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riri2
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4,0
Publiée le 18 janvier 2011
Film ultra émouvant mais, chose rare, n'accumulantpas le pathos. Alors, c'est sûr que le script enfourche toutes les situations invraisemblables pour l'époque (la quesdtion homosexuelle et la question de la ségrégation raciale) mais pour la beauté de l'image, du travail sociologique de la bourgeoisie américaine de ces années là et pour quelques belles scènes de cinéma (le bar dans le quartier black), Loin du Paradis vaut d'être vu !
Une belle variation autour de l'imagerie et des obsessions sirkéennes. On songe très fortement à"Tout ce que le ciel permet". Outre ces évidentes références, c'est dans une sorte d'harmonie qui allie la douceur des ambiances et une cruauté latente que le film démontre sa force. Todd Haynes s'affirme comme un auteur très doué et les acteurs sont au diapason. Un exercice intéressant et assez gonflé !
Ce film est d'une grande sensibilité proche de la poésie. Admirablement servit par des acteurs talentueux il possède malheureusement des thématiques encore d'actualité. L'homophobie et le racisme sont encore combattu et non sommes malheureusement encore bien loin du paradis!
Un exercice de style pour Todd Haynes le réalisateur, un défi de recréer: La famille unie, la banlieue paisible, l'entente cordiale avec les domestiques noirs, les moeurs aussi limpides que le technicolor est rayonnant... Une Julianne Moore en sirupeuse dame gâteau, de plus magnifique. Haynes veut contourner les codes établis. Le but est ici de reproduire l'imagerie d'une époque et les thèmes qui y étaient rattachés pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté du décor, là où le mélo 50's s'arrête, là où les considérations sur l'homosexualité, le racisme, la (non)-place de la femme ne sont que des sous-entendus dans une société encore un peu trop serrée de la ceinture pour accepter ce qui en déborde.
Quelques bonnes raisons pour regarder ou revoir « Loin du paradis » C’est un beau mélo, fort, émouvant et réussi. La reconstitution de l’époque est parfaitement bien réalisée tant au niveau des décors que des costumes. La photographie est exceptionnelle. L’histoire intemporelle. C’est aussi, une formidable histoire d’amour ! Tout le cast est époustouflant et … Julianne Moore est tout simplement, MAGNIFIQUE !
Julianne Moore tient à bout de bras ce surperbe drame des années 60, en pleine crise de racisme et de crainte envers autrui. La chute de cette femme au foyer voyant sa petite vie parfaite provoque un mélo de toute beauté que le cinémas Us ne nous avait plus habitué à faire.
Les très beaux premiers plans, avec amples mouvements de caméra sur les couleurs d’automne dans une petite bourgade Américaine, laissaient augurer autre chose qu’une suite filmée comme un téléfilm, c’est-à-dire sans imagination et aux dialogues le plus souvent d’une consternante banalité. La seule originalité de la forme du film consiste en l’utilisation des couleurs, très vives aux accents kitch, aux dominantes de vert et de rouge, et en la recherche alternative du contraste ou de l’harmonie : le cinéaste compose ainsi des plans, voire des scènes entières, où les personnages (principalement Cathy) arborent des tenues des mêmes tons que leur environnement, intérieurs extérieurs, ou sociaux (les autres personnages). Certains plans font penser aux toiles de Edward Hopper, tant par ce parti-pris que par la description de l’Amérique des années 50, mais si le procédé pictural frappe l’œil, il ne touche ni le cœur ni l’esprit, et la création d’ambiance est manquée. La musique envahissante et sirupeuse suggère des émotions que le film ne parvient pas à transmettre. Sur le fond la dénonciation du puritanisme, de l’hypocrisie, de l’intolérance et du racisme de l’Amérique profonde de cette période n’est pas nouvelle ; elle est même convenue. Cet hommage au Mélo (avec un grand M) n’atteint pas, loin s’en faut, le niveau des grands films du genre.
C’est un mélodrame sentimental que Todd Haynes transcende en y mêlant une charge revendicatrice sur l’intégration et la tolérance. Le racisme et l’homosexualité supportent tout le poids de l’histoire de Mme Whitaker, bousculée dans son quotidien bourgeois par une société à laquelle elle pensait adhérer. Le réalisateur filme cette chronique sociale tel un thriller. Sa mise en scène, la posture de ses personnages, le ton du récit (tension grandissante, suspense diligentée …) tout participe à l’élaboration d’un film policier où des caméras vertigineuses amplifient la portée d’un mystère on ne peut plus diffus. C’est pourtant la condition féminine qui impose ici ses revendications dans le tapage tranquille des années 50 où l’Amérique se reflétait dans ses réclames. Haynes la dépeint avec une maîtrise extraordinaire. Avis bonus Un petit making of ... Pour en savoir plus
Un film sur l'intolérance et le monde de la banlieue bourgeoise américaine dans les années 1950. Peut être inspiré par American Beauty, par exemple, Todd Haynes livre ici un film assez émouvant et touchant. Il dresse un portrait d'une famille qui en apparence a tout pour être heureux, mais qui ne l'est pas. Derrière les apparences, se cache une autre réalité. Le tout est servi par un effort fait sur l'aspect technique (que dire de toutes ces couleurs magnifiques qui viennent renforcer le fait que tout va pour le mieux, du moins en apparence, dans la vie de cette femme). J'ai bien aimé ce film.
Un beau film avec une histoire tendre, touchante et qui reste crédible du début à la fin. Les dialogues semblent mesurés mais ils sont pourtant bien trouvés. Malheureusement ça manque de tonus et de lumière pour vraiment capter notre attention. A voir malgré tout pour mieux se situer dans notre monde et pour nous forger un meilleur avis sur le futur.
Le film qui m' a convaincu que J Moore est une grande actrice. La reconstitution des mœurs des années 50, de part les images et les acteurs, est sublime. T Haynes ne tombe pas dans les stéréotypes mais rend plutôt un virtuose hommage. . Ne pas oublier que loin du paradis, c'est une façon subtil et détourné de décrire l'enfer....
Un film qui traite deux sujets , l'homosexualité et le rapport entre les blancs et les noirs. D'accord le film est long et on a du mal à penser qu'il existe des femmes comme l'actrice principale, qui est souriante , douce, une bonne épouse une bonne maman et qui doit tout assumer. J'ai trouvé son mari injuste envers elle, dur avec ses enfants... et ces déchirements que subissent ce couple tout au long du film, l'injustice, la perte d'amis, le regard des autres .... Un film à voir
Un trés beau film hommage au ancien film, l'image est magnifique et Julian Moore est superbe dans ce rôle d'une femme qui apprend que se mari est homosexuel et qui va se réconforter dans les bras d'un homme noir, et comme l'hstoire sur déroule dans les années 50 ceci est un scandale.Beaucoup de chose son exagéré et le film tombe beaucoup dans le mélo sauf que contrairement à d'autre film cela est voulu, un excellent drame.
Mélodrame au style et la à texture totalement ancrée dans les années 50, le film de Todd Haynes s’attaque pourtant à des thèmes très actuels comme l’homosexualité masculine et le racisme. Indépendamment de son impact émotionnel et d’injustice qu’il diffuse, le scénario n’explore ni l’un, ni l’autre avec assez de profondeur et de franchise à mon goût. Toutefois, « Loin du Paradis » a de sérieux autres atouts parmi lesquels une photographie éclatante, une reconstitution parfaite de l’époque (ambiance, décors & costumes) mais également et surtout une superbe performance de Julianne Moore, ainsi que celle perturbée de Dennis Quaid et pleine de douceur de Dennis Haysbert. Une œuvre qui mérite qu’on lui consacre 105 minutes de notre attention.
Empruntant à la réalisation typique des années 50, en mélangeant couleurs d'automne et teintes bleutées, ce film aborde le thème du racisme sous plusieurs formes, de manière bouleversante et émouvante. A l'épreuve du temps, un film d'actualité où ses trois acteurs principaux sont touchés par la grâce. Merveilleux, ce film est magnifique au niveau de la réalisation et du message transmis par le réalisateur.