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Yasujirô Rilke
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4,0
Publiée le 30 avril 2008
"Tenkû no shiro Rapyuta" (Japon, 1986) d'Hayao Miyazaki est l'adaptation étoffée d'un conte des "Voyages de Gulliver". Après avoir adapté Arsène Lupin dans son "Rupan sansei : Kariosutoro no shiro" (Japon, 1979), Miyazaki s'attèle à une autre oeuvre de la littérature occidentale et la met à la sauce japonaise. Le film est porté par ds dessins aux traits simples mais aux décors détaillés et magnifiques. L'animation des corps, toujours irréprochable chez Miyazaki, donne ici encore toute la dynamique et la vraisemblance des personnages. Dans "Tenkû no shiro Rapyuta", le cinéaste japonais ami d'Aira Kurosawa créé tout un univers et une légende. Il brode autour des prémisses de Swift est donne ainsi vie à son histoire. La relation entre Shiita et Pazu est une idylle passionelle. On ne s'y méprend pas, il existe bien entre eux une vériable histoire d'amour : raison de plus de rendre ce film attachant. Mais "Tenkû no shiro Rapyuta" est loin de n'être qu'un film attachant et émouvant comme le serait un Disney-VHS, c'est aussi un film engagé qui, à l'accoutumé de l'oeuvre de Miyazaki, défend les droits de la nature et traite du rapport de l'homme avec la terre. On y retrouve les archétypes miyazakien : la jeune fille au centre de tout, le jeune garçon à son secours, le grand méchant machiavélique, l'équipe d'amis, etc... Mais le film tire également sa beauté des musiques de Joe Hisaishi ( compositeur également des films de Kitano ). Trompettes, violons viennent secoués les images et donner à l'histoire une épaisseur toute nippone. En conclusion, "Tenkû no shiro Rapyuta" (Japon, 1986) est un excellent film de Miyazaki qui m'a plus bien davantage la deuxième fois que je l'ai vu. Un chef d'oeuvre Ghibli.
Second chef d'oeuvre de Hayao Miyazaki après Nausicaä de la vallée du vent, Läputa, le Château dans le ciel, reprend tous les ingrédients du (très) grand film d'aventures. S'inspirant des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, le film nous entraîne sans relâche de la terre ferme aux mines, en passant sur des rails à cent à l'heure, dans les profondeurs de la terre, au coeur d'une grotte scintillante, dans un dirigeable "voguant" dans le ciel, sur un deltaplane, à travers les nuages, pour atterrir dans un monde utopique ahurissant, à la fois magnifique et terrifiant. Que ce soit dans le monde souterrain, terrestre ou aérien, nous sommes subjugués par l'aspect à la fois réaliste, onirique et bouleversant de cette oeuvre sublime. En outre, le Château, volant à l'aide d'un cristal magique, est à lui seul toute une allégorie : celle de la Nature, de l'Humanité, du Savoir humain et de la Mort. Les héros sont plus qu'attachants et la musique s'accorde parfaitement à la beauté des images représentant une réalité transcendée, sublimée, magnifiée... On retrouve alors dans la partition de Joe Hisaishi des échos à celle de Nausicaä, comme c'est la cas, d'ailleurs, dans la mise en scène de Miyazaki... Après la vision du film, nous ne pouvons plus regarder l'espace bleu aérien sans imaginer un gigantesque arbre, flottant au dessus de nos têtes... Merci les studios Ghibli de nous faire autant rêver... Merci monsieur Miyazaki.
Pas encore au sommet ("Mononoké" et "Chihiro" atteignant une transcendance qui est seulement effleurée ici), Miyazaki volait déjà très haut (jeu de mot facile) en 1986 avec son second long métrage : peu à peu, on le voit dépasser l'aspect enfantin et systématique du récit d'aventure et de poursuites en tous genres (avec de grandes scènes burlesques, quand même) pour laisser s'épanouir ses thèmes futurs : écologie, tolérance et surtout... ambiguïté fondamentale de l'être humain, qui conduit Miyazaki à abandonner tout manichéisme dans la représentation des personnages. (On aimera particulièrement ici la troupe de pirates, d'une truculence qui ne sombre jamais dans la naïveté...). Puisant largement dans la culture occidentale (on pense à Jules Verne, Dickens, Maurice Leblanc et son Lupin, et bien sûr Swift, puisque Laputa est l'une des destinations de Gulliver), Miyazaki réalise avec le "Château dans le Ciel" une oeuvre profondément originale, n'obéissant qu'à ses propres règles, établissant une sorte de prose poétique qui allie intelligence, vitesse et beauté... Une beauté qui vient avant tout de l'ivresse du vol, de la plénitude de la suspension, de la jouissance magique d'une chute éternelle et sans impact final.
Il aura fallu 20 ans pour que ce dessins animé soit diffusé en France. Si le film en ressort un peu vieilli, la fraîcheur du scénario et la musique de Jô Hisaishi donnent à ce film d'animation une nouvelle dimension. Après Nausicää, ce film de science fiction fait rêver petits et grands, pour notre plus grand bonheur.
Pour moi le meilleur film d'animation japonaise de tout les temps (avec mononoké), la musique sublime, l'animation, les personnages, la tendresse, une belle fable écologiste !
Voilà une bonne dose de féérie,de fraîcheur, de gaieté et de tendresse. Le Chateau dans le ciel n'est pas l'oeuvre préférée de son réalisateur, Miyazaki, pour rien. S'y esquissent quelques uns des thêmes des oeuvres ultérieurs : l'écologie, le mystère, le magique. Le tout dans une ambiance épique et comique (les pirates!) du plus bon effet. Je recommande cette oeuvre magistrale de beauté, servie par la musique divine de Joe Hisaishi, à quiconque recherche une évasion de la grisaille.
Un bon Miyazaki qui nous montre une fois de plus qu'il est l'un des grands de l'animation. Cet oeuvre est à la fois inventive et humaine, quoique un peu simple quant à la psychologie des personnages : les gentils et les méchants sont clairement définis.
Je ne comprends décidément pas le phénomène Miyazaki. Le château dans le ciel est un film bourré de clichés : la petite orpheline qui rencontre le petit orphelin d'abord. Malgré les souffrances indicibles que doit procurer cet état, ils sont tous les deux joyeux et exactement comme on voudrait que tous les enfants soient. Ensuite, le grand-père solitaire dépositaire de savoirs ancestraux, (et, bien sûr, doté d'une barbe blanche) ; après, la bande de voyous avec la femme mégère à sa tête, enfin, l'item magique qui fait le bien et le mal selon son utilisateur... Ajoutez à tout ça un dessin qui n'a rien d'extraordinaire et un banal scénario d'aventure dénué de toute surprise, et vous avez une étoile sur allociné. Ni suspense, ni rire, ni émotion.
Une névrosée féministe obèse de 75 ans, cheveux roses, poursuit sur un tank 600 chevaux moteur une gamine qui s'ennuie autant que nous avec son caillou volant. Humour dont un gosse de 4 ans ne voudrait pas, dessins hideux, effets sonores démodés. Involontairement drôle et pathétique.
Hayao Miyazaki signe un nouveau cheF d'oeuvre après son mythique "Voyage de Chihiro". La musique est toujours aussi belle, le paysage parfait, l'humour présent aux bons endroits et une intrigue parfaite. Tout simplement un chef-d'oeuvre.
Que dire de plus, à part que ce film mérite plus de quatre étoiles, comme tous les films de Miyasaki, qu'il est superbe, comme tous les films de Miyasaki aussi, et que comme d'habitude, on pourrait en parler pendant des heures!
Que dire de plus que ce qui a déja été dit ? Ce film est tout simplement splendide, magnifique, magique... C'est un véritable moment de poésie que nous propose ce grand artiste qu'est Hayao Miyazaki... A voir et à revoir, grands comme petits, et a ne jamais oublier.
Hayao Miyazaki a signé là une oeuvre magistrale, comme il sait si bien le faire. Les héros, touchants, émeuvent par la bonté et leur gentillesse. Le scénario ne laisse pas de répit et tient en haleine de bout en bout. Un film plein de moral mais sans mièvrerie. Un grand merci M. Miyazaki, pour ce manga et pour tous les autres.
Qui mieux que Miyazaki pouvait donner corps à une aventure aussi insensée ? Laputa est un film génial où se succèdent de folles courses poursuites et des scènes quasi oniriques touchées par la grâce. La musique de Hisaishi n'en est une fois de plus pas en reste et ne souligne que mieux la beauté brutes des images. Au final on ressort de ce film comme d'un rêve avec l'impression d'être encore au dessus des nuages.