En guise d'ouverture, cette suite reprend la scène mythique de la douche puis, le décor initial inquiétant et bien des références comme certaines prises de vue aériennes. 23 ans ont passé depuis l'œuvre du génie Hitchcock et l'on retrouve A. Perkins et V. Miles. En permanence, son réalisateur joue sur l'ambiguïté du personnage de Bates et sur les troubles du passé qui le hantent. Un climat de tension s'installe, jusqu'au dernières minutes quelque peu rocambolesques. Un 2ème épisode dispensable.
Grand fan du Psychose d’Alfred Hitchcock, je ne m'étais jamais intéressé à ses suites, considérant qu’elles n’étaient pas dignes d’intérêt au vu des critiques. Sorti 23 ans après le premier film, instantanément devenu culte, on pouvait se poser la question d’une suite aussi tardive à l’époque. On peut considérer cette suite comme précurseur des « legacyquelles » actuelles. Cette suite est cependant très inférieure au film d’Alfred Hitchcock. J’ai apprécié le fait de retrouver les décors et personnages de l’original mais passé la satisfaction de ces retrouvailles, ce deuxième film fonctionne moins bien. Le scénario joue avec le spectateur en maintenant un doute sur la folie réelle ou manipulée de Norman et prend un malin plaisir à jouer sur le tableau de la réalité et de la psychose. Cependant, on a du mal à comprendre les intentions des personnages (spoiler: pourquoi Lila Loomis et/ou sa fille irait jusqu’à tuer l’adolescent ou le gérant du motel ? simplement pour faire interner Norman à nouveau ? ) A côté de ce scénario bancal, la réalisation manque de suspens et d’efficacité et les effets sont assez peu marquants. A noter une fin assez surprenant et plutôt réussie. « Psycho II » est donc une suite correcte mais trop maladroite dans son scénario pour me convaincre totalement. Note : 12/20
Tentative audacieuse de ressusciter un monument du cinéma, Psycho II oscille entre respect du mythe et opportunisme hollywoodien. Richard Franklin réalise un thriller au parfum de téléfilm trop sage, qui manque de la virtuosité et de l’ironie macabre d’Hitchcock. Si Anthony Perkins retrouve la fragilité troublante de Norman Bates, le scénario peine à légitimer son existence, multipliant les rebondissements artificiels. Meg Tilly insuffle toutefois une fraîcheur et une ambiguïté bienvenues, apportant au récit une certaine tension. Une série B plus nostalgique que réellement nécessaire...
Les premières minutes m'ont fait très peur, nous resservant telle quelle la fameuse scène de la douche. Et puis, lorsque la couleur arrive, le film montre finalement qu'il tente des choses. Alors oui, il faut accepter la pirouette scénaristique permettant à Norman Bates de sortir de prison et de revenir gérer son motel (!), 23 ans plus tard. Mais après, ça n'a rien de la suite paresseuse que l'on pouvait craindre. Anthony Perkins, la star du show, se complait visiblement à incarner à nouveau Norman, au début apaisé puis tourmenté. Il reçoit des coups de fils et des notes de sa chère mère, qui le font basculer au fur et à mesure. Est-il en train de replonger dans la folie meurtrière ? Y a-t-il un complot de vengeance pour le faire vaciller ? Ou prétend-il l'existence de ce complot pour accumuler les cadavres ? A ses côtés, on retrouve Vera Miles dans le rôle de Lila, qui avait démasqué l'assassin dans le premier volet. La jeune Meg Tilly (soeurette de Jennifer). Ou la bonne trogne de Robert Loggia. La mise en scène se veut dynamique, loin du plan-plan. Proposant quelques idées intéressantes, référençant régulièrement Alfred Hitchock (pour l'anecdote, le réalisateur Richard Franklin était un grand amateur de Hitchcock, et l'avait rencontré). Et jouant plutôt bien avec la couleur. Même le suspense est bien géré, jusqu'au bout on se demande quel sera le pot aux roses. Le final est peut-être moins heureux, on sent l'idée de vouloir faire un twist aussi choquant que celui du film original. Néanmoins il apparait quelques peu artificiel.
Difficile de passer derrière l'original qui est un classique qui lança une mode et énormément de films derrière ! Mais bon, une version actualisée des années 80 n'est pas une mauvaise idée. (Surtout que c'est quand même une période méga propice aux films d'horreur !)
Le rythme est excessivement lent (quasi rien les 45 premières minutes) et il faut quand même apprécier le genre. Certains acteurs jouent comme des pieds (mais ce n'est pas forcément différent de beaucoup de productions des mêmes années) et c'est quand même laborieux à suivre. Le scénario n'est pas inintéressant mais pas assez pour vraiment donner envie d'aller jusqu'au bout. Sûrement le genre qui était déjà largement has been à l'époque. (La fin étant complètement ratée et over the top)
A l époque j avait été le voir au cinéma. Très bonne suite au chef d œuvre d Alfred Hichkock. Norman bates apparemment guéri sort de l asile pour retourner chez lui et ont lui trouver un emploi au snack du coin,il fait la connaissance de Mary (Meg Tilly) petite serveuse maladroite qui casse tout et lui offre l hospitalité. Ce que Norman ne sait pas c'est que Mary est la fille de la sœur de marion qui a été assassinée 22 ans plus tôt. Est bientôt les meutres commencent : Le gérant du motel et le gamin qui vient avec sa copine dans la cave de la villa se faire truffer de coup de couteau. La scène de la salle de bain ou Norman tire la chasse d eau et que le sang du gamin déborde des WC. Les scènes s enchaîne assez vite et ont ne s ennuie pas, peux être le suspense du premier psychose qui était si prenant n est pas au rendez-vous dans ce 2ème opus. Une fin surprenante quand Norman assène un grand coup de pelle à sa véritable mère et la remet dans sa chambre pour retomber dans sa folie.
Bah franchement c'est une belle surprise... j'avais peur qu'après le chef d'oeuvre qu'est Psychose, je n'adhère pas autant à sa suite et en fait si... bon il faut avouer que le génie d'Hitchcock n'est pas au rendez-vous non plus mais franchement ça se laisser regarder ! Déjà j'ai pris un plaisir fou à revoir Anthony Perkins car je l'aime beaucoup mais en plus l'histoire est intrigante & pas mal foutue, avec encore plein de rebondissements à la clé et j'ai passé une super soirée avec Norman Bates, de retour au Motel... en plus la fin m'a beaucoup amusé et j'ai maintenant hâte au volet III... hi hi hi !
Une première suite que j'ai trouvé bizarrement honorable. Ok, ce n'est pas Hitch derrière la caméra, mais on va dire que c'est sans prétention et correctement réalisé. Visuellement, ça fait pas très cinoche mais ça passe. Anthony Perkins est toujours aussi bon en Norman Bates, il en profite faire évoluer son personnage, toute en sensibilité. Bon, alors le trauma schizophrène avec toutes ces "mères" répétées jusqu'à l'excès, c'est assez épuisant je dois dire mais ça ajoute à la folie des personnages, car le scénario développe une habile histoire de manipulation entre la soeur de Marion Crane (Vera Miles) et sa fille (la mimi Meg Tilly). Le final, par contre, arrive comme un cheveu sur la soupe et on sent bien qu'il n'est là que pour justifier une autre suite.
Faire une suite à un chef-d’œuvre incontournable signé par le Maître du suspense est une tache extrêmement complexe à relever. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait fallu 23 ans pour que cela arrive. Psychose II (qui n’a aucun rapport avec la suite portant le même titre que Robert Bloch donna à son roman un an plus tôt) réussit le défi d’offrir un scénario assez original, signé Tom Holland, jouant sur les attentes du public et arrivant à le faire constamment douter sur la véritable identité du tueur. Richard Franklin travaille cet aspect en reprenant volontairement certains cadrages de Sir Alfred mais choisit pour autant de ne pas faire un simple plagiat mais plutôt une vraie suite s’axant plus sur la psychologie de Norman Bates. C’est cette volonté d’offrir une autre direction qui peut justifier aussi le fait que Jerry Goldsmith signe une partition musicale plus sensible et totalement différente de celle de Bernard Herrmann (si on met de côté la réutilisation de la scène de la douche qui introduit le film). On pourra seulement lui reprocher un rebondissement final un peu décevante dont on se serait bien passé. Toutefois, bénéficiant du retour d’Anthony Perkins et de Vera Miles, Psychose II est donc loin d’être aussi définitif que l’original mais reste, malgré tout, une suite tout à fait honorable qui évite le piège du remake déguisé.
Une sequel largement dispensable, dans laquelle un Anthony Perkins semble avoir perdu tout son talent d’acteur. Le film, considéré en oubliant que le premier volet était un chef d’œuvre du cinéma, est tout de même honnête, agrémenté de suspens et de fausses pistes plutôt intéressantes. Elles sont pourtant trop nombreuses, le scénario est confus et on éclaircit le tout ase difficilement à la fin du film. Norman Bates trompe son monde trop facilement au vu de son passif, la réalisation est de facture beaucoup trop moyenne, les scènes de meurtres grossières et desservies par des effets sonores de mauvais goût.
mais qui a eu l'idée saugrenue d'imaginer une suite au chef d'oeuvre de Hitchcock ? Psychose II illustre bien la différence entre un grand cinéaste et un réalisateur de téléfilm, à part quelques plans pompés sur Sir Alfred, la réal est inexistante. Scénario ridicule et alambiqué par des twists artificiels, on s'ennuie ferme. Seuls les talents de Perkins et de Goldsmith émergent parfois de ce désastre. À noter Meg Tilly dans un de ses premiers rôles.
6 189 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 19 juin 2021
En l'état actuel des choses ce film qui se fait passer pour une suite souffre de manière terminale d'un dialogue impardonnable et d'une direction d'acteur médiocre amateur et sans cœur de la part du réalisateur Richard Franklin. Meg Tilly tente d'insuffler un peu de vie à son personnage en bonne actrice qu'elle est mais elle est étouffée par un scénario lamentable. Anthony Perkins donne interprétation ouvertement caricaturale et qui peut le blâmer étant donné ce qu'on lui a donné pour travailler. Loggia fait un travail en demi-teinte tout comme Dennis Franz dans sa courte apparition tandis que Vera Miles le personnage supposé central de Lila Loomis née Crane est tout simplement horrible ne parvenant pas à convaincre dans le rôle potentiellement reconnaissant de la sœur Crane qui intimide sa propre fille et la pousse à conspirer contre Bates. Elle laisse échapper un grand cri au moment de sa mort à condition que ce soit vraiment le sien la scène de son meurtre portant toutes les marques de l'abrutissement des films d'horreur des années 80. C'est encore pire que le premier d'Alfred Hitchcock ce qui était pourtant difficile a faire...
Hérésie que de donner une suite au chef-d'oeuvre absolu d'Hitchcock ? Quoi qu'on en pense, Richard Franklin, spécialiste du maître, parvient à rendre une copie honorable qui, en intelligence, ne tente pas d'imiter.
Le projet tient pour beaucoup à la prestation d'Anthony Perkins, qui réintègre la maison 22 ans après avec une appréhension qui relève de la double lecture. Pour le reste, Franklin joue sur les attentes pour très vite les déjouer ; surtout, il crée une tension folle entre cette demeure qui se dresse et écrase tout et surtout Norman, grâce à une mise en scène qui iconise dans son dernier plan les deux protagonistes, comme réconciliés.
Une plutôt sympathique série B qui a l'humilité de ne vouloir concurrence le modèle.