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cris11
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4,0
Publiée le 17 novembre 2011
Ce polar est à la fois dur, glauque et froid. Il parvient même à glacer le sang sur certaines scènes. Clint Eastwood est absolument impecable. Le gros point fort du film reste cette ambiance à la fois oppressante et malsaine qui s'intensifie au fur et à mesure que le film avance. Ce que je regrette un peu, c'est le scénario qui parfois ne sort pas vraiment de l'ordinaire. Mais ça reste un très bon film.
La corde raide, c'est surtout intéressant pour voir Clint Eastwood casser un peu son image en jouant un inspecteur bien moins vertueux que Harry Callahan (non pas que ce dernier soit un modèle de vertu, d'ailleurs). Un policier qui fait face à un tueur de prostituées, et découvre qu'il partage les mêmes pratiques sexuelles... Il fallait oser aller jusque-là dans la similarité entre policier et assassin. De plus, il semble se créer une sorte de rapprochement entre les deux personnages, le tueur engageant un jeu du chat et de la souris assez prenant avec notre inspecteur. Il est intéressant aussi de s'attarder sur les personnages féminins, qui semblent aider Clint à rester du bon côté, malgré ses faiblesses. Il y a bien sûr ses deux filles, qu'il doit élever seul, avec les difficultés que l'on imagine. Il y a aussi une militante féministe, très bien interprétée par Geneviève Bujold, qui lutte contre le même problème avec des moyens différents. Nous avons donc un scénario assez bien construit, original et équilibré. La mise en scène, par contre, a un peu de mal à se montrer digne de ce récit. Le suspens fonctionne dans l'ensemble, mais on reste dans un procédé assez académique. Il aurait sans doute été plus efficace de confier la mise en scène à Clint lui-même plutôt qu'à l'inconnu Richard Tuggle. Mais bon, Clint est bien devant la caméra, et propose un personnage assez inhabituel qui vaut à lui seul le déplacement.
Un bon polar utilisant les décors moites de la Nouvelle Orléans autour d'une affaire de sérial-killer. Plongée assez troublante dans les tréfonds de l'ambiguité de l'âme humaine car le flic incarné par Eastwood, fréquente les mêmes lieux que le tueur, à savoir des lieux assez olé-olé. Aussi angoissant que traversé par des notes d'humour typiquement eastwoodien.
Richard Tuggle, scénariste de "L'évadé d'Alcatraz", rédige et réalise ce film en retrouvant Clint Eastwood dans le rôle titre. Clint Eastwood était alors réputé à l'époque pour incarner l'inspecteur Harry Callahan, un policier impitoyable qui use de son revolver avec facilité et entrain sur les criminels et qui surtout n'a aucune vie de famille. Ce film présente l'acteur sous un tout autre angle. Le personnage qu'il incarne est divorcé et a deux superbes petites filles qui l'adorent et qu'il adore. Clint Eastwood incarne encore une fois un inspecteur de police nommé Wes Block qui travaille sur les meurtres sexuels et qui le conduisent donc à fréquenter le milieu de la nuit. Ce qui est intéressant, c'est de voir le protagoniste empreint à des pulsions sadomasochistes comme le meurtrier qu'il poursuit. Le film est un thriller qui ressemble à beaucoup d'autres, une enquête, des meurtres mais il est totalement original dans l'optique que le personnage de Clint Eastwood est constamment menacé par le meurtrier. Thriller horrifique ce qui est rare dans la carrière de Clint Eastwood, le long-métrage est un modèle de film à suspense et étrangement n'est pas très violent, le réalisateur ne se complaît pas dans la violence gratuite, il ne l'utilise que lorsque c'est nécessaire c'est-à-dire uniquement lorsque le meurtrier, Block et la femme incarnée par Geneviève Bujold sont attaqués autrement pour les multiples autres meurtres, Richard Tuggle se contente de montrer un homme avec un masque et laisse deviner au spectateur ce qui va se produire. A noter que Eastwood, producteur du film impose sa fille Alison Eastwood pour interpréter sa fille et le résultat de leur relation n'en est que plus vraie que nature. Le film dispose d'un scénario bien ficelé, riche et dense et offre un final d'anthologie dans le sens où l'affrontement entre le meurtrier et le protagoniste est vraiment impitoyable. Au final, le long-métrage remplit son contrat de façon plus qu'honorable, Eastwood brille par son interprétation d'homme torturé et protecteur. Un bon fim!
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3,0
Publiée le 20 février 2012
Clint Eastwood bien moins intelligent qu'une femme ? Voilà qui peut sembler provocant! Polar morbide, "La corde raide" l'est bien davantage! Harry le puritain s'y mètamorphose en un flic à l'âme pas très nette, agitèe par de sombres remous! L'intrigue est sulfureuse à souhait: dans le quartier chaud de la Nouvelle-Orlèans, un homme assassine des prostituèes singulièrement celles qui se sont fait une spècialitè des pratiques sadomasochistes! Ce milieu, l'inspecteur Block (Eastwood) le connaît d'autant mieux qu'il le frèquente assidûment pour des raisons très extra-professionnelles! Et cela, le tueur le sait parfaitement! il en joue et sème alors le trouble dans l'esprit du flic acharnè à sa perte! Evoluant sur "la corde raide" de ses fantasmes, l'inspecteur Block n'aurait-il pas basculè du mauvais côtè ? Comme pour mieux crèer le doute, Clint prête sa voix au tueur dans la première sèquence du film! Si le personnage est des plus ambigus, une chose est sûre: Block n'est en aucun cas le double de Harry Callahan! Eastwood est très clair sur ce point! il se contente de faire son boulot, c'est un policier normal! il n'a pas de conflit avec ses supèrieurs, mais plutôt avec lui-même, dans sa vie personnelle, ses relations avec sa famille, son ex-femme, ses relations avec les femmes en gènèral dont Geneviève Bujold! On notera que Clint confie le rôle de Wes Block, à sa propre fille, Alison! Violent et passionnant...
Ce que je garde en avant de cette corde raide c'est la fin, une course poursuite à pied assez mémorable qui est pas loin de rappeler celle des Rivières pourpres, là aussi on y entend que les pas, il n'y à pas de musique rien, que le son. Bon au bout d'un moment dans La Corde raide elle une musique apparait quand même. Pour le reste l'histoire est noir elle colle bien à la peau, un type pas net qui joue avec les pulsions de Clint.
Un film de commande produit à la chaîne avec un scénario écrit sur un coin de table..... l'intérêt du film se situe uniquement dans la présence de Clint Eastwood et Geneviève Bujold, le reste étant anecdotique. L'intrigue est téléphonée et tout est vite oublié....
Un remarquable film policier lugubre, dans lequel Clint Eastwood incarne une nouvelle fois un flic, mais prend tout de même ses distances avec son célèbre rôle de l'inspecteur Harry.
La Corde raide, est un thriller dès plus classique, qui reprend de manière conventionnelle et sans grande originalité les codes de ce genre. Reste aux spectateurs la présence de Clint.
Depuis son retour à Hollywood en 1966, Clint Eastwood a solidement solidifié sa position d’acteur majeur et imposé sa réputation de réalisateur compétent. Quasiment tous les films auquel son nom a été associé ont été bénéficiaires. Inutile de préciser que les producteurs sont très friands de celui qui n’est pourtant pas encore vraiment reconnu au sein d’un univers critique qui lui reproche la radicalité de ses scénarios jugés pour beaucoup conservateurs voire réactionnaires. Des films comme « Breezy », « Bronco Billy » ou encore « Honkytonk man » n’ont pas été jugés comme des gages suffisants. Eastwood vient juste de mettre en scène la quatrième enquête de l’Inspecteur Harry quand il s’intéresse à un synopsis rédigé par Richard Tuggle qu’il connaît bien pour l’avoir côtoyé récemment sur « L’évadé d’Alcatraz » de son ami et mentor Don Siegel. Le sujet plutôt trouble montrant un flic à la personnalité plus qu’ambiguë motive fortement Eastwood trop content de pouvoir espérer enfin infléchir son image de macho marmoréen en incarnant Wes Block un flic confronté à sa part intime la plus sombre quand il doit enquêter sur un serial killer qui semble prendre un malin plaisir à mettre ses pas dans les siens dans les quartiers « chauds » de la Nouvelle-Orléans. Il est proposé à Richard Tuggle d’effectuer sa première mise en scène mais il semble qu’Eastwood ait pris la main sur le film assez rapidement, laissant malgré tout Richard Tuggle crédité à la réalisation. Le scénario de Tuggle prend à rebours les codes déjà bien établis de la franchise « Dirty Harry » en exposant un Wes Block divorcé en échec sentimental là où Harry Callahan est veuf. De même Callahan est une force qui va sans se poser de questions quand Wes Block vacille sur ses bases un peu à l’image d’un Sean Connery à contre-emploi dans le formidable « The Offence » (1972) de Sydney Lumet, incarnant un flic spoiler: en perte de repères qui finit par se confondre avec les criminels qu’il pourchasse dans une cité ouvrière anglaise déprimante. Mais si le sergent Johnson (Sean Connery) est seul face à ses démons, le scénario de « La corde raide » va opportunément lancer une bouée de sauvetage à Block via la Présidente d’une association d’aide aux femmes en détresse interprétée par une Genevieve Bujold affichant encore une fois ce mélange si détonnant entre candeur et froide détermination.
L’actrice déjà très expérimentée est en osmose parfaite avec un Clint Eastwood lui aussi très convaincant en flic pas très loin de toucher le fond. A leurs côtés la jeune Alison Eastwood effectue à 13 ans des débuts très prometteurs qui ne seront malheureusement pas complétement confirmés. Secondé par son chef opérateur Bruce Surtees, Eastwood profite du carnaval de la Nouvelle-Orléans pour additionner avec les marionnettes géantes entreposées dans un hangar une dimension baroque à cette traque pour le moins éprouvante mais très efficacement menée. Les efforts de Clint Eastwood seront récompensés qui en sus d’un très gros succès au box-office verra « La corde raide » salué par la critique et notamment par le redouté Roger Ebert dont on sait qu’il n’était particulièrement adepte du film de genre et notamment de celui proposé par Eastwood.
Encore un rôle de flic bourru et autoritaire campé par Clint Eastwood dans ce film policier trop ronronnant pour réellement captiver d’autant plus que l’intrigue, certes correctement ficelée ne fait pas non plus dans l’originalité.
Clint et le monde de la nuit. Après quelques désaccords avec le réalisateur Richard Tuggle et bien que celui possède son nom en tant que réalisateur, il s'agit bien de Clint Eastwood lui-meme qui a pris les commandes de ce polar sombre et un poil torturé. Pour bien distinguer la série Calahan de ce film, Eastwood a par ailleurs demandé à ce que l'action qui devait se dérouler à San Francisco, se déroule en Nouvelle-Orléans. Clint Eastwood aborde ici un coté sombre de sa personnalité. Un père de deux filles séparé de sa femme qui les a abandonné tous les trois qui lutte contre ses instincts les plus vils, ses penchants pour les prostituées et son abandon dans la luxure. Clint Eastwood n'est jamais aussi bon que quand il apparait en père de famille et ses scènes avec sa vraie fille, la (aujourd'hui magnifique) belle Alison Eastwood, apparaissent comme étant les plus réussies, les plus belles et les plus émouvantes. Le film n'échappe pas au célèbre plan d'ouverture aérien survolant le fleuve et les ponts de la ville et plonge le spectateur dans un film noir, assez violent et impressionant. La réalisation n'échappe pas à quelques clichés comme les pas du tueurs dans les pas de sa future victime ou le visage de l'assassin plongé dans l'ombre alors que la ruelle est pourtant éclairée. Certains passages apparaissent comme étant un peu too much mais inévitables du genre mais l'atmosphère est assez prenante durant 1h50. Les scènes sombres s'enchainent avec les scènes familiales et Clint Eastwood excelle dans le role très ambigue de son personnage tourmenté. Eastwood s'attache au réalisme et au quotidien de ses personnages et ne manque jamais de parsemer le film de touches d'humour bien senties comme sa petite fille qui lui demande "C'est quoi bander ?". Entendre Eastwood parler de maman Ours ou des abeilles est jubilatoire. Les seconds roles sont excellents, l'intrigue tient bien la route et La Corde Raide reste un bon polar, pas inoubliable mais rondement mené.
Je croyais en lisant le synopsis que l'on aurait des doutes quant à la culpabilité de l'inspecteur. Mais le sujet n'est exploité que très superficiellement, voire pas du tout en ce qui me concerne, du coup, le film devient un polar très classique, avec le tueur qui s'en prend à ses proches, l'histoire sentimentale qu'on voit venir à des kilomètres, etc .... Sinon, l'inspecteur aime certaines pratiques et les prostituées, et so what ? Sa femme l'a plaqué et il a le droit d'avoir ses goûts, il ne fait de tort à personne. Et c'est sans le moindre intérêt pour moi qui ai essayé de visionner l'inspecteur Harry, mais quel ennui, j'ai vite abandonné. Je dis ceci à cause des internautes qui disent qu'il casse son image. Enfin, tout n'est pas à jeter dans la carrière d'Eastwood, j'ai dû voir deux ou trois bons films, l'évadé d'Alcatraz était bien. Bref, moi je trouve que cet acteur est surestimé, et en tant que réalisateur, itou. Car, à part Mystic River, qui était très bien, j'ai dû en voir deux ou trois autres, que je n'ai pas aimés.