Second chef d'oeuvre de Hayao Miyazaki après Nausicaä de la vallée du vent, Läputa, le Château dans le ciel, reprend tous les ingrédients du (très) grand film d'aventures. S'inspirant des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, le film nous entraîne sans relâche de la terre ferme aux mines, en passant sur des rails à cent à l'heure, dans les profondeurs de la terre, au coeur d'une grotte scintillante, dans un dirigeable "voguant" dans le ciel, sur un deltaplane, à travers les nuages, pour atterrir dans un monde utopique ahurissant, à la fois magnifique et terrifiant. Que ce soit dans le monde souterrain, terrestre ou aérien, nous sommes subjugués par l'aspect à la fois réaliste, onirique et bouleversant de cette oeuvre sublime. En outre, le Château, volant à l'aide d'un cristal magique, est à lui seul toute une allégorie : celle de la Nature, de l'Humanité, du Savoir humain et de la Mort. Les héros sont plus qu'attachants et la musique s'accorde parfaitement à la beauté des images représentant une réalité transcendée, sublimée, magnifiée... On retrouve alors dans la partition de Joe Hisaishi des échos à celle de Nausicaä, comme c'est la cas, d'ailleurs, dans la mise en scène de Miyazaki... Après la vision du film, nous ne pouvons plus regarder l'espace bleu aérien sans imaginer un gigantesque arbre, flottant au dessus de nos têtes... Merci les studios Ghibli de nous faire autant rêver... Merci monsieur Miyazaki.