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Jean-philippe N.
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4,5
Publiée le 5 avril 2014
J'ai eu la bonne idée de regarder "The train" quelques semaines après "Monuments men", deux films qui traitent sensiblement de la même idée: la vie humaine vaut elle d'être sacrifiée pour des œuvres d'art aussi prestigieuses soient elles. Le constat est accablant: le film de George Clooney est une aimable plaisanterie, celui de John Frankenheimer un chef d'œuvre...
Un hommage aux cheminots ce film de guerre avec Burt Lancaster est une réussite. Le film montre le courage des hommes, qui malgré une libération imminente sont encore prêts à payer de leurs vies pour la France. Un bon film sur le patriotisme, méconnu.
Un des rares films qui met à l'honneur la résistance des cheminots lors de 39-45 avec le chef d'oeuvre de "La bataille du rail" de René Clément. Comme ce dernier la force du film est son réalisme sachant que les collisions sont réalisés sans trucage ou qu'encore que Burt Lancaster boite réellement après avoir été blessé sur la tournage. L'autre force du film est son casting évidemment avec des monstres tels que Michel Simon et Jeanne Moreau. Le film repose essentiellement sur la star (et producteur) Burt Lancaster. Heureusement le scénario n'oublie pas l'enjeu, celui de sauver des chef d'oeuvres de la peinture et donc, par là-même, d'y placer la question "est-ce que mourir pour ces tableaux est nécessaire ?". Un très grand film de guerre donc qui se revoit avec toujours autant de plaisir.
Un excellent film de guerre qui met en valeur les héros de la résistance ! Un grand film, porté par un casting 4 étoiles : Burt Lancaster, Jeanne Moreau, Michel Simon, suzanne Flon...
Dans la ligné de "La Bataille du Rail" de René Clément, "Le Train" est un très bel hommage aux cheminots français ayant combattu avec honneur et courage face à l'armée d'occupation pendant la seconde guerre mondiale, bien souvent au péril de leur vie. Les séquences de bravoures s'enchainent, la reconstitution est fort réussite et la galerie d'acteurs est impressionnante. Très bon film.
Très bon film de guerre rendant un vibrant hommage à l'héroïsme et à la fraternité de la Résistance. Les scènes d'action (bombardements, collisions et déraillements de trains) sont particulièrement réussies. Excellente interprétation de Burt Lancaster et de Jeanne Moreau (bouleversante).
Dans la ligné de "La Bataille du Rail" de René Clément, "Le Train" est un très bel hommage aux cheminots français ayant combattu avec honneur et courage face à l'armée d'occupation pendant la seconde guerre mondiale, bien souvent au péril de leur vie. Les séquences de bravoures s'enchainent, la reconstitution est fort réussite et la galerie d'acteurs est impressionnante. Très bon film.
Le Train (1964) est assurément l’un des meilleurs films (si ce n’est pas LE meilleur) de John Frankenheimer (Le Prisonnier d'Alcatraz - 1962). Initialement réalisé par Arthur Penn, très rapidement la relation s’est tendue avec Burt Lancaster, qui souhaitait un vrai film d’aventure (en plus d’incarner le personnage principal, il est aussi le producteur du film), ce dernier décida quelques jours après le début du tournage de le renvoyer au profit de John Frankenheimer). Le film nous replonge en pleine Seconde Guerre Mondiale, alors que l’armée Allemande est sur le point de capituler, Paris d’être libéré et que les alliés sont attendus d’un jour à l’autre, le colonel Von Waldheim (magnifique Paul Scofield), grand amateur d’art, décide de réquisitionner toutes les grandes toiles peintes par les plus grands artistes français (exposés au musée du Jeu de Paume). La conservatrice (Suzanne Flon) impuissante face à ce pillage de tous les fleurons de la peinture française (Gauguin, Renoir, Van Gogh, Manet, Picasso, Degas, Miro, Cézanne, Matisse, Braque, Utrillo, ...), véritable patrimoine de notre pays (!), décide de faire appel à des cheminots résistants (les toiles devant être convoyées vers l’Allemagne en train). C’est le chef de gare (le brillant Burt Lancaster) qui va devoir déjouer les plans des Allemands en attendant de pied ferme l’aide des alliés qui se fait attendre. 130 minutes au cours desquelles on découvre des actes de bravoures poignants, nous offrant même lors de certains passages, quelques fous-rires nerveux tant le suspense est à son comble (notamment lorsque les cheminots trompent les allemands en modifiant le parcours et le nom des gares). Très réaliste et impressionnant dans son traitement et sa mise en scène (comme en atteste cette spectaculaire collision entre deux locomotives), le film met à l’honneur les cheminots français (comme en atteste les remerciements au début du film) pour leur courage et leur bravoure. Véritable ode à ses défenseurs de notre patrimoine qui se sont sacrifiés pour quelques toiles peintes, des vies contres des toiles de maîtres, majestueusement retranscrit ici en noir & blanc et parfaitement interprétés par des acteurs franco/américains (signalons aussi la présence de Jeanne Moreau & Michel Simon).
Quel Film ! Extraordinairement "divertissant". Sans doute l'un des plus grand film d'action. Une sorte de "Mission impossible" géant. Evidemment philosophique dans son propos "Identité, Nation, Patrimoine vs Vie humaine", finalement l'aspect le plus évident du film et pas forcément le plus fort. Ce qui frappe en 2011 c'est la force d'une mise en scène qui reste d'une modernité et d'une nervosité absolue, des cadres remplis avec lectures au premier comme au second plan (marque de fabrique de Frankenheimer dans la lignée d'Orson Welles : scène clé : exécution de "Papa Boulle"), rivalisant avec les blockbuster actuels. Lutte à la base "simpliste" (lisible) Nazis/résistants devenant exploration des motivations des acteurs de cette lutte pour se perdre finalement dans un duel d'homme à homme très "le train sifflera trois fois". Un film d'action incroyablement complexe sous son aspect simpliste et sa mise en scène "coup de poing". Un film de guerre à part. Un rythme incroyable, sans aucun temps mort. Un must !
Un quelque chose empêche de parler de chef d'oeuvre. Trop commercial, pas aspect intellectuel, Les années passant, le film s'il n'en devient pas un chef d'oeuvre, représente un sommet cinématographique absolu... Ce duel de deux nations à travers deux hommes devenant duel d'homme à homme fera l'objet d'un film raté plusieurs décennies plus tard : "the fourth war" (la quatrième guerre ou "powerplay" en dvd). Frankenheimer avait des "obsessions"... Un film raté à l'esthétique M6replay mais moins "navet" qu'il y parait. Intéressant.
Quand la SNCF est à l'honneur... Un hommage en tout cas plus efficace que "La bataille du rail" de René Clément sorti vingt ans plus tôt. Le scénario tient bien la route, il s'en passe des choses en deux heures de film, or ce n'est pas toujours le cas. Burt Lancaster possède un charisme évident à l'écran, il est parfait dans son rôle. Jeanne Moreau, qui a dix lignes de dialogues, est très logiquement présente à l'affiche, no comment. La musique est étrangement inexistante, dommage car certains passages un peu longs auraient gagné à être acompagnés d'un petit air. Ce dépouillement a tout de même un côté appréciable, il évite au film de tomber dans le pathos, ce qui était tentant.
Un chef d'œuvre du début des années 60 pendant la seconde guerre mondiale (L'histoire je veux dire) réalisé avec beaucoup de suspenses et un peu d'humanité par John Frankenheimer qui signe l'un de ses meilleurs films !! Ce long métrage se passe en France, peu après le débarquement en Normandie de Juin 1944, un général Allemand qui a sous ses mains tout les tableaux d'œuvres d'arts comme Picasso, Renoir et autres a les envoyer dans un train dans leurs pays. Une résistante convainque trois conducteurs du train d'essayer de ralentir si possible la destination avant l'heure pour espérer l'arrivée des alliés. Il y a un film de George Clooney qui est sortit il y a pas longtemps traitant le même sujet, je ne l'ai pas vu mais l'œuvre de John Frankenheimer m'a pas mal fait cogiter dans mon fauteuil, on est pris par l'"histoire, on est de tout cœur avec les héros, parfois les Allemands ont leurs derniers mots par fusillades et on se demande comment ça va se finir. Burt Lancaster est l'un des héros du film et demeure toujours efficace mais il y a aussi des comédiens Français qui ont des petits roles, certes, mais des bons comme Jeanne Moreau, Michel Simon ou Suzanne Flon. Un grand film à ne pas rater.
Après avoir pillé des tableaux de maîtres dans toute la France, un officier Allemand décide de les faire expédier par train en Allemagne, alors que Paris s'apprête à être libérée. La résistance s'organise pour faire rater le transfert. Des peintures valent-elles que des hommes se sacrifient pour elles ? C'est la question que se posent les deux ennemis du film, l'officier Allemand et le chef de la résistance. Le premier y voit une beauté artistique qui doit être préservée mais aussi conquise, le second y voit un symbole pour son pays et ses camarades. Ces deux personnages sont fort bien campés par Burt Lancaster et Paul Scofield, proche de la folie sur la fin. "The Train" se veut également comme un hommage aux cheminots, mais donne une image faussée de la population Française (image de la France résistante). Néanmoins, le courage de ces hommes y est montré de manière poignante. Par ailleurs, malgré des chutes de rythme, la réalisation de Frankenheimer est de qualité. Un bon film de guerre.
Très bon film qui sonne authentique. Une bonne réalisation, une histoire très prenante et de la résistance pour que la France conserve ses chefs d'oeuvre de peinture. J'avais beaucoup aimé l'idée de départ de "Monuments Men" sans aimer le film. Celui-ci, même s'il a 50 ans, est une version bien meilleure mêlant de l'action, de la mécanique, du drame. Je regrette tout de même qu'il n'y ait pas quelques images d'archives ou un petit résumé historique sur le final.
Ce film qui rend hommage à la résistance française et des martyres, manque cruellement de rythme et a une réalisation très sage de John Frankenheimer. Sa manque également d'émotion et c'est sans doute cela le principal défaut du film. Malgré l’impressionnante présence de la star Burt Lancaster et d'un bon casting on est jamais transcendé par le film. reste toutefois le scène de la collision et un final qui tient en haleine. Ce n'est pas une oeuvre marquante mais l'ensemble reste honnête..
Quand il aborde le tournage du « Train » en 1964, Burt Lancaster vient tout juste d’atteindre ses cinquante ans et il sort de l’échec commercial du « Guépard » tourné sous la direction de Luchino Visconti. Ayant dominé avec son complice Kirk Douglas les années 1945-1960 à Hollywood, il est encore au sommet après l’Oscar reçu en 1961 pour sa prestation mémorable sans « Elmer Gantry, le charlatan » de Richard Brooks. A la suite, il a entamé une collaboration avec John Frankenheimer, alors réalisateur débutant. Les deux hommes ont déjà tourné trois films ensemble dont « Le prisonnier d’Alcatraz » quand Lancaster appelle Frankenheimer à la rescousse pour venir remplacer Arthur Penn sur le tournage du « Train ». Les deux hommes ne s’entendent pas sur le sens à donner au film qui relate un épisode de la fin de la Seconde Guerre décrit dans un roman de Rose Valland (ancienne conservatrice de musée et résistant) au sujet de la tentative allemande en pleine débâcle de piller via le réseau ferroviaire, un grand nombre de chefs d’œuvre de la peinture française. Arthur Penn, réalisateur intellectuel, entend s’attarder sur les motivations psychologiques profondes du cheminot résistant que doit jouer Lancaster alors que celui-ci lui intime de privilégier l’action. Frankenheimer d’abord réticent accepte après avoir demandé que le scénario soit remanié (Walter Berstein s’en chargera). Cette co-production franco-italo-américaine si elle n’en fait pas un thème majeur du film, n’oublie pas à divers moments de soulever la question de l’enjeu de la sauvegarde du patrimoine culturel face à celui du sacrifice de vies humaines. Et ceci dans chacun des deux camps. Très peu bavard, « Le train » puise plutôt son inspiration du côté de « La bataille du rail » de René Clément (1946), en proposant une approche plus grand public de l’énorme travail de sape réalisé par les cheminots entrés en résistance. Le résultat remplit parfaitement son double objectif de captiver le spectateur en lui faisant toucher du doigt le travail de l’ombre parfaitement synchronisé des cheminots bien décidés à pourrir jusqu’au bout les plans de l’envahisseur nazi. Burt Lancaster s’il se voit réservé un moment de bravoure typiquement hollywoodien à la toute fin du film, imprègne sa prestation de toute la rigueur et de toute la retenue dont il était capable quand le rôle l’exigeait. Aucun temps mort donc pour ce film remarquablement dirigé par un John Frankenheimer qui pouvait donner le meilleur quand il était inspiré. Les deux hommes se retrouveront pour un autre film de guerre cinq ans plus tard avec « Les parachutistes arrivent ». On notera les courtes mais très marquantes apparitions de Michel Simon, Jeanne Moreau, Jacques Marin et Suzanne Flon. Quant à l’acteur anglais, Paul Scofield, il campe avec nuance ce colonel allemand tout à la fois esthète et impitoyable quand un obstacle se dresse sur son passage. C’est sans doute lui qui porte le mieux la problématique du film liée aux motivations des personnages si chère à Arthur Penn s’étant opposé à un Burt Lancaster convaincu qu’en temps de guerre, les hommes se définissent par ce qu’ils font plutôt que par ce qu’ils pensent.