Signes
Note moyenne
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688 critiques spectateurs

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126 critiques
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Blockhaus44
Blockhaus44

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2021
Ce n'est pas le meilleur film de M.Shyamalan et de loin. Le thème de l'invasion extra-terrestre avec ses signes annonciateurs a déjà été maintes et maintes fois exploré. Le réalisateur n'arrive pas à éviter la caricature tout comme les acteurs pas toujours à l'aise avec cette histoire. Reste un film qui se laisse voir mais qui n'apporte rien au sujet que son auteur ne maîtrise pas. Orientez-vous plutôt vers le très surprenant et flippant "Dark Skies" si vous vous intéressez au phénomène des abductions notamment. Vous serez alors plus au fait de la chose car son réalisateur est très bien renseigné et documenté.
Flōrens PAB
Flōrens PAB

93 abonnés 614 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2021
M. Night Shyamalan sait faire monter l'angoisse et lier les coïncidences mais rate totalement sa fin. Il aurait fallu rester dans la suggestion.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2020
Un film très inattendu et bien fait ! Déjà, un film d'extraterrestres avec Mel Gibson c'est étonnant pour ma part (plutôt l'habitude de le voir dans The Patriot par exemple)... Mais la réalisation de ce film est incroyablement bien faite à mon goût et avec du recul : à chaque fois qu'on s'attend à voir les E.T on ne les voit pas (car ils sont invisibles souvent...) mais dès qu'on ne s'y attend absolument pas ils surgissent d'un coup, par une jambe, ou une main. Ce qui rend vraiment le suspens intense pour un film qui au début ne semblerait pas en avoir... Que du plus donc, très agréablement surpris par ce film et je le regarderai une nouvelle fois avec enthousiasme !!
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2020
Il y a toujours un nom de film qui nous revient en tête lorsqu'on évoque notre première peur. Signes est un film qui a eu un grand impact sur mon rapport au cinéma, puisqu'il m'a terrorisé quand j'étais plus jeune. Sorti en 2002, M. Night Shyamalan signe avec ce long-métrage un grand thriller. Graham pasteur qui a perdu la foi suite à la mort de sa femme, s'occupe tant bien que mal de sa ferme et de ses deux enfants avec l'aide de son jeune frère Merrill. Un matin, la famille découvre d'immenses agroglyphes dans ses champs (motifs géométriques réalisés en couchant les tiges). D'abord persuadés qu'il s'agit d'un canular, Graham et Merrill perçoivent des signes de vie dans leurs champs... Ce long-métrage est une leçon de cinéma, tout d'abord et surtout pour la tension qu'il instaure. Pour créer ce climat, il y a d'abord cette famille, qui porte le deuil, douloureux et qui tente de se reconstruire. Mel Gibson qui joue le père de famille Graham est un homme qui ressasse sans cesse la mort de sa femme. Il n'arrive plus à avancer, et ce n'est pas son frère Merrill, interprété par Joaquin Phoenix qui est en mesure de l'aider... Ainsi, les premiers signes étranges, les cercles de cultures apparaissent et viennent déjà ébranler Graham, qui est pourtant un homme lucide et auparavant religieux. Dès lors, la famille qui croyait à une blague faite par la main de l'homme voit son quotidien changer : les champs semblent bouger, et même avoir des yeux. C'est dans cette position externe, du côté de la famille, que le réalisateur parvient à faire monter le suspense. La maison familiale devient un bouclier protecteur face à cette pression constante. De plus, les signes ont un double sens : bien qu’on les associe forcément à ces symboles dans les champs, une longue série d'événements étranges arrivent à pénétrer dans le foyer, et remettent une nouvelle fois en cause les convictions du père de famille. Des signes hautement symboliques qui font basculer progressivement la famille dans la peur, tandis que les sorties vers l'extérieur se font rares. M. Night Shyamalan ne s'en prive pas pour renforcer la tension qui pèse sur la maison. L'étau se resserre, le jeune Joaquin Phoenix est hypnotisé par la télé qui montre la situation mondiale similaire à la leur, une critique lancée aux médias. Puis la famille cesse tout contact extérieur, elle se confine pour faire face à la menace. On a presque un huis-clos dans le film, la claustrophobie parcoure la fin du long-métrage. Comment ne pas parler de ce style si cher au réalisateur, une lumière quasi-religieuse, un sens particulier pour presque chaque plan et une direction d'acteur qui suscite l’émotion. Les plans de nuit ou plus généralement dans le noir sont précisément éclairés pour laisser de grandes zones d'ombres. Les contrastes de lumières à la manière de ses précédents films sont nombreux et mettent en avant des héros complexes et constamment du côté du doute. Ainsi, d'aspect général, Signes se démarque par son étrangeté, et si le thème de la fin du monde à constamment sa place dans le scénario, la famille reste soudée et apporte l’espoir. Les décisions sont collectives, se sont souvent des scènes à contre-courant qui calment la tension, notamment l'instant (mémorable) où les deux enfants et Merrill sont coiffés de papier aluminium... Ce dernier est d'ailleurs le personnage paranoïaque par excellence, car tandis que son frère Graham reste lucide face aux situations étranges, Merrill lorgne toujours du côté du surnaturel : il se résout à l'étrangeté qui prend place et l'accepte grâce aux différents signes qu'il perçoit (la télé, le livre...). Cela créer une dualité intéressante entre les deux personnages, qui fera l'objet d'une conclusion en fin de long-métrage. M. Night Shyamalan donne beaucoup de force à son récit, l'impact est immense et donne lieu à des séquences magistrales, notamment l'un des plus beaux Jump Scare (procédé brutal de réalisation visant à faire sursauter le spectateur) du cinéma, celui de la vidéo d'anniversaire. Ce thriller arrive au sommet quand il se conclut par cette scène finale, qui, je le reconnais, peut manquer de subtilité mais fait preuve d'une grande intensité dramatique et psychologique. Un grand nombre de moments marquants traversent le récit, qui est toujours parcouru par une forte sensibilité. Les rapports familiaux sont toujours chers au réalisateur et cet exemple est probablement le meilleur de sa filmographie. Du fantastique au service d'une histoire humaine, un thriller déroutant et extrêmement bien maîtrisé qui donne ce résultat, un excellent film de genre de la décennie 2000. Mel Gibson et Joaquin Phoenix y sont pour quelque chose, leur talent respectif n'est plus à prouver. M. Night Shyamalan un réalisateur au style distinct mais au talent mésestimé qui le prouve une nouvelle fois.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 555 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2020
M. Night Shyamalan feat Mel GIbson dans ce film pourrait-on dire un peu comme le film 6eme sens avec Bruce Willis deux ans avant. Ce sont des films plein de suspense à couper au couteau et montés avec maestria. D'abords des agroglyphes, graphisme dans des champs visible de haut ensuite une invasion d'E.T. style guerre des mondes. Le film de Spielberg sur ce thème est juste quelques années après. Mel Gibson est un fermier ex-pasteur qui a perdu sa femme dramatiquement ce n'est pas le seul aspect du film mais il est bien mis en évidence cette dimension de la foi et on sait que c'est important pour Mel GIbson. spoiler: Dans le film il y a une forme de cheminement de sa foi et de ses doutes suite au destin tragique de sa femme et à la fin il reprend son habit de pasteur.
Tout en symbole et en facettes le film est complexe à souhait et nous tient en haleine comme sait le faire ce réalisateur américain au nom bien indien né en Inde..
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

3 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2020
Cette "Guerre des Mondes" intimiste prouve une nouvelle fois que Shyamalan est l'un des réalisateurs les plus doués pour conférer une dense crédibilité à une histoire fantastique puisque finalement, qu'est-ce que "Signes" sinon un drame familial profondément émouvant?? Avec des comédiens très impliqués et une maîtrise technique parfaite, "Signes" est définitivement un très bon film!!
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 août 2020
J’avais envie de le voir par son côté mystérieux, mais finalement je l’ai trouvé moyen. Cela commence pourtant bien. J’aime beaucoup le concept des « crop circle ». C’est quelque chose qui intrigue. Par contre, on ne va pas se mentir, tenir 1h40 avec ça ce n’est pas possible. Sur ce point, j’aurai tout de même préféré que ce soit plus poussé. Alors que ce phénomène aurait pu être plus exploré, il va servir comme rampe de lancement pour une autre intrigue. En réalité, les « signes » n’occupent pas la majorité du film car on va passer dans le dur du sujet après un petit moment. Alors que le début a une certaine ambiance mystérieuse agréable, la suite va être beaucoup plus terre à terre. C’est dommage qu’on n'est pas conservé ce voile tout le long du film. La transition entre la phase « découverte » et celle « concrète » est un véritable coup de mou. J’ai été déçu par les enchainements que je ne trouve pas dynamique. Le rythme est très lent et je me suis ennuyé à plus d’une reprise. Surtout qu'au final cela devient quelque chose de très banal par la suite. J’ai même envie de dire en dessous de la moyenne pour cette partie car elle est mal exploitée. Beaucoup de flou comme pour avoir une facilité au niveau du scénario. Il y a des flashbacks en soi, mais qui n’apportent rien à l’histoire. Heureusement, Mel Gibson est une valeur sûre dans son jeu. Il y a aussi Joaquin Phoenix qui était en pleine ascension après sa nomination aux Oscars dans GLADIATOR (2000). Malheureusement, il est assez mal exploité en ayant un rôle transparent.
steevevo
steevevo

11 abonnés 637 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2020
Film malin, sans esbroufe. Comme toujours chez Shyamalan on frôle le ridicule... C'est aussi la force de ce film à l'instar de ses autres réalisations plus récentes. Pas de pyrotechnique, de clinquant. C'est sec et efficace. Cela déçoit forcément le grand public.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juin 2020
Y a-t-il un pilote dans l’avion hollywoodien de Manoj Night Shyamalan ? Avec ce « Signes », on se le demande. Celui qui nous avait tellement emballé avec son « 6ème Sens » et son « Incassable », s’est fourvoyé dans une super production hyper convenue, où les acteurs jouent avec des masques de plomb, pour des rôles sont désespérément creux, et des répliques d'une platitude effarante. Le message de ce gros navet n’est rien moins que le reflet d'une certaine Amérique manichéenne, simpliste, et moralisatrice. Au secours !
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2020
La plupart des personnes qui commentent ce film vont raconter leur déception. Ce n'est pas grave votre opinion sur un film devrait toujours inclure vos émotions avant et après l'avoir vu. Shyamalan nous offre un thriller chaleureux, drôle, chargé d'émotions et plein de suspense. J'ai déjà vu le film plusieurs fois et je ne me suis jamais ennuyé. Shyamalan utilise la technique pour culminer son histoire plutôt que le dialogue. Sa formule magistrale et préférée est l'utilisation de flashbacks. Ce qui donne au public une chance de rattraper ce qu'il aurait pu manquer. Il met l'accent sur ses points en reproduisant des scènes et en les rejouant pour le grand effet. Que vous croyiez le résultat ou non, vous ne pouvez pas nier son aptitude à raconter des histoires. Ce long métrage nerveux et paranoïaque avec une fin palpitante est formidable. Mais quand le film est fini dites vos prières et mettez-vous au lit...
Anthony V.
Anthony V.

19 abonnés 439 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2020
Très bon film sur les extra-terrestres. Le film n'avance pas vite mais pour un vieux film comme celui-là le scénario est super, il y a un certain suspens qui nous garde jusqu'au bout. L'atmosphère est bien transmise en tout cas.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2020
Ce qui frappe de prime abord, dans ce film, c'est l'atmosphère qui s'en dégage. En effet, avec un budget assez réduit (effets spéciaux minimalistes, décors limités et nombre d'acteurs restreint), on arrive à entrer dans cette histoire pour le moins surprenante. On est un peu frustré que l'action se limite à la maison et à ses alentours mais c'est l'effet recherché alors on se fait une raison. Les effets sonores (son multicanal) et visuels (mouvements de caméra) sont remarquablement utilisés puisqu'on sursaute à plusieurs moments du film. Les dialogues sont plein d'humour et on ne voit pas le temps passer. Côté distribution, rien à redire et les enfants sont parfaits. Cependant, la fin du film est un peu décevante spoiler: car on aimerait en apprendre davantage sur les extra-terrestres, leurs motivations et leur mode de fonctionnement.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2020
Film pas mal mais pas exceptionnel. Malgré un bon casting, le film pâtit d'une réalisation inachevée. Dommage, il y avait mieux à faire.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2020
Signes a un drôle d'effet sur moi, dans le sens où je n'arrive pas à déceler sa véritable nature. Sommes-nous en présence d'un film idiot écrit et réalisé par un petit espoir prétentieux trop ambitieux pour ce qu'il avait à proposer dans la durée d'une carrière, où s'agit-il d'une satire intelligente et discrète portée sur une Amérique profonde et pudibonde nourrie à la malbouffe et shootée aux émissions de télévision variées?

Il est dur de trouver la limite entre ces deux extrêmes. L'hypothèse de la satire, si l'on doit séparer le traitement en deux, tient du contexte social, professionnel, environnemental et culturel des personnages : nos deux héros, Gibson prêtre et Phoenix ancien joueur de baseball trop virulent, représentent une Amérique rurale perdue dans ses champs qui vit tellement repliée dans sa carapace qu'elle rejette tout contact extérieur, particulièrement en ville (Gibson avec la pharmacienne, Phoenix avec un ancien collège de baseball).

La rencontre avec le militaire en dit long : aussi halluciné que le professeur de lettres de The Faculty quand il sera passé du côté des aliens, cet officier si décoré qu'on le croirait issu d'un manuel de propagande de l'armée tient un discours autrement plus hallucinant qu'il profère tous les clichés possibles lorsqu'on se représente l'Amérique fière et victorieuse, étendard des opportunités d'avenir et dernière défense de la veuve et de l'orphelin.

Son regard perdu, surjoué, très intense puisque ses yeux ne font que s’écarquiller place le spectateur dans une posture étrange, située entre le rire moqueur et l'embarras de son mauvais jeu d'acteur : serait-ce volontaire de la part de Shyamalan, lui qui fut si longtemps si sérieux dans ses deux premiers films à performance (de réalisation, d'écriture et d'acting), qu'il se serve de l'excès, du trop plein pour dénoncer une culture basée sur l'apparence, la manipulation, l'embrigadement?

Serait-il ainsi possible que les chapeaux en aluminium, pour le fou rire irrépressible qu'ils provoquent, s'érigent à l'écran en guise de dénonciation d'une Amérique qui croit tout ce qu'elle entend, voit (du moins croit voir), au point de faire référence à La Guerre des mondes, oeuvre à l'origine d'une manipulation générale connue de tout un chacun? Serait-il même possible que le statut de ce prêtre dégoûté de Dieu en veuille directement au manque de communication de cette Amérique du peuple pour laquelle il faut soigner les apparences, et ne surtout pas parler de ce qui ne va pas avec ses proches?

Ce rêve d'une famille modèle échoue cependant dès les cinq premières minutes de leur introduction : présentés comme des attardés, des hommes seuls à l'attitude peu constructive, les deux protagonistes semblent même guidés dans la vie par le comportement responsable (mais perché) de leurs enfants : découverte des signes par le fils, qui découvrira ensuite le langage alien à l'aide d'un baby-phone (c'est une astuce), théories au sujet des aliens proposées, une nouvelle fois, par le fils, et initiation à la télévision, dont le traitement ridicule dans l'intrigue prête plus à rire qu'à réfléchir.

C'est donc dans la forme que Shyamalan pêche; pas niveau esthétique, c'est globalement irréprochable : ses plans, tous très bien choisis, témoignent de la personnalité unique de ses cadrages, très proches des acteurs en laissant une place importante aux décors ainsi qu'à leur signification symbolique. La photographie y ajoute une âme des années 90, donnant à l'oeuvre cette personnalité un peu vieillotte pleine de charme et de sympathie.

Non, le problème vient de la représentation de ses idées par son écriture bordélique : là où la satire semblait totale, la propension de Shyamalan à toujours trop en dire pour mettre en avant ses qualités réflexives et philosophiques placent l'oeuvre dans une branlette intellectuelle stérile (comme les termes l'indiquent, c'est souvent la finalité de la démarche) dont ne ressort en conclusion qu'une vision étriquée et ridicule des conséquences du deuil et de la recherche d'un but perpétuelle à la vie de l'homme, que "l'auteur" résume bêtement en deux catégories de gens (c'est si simpliste qu'on croirait la citation parodique), non pas ceux qui creusent et vous savez qui, mais bien ceux qui croient au miracle et les autres aux coïncidences.

L'on aurait pu le considérer comme entièrement parodique et fin s'il n'avait pas tenté d'ajouter à sa prétendue critique sociale et culturelle un versant insupportable de réflexion métaphysique mal menée, à peine organisée, qui ne fait qu'effleurer à la surface de la surface la large et passionnante thématique d'un religieux qui rencontre une présence de vie extérieure à la Terre : le simple fait de l'avoir placé en phase de doute plutôt qu'au sommet de sa foi fait office de façon de simplifier le chemin narratif et réflexif d'un film qui n'avait finalement rien d'autre à proposer à son spectateur qu'un traitement comique du mythe de l'alien, saupoudré d'une introduction majestueuse, presque christique, de l'égocentrique Shyamalan, obligé de jouer dans son film et d'y trouver un rôle principal (qu'il tentera de justifier comme il le peut).

Croire que Signes s'interroge sur l'humanité, la religion, la présence d'une vie au delà de notre planète, c'est jouer le jeu de Shyamalan, entrer dans ses pistes brouillées, qui enjolivent souvent le fond de ses films par des propositions de thématiques profondes mais jamais approfondies : le véritable sujet de son long-métrage concerne en fait la famille, la place d'un père dont la femme, décédée, a été remplacée à la maison par un frère un peu marginal, asocial (rien de bien illogique à cela, il est interprété par Joaquin Phoenix) mais gentil dans le fond.

Il s'agit d'une quête de rédemption basée sur une invasion alien à petite échelle censée propulser la destinée des personnages vers la meilleure fin possible, quitte à bâcler le dernier acte en dévoilant un alien mal filmé, aux CGI minables, à l'éclairage minimal pour cacher la mauvaise finition des textures, le tout afin de renvoyer à ce que disait Phoenix un peu avant : il est impossible que le personnage de Gibson ne croit en rien, qu'il ne redevienne pas religieux. Cette rencontre ne pouvant être qu'un signe, Shyamalan enferme son personnage principal, que Gibson interprète en deux phases, soit inintéressé soit en surjeu complet, dans le stéréotype attendu du religieux fier de son parcours, et qui a enfin trouvé la rédemption tant recherchée.

La bêtise finale du raisonnement du réalisateur inscrit, après mure réflexion, son film dans les deux cases : Signes est à la fois une critique acerbe et cynique d'une Amérique profonde perdue et marginale, dans laquelle clichés et jugements règnent, ainsi qu'un bon gros nanar hilarant à la stupidité qui tâche (les deux frères, devenus pères par la force des choses, gâchent des repas puis se forcent à se serrer dans les bras, larmes à l'oeil, oublient l'inhalateur pour l'asthme du gosse, préfèrent se crêper le chignon que s'occuper de leurs deux enfants), au jeu d'acteur parfois excessif et au ton beaucoup trop sérieux pour ne pas se dire, au bout d'un moment, que Shyamalan pensait une nouvelle fois réinventer la soupe après les succès consécutifs de Sixième Sens et Incassable.

Il est dommage que son talent n'ait finalement tenu que sur deux ou trois films, et pas de la façon escomptée, sur sa carrière entière.
Jérémy J.
Jérémy J.

17 abonnés 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2019
Ca m'a bien embêté de ne pas aimer ce film moi qui adore ce réalisateur. Heureusement que les acteurs, très bon par railleurs, rattrape le film. Le film est lent, très lent, il se passe très peu de chose et quand il se passe des choses il n y a rien d'angoissant ni même d'intéressant. Le film nous montre pendant une heure des gens qui courent, qui s'enferment et qui craquent... Rien de plus, rien de moins. Et ensuite le film est résolu en 10 minutes et de manière très particulière. Les visions du mari envers sa femme qui lui parle sont très bizarres. Franchement je ne suis pas rentré une seule seconde dans ce film. Bref, tournez vous plutôt vers sixième sens ou incassable.
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