Voici le temps des assassins
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62 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 mars 2008
A l'époque aussi les films pouvaient être très violent, non il n'est pas question de scènes dégoulinantes de ketchup, ici la violence est morale et détruit d'abord l'âme.
Daniele Delorme toute jeune joue déjà avec talent un rôle difficile, Gabin joue honnêtement, je n'avais pas trop aimé la fin avec une réaction de son personnage qui ne cadrait pas trop avec ce qu'il était, du moins il me semble.
bsalvert

524 abonnés 3 729 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juillet 2011
Certes il s'agit de Jean Gabin mais dans un film qui parait tellement éloigné dans le temps qu'on se sent exclus.
ronny1
ronny1

56 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2019
Après les errements du fantasmagorique « Marianne de ma jeunesse », le cinéaste revient dans la noirceur de son univers particulièrement pessimiste. Ainsi, « Le temps des assassins » est le deuxième grand film réalisé par Duvivier après guerre (l’autre étant « Panique » sortit en 1946). Dès le début, les Halles sont filmées de manière quasi documentaire, rendant bien l’atmosphère grouillante et les repas de l’aube qui conduisent au restaurant « Au rendez-vous des innocents », le bien nommé. Profondément misogyne, le scénario décrit une brochette de femmes odieuses, de la servante acariâtre à l’ingénue machiavélique en passant par les deux mères, l’une dictatoriale possessive et cruelle (qui se sert d’un fouet pour décapiter les poulets ou corriger ceux qui lui résistent), l’autre, ancienne prostituée, détruite par la drogue, vénale et prête à tout. Face à ce carré de monstres, un brillant chef au grand cœur et un jeune étudiant amoureux, honnête, dont la lucidité sera trop tardive. La mise en image d’Armand Thirard est comme d’habitude d’une précision et d’une justesse très supérieures aux standards de l’époque (réalisé en 1956, il semble appartenir au milieu de la décennie suivante), accompagnée par une formidable partition de Jean Wiener, au milieu de décors soignés. Toutes ces qualités techniques mettent en valeur un casting impeccable, dominé par le couple central Jean Gabin – Danièle Delorme (qui pensait qu’elle n’était pas capable d’exprimer la noirceur d’un tel rôle), jusque dans les personnages secondaires, avec d’une part les sympathiques travailleurs du marché et d’autre part les clients de Gabin, galerie de notables aux qualités morales discutables. Ces portraits donnent une respiration à la mise en scène tendue de Duvivier, rendant ainsi la fin mordante, au propre comme au figuré. Seul regret, la scène d’ « amour » entre Danièle Delorme et Gérard Blain, qui ne fonctionne pas, la faute à des dialogues mal ficelés, des acteurs qui jouent faux (normal pour elle, regrettable pour lui) et un script à l’envers. Cette scène qui ne fonctionne pas, l’une des plus importante du film, fait que le réalisateur passe tout près d’un chef d’œuvre. Une fois de plus. Néanmoins, tel quel, « Le temps des assassins » est un grand film mais aussi le chant du cygne du cinéaste car la suite de son œuvre n’offrira plus une telle qualité.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2024
Catherine, une jeune femme timide, se présente un jour chez un restaurateur réputé et prétend qu'elle vient d'enterrer sa mère, qui n'était autre que la femme du restaurant avant leur séparation il y a bien des années. La noirceur du film s’approfondit au fur et à mesure que Catherine se découvre telle qu'elle est. Ce terrible personnage n'est pas le seul à être antipathique : quel portrait de la mère du restaurateur ! La scène du fouet est inoubliable. Et que dire de la mère de Catherine ? Un monstre hideux déformé par la haine autant que par la drogue. Les actrices qui jouent ces vamps sont toutes talentueuses. Gabin quant à lui transpire d'une humanité bourrue avec une sincérité jamais démentie. Il lui en faut du temps, pour appréhender la situation. Le contraste avec les personnages féminins, saisissant, rend le récit captivant à suivre. La mise en scène est clairement à la hauteur. Seule critique que je ferais, le chien de Gérard ne me paraissait pas très féroce, cela est apparu à la fin. Mais tout le monde sait qu'il n'est pas aisé de filmer des animaux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 novembre 2010
Excellent film en effet, à l'exception de la fin, à la fois irréaliste et manichéenne. Manichéenne car la méchante, une méchante sans nuance et finalement sans humanité, un "monstre", est enfin punie, et tout le monde semble s'en réjouir ou y être indifférent, le bon Chapelain le premier, ce qui contredit le portrait de l'homme tel qu'on l'a vu tout le long du film. Irréaliste surtout, car avec ce chien humanisé, poursuivant et réussissant la vengeance de son maître (c'est lui qui égorge la coupable !) on glisse dans le fantastique, un fantastique sans aucune cohérence avec le reste du film. Sans cette faute de goût assez grave, le film aurait pu être un chef d'oeuvre. Quel dommage !!
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2015
Un film noir de Duvivier à l’ambiance lourde, situé dans l'atmosphère nocturne des halles de Paris, qui montre jusqu'où peut aller le machiavélisme dû à la misère… Dommage que le scénario soit assez improbable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
très bon film, bons acteurs, julien duvivier est vraiment un de ces cinéastes cultes du cinéma français. Je pense qu'il mérite amplement + sa place d'excellent metteurs en scène que jean renoir par exemple. De plus, ce film porte un message. Le seul défaut que je pourrai lui reprocher est de finir d'une manière assez optimiste, étant donné le titre, il aurait été préfèrable que le film se termine par le triomphe du mal contre le bien. Mais bon, ça n'empêche pas ce film d'être très bien
pierrre s.

561 abonnés 3 435 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2017
Un film noir très noir, où Jean Gabin met de côté son personnage d'homme fort et intouchable. Il campe avec conviction un restaurateur connu et apprécié qui tombe dans le piège d'une femme fatale.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 novembre 2016
Juste énorme.
démodé ok, mais revenir dans un contexte sociale un peu différent, mon connecté avec plus de meurs permet une mise en évidence d'un sujet toujours d'actualité.

la morale ( spoiler: qui n'est pas dite explicitement dans le film
) est cool.
C'est machiavélique, sournois, jouissif...... ça donne des envies de bas instincts aussi sournois, malhonnêtes, dégradants, mensongés, en se disant " spoiler: c'est mérité pour la Catherine.....
"

Je suis juste un gros fan, merci Arte de l'avoir fait découvrir à des gens de ma génération.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2020
l y a de bons vieux films français qui tiennent la route. C'est le cas de ceux de Duvivier (La Belle Equipe, Pépé le Moko, La Fin du Jour...).
Voici le Temps des Assassins (1956, vod Lacinetek) décrit le monde disparu des Halles, son agitation, son mélange ces belles Halles de Baltard que mon grand-père René Dardy me décrivait souvent, lui qui comme Gérard Blain dans le film fut étudiant le jour et fort des Halles la nuit (mais dans les années 1920).
Gabin bien contrôlé par le metteur en scène joue de façon convaincante le chef d'un grand restaurant. Gabin fait partie des acteurs qui peuvent être raisonnablement bons quand ils sont tenus la bride ultra-courte sinon ils cabotinent abominablement et ridiculisent le cinéma français.
Mais ce qui emporte le film est le rôle de la candide fleur de province Catherine qui se révèle vite plus retorse que le pire escroc parisien que tient Danièle Delorme avec une pudeur et un brio qu'on a oubliés mais qui constituaient l'extraordinaire qualité de cette actrice discrète et pourtant d'une très grande présence.
L'intrigue est un peu tirée par les cheveux ce que lui reprochera la Nouvelle Vague, quitte à piétiner ensuite cet étrange besoin de réalisme, alors que le côté bizarre des scènes finales de chaque acte ajoute plutôt du piment à ce film pas très classique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 février 2011
Cela commence comme un reportage sur les halles d'autrefois. Des parisiens typiques et un peu caricaturaux (le restaurateur, l'étudiant en médecine, le politique.... Et puis ELLE arrive, l'innocente , la modeste...et tout bascule. La violence, la haine, sans excuse socio culturelle. Le mal à ll'état pur, mis à nu sans explication, sans remède. Sociologues! passez! vous ne pouvez rien comprendre à ce film!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2009
Du grand et du généreux Gabin qui sait manier les gamelles dans une tragique histoire d'amour bien ficelée dont la fin est surprenante, le tout dans une atmosphère en noir et blanc style Julien Duvivier : on en redemande.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mai 2007
Peut-être pas un chef d'oeuvre mais un excellent film de Jean Gabin dont le talent n'est plus à prouver.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 31 décembre 2016
"Voici le temps des assassins"...?! eh bien pardonnez-moi mais il y a tromperie sur la marchandise, car dans le genre polar assassin ou meurtrier (?) on reste sur sa faim. On a en effet rarement vu aussi mollasson et même la fin déçoit lorsqu'on croit que le film va enfin... se réveiller et sortir par la même occasion le spectateur de sa torpeur.

Gabin et Delorme ne sont d'ailleurs pas au mieux, malgré leur bonne volonté, la faute à ce scénario endormi qui s'étire avec naïveté et cette réalisation en demi-teinte, cette maladresse à tous les étages pour décrire et amener le "complot" qui s'ourdit devant nos yeux déjà mi-clos.

Etonnant de se rater comme ça mais on se consolera comme on peut avec par exemple ces vues des Halles quand les Halles étaient encore les Halles ! quel bazar c'était, bon sang de bonsoir ! Et puis Gabin est toujours en train de faire à bouffer dans son maudit restau : il m'a filé la dalle l'animal !
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 octobre 2016
J'ai beaucoup de mal à comprendre comment ce film peut être aussi bien noté. Le scénario ne fait pas preuve d'une grande originalité, les personnages ne font pas dans la dentelle et sont très caricaturaux et l'histoire met un certain temps à démarrer. De plus à aucun moment le personnage de Danièle Delorme est crédible et elle n'est absolument pas convaincante; de ce fait, on a beaucoup de difficulté à croire à cette histoire, déjà peu vraisemblable.
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