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Vixare
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4,0
Publiée le 16 avril 2008
Un film qui coupe avec tout ce qu'on avait vu du tandem Belmondo-Verneuil jusque là. A défaut d'être spectaculaire Le corps de mon ennemi est très bien pensé et nous donne une certaine vision de la société Française des 70's, en rapport avec le thème de la vengeance son mode de fonctionnement par flashs back progressifs apporte une certaine originalité jusqu'à ce que l'on puisse rassembler en même temps que le personnage toutes les pièces du puzzle. On connaissait Belmondo cascadeur, flic à tout épreuve et grand comique, là on découvre un Belmondo presque tragique et tout à fait dans le ton du film. Henri Verneuil a dit : "Si j'avais fais ce film à mes débuts je l'aurais loupé", force est de constater qu'en 1976 il l’a très bien réussi, que ce soit dans la mise en scène ou dans les mouvements de caméra tout est très soigné, c'est d'ailleurs peut-être le film le plus abouti du duo. Entouré de plusieurs de ses amis : Pisier, Beaune, Brosset, Gérard intervenant au tour par tour et apportant toujours plus au film, Belmondo gagne en poids au fur et à mesure du film. La présence de Bernard Blier présenté comme son adversaire est d'ailleurs très bien choisie. On retrouve aux dialogues Michel Audiard, toujours aussi fort dés qu'il s'agit de trouver des répliques percutantes. Côté bande son, à noter la grande réussite de Francis Lai qui berce le film sur une de ses meilleurs partitions. Bien entendu il ne faut pas s'attendre à découvrir ce film sur un ton virevoltant, ce n'est d'ailleurs pas l'objet de Verneuil ici, bien que l'on pourra reprocher quelques petites longueurs et quelques petits manques de clarté, Le corps de mon ennemi reste un incontournable du cinéma Français des années 70.
Du bon Verneuil ! Il aime bien nous manipuler, le début de l’histoire est floue puis cela prend du sens, il monte son film comme un puzzle… Le scénar est une nouvelle fois très bien écrit malgré quelques longueurs, les acteurs sont bons, Marie France Pisier rayonnante, Bernard Blier excellent second rôle, Bébel quel classe et séducteur (limite too much…) et c’est un plaisir d’apercevoir Charles Gérard en taxi… Bon polar à l’ancienne !
Belmondo revient à un jeu plus subtil, j'ai bien aimé l'ambiance du film, typique de ces années. Pas de quoi sauter au plafond mais simplement du bon cinéma.
Verneuil reste un de nos monuments cinématographiques injustement un petit peu oublié. Sa filmographie en ferait palir plus d'un et ce film de vengeance avec un grand Bebel est une esquisse de ce dont était capable ce grand cinéaste français né en Turquie. La narration est originale est rythmée, ce qui donne un charme tout particulier à cette histoire de trahison et de vengeance qui sonne creux sur le synopsis mais qui s'avère être un film intense émotionnellement et au final très réussi.
Bon film noir qui au-delà de son histoire d'ascension et de chute puis de vengeance vaut pour la descrisption mordante de la bourgeoisie industrielle de province par Audiard, la construction narrative faite d'allers et retours dans le temps et les interprêtes commes toujours solides.
Après 7 ans de prison pour double meurtre, François Leclercq revient dans sa ville natale du Nord. Il est bien décidé à se venger de ceux qui, après l'avoir adopté parmi les leurs, l'ont fait sombré dans une sinistre machination. Sorte de relecture du Comte de Monte Cristo, "Le Corps de mon ennemi" propose en réalité une intrigue de revanche assez simple. L'originalité (et l'intérêt) du film est son montage complètement déstructuré, qui mélange des flashbacks de diverses époques (jeunesse, ascension, et chute du héros) avec les images du présent. Une manière de dépeindre avant tout les relations entre notre protagoniste et une bourgeoisie hypocrite et sinistre, plutôt qu'un scénario linéaire. La critique de la bourgeoisie est donc très présente, mais toutefois un peu grossière. Henri Verneuil reste cependant un metteur en scène professionnel, jouant avec les zooms et une galerie de "gueules" du cinéma français des 70's pour captiver le spectateur. Et bien sûr, il exploite le charisme d'un Belmondo dans son rôle habituel de cogneur au grand sourire.
Un excellent thriller à la française porté par un très bon Belmondo (se rapprochant du talent d'un Dewaere en quelques occasions, dont ce film) et un, et là je manque de superlatifs, on dira "exceptionnel" Bernard Blier, crevant l'écran. François Perrot, Claude Brosset et Nicole Garcia complète ce tableau d'acteurs au top, on regrettera juste une Marie-France Pisier plus inégale et une fin sans surprise.
Henri Verneuil s'est forgé une réputation de solide metteur en scène en réalisant des films tels que "Le corps de mon ennemi". Belmondo est éclatant dans le rôle de François Leclerc qui va remonter le fil de l'histoire qui lui a valu sept ans de taule. Le scénario est haletant, le rythme ne faiblit pas et tous les acteurs donnent un accent de vérité à leur personnage. A voir et à revoir.
Une comédie dramatique, à la limite de la comédie pure, française des années 1970 assez typique. Les acteurs, dont le regretté Belmondo, jouent bien. Par contre le très lourd sous-texte marxiste, dénonçant la classe bourgeoise corrompue, manque pour le moins de finesse.
Un polar à la française des années 70 bien ficelé malgré un rythme qui s'essouffle par moments . Le trio Verneuil / Belmondo / Audiard arrive encore à nous surprendre, chacun dans son domaine de prédilection, et mérite que l'on s'y attarde dessus . Après, rien d'exceptionnel non plus sur la forme et le contenu de ce film tant le sujet a été traité aussi souvent, mais on passe un agréable moment de cinéma sans se prendre la tête . Du bon Bébel de la grande époque .
Ce film dure presque 2 heures, vu sur France 5 en septembre 2020. C'est 1 très long flash back. Ce n'est pas 1 film policier ni 1 film d'action ni 1 film d'amour. Le personnage de belmondo pense avant tout à son procès et veut comprendre qui et comment il a été condamné. Pour l'histoire générale, je donne qu'1 seule étoile.
Un film bizarre. J'aime revoir les films d'Henri Verneuil: I comme Icare, Le clan des siciliens, Le casse, Week-end à Zuydcoote, Un singe en hiver... Mais celui-ci me laisse un goût amer. Une sorte d'histoire pas aboutie et sans intérêt. La province, c'est déjà pas excitant, mais alors la province au cinéma, c'est d'un ennui... La ville est sans vie, sans âme, sans intérêt. "Un temple tout entier voué au textile..." dit Belmondo. Une ville qui est censée tourner à plein régime, mais tout est creux, sans épaisseur, sans crédibilité, aseptisé. Je ne m'explique pas pourquoi Verneuil s'est appliqué à filmer une ville vide alors que le film constitue une critique politique des possédants manipulant les prolétaires. Franchement, ça met mal à l'aise. Les rues sont désertes, le stade aussi, les barres de logement aussi... quand elles ne sont pas en chantier... Bienvenue en enfer... Brrr... Le temps passe à observer Belmondo détricoter une embrouille de notables mouillés dans un traffic de drogue dont ils lui ont fait porter le chapeau. Belmondo laissé à lui-même, naïf, victime, contre-employé... On y croit pas. On sent que Verneuil est aux prises avec un sujet qu'il maîtrise mal: le vice, la musique, les boites de nuits, la drogue, les femmes... Il y a une scène indescriptible où une centaines de notables accompagnés de leur légitime, assistent à un strip-tease sur un très mauvais pastiche de "Money" des Floyds. A mourir de rire. Pas parce que ça a vieilli, mais parce que c'était déjà ridicule à l'époque. Et curieusement, chaque fois qu'il repasse à la télé, je le regarde à nouveau pour vérifier mon sentiment. Allez comprendre...
Le corps de mon ennemi est un thriller français sorti en 1976, il met en scène un homme qui cherche à comprendre qui a commis le double meurtre, responsable de sa condamnation. On suit donc la quête de vengeance de Jean Paul Belmondo prêt à en découdre avec l'homme qui l'a manipulé. C'est un film prenant, le scénario est construit sous forme de flashbacks qui font échos avec la situation actuelle et l'avancée de l'intrigue. Découverte des commerces et de ses changements/ flashback de la rencontre avec la jeune bourgeoise dans une boutique de l'époque Vision de l'ancien emplacement du club de striptease/ flashback dans cette boîte de striptease avec la progression directe de l'intrigue. Si le scénario est construit intelligemment et se suit avec intérêt, il faut bien reconnaître que le rythme est lent, ce qui génère pas mal de longueurs, d'autant plus que la fin est prévisible. Le corps de mon ennemi reste un film plaisant à regarder pour le déroulement de son scénario, les dialogues et bien évidemment la prestation de Belmondo fidèle à lui même. Ce film met aussi en évidence le contrôle total ( presque mafieux) de la haute bourgeoisie dans les années 70.
Pour moi qui n'aime pas les films à flashbacks il faut dire que celui-ci oeuvre avec brio: c'est omniprésent mais d'une clarté et d'une harmonie que ça en devient un véritable atout, je n'ai pas vu les deux heures passer. Dans les autres atouts il y a aussi une direction d'acteur d'une très haute qualité et une image très réussie accompagnée d'un Francis Lai aux petits oignons ! On est pris, on est ému, on rit aussi... par ce Bebel qui excelle en dehors des cabrioles... Mérite sa réputation !