Un film guère intéressant , une curiosité ; un film français tel que l' on en faisait dans les années 70. Intrigue prévisible (ah , mais Blier était le méchant ?), abus du zoom et surtout Bebel exaspérant, avec son indescotchable sourire sûr de lui et son irrrrrrésistible pouvoir de séduction. La jeune fille ( qui jouait mal soit dit en passant ) séduite sur un banc du jardin et qui part avec lui sans le connaître, c'est un peu ridicule, non ? A l' époque , un coup de tête suffisait à mettre K O un méchant . Egalement, Bébel arrive chez Blier et oblige celui-ci , alors qu' il n' a aucun moyen coercitif - même pas armé - à appeler un autre méchant corrompu . Et rebelote avec ce dernier pour que l' ordre soit donné de liquider Blier au fusil à lunettes. Alors que les mêmes individus si efficaces ne sont pas parvenus à éliminer Bébel d' une façon ou d' une autre. Ca ne tient pas debout ! Trop de Bébel tue le Bébel. Certaines digressions, lorsque le héros parcourt la ville à son retour et nous livre ses observations quant à ce qu' il pense de ladite ville, ne sont pas dénuées d' intérêt. Verneuil a été mieux inspiré : 100 000 dollars au soleil ou Un singe en hiver avaient un charme totalement absent ici. Restent quelques belles répliques, même si Audiard a fait mieux , ici il cabotine légèrement. Pellicule dispensable...
De tous les films que j'ai vu de Bébel, celui-ci est mon préféré. Un film émouvant, dramatique, romantique et nostalgique, avec parfois une pointe d'humour. Belmondo joue remarquablement ici un personnage mélancolique, désireux de vengeance qui nous montre ses meilleurs et pires souvenirs. Le tout sur une Bande Originale de Film absolument magnifique de Francis Lai. Bref, tout ce qui fait la beauté de ce chef d'oeuvre. A mettre dans les inoubliables de Bébel.
Belmondo évite de tomber dans ses cascades caricaturales, servi par du scénario, du vrai, et de bons acteurs, des vrais.
Ce film qui est une ode à la vengeance en tant que plat qui se mange froid, se déguste avec passion et se termine en point d'orgue. Du Verneuil pur jus...
Henri Verneuil aimait se lancer des défis improbables comme celui de réaliser lui, petit arménien émigré,un western révolutionnaire avec Anthony Quinn (« La bataille de San Sebastian » 1968). Pour « Le corps de mon ennemi » il s’attache les services de Félicien Marceau et de Michel Audiard afin de livrer une critique acerbe de la société bourgeoise des Trente Glorieuses qui aimait tout à la fois s’encanailler en s’enrichissant au passage sans jamais bien sûr perdre sa respectabilité. Le ton général du film s’inspire des brûlots transalpins d’Elio Petri qui avait choqué la société bien-pensante avec son très fameux « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » (1970) où Gene Maria Volonte faisait merveille . "Le corps de mon ennmei" demeure assez loin du compte, Verneuil en cinéaste populaire décentrant souvent le propos à force de vouloir exposer les facéties de Belmondo affaiblissant la force du propos en cèdant quelquefois aux facilitéq que lui offre son acteur qui entame alors sa période « Bébel » qui va le voir s’engager dans des projets de moins en moins ambitieux, tournant presque à la caricature à l’aube des années 90 avec comme point d’orgue « Le solitaire » de Jacques Deray (1987). Le film est malgré tout solidement charpenté et se regarde sans déplaisir aucun, offrant une galerie de portraits savoureux de seconds rôles comme Daniel Ivernel, François Perrot ou encore Claude Brosset impayable en folle à la carrure de boxeur chez qui tout le gratin municipal vient se faire fouetter ou câliner selon ses inclinaisons. On retrouve aussi le grand Blier qui dans un rôle très court parvient encore une fois à imprimer sa patte sur ce film à qui il manque le grain de folie de Petri qui avait su ne pas courir plusieurs lièvres à la fois. Henri Verneuil qui avait décroché le jackpot avec Belmondo dans leur deux collborations précédentes ("Le casse" et "Peur sur la ville") n 'a pas complètement réussi à jeter un pont entre les deux rives du talent de son acteur fétiche.
Encore un chef d'oeuvre, un regard sans concession sur une catégorie de patrons cyniques et sans scrupules. Une peinture authentique du monde du textile dans le nord, (ou je suis né et ou j'ai débuté ma carrière d'Ingénieur, suite à la crise du textile, j'ai émigré à Marseille ) Quelle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant la gare et les rues de Tourcoing (dont le nom est transformé en Cournai ) ainsi que les filatures Desurmont, ou mon père fit sa carrière peu après la guerre. Bernard Blier y est génial, quand à Bébel, toujours fabuleux ! à voir et revoir sans limites.
Pour moi un des meilleurs Belmondo, le scénario et les dialogues sont excellents,de même que les acteurs et la trame du film. Des répliques mémorables de notre bébél national.A voir et à revoir sans hésiter!
Jean Paul Belmondo est excellent dans ce polar. Les petits notables de province y sont decrits avec justesse et noirceur. C'est l'histoire d'une vengeance qui se déguste glacée. Au passage, Marie France Pisier (qui avait juste 32 ans à l'epoque) incarne un sublime fantasme vivant. Un excellent moment de cinéma, sans trucage, sans effet speciaux, mais dense, profond et humain.
Il est fort ce film, filmé de manière originale, jean Paul est classé , sa prétendante est charmante malheureusement elle est partie trop tôt en plus le film à été tourne dans la région
Le corps de mon ennemi : Un Belmondo a part, sans action mais avec des points d’humour grâce a de bonne réplique signé par le maitre des dialogue. Et pourquoi a part car je sais que Bebel, ce n’est pas les gros bras et l’humour mais aussi les rôles plus dramatiques et personnel. Et vraiment ce film a quelque chose de touchant et de bien ficelé, comme si on était vieux et que on regarder sa vie avec nostalgie. C’est ce que m’a inspiré la narration assez déstabilisante au départ mais très bien pensé par une mise en scène réfléchit et formidable a des moments, quand le personnage repense a une scène et on voit la scène ou il y a personne mais on entend les bruit d’époque, ça c’est juste énorme a voir car cela fait utilisé l’imagination du spectateur. Et puis, le scénario est tout aussi bien ficelé, entre passé et présent car c’est un homme qui est accusé d’un meurtre et on le découvre après 7 ans repensant a ses amis, son enfance, son procès et surtout son ennemi… Et comme je disais, le tout est bien raconté avec de très bon dialogue et des acteurs. Déjà, rien que le casting est trois étoiles : Belmondo, Bernard Blier et ils sont tous impeccables. Donc voila, un Belmondo comme on l’apprécie le voir de temps en temps et ce film a un petit truck en plus que j’apprécie : son coté temps qui passe, nostalgie.
Un film policier français qui bénéficie d'un montage très astucieux. En effet, cette adaptation signée Henri Verneuil dispose d'une narration brillante, complexe ( avec des flash back dans les flash back ). La trame basée sur la vengeance d'un homme trahi et qui revient sur les traces de son passé pour découvrir ceux qui ont conçu un coup monté contre lui est très bien ficelé. Les informations sont soignement distillés et le suspense est savamment conservé jusqu'au bout. La 1ère partie peignant l'ascension sociale du héros dans le milieu de la bourgeoisie ( causant ainsi notamment préjudice à son père) est intéressante. Si l'ensemble n'est pas exempt de longueurs, la 2ème partie est un sans faute entre suspense et révélation. J-P Belmondo revenant avec ce film à un registre de jeu plus grave, excelle. La mise en scène d'Henri Verneuil, quant à elle, jongle avec les sauts dans le temps avec aisance, sans artifice. La fin, laissant soudainement de côté une certaine sobriété pour renforcer la tension dramatique est mise en scène avec maestra. En résumé, un très bon film français, polar peu connu mais qui trouve une place de choix dans la filmographie de H. Verneuil et J-P Belmondo.
une histoire classique du cinéma, un Belmondo convainquant mais une histoire qui reste sur le même rythme du début à la fin, dommage kon nvoit pas Bernard Blier !!!
Je me souviens l'avoir vu en salle à sa sortie très déçu. Je m'étais ennuyé. On comprend pas bien l'histoire . avec les flash-back ou Belmondo n'a ni vieilli ni rajeuni ça n'arrange rien.D'un seul coup a la moitié du film on le voit diriger une boite de nuit ça arrive comme un cheveux dans la soupe! Je viens de le revoir car c'est un Verneuil et puis Bebel , Blier, et surtout Marie-France Pisier pour moi un des plus beau visage du cinéma.
Le Corps de mon ennemi, 1976, d’Henri Verneuil, avec Belmondo, Marie-France Pisier, Bernard Blier, Nicole Garcia. Sans être un chef d’œuvre, ce polar bien scénarisé se laisse voir, mené par un Bebel émouvant plus que grandiose. Les dialogues auraient pu être plus percutants et le rythme global plus enlevé, d’autant que le procédé narratif est excellent. Quand le héros, ex tenancier d’une boîte de nuit, sort de prison, il cherche et découvre avec nous, par des flash-back astucieux, qui a bien pu l’y conduire en le rendant coupable de deux meurtres, rien que ça ! Le tout se situe dans une ville du Nord ou l’industrie textile, la laine en l’occurrence, en incite plus d’un à faire sa pelote pour un tricot peu conventionnel. La vengeance de notre Bebel n’épargnera pas le « beau linge » du coin !