Les Fraises sauvages
Note moyenne
4,1
1048 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

86 critiques spectateurs

5
20 critiques
4
39 critiques
3
17 critiques
2
7 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2026
Voyage intérieur d’une douceur mélancolique, Les Fraises sauvages transforme un trajet banal en exploration vertigineuse de la mémoire et du regret. Avec une délicatesse presque irréelle, Ingmar Bergman entremêle rêves, souvenirs et rencontres pour composer une méditation sur le temps qui passe. La présence de Victor Sjöström, grave et fragile, donne au film une dimension profondément humaine, marquée par la solitude et la quête de rédemption. Chaque séquence semble suspendue entre réalité et introspection, comme si le passé affleurait constamment à la surface du présent. De cette simplicité apparente naît un chef-d’œuvre d’une émotion discrète mais persistante, qui touche à l’universel.
Meslier
Meslier

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2025
Dommage que ce si beau film soit tellement ennuyeux non pour sa lenteur excessive mais parce qu'il aurait gagné à être plus rapidement explicite.
Il a mal vieilli. À ce moment-là, Bergman n'avait que 39 ans. Il réalisa Sarabande à 86 ans et son approche de la vieillesse me semble autrement efficace.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2025
J’ai vu 2 films d’Ingmar Bergman jusqu’à maintenant et je m’attaquais ce soir aux Fraises Sauvages, et c’est clairement celui que j’ai le plus apprécié. Pourquoi ? Car certes nous avons ce personnage très froid d’Isaac, qui comme les autres films de Bergman, est peu empathique, et peut vite nous ennuyer tellement on n’est pas intéressé par lui. Sauf que : ici, on perçoit des sentiments à travers ses rêves, ses souvenirs, qui sonnent comme un déferlement de tendresse, de regrets et de mélancolie qui donnent un cachet au film que je n’avais pas du tout ressenti dans les autres films de Bergman. La musique du film y est pour beaucoup aussi, d’une tendresse folle. J’ai vraiment été conquis, un très bon film !
Hector Gransagne
Hector Gransagne

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2025
On peux qualifier ce film de road movie bien que le genre n’existait pas encore, en considérant que le départ et l’issue du voyage n’ont pas d’importance. Dans les yeux du personnage principal, Isaac, c’est en tout cas l’effet ressenti.
Dans une volonté de parallèle entre la vie et les regrets d’Isaac, et le voyage présent qu’il est entrain de vivre, le triangle amoureux qu’il accueille dans sa voiture est un reflet de sa propre expérience avec son frère.
Ce même triangle cependant accorde à l’inverse d’Isaac, beaucoup d’importance à l’issue du voyage, le Jubilee de son activité de docteur, une manière de nous rappeler comme de nombreuses fois dans le film, qu’il faut vivre pleinement sa vie, exprimer ses sentiments et apprécier son entourage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Ingmar BERGMAN compte parmi les réalisateurs qui impressionnent tant le cinéphile que le chroniqueur, le spectateur que l'érudit. De par ses influences manifestes sur le cinéma depuis plus de 50 ans de par ses legs à la communauté sous la forme d'une filmographie difficile à prendre en défaut selon le consensus général.


Il y a comme ça dans la construction cinéphile que chacun se forge à son rythme, des étapes que l'on veut franchir, mais pour lesquelles il convient de se lancer au moment opportun. Patienter pour voir ce film pourtant culte qui vous manque et le voir dans les conditions idéales, faire preuve d'humilité et savoir quand on est près à recevoir une œuvre. C'est donc assez récemment que j'ai approché l'œuvre du génie suédois, mon premier film fût donc Le Septième sceau (1957), que j'ai trouvé brillant. Néanmoins alors que j'avais acheté le DVD des fraises sauvages le même jour, il m'aura fallu quasiment une année pour oser me confronter à un autre Bergman.


Mon premier ressenti, purement subjectif est qu'il est bien plus aimable et accessible même à un profane du cinéma bergmanien que ne l'est "le septième sceau", mais à y regarder de plus près est-ce vraiment le cas ?


Ingmar Bergman pose la question universelle : " Sommes nous préparés à notre jugement dernier ? " L'occasion qui est offerte à un vieux médecin à qui l'on dédie une célébration pour saluer l'ensemble de sa carrière, de profiter du voyage vers cet événement pour se questionner sur sa vie d'homme, convoque tout comme dans "le septième sceau" la dualité, l'opposition constante entre pulsions de vie et pulsions de mort, du chevalier revenu des croisades qui défie bravache la mort elle-même dans un duel aux échecs à l'introspection plus ou moins conscientes du docteur Isak Borg et sa capacité ou sa volonté à reconnaitre ses torts pour une fin apaisée obéissent aux mêmes schémas et aux mêmes symboliques.


Si dans "le septième sceau" la mise en scène puise dans l'expressionnisme pour figurer toute la charge symbolique, dans "les fraises sauvages" c'est une mise en scène plus romantique - dans le sens attribué à la littérature romantique du 18°, celle qui fût décrite par Alfred de Musset dans son "confessions d'un enfant du siècle" - qui se charge de ce symbolisme tout aussi présent.


Enfin un autre parallèle me semble évident en n'ayant vu que ces deux films du réalisateur, c'est l'acceptation tant de son destin pour ceux qui y croient qu'en ses choix et leurs conséquences. Alors "les fraises sauvages" plus accessible, plus aimable et moins exigeant avec son spectateur que ne l'est "le septième sceau" ? Aux premiers abords peut-être mais ensuite, j'en suis moins persuadé.


Quoi qu'il en soit ce film m'a emporté tout comme l'avait fait le précédent et je verrai sans aucun doute un autre Bergman, un jour prochain ou dans un an, et tant pis si tant que je ne connaitrai pas l'essentiel de son œuvre certains mettront en doute ma cinéphilie .
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 novembre 2024
Sur la route qui mène à Lund, en compagnie de sa belle-fille, un vieil homme fait le bilan de sa vie. Ses rêves reforment des moments de sa jeunesse; tandis que des rencontres hasardeuses, des conversations avec sa bru font entrevoir au vieillard hanté par la mort ses échecs et les instants déterminants de son existence.
A travers un récit tout à tour onirique et métaphorique, Bergman transgresse l'image univoque de la vieillesse pour restituer le passé ambivalent, professionnel et familial, d'un homme dont il fait le portrait au moyen d'anecdotes significatives. La personnalité du professeur Borg s'éclaire à la lumière de considérations psychologiques et de ses principes philosophiques rigoureux. L'homme dévoile qu'il fut égoïste, intransigeant ou péremptoire. Aujourd'hui, le regard des autres le renvoie à ses doutes comme à ses erreurs.
Le film de Bergman foisonne d'éléments de réflexion sur la vie. Mais, la mise en scène est académique, le propos complexe et, bien souvent, ce mode intellectuel affecté m'a paru rébarbatif.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2024
Quand Bergman fait l'inverse de "Le Septieme sceau". Ingmar Bergman traite la mort comme personne, ouvrant toute idée et possibilité. Pour ce film, il nous interroge, par l'intermédiaire du personnage principal, l'importance d'une vie et comment "la sauver" malgré les erreurs du passé. Mis en scène par des rêves, Bergman nous plonge dans ce personnage "détruit" au départ, avant de le faire raisonner ! Le tout, dans un film "road movie". Cette route, que trace ce personnage, est une métaphore de sa ligne de vie : il remonte le temps, cherchant ses erreurs. Émouvant et rempli d'empathie ! Les autres personnages personnages qui accompagnent le film, forment un équilibre entre la jeunesse qui a cette encore cette pleine vie, et la vieillesse, qui attend sagement sa mort, pensant ne pouvant rattraper le temps. Bergman est un génie de construction de récits et mise en scène philosophiques réflechis. Un grand film du réalisateur suédois !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2021
"Les fraises sauvages " est sans doute un des deux ou trois meilleurs films d' Ingmar Bergman, probablement,
un des meilleurs réalisateurs de cinéma. Bref c est un film d auteur que l on ne peut que conseiller vivement. A titre personnel, je l ai vu une bonne dizaine de fois. Dans la dernière partie de son existence, le docteur Borg se retourne sur sa vie personnelle à l occasion de plusieurs rêves qu il fait, une journée avant de recevoir une récompense universitaire , célébration de son parcours professionnel. Ses rêves, les conversations avec sa belle belle-fille, les rencontres qu il fera lors du voyage qui le conduit à la cérémonie , le conduiront à analyser sa vie et à s ouvrir à ses proches.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2021
La mise en scène maîtrisée n'égale pas l'esthétisme habituel, rendant le périple onirique de ce vieil homme ouvertement insensible dont les fêlures se dessinent entre rêves, fantasmes et rencontres improbables assez lassant. Ainsi, le métatexte permis par les initiales du héros ainsi que son interprétation (dense) par le réalisateur Victor Sjöström, inspiration de Bergman, tout autant que la dimension réflexive de ce voyage métaphorique vers la mort, la rédemption ou du moins une meilleure compréhension du monde alentour n'empêchent pas de ressentir une certaine artificialité face à des dialogues trop écrits et à une retranscription singulière de questionnements personnels. Une œuvre moins percutante à mes yeux.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2023
Sorti en 1957, ce film d’Ingmar Bergman dépeint un vieil homme jugé égoïste (Victor Sjöstrom) qui se remémore les souvenirs ayant marqué sa vie. Les récits oniriques de son vécu sont réalisés avec beaucoup de tendresse et parfois du suspense hitchcockien. Malheureusement, l’œuvre comporte trop de bavardages et des scènes futiles qui n’apportent pas grand-chose (les séquences avec les trois auto-stoppeurs dont Bibi Andersson par exemple). Bref, du cinéma d’auteur néanmoins accessible.
Elg
Elg

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2020
Un vieux médecin devenu misanthrope rêve à sa propre mort la nuit précédant une cérémonie organisée en son honneur. Le long trajet en voiture qu’il entreprend avec sa bru pour se rendre à la soirée hommage devient un road trip thérapeutique. Après avoir reçu de la bouche sa belle-fille ses quatre vérités au sujet de sa personne, il fait un arrêt pour visiter sa vieille mère qui lui fait voir de vieux objets ayant marqué son enfance, il fait un détour pour retourner voir la maison de campagne familiale. L’auteur se sert de ce prétexte pour nous dévoiler entre autres la grande blessure amoureuse de son personnage à l’origine de son mal-être. À partir de ce moment, le metteur en scène y met le paquet en nous ramenant dans le passé tout en conservant le vieil Isaac dans l’image. Il fait jouer par la même actrice la cousine Sara en flashback et la jeune et bienfaisante Sara qu’il rencontre par hasard et qui s’invite avec ses deux amis pour faire le reste du voyage avec eux. Tous les morceaux du film servent l’odyssée psychanalytique du protagoniste. Le génie de l’œuvre tient au fait qu’en filigrane on sent se dessiner une guérison chez le vieil homme. Avant de le voir se glisser dans son lit possiblement pour la dernière fois, on a le sentiment que sa journée lui a servi à faire la paix avec lui-même et avec ses proches. Une œuvre brillante du maître suédois par sa conjugaison parfaite entre le propos, la structure scénaristique et les éléments de mise en scène fidèles à l’approche théâtrale du réalisateur.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 novembre 2019
Un film très bavard, le cadre ne m'inspire rien, les dialogues sont futiles, et traîne un peu trop en longueur jusqu'à en devenir ennuyeux. L'histoire de l'homme âgé solitaire en crise, a déjà été abordée par Tarkovski dans Le Miroir, avec beaucoup plus de poésie et d'honnêteté.
Les personnages quant à eux n'ont pas vraiment de personnalités, j'ai tout de même apprécié les séquences de rêves et la narration qui arrive à toucher parfois le spectateur. Mais malgré ça je n'ai pas réussi à tenir jusqu'à la fin sans passer des scènes interminables.
Une déception, m'attendant à bien mieux de Bergman, après avoir été emballé par la noirceur de " Le septième sceau" et happé par la justesse de "Sonate d'automne".
Je classe désormais ce film avec les moins bons du réal' avec "Les communiants" qui lui aussi est bavard au plus haut point et traîne beaucoup trop.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2019
Malgré sa relative lourdeur démonstrative, 'Les fraises sauvages' est un film à la belle mélancolie, qui aborde avec beaucoup de finesse les thèmes de la filiation, de la peur de la mort, et de la solitude. Les passages oniriques sont superbes, en plus d'être techniquement très réussis.
que du cinéma
que du cinéma

5 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2019
Bon film qui laisse l'inconscient voyagé au gré du périple de nos deux aventuriers. Film d'une belle lenteur peu être trop court.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 décembre 2018
Bergman nous rend encore une très bonne copie - et c'est tellement parfait que c'en est parfois froid. Malgré tout, on se laisse prendre par l'histoire de cet homme qui arrive au bout de sa vie, et à côté de la froideur percent aussi de beaux moments d'émotion.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse