Un classique au charme un peu désuet du film de cape et d’épée qui mêle action et humour, mené avec panache par Jean Marais et le facétieux Bourvil. 2,75
Deuxième du box-office français de 1960, « Le Bossu » est un classique de cape et d’épée avec Jean Marais et Bourvil. Quelque peu désuet aujourd’hui, le film d’André Hunebelle reste toutefois un respectable divertissant et plaira à tous ceux que le "cinéma de papa" ne rebute pas.
André Hunebelle nous offre cette excellente version du Bossu pleine de brio et d’humour dans laquelle Jean Marais s’impose dans un rôle habituel de chevalier secondé par un fabuleux Bourvil lui aussi dans un rôle habituel de valet à tout faire, sans oublier François Chaumette dans un rôle de méchant également habituel pour lui.
Film qui relanca le genre de cape et d épée, ce bossu d André Hunebelle est l une des adaptations les plus connues du roman. Le vieillit mais reste d un bon niveau. Bourvil excellent dans son rôle semble beaucoup s amuser Jean Marais n est pas tres bon dans le rôle de Lagardère, mais l opposé fait un bossu extraordinaire.
Le bossu, c'est un film très polissé sorti en 1959, en pleine période de la nouvelle vague. Un dernier film du style des années cinquante. Un beau budget, de grands décors et de beaux costumes. La septième version du roman sorti en 1857. Beaucoup de figurants. Le film de capes et d'épées avec Jean Marais. Avec l'humoriste Bourvil. De grandes scènes très bien tournées. De belles tournurent de phrases et des habits bien propres. Il y a aussi l'actrice allemande Sabine Sesselmann, avec un accent français parfait.
"Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi!". J'ai vu la version de Philippe De Broca, qui est son Remake, avant celui-ci, je me suis fais la comparaison mais le film d'André Hunebelle a des qualités et je trouve qu'il vieillit plutôt bien. Le duc de Nevers, tué dans un complot, confie dans ses derniers souffles à Lagardère de s'occuper de sa fille Aurore et le chevalier lui jure de le venger. Lagardère et son valet réussissent à échapper les hommes du traître pour l'Espagne, eduque Aurore et prépare une combine en se deguisant en bossu pour que la vérité éclate. J'ai trouvé que la mise en scène posséde une belle photographie et les décors et costumes refléte bien l'époque médiévale du genre cape et d'épée. Le scénario est astucieux offrant une histoire distrayante et plaisante à suivre. Il offre un double rôle à Jean Marais bondissant en Lagardère et le rôle du bossu maquillé et méconnaissable avec un immense talent. Bourvil, à ses côtés, amène de la fantaisie avec sa maladresse au grand cœur comme il affectionne. Un bon divertissement d'une autre époque.
Du cinéma populaire d'André Hunebelle, on se souvient évidemment de la trilogie Fantomas, multi-rediffusée. Et si ses OSS 117 sont largement oubliés aujourd'hui, ses films de cape & d'épée restent une valeur sûr des programmations TV. Alors que le genre a (malheureusement) plus ou moins disparu du cinéma français à partir des années 70. Parmi les fleurons du genre, cette première adaptation en couleurs du roman "Le Bossu". Le chevalier de Lagardère ne peut empêcher le meurtre du Duc de Nevers, commis lâchement par son infâme cousin Gonzague. Lagardère parvient à fuir en sauvant Aurore, le bébé caché du Duc, et jure de revenir pour venger ce dernier. "Le Bossu" cuvée 1959 a le mérite de proposer du spectacle. Avec de nombreux croisements de fers, portés par un Jean Marais plein de panache et d'énergie. La reconstitution d'époque se veut par ailleurs faste. Entre les décors, l'utilisation du château de Pierrefonds et d'autres extérieurs avec du cachet, ou les costumes. Par contre, un oeil avisé repèrera une énormité : lorsque Aurore repère le Bossu au marché, une figurante passe ostensiblement quelques secondes à l'écran, y compris au premier plan, avec... une paire de lunettes de soleil ! Vu d'aujourd'hui, "Le Bossu" affiche tout de même quelques tares. Le simplisme de certains pans de l'intrigue, des invraisemblances (comment Lagardère a-t-il appris la botte de Nevers ?), ou des éléments importants délaissés par la mise en scène (le sort de Peyrolles). La plus évidente étant l'amourette malaisante entre Aurore, et son tuteur qui doit avoir au moins 25 ans de plus qu'elle. Mais en terme de divertissement, il fonctionne toujours bien. L'humour apporté par le valet, incarné par Bourvil, offre de la légèreté. Les dialogues sont parfois bien amusants. Et les antagonistes sont simples, mais fêlons et efficaces. A noter d'ailleurs un petit rôle tenu par Guy Delorme, qui allait ensuite devenir un incontournable des rôles de méchant du cinéma de cape et d'épée. Et puis il faut souligner le grimage de Jean Marais en bossu très laid, un maquillage bien réussi pour l'époque, et assez rare pour une star cinégénique comme Jean Marais.
S’il possède un charme certain parce que suranné, attaché aux bons mots prononcés entre deux duels à l’épée dans une vieille France faisant rêver les monarchistes, Le Bossu retranscrit spoiler: la vengeance de ses personnages principaux sans intelligence particulière, qu’elle soit narrative – les ellipses, brutales, ne révèlent aucune évolution implicite de figurines que l’on augmente de perruques et de costumes – ou esthétique, d’autant que la mise en scène laisse particulièrement à désirer… Le montage juxtapose simplement, des recadrages s’effectuent dans une précipitation supposée, les mouvements de caméra demeurent sommaires et ne tendent jamais vers une beauté, celle des lieux historiques, celle d’une époque, celle de comédiens qui adoptent des poses prévisibles. On préférera, et de loin, la saga Angélique réalisée par Bernard Borderie.
André Hunebelle n'a décidément pour lui que sa faculté à reconstituer, par les décors et les costumes, le faste de l'époque de l'Ancien Régime.. La pauvreté de sa mise en scène n'est pas faite pour surprendre et se manifeste tout au long du film. Son adaptation du roman de Paul Féval témoigne d'une totale absence d'inspiration, de personnalité, et d'une lecture primaire. Le non-dit, l'ellipse, Hunebelle ne connait pas. Sa réalisation est démonstrative jusqu'à la puérilité. Tous les rebondissements attendus de l'intrigue sont réduits à une expression prosaïque et naïve comme si le cinéaste pensait ne pas se faire comprendre... Ainsi, le rôle de bênet de Bourvil finit, à cause de sa fantaisie balourde, par devenir stupide. Constamment interrompu par des duels à l'épée conventionnels, le récit ne vise qu'à présenter un Lagardère intègre et sententieux, un Jean Marais bondissant et séducteur, lequel doit sans doute être le seul à s'amuser de ces aventures qui lui permettent travestissement et cascades. Tant d'apparat déployé pour un résultat si dérisoire fait rager.
« Laisse-moi encore une fois passer une main sur ton dos. Ce soir, je veux que tu sois le roi de ma fête. »
6 ans après son amusant Trois Mousquetaires et 5 après son Cadet Rousselle, André Hunebelle revient au film de cape et d’épée, bien décidé à frapper un grand coup. Pour cela, il reprend Bourvil, sans doute le meilleur interprète de son Mousquetaires et embauche Jean Marais qui vient de s’essayer au genre avec La Tour Prend Garde ! (Georges Lampin, 1958). C’est aussi la 7ème adaptation du roman de Paul Féval au cinéma.
Hélas, il a entretemps perdu Audiard au scénario et ça se ressent fortement, non pas à la narration mais dans les dialogues qui sont, ici, d’une platitude assez inconsistante. Ce qu’on a perdu aux échanges, on le gagne heureusement dans une partie de la distribution, avec notamment un Jean Marais au sommet de sa forme, plus bourru que dans son jeune âge et fabuleux dans un maquillage qu’il a lui-même conçu, et un François Chaumette, intriguant et acide à souhait. Une partie seulement, ai-je dit. En effet, Bourvil est assez inaudible, Sabine Sesselmann, qui a fait une petite carrière en Allemagne, est mauvaise, Jean Le Poulain, star de théâtre et souvent faible au cinéma, joue terriblement faux, pas crédible en méchant sérieux, et Hubert Noël, habitué des films en costumes, est mou du genou. Ajoutons encore le fait que, même si Jean Marais assure lui-même ses propres cascades, les scènes de bataille sont d’une nullité absolue, mauvais raccords, bruitage exagéré, effets spéciaux ratés. Enfin, les décors, magnifiques dans les Trois Mousquetaires, sont ici un mélange d’anachronismes et de vieilles photos jaunies. Une vieille soupe éventée et imbuvable. André Hunebelle étant un réalisateur peu enclin à l’originalité, sa caméra et ses prises de vue ne sauvent guère l’ensemble du désastre.
Au final, si l’histoire est enlevée (merci Paul Féval), les gags sont creux, bêtifiants, prévisibles et pas drôles et on peut se demander comment ce Bossu a pu réussir à se hisser à la deuxième place du box office français de 1960, juste derrière Ben Hur (William Wyler, 1959), avec autant de tares.
L’époque sans doute… Quoi qu’il en soit, ce film a méchamment pris la poussière et l’humidité et on peut remercier Philippe de Broca pour son adaptation plus récente (1997) et autrement plus réussie.
Un grand classique du cinéma d'aventure et de cape et d'épée français. Avant tout grâce à un Jean Marais exceptionnel qui donne vie , double vie, à ce personnage fascinant. On y croit , on rêve ,et l'on voudrait bien toucher sa bosse. Bourvil toujours très bon. Un scénario bien écrit , un rythme soutenu , une très belle image en Techniclor , un grand moment de cinéma des années 50-60.
Alors oui aujourd’hui ce sommet du film de cape et d’épée paraît par moment un peu désuet. Mais il faut lui reconnaître la qualité de sa direction artistique; c’est une belle plongée dans la cour de France de fin de règne de Louis 14. Jean Marais alors au sommet de sa carrière rend grâce à son chevalier sans peur et sans reproche (mais père adoptif très limite) et son duo avec Bourvil qui fait le pitre fonctionne très bien. C’est enlevé, rythmé, soigné; ça ne m’a pas renversé mais ça m’a amusé.
Vu un peu par hasard et ce fut une belle surprise. De l'aventure, de l'action et du suspens. Et puis surtout une touche d'humour, merci Bourvil qui seconde parfaitement un Jean Marais dans son élément.