gabin lui va sur mesure... Ventura , Frankeur ... sont excellents.... Traffic de drogue , corruption, mensonge... Du grand cinéma