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riverainpsy
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5,0
Publiée le 8 mars 2022
Eastwood , en réalisant son premier western a réussi la synthèse du western de la grande tradition américaine ( individu et communauté, anarchie et civilisation , microscome social) , du western spaghetti ( baroque et esthétique ) tout en y mêlant une ambiance quasi fantastique , et en saupoudrant le tout de petites touches progressistes avec les personnages secondaires des Indiens , des Mexicains ou du nain . On y trouve les obsessions obscures du cinéaste pour la violence, le viol , la vengeance et ce côté anarchisant qui dynamite la bienséance, l'hypocrisie, la religion , la police, la justice, les notables . Une oeuvre importante dans l'histoire du genre et une oeuvre clé dans celle d'Eastwood . Indispensable .
Clint Eastwood commença sa carrière en tant que réalisateur dans les westerns traditionnels, tout en ayant déjà, une patte intéressante qui exploitera à l'avenir. Il s'inspire du génie et de son ami Sergio Leone dans la construction du récit et de son personnage principal. Certes, son histoire est assez simple et reste un western plutôt normal, mais quelques idées, rend ce film plus plaisant que d'habitude. Un bon western
Pour son second long-métrage en tant que réalisateur, Clint Eastwood signe un western brutal dans la droite lignée des œuvres de Sergio Leone. Il campe lui-même un homme taciturne venant en aide à des villageois persécutés par des bandits. A priori sans foi ni loi, ce loup solitaire sème autant la violence que l’espoir. L’ambiguïté de ce personnage, symptomatique de l’anti-héros, est renforcée lors de ses dernières paroles prononcées qui, selon les versions, laissent planer le doute entre une vengeance personnelle ou bien un fantôme destructeur. Bref, ce film, sorti en 1973, marque son époque par l’absence de morale et une vision misérabiliste de l’âme humaine.
Dès ses débuts de réalisateur, Clint Eastood a développé son style inimitable tout en sobriété et en fulgurance. Ce western néo-classique traite du thème de la vengeance dans un monde en devenir où la loi est encore souvent celle du plus fort. Eastwood traite avec grande originalité le thème souvent utilisé du justicier solitaire et mystérieux animé d'une froide vengeance. L'originalité provient surtout de la bande sonore et de l'intrigue dans lequel le héros n'est pas dépourvu d'imagination pour ridiculiser les méchants montrés comme des idiots, des lâches, des hypocrites bien pensant et sans conscience. Un film à voir même si l'histoire reste mince et ce malgré le dénouement final.
Dès sa deuxième réalisation, Clint Eastwood fait preuve d'un talent remarquable et d'une étonnante maturité professionnelle. Ainsi « L'homme des hautes plaines » est un western abouti, à l'atmosphère proche des œuvres de Sergio Leone mais qui passera pourtant à côté de son public lors de sa sortie cinéma en 1973. Le scénario, sombre et violent, reflète les obsessions et les thèmes chers à Clint Eastwood et en particulier celui de la vengeance. Il y incarne le rôle d'un cavalier solitaire qui prend une ville en otage pour assouvir cette mystérieuse vengeance. L'étranger, comme il se fait appeler, ne recule devant rien pour parvenir à ses fins allant même jusqu'à obliger les citoyens à peindre leur ville en rouge et la renommer « Hell ». L'atmosphère malsaine ainsi créée est encore accrue par la bassesse, la fourberie et la lâcheté des habitants tombés sous sa coupe, mais qui se révèlent fort peu fréquentables en réalité. Le rythme du film est volontairement très lent, contemplatif, mais ponctué de scènes d'extrême violence, parfois choquantes (la scène du viol). Pour autant je n'ai pas vu le temps passer et je me suis laissé transporter jusqu'à la toute fin du film qui révèle, enfin, les véritables motivations de cet anti-héros. Un film déjà génial qui préfigure une carrière hors du commun.
Intéressant, même si avant tout déroutant. Un scénario minimaliste dans lequel la tension monte peu à peu pour arriver au paroxysme que représente la "bataille" finale, si l'on peut qualifier cela de "fin"... puisque au final, le spectateur reste sur ses interrogations et ses doutes. Je mettrais plus volontiers deux étoiles et demie donc.
L'homme des hautes plaines fait partie des classiques du western de Clint Eastwood (largement influencé par Sergio Leone). Avec cet anti-heros au regard de braise, impassible, brutal, macho, mais droit et cherchant la justice à sa façon. Le scénario simple et efficace nous permet de comprendre les motivations du personnage qui nous est parfaitement inconnu. Nos questions restent en suspend jusque dans les derniers instants du film. Assez court, on ne s'ennuie jamais jusqu'au final super réussi et marquant. Film que j'ai vu de nombreuses fois et qui est assurément un immanquable pour tout amateur de western.
un bon film et un clint eastwood toujours aussi magistral dans le role d'un vilain cowboy odieux avec les gens d'une petite ville Evidement on comprend mieux à la fin le pourquoi de cette attitude si méchante et scinique , la réalisation n'est pas excellente mais l'histoire est penetrante,l'intrigue bien présente Ce western contient quelques defauts : bande son pas terrible , doublage des voix française assez moyen pour un western, une réalisation irrégiliere ,parfois incohérente mais un scénario béton grace à une histoire qui se passe à huis clos, concentrée dans un meme périmetre , pas de superbe plans de paysages typique des grands western L'homme des hautes plaines béneficie d'un bon scénario et un Eastwood impeccable dans son role
Deuxième film d'Eastwood comme metteur en scène et premier western, genre auquel il est alors fortement associé en tant qu'acteur. On retrouve évidemment de nombreuses traces de l'influence des deux réalisateurs qui ont fait de lui une star, Don Siegel à qui il emprunte un traitement cru et réaliste de la violence; et bien sûr Sergio Leone dont on retrouve içi le personnage caractéristique du mystérieux inconnu sans nom (et à la morale flexible) ainsi que certains codes de mise en scène telle une façon caractéristique d'étirer les scènes et les silences ou encore l'attention portée aux bruitages. Loin de la figure classique des groupes de colons courageux et solidaires que l'on retrouve dans tant de films du genre, Eastwood décrit une communauté rongée par la culpabilité d'avoir laissé lyncher un marshall par appât du gain ou par lâcheté. L'arrivée du personnage qu'il incarne et son comportement vont faire voler en éclat les apparences hypocrites qui maitiennent la cohésion sociale de cette petite ville. Le réalisateur se démarque néanmoins de ses mentors en greffant à son western un sous-texte fantastique à travers le personnage de l'homme sans nom. Apparaissant au début du film à l'horizon, il semble littéralement surgire d'un néant dans lequel il retourne à la fin, tout de noir vêtu, omniscient et infaillible, donnant l'impression de pouvoir apparaitre et disparaitre à l'envie et de pouvoir se dédoubler, le personnage prend peu à peu les atours d'un ange vengeur. D'autres éléments, comme la musique, la ville repeinte entièrement en rouge et rebatisée Hell ou le réglement de compte final au milieu des flammes renforçent cette impression. ATTENTION, film à voir impérativement en VO tant la VF est hallucinante d'incompétence et d'irrespect pour l'oeuvre. Ainsi, la VF de la séquence finale fait clairement dire à Eastwood qu'il est le frère du marshall alors que la VO fait comprendre par sous-entendu qu'il est le marshall. En voulant à tout prix rationaliser un récit conçu et pensé avec une dimension fantastique, cette VF est en contradiction totale avec le sens profond du film, la mise en scène d'Eastwood et le jeu des acteurs. Une hérésie complète!!!
L'un des classiques de Clint Eastwood. Ce film crépusculaire, apre et violent, est un grand western, ou la culpabilité et l'ambiguité sont les maitres mots. A travers un personnages inquiétant et frois, Eastwood fait monter une tension sans pareille à travers un mystère qui ne cesse de s'épaissir jusqu'à la révélation finale, impressionnante de maitrise. Quelques scènes sont restées cultes. Formidable.
Ce premier western réalisé par Clint Eastwood peut laisser perplexe. D’un côté, on trouve une ambiance onirique, quasi-surréaliste et très sombre qui montre le savoir-faire évident d’Eastwood derrière la caméra. Plans audacieux, emprunts, pastiches, recréations incarnent l’ambition du réalisateur. Le choix du sujet est, par ailleurs, audacieux. A mi-chemin entre le thème classique de la vengeance et son traitement à la limite du fantastique (c’est vraiment le cas dans la version originale), le film pousse à son extrême le caractère de ses personnages. La lâcheté des villageois est telle qu’on laisse à l’étranger faire tout et n’importe quoi jusqu’à la plus profonde des humiliations. Cette histoire de vengeance (forcément meurtrière) et d’humiliation dans un climat crépusculaire fait toute l’originalité de ce film inclassable qui ne ressemble que de façon lointaine à un western. Et son personnage principal laconique, pervers à bien des égards et violent, qui inspire une crainte étrange à tous ceux qui l’entourent, façonne un « type » qui dépasse les anti-héros des « westerns spaghettis ». Curieusement, l’ambition artistique se heurte ici au genre qu’elle entend enrichir. Car si le film ne manque pas d’atouts (réalisation, interprétation), il pèche par un scénario parfois trop démonstratif et un rythme trop lent. Cet autre côté peut décourager l’amateur du « western d’action » qui trouvera que l’ensemble manque de tension et de rebondissements. D’où cette sensation inévitable de se trouver face à un film étrange, posé entre le film d’auteur et le film de genre. On peut aussi bien comprendre l’enthousiasme qu’il suscite auprès de certains que les réserves qu’il peut soulever.
Pas le plus connu des westerns avec le mythique Clint Eastwood mais un des meilleurs. L'ambiance lugubre et fantastique qui s'en dégage est prenante. Une fois de plus, Eastwood incarne un cowboy taciturne, crasseux, cruel et d'une rare violence qui rappelle celui de la fameuse trilogie des dollars de Sergio Leone. Sauf qu'ici le personnage est beaucoup plus torturé et que sa motivation profonde n'est pas l'argent. On prend un malin plaisir à le voir tyranniser cette ville peuplée de personnages vils, cupides, lâches et hypocrites. A noter l'incroyable différence de sens entre la version originale et la version française, cette dernière dénaturant honteusement la conclusion du film, vous jugerez par vous-même. A voir et à revoir. Grande Clint!
Une vengance diablement orchéstré par un homme solitaire prêt à tout pour mettre ce village en face de ces actes hideux. Pour son 2ième film, Clint E. nous sert ici une très belle oeuvre simple (but, flingue, dialogue) mais drôlement efficace.
Eastwood se met en scène sur un rôle qui est sa franchise. Surtout dans ces années, un personnage caricatural mais qui sauve tout le monde dans cette ville isolée ... un peu lent, le début d un réalisateur, ce n est pas ce qu on voit de mieux en la matière en terme de scénario / dialogues et réalisation... mais bon c est un début...
Pour sa 2ème réalisation,Clint Eastwood signe un western moins conventionnel qu'il en a l'air.Sur une intrigue bateau,mais qui s'enrichit au fur et à mesure,jusqu'à une chute surprenante.Le maitre explore déja des thèmes qui vont lui devenir familiers:la vengeance,la mort,les secrets...Cet étranger bouleverse l'ordre établi d'une petite communauté,peu soudée et lache.L'aspect "revenu d'entre les morts"est très ambigu,et par conséquent très intéressant.La morale n'existe pas dans ce monde sans foi ni loi.En se méfiant de l'étranger,les habitants ont peur de leur propre ame.Pour un western,il y a donc de riches ambitions.Dommage que tout cela reste un peu plat à l'écran,et parfois peu précis.Mais pour les fans d'Eastwood(comme moi!),un western des plus intéressants.