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Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2011
J'aime bien ce film pour plusieurs raisons: son ambiance glauque, la volonté d'explorer la face sombre et cachée du personnage de façon sobre,voire abrupte. Et enfin les acteurs, que je trouve convaincants. Un bon film.
Excellent thriller haletant et angoissant. CE a l'art de faire monter la tension jusqu'à des limites extrêmes lorsque les crimes sexuels deviennent une affaire personnelle. Je regrette simplement qu'il utilise la même ficelle que pour "créance de sang" en faisant du tueur une ancienne connaissance à lui.
La première partie joue sur l'ambiguïté du personnage joué par Clint Eastwood, flic solide et père sérieux, attachant, qui pour les besoin d'une enquête se retrouve à arpenter les bordels de la Nouvelle Orléans, où il succombe aux mœurs légères et aux pratiques parfois border line. Ce n'est pas un travail d'immersion, plutôt les failles d'un homme. Le problème, c'est que le tueur qu'il traque a peut-être les mêmes failles, d'où l'ambiguïté. Est-ce vraiment un genre nouveau dans ce début des années 80 pour Clint, le côté sulfureux apparait précédemment dans Sudden Impact, mais on peut aussi remonter plus loin, avec les proies de Don Siegel. Ici, la vie nocturne, la nudité y est montré sans pudeur et on se demande jusqu'où ce flic va plonger. La seconde partie est plus classique, on se focalise moins sur les mœurs mais plus sur l'enquête, contre pied à l'inspecteur Harry, puisque ici, le flic est résolu à résoudre son affaire sans éclat de bravoure ni bravades encres ses supérieurs. L'ensemble est assez cohérant, contre pied également des nouveaux films d'actions qui fleurissent dans ses années là. Eastwood joue la carte du classique car, comme un bon film noir, c'est indémodable; la preuve c'est que ce film n'a pas trop mal vieilli.
Un film policier à l'atmosphère sombre et glauque. Clint Eastwood joue un inspecteur tourmenté par ses fantasmes, qui fréquente des prostituées , et qui mène l'enquête sur des crimes qui semblent liés à lui. Le suspense tient la route et Eastwood est excellent dans un rôle un peu inhabituel.
Un bon petit polar 80's qui n'est officiellement pas signé par C. Eastwood mais en regardant de plus près, il porte tout de même sa marque à plusieurs reprises. Le scénario est signé par R. Tuggle qui avait auparavant signé celui de "L'évadé d'Alcatraz" de D. Siegel et si son nom apparaît à ce poste au final, c'est uniquement pour des raisons contractuels qui il est de notoriété publique que Eastwood le remplaça très vite peu après le début des prises de vue. Au final, nous avons un pur thriller psychologique, tendu et poisseux, dans les bas-fonds de la Nouvelle-Orléans, illustré par une musique jazzy de circonstance. L'intrigue est bien développée malgré un rythme un peu lent, le héros est suffisamment défaillant pour nous accrocher et suffisamment malin pour terminer son enquête et Eastwood sort même une prestation de très bonne facture. Le casting est peuplé d'acteurs peu connus du grand public mais ça se laisse voir tranquillement, grâce à quelques séquences bien découpées et à un final bien tendu. C'est donc un bon petit polar, une oeuvre un peu mineure dans la filmo de l'acteur mais c'est tout de même à voir grâce à quelques bonnes idées de scénario bien exploitées. D'autres critiques sur
S’il y a bien un réalisateur dont l'ambiguïté est un des thèmes dominants, c’est bien Clint Eastwood ! La Corde raide est une des œuvres où celle-ci est le plus présente. En effet, si le film est officiellement réalisé par Richard Tuggle, on peut très facilement imaginer (ce qui a été corroboré par l’équipe du film) que le véritable maître d’œuvre de ce film est bien son acteur principal par son statut de producteur (par l’intermédiaire de Malpaso Pictures), par la présence d’Alison Eastwood, par la photographie de Bruce Surtees, par le montage de Joel Cox (deux de ses collaborateurs réguliers), par sa musique jazz (qui marque l’apparition de Lennie Niehaus dans l’univers eastwoodien) et par le personnage de flic interprété par lui. Dans La Corde raide, ce rôle est aussi trouble que celui d’Harry Callahan mais dans un autre sens. En effet, Wes Block est moins adepte de la justice expéditive que son homologue de San Francisco mais est adepte de pratiques sexuelles déviantes et du milieu de la prostitutionspoiler: (il est d’ailleurs reconnu par certaines personnes qu’il interroge) depuis le départ de sa femme (celui-ci l’a fragilisé à l’inverse de l’inspecteur Harry dont le décès de sa femme semble l’avoir insensibilisé) . C’est cet aspect trouble qui est au centre du filmspoiler: puisque c’est celui-ci qui le met en parallèle avec le tueur, au point de faire douter Block sur son lien avec celui-ci (la cravate). Il est d’ailleurs un peu regrettable que dès la première séquence le visage du tueur soit montré, ce qui empêche le spectateur de se demander si Block n’est pas lui-même le tueur, malgré le raccord effectué entre leurs deux chaussures . Cette thématique permet de donner plus de force à une intrigue policière rondement menée mais qui aurait pu être assez classique sinon. Ainsi, La Corde raide, qu’on la considère réalisé par Richard Tuggle ou non, fait partie des meilleures œuvres d’Eastwood en tant qu’acteur et peut être, par son ambiance trouble, mis au côté de Sudden Impact : Le Retour de l’inspecteur Harry sorti l’année précédente.
La Corde raide (1984) est sans nul doute l’un des films les plus sombre de la filmographie de Clint Eastwood. Scénarisé et réalisé par Richard Tuggle (le scénariste de L'Evadé d'Alcatraz - 1979), où il nous emmène dans les bas fonds de la New Orléans où un maniaque assassine des prostituées. Clint Eastwood incarne ici un inspecteur très particulier, l’un de ses rôles les plus noir, un flic qui côtoie des prostituées le soir venu et qui, manque de chance pour lui, se font assassiner par le serial killer. On en vient même à se demander si ce ne serait pas lui le coupable. Un polar très sombre et ambiguë, qui nous tient en haleine du début à la fin et où Clint Eastwood surprend dans ce rôle à contre emploi (grand amateur de jeux sado-maso !!). A noter dans la distribution, la participation d’une certaine Alison Eastwood (très jeune à l’époque puisqu’elle incarne sa propre fille !).
Pour faire simple, je n'ai rien aimé. Le personnage principal est à la recherche d'un tueur de filles du soir dont une bonne partie a donné ses faveurs au perso principal. Tantôt le tueur a mangé un café, puis a croqué dans un brownie... C'est chiant comme la pluie. Dans le même genre, j'ai de loin préféré "Piège en eaux troubles" avec Bruce Willis qui est une copie quasi conforme niveau scénario.
Si on enlève New Orleans et Clint Eastwood, il ne reste pas grand chose de ce film et on a l'impression de voir un long épisode de Starsky et Hutch sans Uggy les bons tuyaux. Un "sous inspecteur Harry" en quelque sorte... très bof bof.
La corde raide est le prototype du film efficace, haletant, sans vrai temps mort. Réalisé par un inconnu (Richard Tuggle), le film a vraiment la marque de Clint Eastwood, par son scénario plus que par sa mise en scène très ou trop classique. Comme dans ses films antérieurs ou postérieurs, mais ici plus nettement, le fort côté masochisme du personnage est très présent, voire même outré de par l'aspect sexuel en évidence (ses relations avec les putes) et la culpabilité de l'inspecteur qui projette ses problèmes familiaux sur une improbable auto accusation des meurtres. Clint Esatwood réalisateur aurait donné plus de fluidité à la mise en scène et un choix de plans plus judicieux. La Nouvelle Orléans, glauque et crépusculaire, est très bien représentée et les filles (surtout les deux blondes) ont de gros et de beaux nibards. Les scènes de fin sont assez trépidantes et s'enchaînent cette fois avec fluidité . Un bon film de genre, très film du samedi soir drive in avec pop corn dans une main et fille de l'autre qui pousserait de petits cris d'orfraies à la vision du tueur dont on voir d'ailleurs très peu le visage. A noter aussi, un des premiers films où on observe le travail de la police scientifique.
Réalisé dans la période où Clint Eastwood enchaînait les rôles de flics expéditifs et flingueurs, La corde raide mélange l'ambiance noire des bas-fonds de La Nouvelle-Orléans, une réalisation haletante ainsi qu'un questionnement dérangeant sur les rapports sexe / pouvoir / argent, le tout mettant en scène des personnages très ambivalents. Si le suspense et l'habileté de la mise en scène représentent la principale force du film, le scénario peut parfois paraître prévisible. De plus, l'ensemble est très marqué années 80, ce qui confère certes un certain charme, mais souffre surtout beaucoup plus que d'autres d'avoir fortement vieilli.
Un bon policier qui vous tient en haleine jusqu'à la délivrance;qui nous emmène dans les bas-fonds de New Orleans. Pas beaucoup d'action mais une véritable enquête policière ou le coupable est traqué pas à pas; ces traces analysées scrupuleusement pour finir par une fin beaucoup plus active que le reste. Les acteurs sont vraiment bons, avec bien sûr Clint étincelant, qui n'aura pas de punchline macho ou autre. A voir par les amateurs de film policier et les fans du grand Eastwodd, bien entendu.
Réalisé officiellement par Richard Tuggle mais officieusement à 90% par le grand Clint, on ressent bien que « La Corde raide » a été tourné dans la période « gros dur » d'Eastwood, à l'image de ces premiers échanges musclés face à une excellente Geneviève Bujold. Oui mais voilà : c'est un peu plus compliqué que cela. Car Clint a beau être ici un homme, un vrai, il s'avère très perturbé question sexe, tendance sado-maso. Au point d'ailleurs que l'intrigue, qui porte sur un assassin de femmes, vient à semer le doute quant à la responsabilité du héros dans cette affaire (enfin, pas trop quand même). C'est en conséquent son image qu'Eastwood casse (un peu) ici, donnant à son personnage une ambiguïté qu'on lui connaissait pas. Le reste est classique, mais fort bien fait et tendu du début jusqu'à la fin, ce qui n'empêche pas quelques parenthèses plus légères assez réussies d'ailleurs. Le résultat n'est pas éblouissant, mais « La Corde raide » est un bon film, solide et un peu plus complexe que les polars habituels de son auteur : très fréquentable tout cela.
Un excellent polar , à l'atmosphère noire à souhait. Des personnages à double personnalité, étranges. Eastwood est formidable et tient là un de ses plus beaux rôles, tout en subtlitié, sombre , obscur. L'intrigue est bonne , haletante, s'est étouffant. Une vraie réussite de mise en scène aussi. Une qualité d'image aussi remarquable.
Au milieu de sa période d'acteur/réalisateur alternant les hauts et les bas se trouve ce sombre polar où Eastwood reste seulement acteur et producteur laissant la réalisation à un certain Tuggle. Celle-ci est une réussite grâce à l'atmosphère puante, les images sombres, la tension permanente et le personnage interprété par Eastwood d'une grande humanité face à un pervers bien dingue. Effectivement pas un chef d'oeuvre mais le film fut une réussite assez méritée lors de sa sortie. A voir dans la filmographie de Clint.