La fin m’a étonnée par sa brusquerie. Je pensais qu’il y avait une alliance secrète à découvrir. J’en conclus en fait que c’est avant tout une histoire d’amour qu’AH a voulu tourner. En prenant cette affaire d’espionnage comme prétexte. Et finalement c’est aussi bien. Un casting évidemment hautement séduisant et une intrigue à suspense qui nous retient. Le côté romantique est une plue valeur évidente.
Un maître du suspense tel que A. Hitchcock ne pouvait que bien s'accommoder du genre de l'espionnage, et le grand Alfred le traitera sérieusement dans ce film, proposant une intrigue tendue, qui réunit également un couple star : I. Bergman et C. Grant. Accompagné du grand C. Rains, le tout sur un scénario signé B. Hecht, tout ce petit monde se retrouva sur le projet grâce au prêt de Selznick au studio RKO (Selznick "prêtant" ses stars pour boucler le financement de son "Duel au soleil"). Histoire d'amour compliquée, à la fois de par son contexte tendu mais aussi par les rapports entre les deux protagonistes, le film est aussi un suspense implacable, construit autour de petits détails, qui offriront quelques frissons aux spectateurs. Si la mise en place est un peu longue, la suite est plus captivante, spoiler: avec une montée de suspense finale (ou plutôt une descente) absolument insoutenable . Du grand art encore par Sir Alfred, avec des stars convaincantes et une intrigue qui tient en haleine. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Un grand classique d'Hitchcock mêlant mélodrame sensuel et film d’espionnage au suspense allant crescendo, transcendé par sa mise en scène sublime, et illuminé par le couple mythique Ingrid Bergman/Cary Grant.
À l'image de ce plan final, toute la beauté des Enchainés tient à ce qui est implicite. Regards impénétrables, non-dits, sous-entendus, double-sens ; les meilleurs outils de l'espion deviennent les meilleures armes d'un film qui n'est jamais meilleur que dans son apparente sécheresse. Une attitude trompeuse, contredite par l'émotion qui se dégage d'un couple de cinéma comme on en voit peu. Tout ça pour dire que le film est d'abord une belle romance.
L'un est sous contrôle permanent, l'autre ne peut se contenir. L'association est logique, l'attirance irrépressible. Cary Grant fait passer beaucoup avec très peu, Ingrid Bergman ensorcelle naturellement la pellicule. On finit même pas ressentir un peu d'empathie pour l'ennemi, lui aussi amoureux mais manipulé. La rédemption ne sera jamais une option, mais fournir un cœur à l'adversaire fournit également un bon moyen pour faire grimper la tension.
Alfred Hitchcock n'étant pas surnommé le maître du suspense pour rien, il caractérise suffisamment ses personnages pour que leurs actions et tempéraments influencent directement l'intrigue. Couverture à tenir, rôle à interpréter sans fausse notes, mensonges, subtilisation ; le metteur en scène va beaucoup faire travailler le cardio. Montage au cordeau, travellings puissants, silences pesants ; c'est peu dire qu'on finit avec les mains accrochés aux accoudoirs.
Les Enchaînés gère ses tournants comme il emmène ses amoureux, avec délicatesse. Comme eux, on se laisse emporter dans un monde de l'espionnage qu'Hitchcock attaque à l'os. La morsure sur le genre fut si belle qu'elle influença un certain John Woo au moment d'attaquer le deuxième volet de la saga Mission : Impossible. Comme souvent, préférez le modèle à son épigone (qui fut défiguré en post-production).
Les Enchaînés est le film d’Alfred Hitchcock que préférait François Truffaut. Cela peut se comprendre car il peut être considéré comme une forme de quintessence de l’œuvre du cinéaste britannique : les acteurs sont parfaits avec en tête un couple mythique (Cary Grant-Ingrid Bergman), il n’y a rien à retirer dans le scénario, la réalisation d’Hitchcock est à son sommetspoiler: (la séquence du café et celle de la fin sont sublimes de maîtrise) avec des séquences inoubliablesspoiler: (la scène des baisers dont la multiplication permettait de contourner la censure, le travelling en plongée sur la clé…) et possède des images rappelant celles de ses précédentes œuvresspoiler: (il est inévitable de ne pas penser à Soupçons en voyant le verre de lait, qui sert cette fois à dessaouler, et dans la thématique de l’empoisonnement d’Alicia par son mari) … En outre, on peut signaler que le film offre une vision du film d’espionnage assez originale pour l’époque et totalement nouvelle dans la filmographie d’Hitchcock puisque ce genre n’est plus représenté comme une longue course poursuite mais plus comme une œuvre psychologique sans séquence d’action tout en restant passionnante de bout en bout. Ainsi, parmi la filmographie impressionnante d’Alfred Hitchcock, Les Enchaînés est une de ses plus belles perles à voir et à revoir indéfiniment.
Ce film noir entre thriller d'espionnage et drame sentimental suit le parcours d'une femme en quête de rédemption prise entre son amour inattendu pour un taiseux espion et sa nouvelle mission politique - quoi que cet aspect soit bien moins développé que les problématiques du cœur et des dissimulations inhérentes à sa situation. Portée par une Ingrid Bergman éperdue et un duo de mâles rivalisant de testostérones l'intrigue se révèle plaisante à suivre même si le sort des personnages n'entraîne guère d'émotion. De même bien que la réalisation soit soignée le bal des faux raccords gâche quelque peu l'effet général. Une œuvre agréable de Sir Alfred Hitchcock.
C'est avec l'enthousiasme le plus sauvage que je me suis précipité à la filmothèque pour voir en salle enfin ce joyau.. La restauration numérique est fabuleuse : le velouté de la peau et de l'éclairage très subtil vient avec finesse. Que dire de l'intrigue qui n'a pas déjà été dit ? Le scénario est un modèle, et l'arisassions est est un pur chef-d'œuvre… Quant aux interprètes Cary Grant et Inngrid Bergman... je suis amoureux des deux !
si l on ne devait voir qu un hitchcock, celui ci serait un bon choix . 2 des acteurs favotis du cineaste au sommet de leur art, un scénario impeccable et surtout une mise en scène d'une précision et d'une efficacité qui résiste au temps.
Les Enchaînés d’Alfred Hitchcock est un bijou de suspense, où l’infiltration d’un réseau nazi au Brésil devient le théâtre d’une tension croissante, parfaitement dosée. Hitchcock y déploie tout son art pour maintenir une atmosphère oppressante jusqu’à une fin brillante, d’une efficacité redoutable. Parallèlement, une histoire d’amour naît avec finesse entre Ingrid Bergman et Cary Grant, dont l’alchimie est irrésistible. Le mélange entre thriller politique et romance dramatique fonctionne à merveille, porté par une mise en scène élégante et des dialogues subtils. Les Enchaînés est un très bon Hitchcock, aussi captivant qu’émouvant, preuve de sa virtuosité narrative et visuelle.
Film attendu avec impatience (trop peut-être?), je n'ai pas su en apprécier toute la subtilité. Les acteurs sont certes exceptionnels, et les plans magnifiques. Mais l'histoire en elle même est classique. La fin (le sauvetage de Bergman) est presque risible. Avant la projection, un journaliste cinéma nous a décortiqué le film, mais difficile de retrouver tous les détails ensuite... En bref, j'ai la même déception que lors du visionnage de La nuit du chasseur. "Ah ouais, tout ça pour ça?"
Un bon Hitchcock qui reprend plusieurs thèmes chers au maître. C'est un film d'espionnage sur la psychologie des personnages, un peu à la manière de la première saison du bureau des légendes. En effet aucune action dans ce film mais juste des espions qui se posent des cas de conscience avec la très belle Ingrid Bergmann.
J’ai eu beaucoup de mal à suivre l’histoire. Je me suis sentie exterieure à l’intrigue. Seulement étonnée de voir tous ces baisers échangés par rapport à la date du film. Trop de paroles mais je suis passée à côté 2,4/5
C’est un film qui mêle la romance et l’espionnage que concocte avec savoir-faire le réalisateur Alfred Hitchcock retrouvant pour l’occasion le couple à l’écran Ingrid Bergman / Cary Grant dont l’alchimie à l’écran se fait beaucoup plus sentir d’autant plus que le cinéaste se fait plus discret dans sa réalisation demeurant ici au service de l’histoire.
J'avais oublié à quel point ce film était époustouflant, dans sa façon de se désintéresser complètement de l'intrigue pour décentrer le regard sur le personnage d'Ingrid Bergman dont la composition fascine par son rayonnement et sa sensualité. J'avais oublié cette scène du baiser et du téléphone qui par sa "trivialité" qui prends à contrepied les scènes classiques de baiser, les désacralisent pour mieux paradoxalement les intensifier par effet de contraste. J'ai trouve beaucoup de points communs avec Soupçons tourné 5 ans auparavant avec en lieu et place d'Ingrid Bergman, Joan Fontaine, et ou il est aussi question d'empoisonnement.
L’histoire des “Enchaînés” se déroule juste après la Seconde Guerre mondiale, lors du procès d’un nazi d’origine allemande jugé pour sa participation à un complot américain. Condamné à vingt ans de prison, il se donnera la mort en s’empoisonnant. Sa fille Alicia mène une vie débauchée, mais semble intéresser les services secrets américains qui la recrute pour infiltrer un groupe d’anciens nazis amis de son père. Eprise par l’homme qui lui propose cette mission, Alicia finit par accepter. “Les enchaînés” est une histoire d’amour finement mis en scène par Alfred Hitchcock sur un fond de film d’espionnage, avec de grands acteurs Cary Grant et Ingrid Bergman. Le cinéaste parvient à lier la légèreté des séquences avec celles aux tons plus graves avec une incroyable fluidité mais aussi avec une ambiguïté déconcertante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com