Autour d’un Dewaere prodigieux, Corneau tisse les fils d’une intrigue qui bien que déprimante nous entraîne avec maestria dans les bas-fonds des cœurs déchirés. Quand Franck rencontre Mona, ça fait tilt ; Pour eux le monde s’arrête de tourner, laissant au réalisateur le soin d’en imaginer la suite. Et le monde se remet à fonctionner, à leur façon, à la fois triste et fabuleux. Le film noir, par excellence… Les bonus Une rencontre passionnante avec Corneau ( il parle très bien du cinéma) et l'hommage de la profession à Patrick Dewaere
Yes ! Super film ! Un Patrick Dewaere génial, libre et naturel, beaucoup d'humour noire. Ce film fait un peu penser à Buffalo 66' c'est vraiment rafraichissant, par contre l'atmosphère et les décors son frigorifiant (au bout de 30 min j'ai du me mettre un gilet). "Va te faire enfiler chez les grecs trou du cul sans fesse" et d'autres répliques sympa à ne pas rater. Le livre doit vraiment être sympa. Dans le top 20 du cinéma français pour moi. A voir par curiosité mais surtout pour Patrick Dewaere.
Un film qui porte bien son nom. Difficile d'avoir une ambiance plus "noire" que dans "Série Noire". Tout est gris, sale, moche, triste et déprimant. On a pour seul décor la banlieue parisienne, avec ses immeubles en construction et ses terrains vagues boueux, les personnages sont tous des loosers finis, des rebuts de la société profondément antipathiques. Alain Corneau signe ici son film le plus intense et offre à Dewaere son plus beau rôle. Série Noire n'est ni plus ni moins qu'un pur chef d'oeuvre du cinéma français comme qu'il en existe peu.
Série noire est un long-métrage tantôt déprimant, tantôt amusant, mais toujours passionnant. Récit d’une descente aux enfers aussi vertigineuse qu’absurde, il laisse le spectateur sans voix. Dewaere, à consommer sans modération !
"Série Noire" aurait très bien pu s'intituler "Vie de Merde". Patrick Dewaere campe un Franck Poupart qui affabule, hurle, gesticule comme pour combler l'énorme vide de son existence engluée dans une réalité désenchantée. Alain Corneau signe ici un film magistralement nauséeux, un classique du film noir français à tendance réaliste.
La première image de "Série noire" annonce tout le reste du film sans un seul mot. On y voit une voiture garée sur un terrain vague, sorte de no man's land où se détachent quelques immeubles HLM dans le fond. Patrick Dewaere arrive, et se met à jouer au jazzman et au cowboy sur fond de "Moonlight Fiesta" par Duke Ellington. Un personnage solitaire qui va refuser de s'enfoncer dans la boue de sa réalité. Bien entendu, il ne pourra pas changer son destin, il restera prisonnier de ses rêves. Mais il luttera, et nous embarquera avec lui dans sa folle tentative. Une danse absurde mais pourtant très touchante. Alain Corneau choisit intelligemment de ne pas lâcher son personnage de Frank Poupart, et de laisser libre son formidable interprète, l'inoubliable Patrick Dewaere. Il réalise ici une prestation tout simplement monstrueuse. Les mots manquent pour exprimer à quel point l'acteur se donne corps et âme, se sacrifie pour le rôle. Peut-on encore appeler ça du "jeu"? On a l'impression qu'il serait capable de réellement mourir devant la caméra. J'ai rarement vécu ce genre d'impression. Un Dewaere complètement fou donc, qui en vient presque à faire oublier la mise en scène, voire les autres acteurs, pourtant très bons. Corneau cherche à faire oublier sa caméra, mais son travail de cadrage est néanmoins très réussi, je pense entre autre à l'utilisation de l'espace, qui enferme les personnages, jouant avec les différences intérieur-extérieur. Mais dans l'ensemble, donc, Corneau cherche à faire oublier la caméra pour donner à Dewaere une liberté d'expression, qu'il exploite à merveille. Vu comme ça, on pourrait croire que le film tend à être déprimant. Pas tout à fait, selon moi. Bien sûr, on sent que le personnage ne pourra tout à fait vaincre la réalité, mais le film refuse de se présenter comme naturaliste. Série noire cherche à créer le décalage, avec les folies de Dewaere bien sûr, mais aussi avec l'utilisation de la musique et des dialogues. La musique me semble être un personnage à part entière : jazz ou chansons françaises, souvent écoutées directement via une radio, créent un contraste avec la réalité des personnages. Ce parallèle atteindra bien sûr son paroxysme lors d'une scène mémorable ( spoiler: lorsque Frank récite des paroles rêveuses juste avant de commettre un meurtre ). Les dialogues sont un autre atout incontestable de ce long-métrage. L'écrivain Georges Perec a réussi admirablement à créer le décalage par la force du langage. Jouant avec les mots, l'argot, la contrepèterie, les anglicisme entre autres, il donne une dimension presque surréaliste au personnage de Poupart, qui contraste magistralement avec la réalité du monde autour de lui. Et bien entendu, Dewaere semble être le seul à pouvoir faire claquer ce genre de réplique. On a l'impression de toujours revenir à l'acteur. C'est bien lui qui porte tout le film sur ses épaules. Voilà peut être comment conclure sur ce film : un one-man-show vers l'enfer.
Patrick Dewaere crève l'écran y est complètement fantasque, à l'excès d'ailleurs, son jeu peu fatiguer à la longue. "Série noire" est un classique qui permet de découvrir une toute jeune Marie Trintignant.
Franck Poupart, VRP, arpente la banlieue pour vendre ses articles à de pauvres gens. Lui-même un peu en marge, va sombrer lentement dans la violence et l’exclusion après la rencontre d’une jeune fille intrigante. Tout le film est centré sur la spirale infernale dans laquelle s’est mis le personnage central et va le conduire à la marginalisation la plus extrème. Qui mieux dans la seconde moitié des années 70 pour porté le rôle de cet écorché vif, sombre, limite mythomane, imprévisible et fougueux que le grandiose Patrick Deweare. Il est habité par le rôle, çà en est saisissant. Il marqua le cinéma français durablement par ses interprétations toujours très incarnées… Mais voilà, çà ne dura qu’une petite poignée d’année… Bien dommage… Depardieu pris le relais, un pis aller. Malgré quelques longueurs, ce film est aussi une véritable photographie de son époque : musique, ambiance banlieue, les logements, tenues vestimentaires… Une plongée dans la petite classe moyenne de cette époque… Des souvenirs… Dans ce film, il y a la jeune Marie Trintignant et la mère de Clovis Cornillac… pour l’anecdote
Un polar très seventies d'une noirceur terrible et d'un glauque à déprimer le plus enthousiaste des spectateurs ! A réserver aux fans d'un Dewaere habité et possédé par son rôle !!!
Série noire, comme son nom l'indique, tape fort dans le genre dépressif. Le personnage de Patrick Dewaere (Poupart), sombre mythomonane, se perd dans la spirale infernale qu'il a mise en marche. Au final, on en ressort bouleversé et déprimé tant l'atmosphère sordide est contagieuse. Un des rôle les plus marquants de Dewaere.
Alain Corneau est un grand réalisateur parce qu'il tape là où ça fait mal. Il ne contourne pas le sujet, il fonce dedans (comme dans Nocturne Indien). Dix ans auparavant, c'était série noire. Le scénario est plus que correct. Un représentant prénommé Frank (Patrick Dewaere) complètement pommé qui travaille dans une société gérée par Staplin (Bernard Blier) est au bord du gouffre. Un jour, il sonne chez une vieille dame, et rencontre une "pauvre adolescente" (Marie Trintignant), c'est à ce moment que les personnages vont apprendre leurs mal-êtres. Corneau laisse au spectateur le soin de réfléchir sur la situation des personnages, et détériore leur quotidien à petit feu. Du grand cinéma.
Film assez noir, désespéré et désespérant montrant la descente aux enfers d'un type un peu psychotique évoluant dans un environement personnel et urbain un glauque. la première partie est un peu pénible par ses longueurs, mais se révèle utile pour expliquer la suite quand tout s'accélère et échappe au contrôle d'un Franck à la fois machiavélique, violent et tendre. Dewaere est éblouissant, Blier excellent.... mais Marie Trintignant m'a semblé un peu en deça.On l'exusera eut égard à son âge à l'époque.... et on ne peut que faire un lien virtuel entre ce film et son destin.