Un bon film de guerre qui s'avère captivant malgré un léger manque de rythme. Burt Lancaster et Jeanne Moreau très bons. Une réflexion sur la guerre différente et assez bien vue dans l'ensemble. Pas forcément un grand film mais une œuvre solide.
Très bon film, même si l’on est dans la mythe de la France entièrement résistante. Le film arrive à mêler action et suspense avec une vrai réflexion : qu’est-ce qui justifie la mort d’êtres humains ?
Ce film, par son sujet, m’a immédiatement évoquée "La Bataille du rail" : tous deux rendent un vibrant hommage aux cheminots français pendant la Seconde Guerre mondiale et à leurs actes de sabotage contre l’occupant allemand. Mais là où le film français adopte une approche quasi documentaire, cette version américaine mise sur un scénario bien plus abouti, porté par un casting exceptionnel. Burt Lancaster y incarne Labiche, un cheminot déterminé à tout pour arrêter ce train maudit, tandis que Michel Simon campe un Papa Boule couvert de suie, aussi touchant que crédible, et Jeanne Moreau une tenancière d’hôtel dont la seule obsession est de survivre. L’intrigue nous tient en haleine : le train parviendra-t-il à rejoindre l’Allemagne ? Au-delà du suspense, le film soulève une question troublante : l’art justifie-t-il le sacrifice de vies humaines pour sa préservation ? Plongés dans l’horreur de la guerre, on suit ces hommes et ces femmes qui, malgré tout, tentent de sauver ce qui peut l’être – même si l’histoire reste une fiction. Certaines scènes, judicieusement choisies, rappellent avec force les dérives et les comportements inqualifiables de cette période. En définitive, un excellent film, captivant de bout en bout, qui allie tension narrative et réflexion morale.
Un bon film, solide : pas d'ennui, une superbe qualité de cadrage, des seconds rôles de luxe, un scénario plausible (tiré de faits réels)... et une belle qualité d'images, avec même de belles "cascades ferroviaires". Du bon cinéma.
J'ai revu le train avec regret car j'y ai vu trop de points invraisemblables. Comment imaginer pouvoir couper un train en pleine traction et, de plus, laisser les wagons rouler alors que cela est impossible et heureusement. Comment imaginer couler un coussinet de bielle et le placer directement sans usinage. Comment imaginer une locomotive à vapeur parcourir tant de km sans jamais s'arrêter pour prendre de l'eau et du charbon. Comment imaginer après les terribles déraillement repartir dans les heures qui suivent. Dans ce film tout devient facile comme par enchantement. Ce film a parait-il été fait sur des fait réels encore aurait-il été utile qu'un conseillé technique soit sur place pour éviter des erreurs aussi enfantines. Dommage car le sujet était intéressant.
Film parfaitement réalisé dans les moindres détails techniques, historiques et comportementaux. Le jeu des acteurs est à la hauteur d'un scénario qui ne ménage aucun temps mort, tandis que les images sont magnifiquement tournées. A bout portant ou sous des angles à la façon d'un Jean-Pierre Melville, elles servent un film qui se termine en apothéose à travers un quasi duel d'une portée symbolique émouvante. Le résultat est crédible sur tous les plans. Splendide et puissant
Même si je n'ai pas lu toutes les critiques du film, je suis assez surpris que peu de spectateurs n'aient pas vu ce film comme l'histoire d'un duel. Pas au sens de l'excellent film de Ridley Scott, même s'il existe certains parallèles, mais celui-ci y ressemble étrangement. Là, il s'agit d'un duel à mort entre deux personnages que tout oppose : la culture, la morale, les scrupules et la vie. Le contexte de la seconde guerre mondiale et l'histoire de la résistance des cheminots pourrait ne servir que de toile de fond à l'histoire. La volonté et l'intelligence chez les 2 protagonistes est forte. Le dénouement de l'histoire en est si terrible qu'on finit par se demander si vraiment il y a un vainqueur. J. Frankenheimer réussit là une de ses plus belles réalisations (de mon point de vue). S'il n'avait réalisé le film "Ronin", j'aurais cru à l'accident. Un réalisateur aussi fin en étant américain ce n'est pas tous les jours...