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James Cocody
20 abonnés
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4,5
Publiée le 19 juillet 2022
Avis personnel. Dans ce film, il y a un scénario relativement original, une mise en scène fort classique, une BO d'époque assez conventionnelle et surtout, Jean Gabin et Lili Palmer. Les autres, même Michèle Mercier, se contentent presque de faire de la figuration (j'exagère un peu quand même...) Gabin, pourtant, fait seulement du Gabin 3e époque, mais il le fait si bien que je suis chaque fois sidéré par son autorité et sa force naturelles. Lili Palmer, elle, c'est un charme indéfinissable, c'est son accent à la fois élégant et austère, c'est une scène qui, à elle seule transforme le 3,5 qui me venait à l'esprit en 4,5 tant elle est forte et percutante: celle de sa colère dans la grange, celle qui commence par " C'est la vieille ! ". Trois fois déjà que je regarde ce film et, chaque fois que j'arrive à cette scène, je la repasse plusieurs fois. "Le tonnerre de Dieu", ce n'est pas ce que l'on appelle un chef-d'œuvre, mais c'est certainement une œuvre solide restée très regardable aujourd'hui pour les "grandes personnes". Selon moi, en tous cas.
"Moi qui suis né dans un claque tu crois que je mourrai à l'Élysée ?". Truffer de bons mots ce film est pour moi dans la même veine que le Le Tatoué, avec un Gabin comme je l'aime mais dans un contexte quelquefois dramatique.
Quel plaisir de découvrir de vieilles œuvres aussi bien faites. C’est une superbe histoire, touchante, attachante, bien rythmée et superbement jouée! Accompagnée d’une magnifique bande originale, ce film nous plonge dans un univers rural et convivial rempli de personnages excellents, de répliques très bien écrites et de thématiques profondes et bien développées telles que l’alcoolisme et ses ravages ou encore les vieux couples. Un pure plaisir sans parler du charisme de Jean Gabin, juste wahou!
Je n’ai jamais été fan du réalisateur mais c’est peut-être celui qui m’a le plus plu ! Assez inégal pourtant mais avec quelques passages bien sympathiques !
Film aux dialogues savoureux , au scénario assez banal est rehausser par la gouaille et le savoir faire de Gabin . Pas le meilleur film de cet immense acteur mais appréciable .
Les situations présentées dans le film sont totalement irréalistes et pas crédibles si bien qu'il faut le prendre comme une fable. Une fois ceci accepté, il se laisse agréablement regarder jusqu'à la scène des chevaux sous l'orage. Viennent ensuite les amours de Marie avec le voisin, qui semblent totalement sortis du chapeau et sont d'un mièvre, d'un daté et d'un gnangnan sans pareil. Jean Gabin surjoue et cabotine alors que Michèle Mercier joue très justement son rôle d'épouse. La musique est parfois trop insistante, la restauration noir et blanc magnifique, la gare routière avec tous ces bus Chausson extraordinaire. Robert Hossein est amusant dans son rôle peu consistant de maquereau à deux balles. Au final, ce n'est pas franchement mauvais, mais certainement pas vraiment bon.
Film un peu méconnu mais qui mérite le détour, un peu comme une bonne bouteille oubliée qu'on aurait dégoté au fond de la cave et qui se déguste avec un goût de reviens-y. Avec Un Gabin des grands soirs qui sublime les dialogues de pascal jardin, une Michèle Mercier en femme fragile et du grand robert Hossein dans le rôle d'un maquereau bête à manger du foin. Et le reste de la troupe mérite également des éloges...bref 1h30 de plaisir comme on savait s'en offrir à l'époque.
Le duo de La Patelliere/Gabin fait encore ici la preuve de son efficacité le tout enrichi par d’excellents dialogues de Pascal Jardin. Après des débuts tonitruants le film mollit quelque peu dans son final.
Un vieux bourru qui déteste l'espèce humaine sauve une femme entre toutes : tout le film tient là-dedans. Sa misanthropie ne sort pas de nulle part, elle vise les puissants, on le comprend bien dans la scène face au ministre, la France qu'il aimait est déjà enterrée. Mais Gabin ne rencontre jamais vraiment Simone, en fait. Il la répare comme on soigne une bête blessée, avec une tendresse sincère et un paternalisme total, avant d'en faire l'enfant que Brassac et sa femme n'ont jamais eu. Sous la comédie de mœurs, il y a un vrai manque, un couple rongé par l'absence, une virilité qui ne s'exprime plus qu'à coups de gueule et de gnôle. Le film a cette lucidité assez rare de comprendre que c'est Brassac qui a besoin d'être sauvé, pas Simone. Dans la dernière scène, il jubile à l'idée de devenir grand-père plutôt que père. Naïf, mais ça marche.
La plume de Pascal Jardin fait mouche pendant la première heure, avec des répliques sèches qui ne dépareraient pas chez Audiard. Puis le film vacille, pile au moment où l'intrigue part vers l'idylle entre Simone et son voisin Roger. C'est aussi là que Gabin s'efface, et c'est dommage, parce que c'est précisément là que tout tenait. Denys de La Patellière filme ça avec le classicisme sage d'un bon artisan de studio, sans grand risque pris nulle part. Curieusement, cette sobriété presque effacée sert plutôt bien l'atmosphère de chronique rurale qu'il vise.
Gabin, à 60 ans, absorbe complètement le personnage dans son propre mythe, ce bourru tendre qui gueule pour ne pas pleurer. Grande force du film, mais aussi sa limite : autour de lui, franchement, pas grand-chose n'existe vraiment. Lilli Palmer est la vraie bonne surprise du casting ; elle fait ce que Gabin ne fait jamais, suggérer plutôt qu'asséner. Michèle Mercier, jolie, un peu trop occupée à copier Bardot en brune, s'en tire quand même bien en ingénue. Hossein, lui, surprend par sa justesse en maquereau menaçant. On vient pour Gabin, forcément. Mais on repart avec un peu plus dans les mains, même si c'est un film daté jusqu'à l'os.
Gabin, Mercier, Hossein, Palmer, un casting qui vous submerge, tant le jeu des acteurs est parfaits.
Le film vous accroche d’entrée et vous tiens par le cœur jusqu’à la fin.
Une verve époustouflante, comme toujours, pourfendeur de la connerie humaine et des injustices sociales, Gabin est d’une présence incontournable presque pesante
Quarante ans nous séparent de ce film et l’on se demande vraiment aujourd’hui où sont passées toutes ces valeurs qui font d’une simple histoire un petit chef d’œuvre frissonnant d’amour et de générosité.
Nul besoin de gesticulation ou d’effets spéciaux, la caméra est d’une neutralité qui enchante et aucun artifice de réalisateur ne vient perturber la communion qui s’est installe entre les acteurs et les spectateurs.
Pour le mari imparfaits que nous sommes tous quelque part, Lili Palmer incarne cet idéal féminin avec un charme émotionnel de tout les instants pleine de cette capacité qu’on les femmes de comprendre ce qui rend les hommes méprisables ou adorables selon qu’elles appuient ou non sur la bonne manette.
Tous les nostalgiques, de la vie pleine de sens et de valeurs sincères, ne sortiront pas indemnes de ce film sain et sans artifices, mais vous enveloppera d’une sensation inexplicable qui s’appelle quelquefois le bonheur d’être deux, avec les vicissitudes du quotidien et toutes ses splendeurs qui les font oublier, donnant alors à chacun de nous la force d’y croire et l’envie d’aller jusqu’au bout avec l’autre…..l’autre qui est toujours la meilleure partie de soi.
Le film qui vous fera sourire toute la soirée après visionnage avec d’excellents dialogues qui feront hurler les féministes et raviront les misogynes. Il faut tout prendre le bon comme le mauvais. Un régal.