Sans retour
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onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2026
La touche de Walter Hill, malaisante, et lorgnant toujours sur un cinéma à la Peckinpah transpire littéralement dans ce film. Le Bayou, est un acteur du film au même titre de ces acteurs bien réels, et s'enfoncer dans ces eaux boueuses poussent les hommes à une hystérie. Le monde moderne, avec des soldats de pacotilles, face à une réalité bien plus féroce. Le film est poisseux, on ne s'attache pas aux protagonistes, on se dit, qu'ils ont ce qu'ils méritent, tellement ils sont antipathiques, bêtes et arrogants d'ignorance, Même Fred Ward que l'on adore, dépeint ici, un sacré connard, excusez moi pour le terme. Le film devient donc un survival viscéral, où chaque décision pousse les hommes à s'enfoncer dans ce marais, où les arbres ont l'air de ce refermer sur eux, où chaque élément de la nature les enferme dans leur médiocrité. Jusqu'au moment, où, les rescapés de ce jeu de massacre arrive dans une communauté, où, la musique emplit le baraquement, où les pas de danse frappent le sol comme des percussions, et au lieu d'être soulagé, l'ambiance devient encore plus glauque, le danger n'est pas écarté, on sent que le point de bascule n'est pas loin, la boue, les cris, l'entre soit devient suffocant et enfin, on sent que ce voyage est un voyage sans retour.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2026
Comment reprocher des personnages stéréotypés (d'autant que certains gardes présentent des traits nuancés) à un récit qui souhaite justement dénoncer la brutalité, la suffisance, la bêtise de militaires inconséquents, irrespectueux, irascibles!? Par sa mise en scène habile, l'atmosphère glisse d'une quiétude naturelle à un décor menaçant avant de nous immiscer dans la culture cajun pour exprimer clairement de qui vient la violence (innée?). A travers cette possible allégorie du Vietnam est dénoncée la vision fallacieuse d'une masculinité virulente, confondant héroïsme et courage, paranoïa et prudence, justice et aveuglement (usage si pertinent d'un ironique ralenti!). Un survival nerveux fort bien maîtrisé.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2025
Lors d’un exercice militaire dans les marécages de la Louisiane, 9 membres de la garde nationale empruntent des barques aux cajuns. Suite à un malheureux concours de circonstance, ils vont se retrouver malgré-eux au coeur d’une effroyable traque…

Après son immersion au coeur d’une jungle urbaine désenchantée (Les Guerriers de la nuit - 1979), c’est dans les bayous de la Louisiane que l’on retrouve Walter Hill, à travers un thriller âpre, brutal et viscéral, qui pourrait être vu comme une allégorie de la guerre du Viêt Nam.

Sans retour (1981) est un survival âpre dans la lignée de La Proie nue (1966) de Cornel Wilde ou du cultissime Délivrance (1972) de John Boorman. On se retrouve pieds et poings liés avec des soldats réservistes inexpérimentés pour ce type de mission et pris en chasse par une bande de rednecks fantomatiques et déterminés (des locaux sanguinaires et sans remords).

La mise en scène au cordeau nous tient en haleine tout au long du film et notamment, jusqu’à la dernière demi-heure (dans le village), particulièrement haletante, grâce à un sens précis du montage.

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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2025
Ressortie en salle de " sans retour" (1981) considéré comme un des titres majeurs de la filmographie de Walter Hill.

La filmographie du cinéaste fait aujourd'hui l'objet d'une reconsidération, grâce notamment au courant cinephilique à l'origine de l'étiquette du " nouvel hollywood".

Pourtant, lors de sa période créative la plus dense ( celle des années 1980 surtout), Hill fut considéré avec une certaine condescendance de la part de la critique.

Après la ressortie de " The driver" il y a une année ( selon moi avec " les guerriers de la nuit" ses deux meilleures réussites), il est ( selon moi) intéressant de revisiter ce film de " survie" que l'on peut aussi cataloguer dans le sous genre du film de guerre qu'est le film de patrouille.

Un groupe de réservistes de l'armée américaine sont en manœuvre chez les cajuns dans les bayous de Louisiane.

Par delà le premièr niveau de lecture ( celui de la confrontation tragique entre deux groupes qu'on peut voir comme deux clans ancestraux ), on peut aussi distinguer une illustration de ce que représente en psychologie le "cycle de violence".

Alimenté par un acte fondateur parfois minime, le cycle de violence se perpétue par le désir de vengeance.

" Sans retour" nous montre le paradoxe de ce qu'il représente. Montant en intensité de façon graduelle, il faut pour sortir de ses développements ultimes : tuer ou être tué.

D'où, par conséquent, l'intérêt de la Loi et du respect mutuel afin de promouvoir un autre cycle vertueux, celui de la paix.

La guerre du Vietnam a pris fin il y a six ans, lorsque " sans retour" sort sur les écrans. On ne peut se garder de penser qu'il représente ou fait office d'avertissement pour le futur, en rappelant une règle immuable des relations humaines.

Faisant parfois penser à " Délivrance" le chef d'oeuvre de John Boorman, sans atteindre ( et de loin) ni son niveau de maitrise, ni son intensité émotionnelle, " Sans retour", malgré ses défauts mérite le coup d'oeil.

La dernière demi-heure est ( selon moi) sans doute la meilleure et rompt de façon subtile, une petite monotonie que le scénario avait fini par installer.
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2025
Sympathique film, mais qui ne méritait peut-être pas de ressortir en salle, on est quand même très loin du niveau de Délivrance, notamment dans la caractérisation des personnages. Cependant, il y a une certaine ambiance, notamment via la musique, qui en fait un film intéressant.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2025
Excellent film. Tout d'abord l'immersion est superbe, on est plongé au fin fond des bayous de Louisiane dans une ambiance pesante en raison de "l'ennemi" (si on se place du point de vue du groupe de militaire que l'on suit) qui bien que présent du début à la fin n'est quasiment jamais montré.
Le scénario est top, on est tenu en haleine tout du long et chaque soldat composant ce petit groupe apporte quelque chose.
Les acteurs sont eux aussi très convaincants.
J'ai trouvé la fin particulièrement bien trouvé, alors qu'on a passé la plupart du film dans les bayous silencieux, on se retrouve dans une fête on ne peut plus bruyante avec toujours ce même suspens qui arrive ici à son apothéose.
Je conseille ce film. J'avais vu Driver du même réalisateur, c'était un autre registre, mais tout aussi plaisant.
LeFrancTireur
LeFrancTireur

3 abonnés 68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2025
un film dur avec des hommes des vrais (pas ceux nourris au Soja) qui raconte une guerre ou plutôt une guérilla entre des acadiens (cajuns) de Louisiane et des soldats de la Garde Nationale Américaine. On s'attache aux personnage qui ont chacun leur personnalité. Les scènes d'actions succèdent aux scène de rire notamment avec le monologue de Keith Carradine à propos du temps que l'état major va mettre pour venir les sauver. Sans oublier la musique des frères Balfa Brothers qui sont de vrais chanteurs cajuns de Louisiane. D'ailleurs en VOST les acadiens parlent français enfin ils parlent le cajun mais on comprend quelques mots par-ci par-là. Un film à ne pas rater.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2025
On frôle le fantastique, on risque l’angoisse, on s’attend à … et puis pas grand-chose quand la tension générée par la promesse d’un scénario fait flop dans les marais de Louisiane. Là où une escouade de militaires américains, en manœuvre, sombre petit à petit dans les pièges de quelques autochtones, invisibles mais prévisibles. Walter Hill sublime l’action dans le bayou au décor de circonstance, mais ne l’utilise absolument pas dans ce qu’il possède de démoniaque, dantesque, apocalyptique . Quand ils ne s’entretuent pas , les soldats plongent la tête la première dans les pièges et puis repartent pour de nouvelles aventures. La tension à peine montée, retombe dans un classique cérémonial de survie. C’est bien filmé, l’interprétation suit , un brin caricaturale parfois, relayée par la musique de Ry Cooder totalement dans l’ambiance. Quand aux chants cajuns, je ne vous dis que ça ! AVIS BONUS Plusieurs intervenants ( réalisateur, comédien ... ) permettent de bien cerner les intentions premières
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2024
Histoire originale climat claustrophobe et angoissant. Tout ce qu'il faut pour que ce soit un bon film
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2022
Walter Hill surprend tout le monde avec « Sans Retour », un film empli d’une tension sans répit. Ce groupe de militaires en exercice d’entraînement va être plongé dans une véritable mission survie en plein cœur des marécages. Cette forêt qui pousse les pieds dans l’eau empreigne une ambiance moite très délétère pour cette bande de bidasses. La bande son folk country est vraiment très agréable et colle bien à l’environnement du film. Walter Hill laissera planer la raison de l’hostilité de ce groupe d’hommes jusqu’à la fin. Pas de temps mort, le stress est permanent. « Sans retour » m’a beaucoup fait penser à « Délivrance » de John Boorman, bien que le film de Walter Hill soit tout de même de moins facture. Un très bon moment de cinéma tout de même.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2022
Depuis son échec commercial en salles, « Southern Comfort » semble être allègrement tombé dans l’oubli. Et pourtant, il est largement situé dans le haut du panier de la filmographie inégale de Walter Hill. On y suit une escouade de la Garde Nationale, en mission de reconnaissance dans le bayou de Louisiane. Mais suite à une provocation, la mission va rapidement déraper. Et nos soldats vont se retrouver traqués par des autochtones expéditifs, dans ce milieu particulièrement hostile, avec des balles à blanc pour (presque) seule défense. Autrement dit, il s’agit d’une sorte de mélange entre « Deliverance » et « Predator ». Sauf que dans « Predator », nos héros était un commando d’élite surentraîné à la camaraderie soudée. C’est ici tout le contraire. Nos protagonistes sont de vrais pieds nickelés arrogants, enchaînant les bêtises et les décisions stupides ou hâtives. D’autant plus qu’ils sont pour la plupart citadins, peu habitués au bayou, et pas vraiment amis. Bref, ils auraient pu constituer d’excellents méchants si on inversait le récit en le plaçant du point de vue des locaux ! Mais c’est justement ce qui intéresse Walter Hill. La majeure partie du film met la traque au second plan, faisant à peine apparaître les Cajuns qui chassent les soldats. Le réalisateur préfère dresser un portrait pessimiste de la bêtise humaine, à travers cette équipe de bras cassés qui va peu à peu se dissoudre. On peut aussi y voir une évidente allégorie du Vietnam, d’autant plus que l’intrigue se déroule en 1973. Un portrait soutenu par des acteurs avouons-le très inégaux. Mais heureusement, quelques « gueules » réhaussent l’ensemble, telles que Powers Boothe, Keith Carrradine, Peter Coyote, Fred Ward, ou Brion James. Un œil avisé reconnaîtra également, derrière une grosse moustache, Sonny Landham, l’un des membres du commando de « Predator » ! Sans compter un tournage dans le bayou, qui renforce considérablement l’atmosphère hostile du film. On peut imaginer qu’un tel tournage ne fut pas facile à gérer (impossible de placer des marques au sol pour les acteurs quand ils ont les pieds dans l’eau…). Walter Hill n’y va pas non plus de main morte avec certaines morts visuelles. Et il livre un tout dernier acte étonnant au regard de ce qui précède, mais tendu à souhait et très bien géré. « Southern Comfort » est ainsi une jolie surprise, et un survival de très bonne tenue.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2022
Invité à la cinémathèque de Paris pour une rétrospective qui lui est dédiée, Walter Hill surprend par sa grande humilité. Au cours de cette rencontre, le réalisateur âgé de 82 ans se confie sur sa méthode de travail, qu'on pourrait résumer avec la maxime "show, don't tell". Rien d'intellectuel à la conception de ses films à priori, la plupart furent déconsidérés à leur sortie, nombre d'entre-eux sont maintenant chéris comme de vrais trésors (Driver, Les Guerriers de la nuit). Réalisateur, producteur, scénariste ; Hill est la personnification d'un artisan droit, appliqué et versatile. Règle d'or : ne garder que l'essentiel. 1h40, c'est le grand max chez lui.

À bien des égards, ce parcours résonne avec celui de John Carpenter, même si le papa de Michael Myers demeure plus populaire. Quand Hill imaginait un New York déchiré par ses Warriors en 1980, Carpenter expédiait en 1981 son solide Snake Plissken dans la même ville réinventée en prison. Le hasard fera bien les choses jusqu'au bout puisque les deux brulots seront érigés au rang de cultes. Un an plus tard, Big John mettra au monde son plus grand film, The Thing, survival enneigé confrontant ses personnages à une entité extra-terrestre hostile capable de prendre l'apparence de n'importe qui. Devinez qui en fera autant ? Une année plus tôt, Walter Hill perdait un bataillon de la garde nationale pris en chasse par des culs-terreux dans un bayou en Louisiane. Malgré la différence d'environnement, Sans retour partage ce goût pour la mise en (mauvaise) situation et le brouillage des repères, aussi bien géographique (les inserts parsemant la marche renforcent l'aspect labyrinthique du marais) que psychologique. On va nous faire déguster ? Oui, en même temps il y a à boire et à manger.

Le geste est anthropologique. Mettez les hommes en situation de vulnérabilité et regardez comment ils réagissent. Chez Carpenter, on débusquait le racisme derrière la traque à l'alien (= étranger, en français). Hill gratte une plaie encore mal cicatrisée, la guerre du Vietnam. Plus que l'erreur de cette guerre, le cinéaste renvoie l'horreur de certaines actions américaines à la face de son spectateur. La critique du "tirez d'abord, réfléchissez ensuite", personnifié avec le personnage de Reece, est limpide. Cependant, l'idée est d'aller plus loin que ça. Passé le briefing d'entrée, les 9 soldats vont cumuler toute sorte d'erreurs : jugements hâtifs, arrogance mal placée, réflexes bourrins. Un enfer pour eux, une vraie aubaine pour titiller notre cadran moral. D'autant que les personnages se révèlent petit à petit, ce qui ne facilitera pas la tâche pour soutenir ou condamner. Sans retour nous laisse seuls juges face aux actes et pensées de la petite troupe (aucune musique pour aiguiller), alors que les pertes et moments de flottements déchirent l'unité.

Les plus grands survivals obéissent à une inexorable montée en tension, paroxystique dans son dernier acte (cf Predator, Apocalypto...The Thing). Walter Hill ne déroge pas à la règle avec un épilogue jouant à merveille des contradictions pour travailler votre cardio. La métaphore du conflit armé persiste à filer, cette fois sur le terrain du stress post-traumatique. Ce qui augmente davantage l'angoisse d'un dénouement sinistre, puisque tout devient possible donc potentiellement tragique. On reconnaît le flair de Hill jusque dans le choix d'un casting de gueules pareilles. Powers Boothe, Keith Carradine, Fred Ward ou Brion James sont aussi crédibles dans les rôles d'antagonistes que de compagnons, d'où la facilité à se laisser embarquer avec eux. Le spectateur est lentement relâché de cette expérience, il est par contre fort probable qu'elle le marque durablement.

Coïncidence miraculeuse, il n'y a jamais eu de compétitions entre Walter Hill et son collègue John Carpenter. Les deux artistes ont juste développé les mêmes angoisses et en ont fait des films. L'un comme l'autre ne se font pas beaucoup d'illusions quant au genre humain. Ils n'ont pas eu forcément le succès qu'ils méritaient à l'instant T, il n'empêche que le cinéma américain leur doit une fière chandelle. Un p'tit dernier point commun pour la route.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 avril 2021
J'ai enduré ce film l'autre soir et l'expérience était inutile c'est vraiment un de ces films que j'aurais dû manquer. Une escouade de guerriers du week-end se rend dans le bayou pour effectuer leur exercice de routine. Lorsqu'ils se rendent compte qu'ils ont fait fausse route ils volent quelques canoës aux Cajuns locaux. Alors que les soldats s'éloignent du rivage dans le marais les Cajuns reviennent et l'un des idiots en vert tire sur eux avec son fusil automatique en guise de plaisanterie. C'est clairement une très mauvaise copie de Délivrance. Sans retour est tout simplement ridicule à tous les niveaux...
ItSupergreen Avis
ItSupergreen Avis

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2020
Southern Comfort (Sans retour) – 1981 de Walter Hill

Retrouvez les sensations du Marais des morts du Seigneur des Anneaux et Keith Carradine dans l’univers pesant et déboussolant de Southern Comfort.

Un groupe de la garde nationale de Louisiane participe à un exercice militaire dans un bayou. Désirant couper court à l’exercice, les soldats volent des embarcations et provoquent leurs propriétaires. Ces derniers entament une chasse à l’homme et tentent de les éliminer jusqu’aux derniers.

Comment les éléments du film s’assemblent-ils ?
Le film a une forme générale assez simple : d’un point A à un point B, les protagonistes devront survivre. Les héros sont facilement reconnaissables dès le début et les autres protagonistes occupent un rôle défini. Le scénario s’apparente à un voyage durant lequel les différentes personnalités évoluent et impactent l’histoire.

On relève, sans être exhaustif, les principes de progression suivants : une amitié croissante et la montée en pouvoir du héros, la mort du seul militaire expérimenté plongeant le reste de l’équipe dans une phase de survie, les faiblesses psychologiques de certains et un ennemi impitoyable et inconnu (tant pour les protagonistes que pour le spectateur) qui agressera sans relâche nos volontaires.

Il s’agit d’une forme unie avec une progression logique et des éléments qui occupent une fonction propre dans l’intrigue (par exemple : munis de munitions à blanc les membres du groupe sont confrontés à des locaux armés de balles réelles. Ces éléments amènent la tension dans le film et mettent en scène son aspect survie).

Et son histoire ?
Une bonne intrigue globale et une forme narrative bien ficelée : Le setup est placé d’entrée de jeu et s’emballe très vite. Sans surprise, les deux héros survivent et les autres sont tués, tout comme les « méchants ».
Restant, selon moi, dans la droite ligne du cinéma classique, on se doute du climax final, la survie des héros jusqu’à l’arrivée des renforts (trop tard, évidemment).

Le scénario se présente dans un ordre chronologique classique (pas de flashback ou de flashforward), les causes à effets sont claires et le réalisateur laisse peu d’ouverture sur les possibilités scénaristiques (les méchants meurent et les soldats tués par les locaux sont montrés au spectateur même s’ils ne sont pas à la vue des autres soldats. De même, le dernier plan se termine sur l’étoile de l’US Army, qui laisse le spectateur déduire que nos deux héros sont sauvés).
Petit bémol, peut-être, sur la psychologie des personnages qui compte tenu d’un scénario original, aurait pu être plus approfondi.

Sa mise en scène :
Sans rentrer dans les détails, la mise en scène est intéressante. Le spectateur perçoit une atmosphère oppressante en découvrant les personnages immergés dans le bayou qui perdent toute notion de progression et se retrouvent désorientés. Les méchants sont habillés de couleurs vives, ce qui permet de ne pas perdre le fil de l’action. Ces derniers parlent une langue proche du français mais on ne comprend pas bien ce qu’ils disent. Cela donne un aspect déroutant à leur rôle et remet en question les actions des soldats (est-ce un problème d’incompréhension entre des cultures différentes ? Les soldats agressent-ils des locaux innocents ?).

Utilisation de techniques particulières ?
Dans l’ensemble, les techniques de cinéma utilisées le sont de manière adéquate. Quelques plans vus du ciel auraient pu renforcer l’aspect labyrinthique et immense du bayou. Par contre, le plan de fin sur l’étoile de l’US Army et l’utilisation du motion blur n’apportent pas grand-chose à la scène.

L’assemblage des plans
Enfin, concernant le montage continu, les plans se suivent et sont bien imbriqués. Les personnages sont facilement identifiables et le spectateur n’est pas perdu lors des scènes de dialogue ou d’action. Le montage est bien réalisé même s’il n’est pas dominant au point d’enrichir le film (comme un Hitchcock pourrait le faire par exemple).
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2020
Des soldats de la Garde Nationale de Louisiane, en patrouille dans les bayous, vont vivre un vèritable cauchemar èveillè! Ils devront se faire à l'idèe qu'ils iront à la flotte et qu'elle sera glacèe! S'il n'y avait que ça [...] Remplissez vos gourdes à la citerne du coin et prèparez votre poncho, ce voyage au bout de l'enfer est angoissant à souhait! Où cela nous mène t-il ? Dans les marais sauvages avec une patrouille pris en chasse par les habitants hostiles et sans pitiè! A ce coup de force scènaristique, filmè remarquablement, on mesure toute la peur et la violence qui s'en dégagent! Un casting qui a de la gueule (Carradine, Boothe, Ward, Coyote...tous parfaits) et des paysages à tomber! De loin le meilleur film de Walter Hill qui a su donner aux marais ce petit quelque chose d'oppressant qui fait toute la diffèrence! Les amateurs seront servis...
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