"Kiki la petite sorcière" est un Miyazaki relativement simple, de quoi faire l'unanimité auprès du grand public. En effet, là où certaines de ses œuvres peuvent paraître élitistes, "Kiki la petite sorcière" sera lui très accessible, ne proposant pas spécialement d'univers torturé ou d'idées déjantées. Un côté un peu plus enfantin se dégage de ce récit, aux codes un peu plus classiques, incluant même un sidekick en la présence du chat noir.
Dessin animé mignonnet mais un peu mou sur les bords ! Le début est sympa, les aventures de Kiki aussi car il ne lui arrive que des mésaventures dans son boulot de sorcière-livreuse mais dans l'ensemble, l'histoire manque de profondeur & de relief ! Je m'attendais à une intrigue un brin plus palpitante m'enfin ! Il n'empêche qu'on passe un bon moment avec Kiki alors c'est pas 'rave ! Hein Kiki c'est pas 'rave ?!!!!
Voici un dessin animé japonais qui prend la forme d’une quête initiatique, celle d’une adolescente s’opérant tout en douceur. Car finalement, il n’y a pas de vrai danger pour cette jeune sorcière de treize ans qui s’émancipe, juste des préoccupations de son âge ! Elle aura d’ailleurs tôt fait de retrouver confiance en elle en fonction des gens qu’elle rencontrera ! Et comme souvent chez Miyazaki, la galerie de personnages est intéressante et comporte son lot de modèles positifs, ici des femmes indépendantes. Mais on y retrouvera également des engins volants et de folles cavalcades, péché mignon du réalisateur pour ceux qui se rappellent de la série « Sherlock Holmes » ou encore de « Porco Rosso » ! Moins puissant que « Le voyage de Chihiro », avec moins d’enjeux que dans « Ponyo sur la falaise » mais avec autant de magie et de bonhommie que dans « Mon voisin Totoro » ce qui lui confèrera un côté « film sympa à regarder en famille » !
Un conte que l’on regarde avec ses yeux d’enfant. C’est si naïf, si gentil, si frais et si beau. Y a-t-il héroïne plus pure que Kiki ? Même dans ce monde idyllique, certains personnages nous montrent les traits les plus vils de leur personnalité et ce contraste entre Kiki et d’autres enfants moins gentils marque durablement les esprits. Un film qui véhicule de nombreux principes d’éducation sans contenir de lourdeur moralisatrice et qui surtout est intemporel : je l’ai vu 20 ans après sa sortie au Japon et j’ai déjà hâte de le montrer à nouveau à ma fille dans quelques années.
Hayao Miyazaki revient avec un joli film spécifiquement destiné aux plus jeunes car plus linéaire et moins torturé que les autres œuvres du studio Ghibli. On tombe rapidement sous le charme de cette histoire simple et pleine de tendresse, parfaitement illustrée par des dessins magnifiques et débordants de couleur. Le talent de Miyazaki réside dans sa capacité à se renouveler tout en jouant toujours sur les mêmes thèmes: la nature, l’enfance, la magie, l’aviation…Malgré toutes ces qualités, Kiki La Petite Sorcière possède néanmoins un coté gnan-gnan assez rare pour ce studio et qui pourra rebuter certains spectateurs.
Ce film est souvent considéré comme mineur dans la filmographie de Miyazaki. Et pourtant... Si le réalisateur met de côté ses thèmes de prédilection, il fait de Kiki la petite sorcière une ode à la réalisation de soi et un film très agréable à regarder et à entendre de par sa mise en scène et sa musique. Proche de Mon voisin Totoro dans le sens où c'est le quotidien de l'héroïne qui est mis en avant pour raconter une histoire, on suit le parcours initiatique de Kiki avec plaisir, compassion et amusement. Car en effet, ce que vit Kiki après avoir pris son envol (au propre comme au figuré) pour acquérir son indépendance et trouver sa voie, représente avec une grande justesse la réalité d'une séparation d'un enfant de son cocon familial, des espoirs et des doutes quant à la réalisation de ses projets, à l'accomplissement de soi et à l'intégration sociale dans un lieu étranger. Comme dans toutes les oeuvres de Miyazaki, on retrouve des personnages positifs et attachants, en particulier Kiki, Jiji le chat et Tombo. Kiki la petite sorcière est un beau film, un air de fraîcheur qui transmet de belles valeurs. Un petit bijou.
Adapté du livre (1985) pour enfants écrit à 50 ans par Eiko KADONO et dont le titre original se traduit par « Le service de livraison rapide de la sorcière » (et qui a été suivi de 9 autres volumes), le point de départ est simple : Kiki, 13 ans, d’une lignée de sorcières, part faire son apprentissage avec son chat noir Jiji (qui parle !) loin de sa famille, se déplaçant avec le balai volant de sa mère. Une excellente surprise avec la découverte d’un monde original (architecture européenne, automobiles roulant à droite), peu daté (milieu du XXe s, en raison de la présence d’un ballon dirigeable et d’une télévision, avec une musique des années 1960’) et peu localisé (pays maritime), avec un graphisme rappelant la ligne claire, une fraicheur des personnages et une inventivité du scénario, loin des clichés sur les sorcières, avec beaucoup d’humour, de légèreté mais aussi de sérieux avec le thème de l’apprentissage, de l’amitié et de l’amour.
Après la claque reçue avec Le Château Ambulant, voilà donc que Kiki vole vers moi sur son balai. Viens dans mes bras ma grande ! Bon on est le 1er janvier, on a tous fait la fête hier ( ou pas ) je suis claqué et j'ai la flemme de faire une critique détaillée.
J'adore Kiki...enfin le personnage. Le film un peu moins. Pourtant ça démarre bien, et je compte pas le nombre de fois où j'ai été bouche bée devant un paysage, une scène, un geste de Kiki. Mais le film, au fur et à mesure de son avancée, devient de moins en moins intéressant, s'enfonce dans l'anecdotique et la banalité. J'aime beaucoup les Miyazaki épiques, ambitieux, à l'image du Château Ambulant, Mononoké ou Nausicäa. J'aime moins l'auteur japonais quand il inscrit ses personnages - aussi merveilleux soient-ils - dans un quotidien trop proche du nôtre ( enfin c'est relatif hein ), à l'image de Totoro par exemple. Ca ne m'intéresse pas, je trouve ça limite chiant.
Le seul autre défaut que je trouve à Kiki - et ça n'est pas un hasard - est son manque d'audace. Après le fort taux de Disneyité dans Totoro, voici donc que Miyazaki en remet une couche dans la même veine en n'allant pas assez loin dans la transgression. Par exemple, il y a un sous-texte lesbien évident dans Kiki, et en général un discours sur le sexe ( non je suis pas un pervers, et puis on voit bien un dirigeable se dégonfler à la fin ). Mais ça ne va pas assez loin, et le film manque totalement d'ambiguïté, ou tout simplement de courage. Enfin, c'est déjà très intéressant de voir à quel point Miyazaki est méfiant envers l'homme et comment il place ses espoirs dans ses magnifiques personnages féminins.
La grande force du film c'est évidemment le personnage principal. Rarement une héroïne m'aura autant touché, dans quelque film que ce soit, et on s'étonne encore de la capacité fantastique qu'a Miyazaki pour dessiner ( à tous les sens du terme ) des filles/femmes d'une beauté peu commune. Kiki est un personnage immensément riche, espiègle, libre, attachant et surtout juste sublime. On ne pourrait voir qu'elle sur son balai pendant 2 heures que ça ne poserait aucun souci. Il faut quand même un sacré talent de scénariste pour créer des personnages - Nausicäa, Mononoké, Chihiro, etc. - aussi intenses et naturels, des êtres animés qui semblent dépasser cette condition pour nous faire croire l'espace d'un film qu'elles appartiennent au monde réel. C'est simple, je suis amoureux de Kiki, elle est trop mimi.
Je reviens pas sur la qualité des dessins, juste somptueux, qui contribuent bien sûr à donner plein de vie à ce que l'on voit. La fin est plutôt bâclée sinon, comme si justement - pour en revenir au problème du scénario - ça n'intéressait pas Miyazaki.
Emerveillement puis lassitude au niveau de l'histoire, mais une des plus grandes héroïnes qui soient. Et un très joli film sur le passage à l'âge adulte.
Miyazaki nous embarque cette fois dans un monde réaliste où la magie nous embrassent et nous émerveillent. Certes c'est pas sa meilleure oeuvre mais ça reste toute de même magnifique. Hayao Miyazaki est bien un maître de l'animation.
Très joli conte initiatique, sur un thème mainte fois explorés (passage de l'enfance à l'adolescence), rempli de gentillesse authentique mais sans (trop de ) mièvrerie. Cela flatte l'oeil, grâce à des décors fleurant bon l'Europe Centrale, période empire Austro-hongrois finissant. La péripétie finale autour du Zeppelin, si elle s'inscrit logiquement dans le scenario ne s'imposait peut-être pas mais bon, elle n'enlève pas grand chose au plaisir.
Et un chef d'oeuvre de plus signé Hayao Miyazaki. On s'attache aux personnages, l'histoire est correcte, les animations et les dessins sont superbes et la musique est sublime. Bref, tous les ingrédients d'un Miyazaki sont là pour nous faire passer un agréable moment. Un vrai plaisir.
Le seul Miyasaki que j'ai vu de nombreuses fois durant mon enfance. Le retrouver après une bonne quinzaine d'années m'a fait plaisir mais je le trouve aujourd'hui plus léger dans ses thématiques et son récit, où les messages sont moins subtiles, que d'autres films du cinéaste. La ville montrée ici est un beau patchwork de la culture européenne, tandis que le personnage principal nous touche facilement. Chouette mais Miyasaki m'aura marqué davantage.
C'est avec plaisir que l'on retrouve un autre film d'animation de Hayao Miyazaki qui se confronte ici aux histoires de sorcière mais surtout sur les aventures de Kiki parti en apprentissage. Comme à l'habitude des studios Ghibli, les dessins sont splendides et la musique très douce. L'histoire nous enchante même si elle se révèle parfois un peu lente. Les personnages sont très attachants ( surtout le chat ). Miyazaki nous donne un très bon film d'animation comme il est rare d'en voir aujourd'hui et dont on ne se lasse jamais.
Un très bon Miyazaki. Les personnages sont très attachants, on retrouve cet univers que l'on connaît si bien, l'histoire est agréable à voir... Juste un petit bémol pour la fin avec la montgolfière, mais ça ne gâche en rien la qualité du film.