Jamais j'aurai cru qu'un musical avec un tel niveau visuel et de dynamisme pourrait à ce point me lassé, m' "étourdir" et m'écrasé. Pourquoi en fait ? Sur près de 2h, le récit nous plonge d'abord au cœur d'une prison pour femme avant de partir à tous va dans des cabarets.
Une prison dans laquelle nous découvrons plusieurs profils avec cette succession de scènes tonitruantes. Renée Zellweger ("Bridget Jones"...) s'offre clairement le rôle n°1 et mélange timidité et panache. Catherine Zeta-Jones ("Zorro", "Haute voltige"...) passe à la limite de l'inaperçu mais dès qu'elle entre en piste, elle rayonne totalement. Richard Gere en avocat avide d'argent, de réputation et au verbe très libérer. Quant à John C. Reilly, sa séquence musicale sera la seule à avoir eu un sens précis et audible, une sensibilité naturelle pour un rôle clair. Niveau visuel et sonore donc, le show est présent, complet, le feu d'artifice coloré et sonore est présent, complètement. Les danses sont dynamiques et millimétrées, complètement. Le point faible, alourdissant l'ensemble, l'omniprésence de ces dernières, la frénésie quasi incontrôlée de ces scènes ou l'on peine totalement à suivre les paroles, les changements de décors incessant qui n'explique jamais le passage ininterrompu entre prison et salle de spectacle. Et quel rapport entre ces décors en vérité ? Ou est la ville elle-même qui à quand même son nom sur l'affiche ? Une frénésie incontrôlée lourde ou aucun temps de pause n'est accordée, ou l'on voit parfaitement l'essoufflement du cast au therme de chaque presta.
L'affiche est parfaite, le cast convainquant, le visuel aussi, mais le rythme est trop violent, à l'image de ces années folles qui, avec le temps, étaient vraiment folles dingues.