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Chrislynch
10 abonnés
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5,0
Publiée le 10 août 2010
Un voyage introspectif comme une course folle vers lhumanité. Une recherche dapaisement face à la peur de la mort qui prend des allures de rédemption. « Les fraises sauvages », pour sa grande humanité et sa volonté de déstructurer le récit se profile comme une uvre majeure du septième art.
Les films de Bergman sont des ovnis et celui-ci ne démord pas à la règle . Un road-movie poétique et étrange aux images marquantes par l'utilisation géniale ( du noir ) et blanc . Difficile malgré tout de comprendre le pourquoi du comment ; mais bon l'intérêt de ce genre de film réside avant tout à faire travailler l'imagination du spectateur non ?
Classique des classiques, touné la même année que "Le Septième Sceau", drame psycho-analytique pourrait-on dire presque, "Les Fraises Sauvages" est un des premiers témoignages de Bergman atteignant la maturité. Son style se fait plus personnel, la réalité et le rêve s'entremelent de plus en plus jusqu'à devenir inextricable. Vous l'aurez compris, voici un bijou.
Un très beau film. Même si l'ensemble est assez lent et que finalement, il ne se passe pas grand chose, ce film est tout de même captivant, grace à la belle mise en scène d'Ingmar Bergman et un réel souffle poétique qui berce tout ce film. De plus, on est toujours entre la réalité et l'imaginaire, ce qui donne à ce film quelque chose d'encore plus envoutant. Les personnages sont en plus très émouvants et très bien interprétés. Bravo!
Le vieux docteur maniaque et débonnaire fait le voyage vers les honneurs avec sa belle fille. Ils ne s'aiment pas. La glaciale I. Thulin face au bon docteur humaniste et tolérant. Les rencontres, les rèves, les retours sur le passé lui révèle ce qu'il est devenu: un homme respectable, au dessus des passions du monde mais qui sent la mort. Car la vie c'est cette belle fille froide qui veut un enfant contre la volonté de son mari. Entre Dieu et la science, entre protestantisme et catholicisme, entre passions violentes et refoulement de tout sentiment , entre la cérémonie mortuaire des honneurs et la réconciliation familiale, le vieil égoïste , au seuil de la mort, fait le choix de la vie.
Le film retrace un voyage nostalgique d'un veillard, un professeur en médecine très respecté dans le milieu mais empris d'une terrible solitude dans la vie personnelle. Il est tourmenté par des mauvais rêves qui ne sont simplement qu'une réalité qu'il n'a jamais voulu affronté. Le film est vraiment très bien réalisé. Le premier rêve est vraiment marquant tellement l'imaginaire de cet homme est bien mis en scène. Les plans et cadrages sont splendides. C'est un beau film.
Revu en grand écran, il faut rester attentif pour ne pas se perdre entre les différentes belles blondes de la famille!... A noter surtout la scène d'introduction, osée et morbide, quand le Professeur voit en rêve son propre corbillard passer et même chuter à terre et s'entrouvrir! Le ton est donnée d'entrée, on ouvre un bout de testament. FESTIVAL LUMIERE 2025
du Bergman, c'est pas en général très rose, en plus tourné en N&B... Comment un vieux misanthrope maniaque, mal marié jeune, va se dérider le temps d'un voyage en compagnie d'autostoppeurs et de sa bru? La nostalgie va faire son effet, lieu d'enfance, passage chez sa mère, c'est lent, c'est joué nordique, plein de cette violence retenue, mais prête à exploser à tout moment ( les deux autostoppeurs à propos de la religion, ou le fils et sa femme qui lui annonce être enceinte) que l'on retrouve dans Festen. le héros a l'âge de Eastwood quand il tournait Gran Torino: le moment de faire le point sur sa vie? A méditer. sans oublier le testament de Houston dans les Gens de Dublin TV1 -juin 10
Franchement rien à redire, Bergman au sommet de son art, on reconnaît vraiment bien son style que j'aime beaucoup. Victor Sjoström est parfait dans le rôle du vieux monsieur froid qui veut se repentir. Un délice.
Je reconnais le caractère innovant et expérimental de ce film pour son époque. Malheureusement, entre les années 1950 et aujourd’hui, en terme d’innovations et d’expérience, du chemin a été parcouru. Ce n’est donc que dans une logique purement historienne que j’ai pu prendre du plaisir à ce film. Et encore… Prendre du plaisir est malheureusement un bien grand mot me concernant. Même si on ne peut pas reprocher à Bergman de ne pas utiliser des techniques de narration qui n’existent pas encore à son époque, il n’empêche que leur absence fait ici cruellement défauts. Plans interminables, dialogues plats et didactiques qui n’en finissent pas, situations figées : ce film fut pour moi une plaie dans son déroulement. Encore une fois, difficile de condamner Bergman pour cela. Mais bon, l’ennui, ça ne se décide pas.
Au crépuscule de sa vie,un vieillard sur le chemin de son jubilé se rémémore ses souvenirs d'enfance et en profite pour faire la paix avec lui-même.Avec "Les Fraises Sauvages",le grand Ingmar Bergman signe un film mélancolique,en phase avec ses interrogations sur la proximité de la mort et sur la réconciliation avec la figure paternelle.Symbolique par bien des aspects,ce voyage se révèle plutôt chaleureux pour l'univers bergmanien.Même les acteurs semblent plus ouverts,mbien que le jeu minimalisme suédois étonne toujours.Victor Sjöström,éminent réalisateur précurseur de Bergman,joue tout en clair/obscur,et l'évolution de son personnage,de l'intransigeance à la lucidité est remarquable.Il passe au révélateur,en constatant les difficultés de couple de sa belle-fille(altière Ingrid Thulin),l'insouciance d'une auto-stoppeuse(naturelle Bibi Andersson),et la froide solitude de sa mère.Bergman mêle harmonieusement songes et réalité,dans une expérience qui risque de nous arriver en fin de vie.Les fameuses fraises sauvages représentent un amour perdu,finalement ayant gâché sa vie affective.Même si je reste un peu hermétique à ce cinéma intériorisé,force est de reconnaître que le film baigne dans un troublant spleen.
Certainement le plus beau film d'Ingmar Bergman. Ce vieil homme qui, au fil de ses rêves et de ses souvenirs, découvre peu à peu des choses sur lui-même qu'il ne voulait pas entendre. Même si les scènes de souvenirs sont parfois plus sinistres et dramatiques, le film reste moins "sombre" que ce qu'a pu faire Bergman (Le Septième sceau, La Nuit des forains, avaient un arrière-fond plus gris).
C'est toujours étonnant de voir le rendu du jeu des acteurs chez Bergman. Le film est un peu décevant cependant, le début me semblait plus prometteur. On assiste tout de même à un road movie agréable car Bergman, à petites touches, sait raviver l'attention du spectateur.
On peut légitimement penser que Tarkovsky avait ce film en tête lorsqu'il a lancé le projet Zerkalo. Bien sûr, le film de Bergman est plus simple, plus parlant, plus ludique et moins puissant au niveau de l'imagerie et du propos même s'il excelle sur ces deux points. Un vieux médecin fait preuve d'une grande rigueur morale et l'applique à ceux qui l'entourent. Dans un rêve, il découvre son propre corps dans un cercueil. Inquiet de cette vision, il s'interrogera sur son passé et ses principes lors d'un voyage pendant lequel il cotoiera sa bru, qui veut sauver sa relation avec son mari, une jeune fille pour laquelle se battent un apprenti prêtre et un scientifique et un couple déchiré. Ce voyage aura une incidence sur son comportement par la suite. Moins puissant et génial que Le spetième sceau, mais sans doute plus abouti, personnel, et doté d'un humanisme profond et intelligent, ce film est une perle d'émotion. Quelques séquences sont inoubliables. Encore un incontournable de Bergman.
Un vieil homme, ancien médecin, se remémore en une journée, les faits marquants de sa vie. Même le plus inhumain des Hommes, égoïste et froide, peut avoir un semblant d'humanité. Un grand Bergman. Somptueux.