Dans la chaleur de la nuit
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kieran_h3ld
kieran_h3ld

35 abonnés 680 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2023
Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un film surcoté, car quand on se remet dans le contexte de l'époque son impact est évident. Cela dit l'enquête décrite reste assez classique, que ce soit dans la forme que dans sa finalité et son déroulé. L'intérêt repose surtout sur le personnage de Sidney Poitier, son alchimie assez particulière avec le chef de la police de Sparta, ainsi que tout ce rapport au racisme. Cela nous offre bien des situations, des dialogues et des scènes cocasses, fortes et/ou symboliques, toujours en restant très sérieux et pertinent. Personnellement c'est vraiment cette relation entre les deux flics qui m'a le plus marqué.
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2007
Très beau film, un classique dans le genre polar. L'interprétation et la réalisation sont plutôt soignées, quant à l'histoire, elle tourne bien et reste véridique. Néanmoins c'est vrai que l'enquête prend rarement le dessus et la fin paraît bâclée. Mis à part cela, ce film reste intéressant pour de nombreux points!!
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2014
Oscar du meilleur film en 1968, "In the heat of the night" est un beau film engagé qui s'inscrit dans la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis. Il met aux prises 2 flics que tout oppose, à commencer par leur couleur de peau, contraints de coopérer sur une affaire sensible de meurtre, dans une petite ville du Sud aux relents esclavagistes. Le film oppose ainsi la grande ville (ici Philadelphie), où les problématiques racistes sont en voie d'être résolues, puisqu'un flic black occupe un poste haut placé, et les campagnes profondes, où les mentalités sont encore très arriérées. Toutefois, l'espoir reste permis, puisque le flic blanc rétrograde va évoluer au fur et à mesure que l'enquête avance et que le black gagne son respect...
Le film de Norman Jewison, dont la réalisation élégante est d'une modernité remarquable, vaut bien sûr pour le face à face magnifique entre Sidney Poitier et Rod Steiger, 2 acteurs charismatiques qui parviennent à incarner leurs personnages avec sobriété, de sorte que le message passe d'autant plus efficacement.
La dimension policière est quant à elle assez conventionnelle, servant surtout de cadre aux messages contenus dans ce classique du septième art, dont la BO est signée Quincy Jones, avec le fameux morceau de Ray Charles en générique d'ouverture.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2013
« Dans la chaleur de la nuit » est un polar racial ancré au plus profond de son époque (les années 60). La conséquence est la suivante: les personnages risquent de paraître extrêmement caricaturaux aux yeux de certains. C’est pour cela qu’une remise dans le contexte est indispensable pour pouvoir apprécier pleinement ce film et donc bénéficier des nombreuses qualités qu’il possède. Il s’agit ici de la résolution d’un meurtre dans une bourgade du Mississippi. Un shérif blanc et un policier noir (expert en crimes) vont devoir collaborer. C’est clair comme de l’eau de roche: Norman Jewison nous propose un film dans lequel il fustige le racisme qui sévissait aux Etats-Unis à l’époque de la ségrégation. De plus, le cinéaste a l’intelligence d’établir son histoire dans le Mississippi qui était à l’époque l’un des états les plus racistes du pays. Nous assistons à une plongée dans une Amérique bien pensante dans laquelle se mêlent violences, menaces, intimidations et préjugés. Malgré une histoire qui ne sort pas des sentiers battus, ce polar possède un atout de taille: un duo d’acteurs des plus convaincants. D’un côté Sidney Poitier et de l’autre Rod Steiger (dont la prestation lui vaudra l‘oscar du meilleur acteur). Ce qui est aujourd’hui un film désuet était à l’époque un film extrêmement couillu. A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 juillet 2010
"Dans la chaleur de la nuit" est culte pour moi et pour beaucoup de monde pour plusieurs raisons. Déjà l'histoire qui n'est certe pas révolutionnaire, car on suit une simple enquête policière, mais le scénario est bien plus recherché. L'enquête est trés bien ficelé mais ce qui est bien evidement mise en exergue, c'est le racisme autour de l'enquêteur noir interprété par Sidney Poitier. Le surplus de racisme peut paraitre caricatural aujourd'hui mais malheureusement colle parfaitement à la réalité des années 60. Ce qui m'a plu aussi, c'est la relation entre les deux personnages principaux, une relation impossible mais qui va pourtant évoluer dans le bon sens et ce lien est trés bien mise en avant par le réalisateur Norman Jewison. Les acteurs sont tous trés bons, Sidney Poitier est excellent et Rod Steiger l'est encore plus, et on comprend qu'il est reçu l'oscar du meilleur acteur pour ce rôle. Un film policier sur fond de racisme qui est juste excellent.
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2016
Un classique du cinéma américain qui a ouvert la voie à de nombreux films militants. Bien avant La Couleur des sentiments, le Majordome, 12 years a slave, American History X, les Chemins de la dignité ou encore le magnifique Mississippi Burning, il y a eu In the Heat of the Night. Ce drame paru sur grand écran en 1967 est d'une qualité incontestable, la réalisation, les dialogues, l'intrigue, les acteurs tout est parfait mais au delà de tous les aspects techniques, c'est aussi tout ce qu'il y a autour du film qui l'a rendu célèbre. Distribué en 1967, à un moment où les Etats-Unis sont encore empêtrés dans le mouvement pour les droits civiques, In the Heat of the Night dévoile sur pellicule le malaise que beaucoup ressentent à l'époque. Rarement un film a aussi bien relaté la question du racisme.

Réalisé par Norman Jewison, ce film se déroule dans la petite ville de Sparta au Sud des Etats-Unis dans l'Etat du Mississippi. Dans cette ville calme un notable qui devait ouvrir une usine se retrouve assassiné et le shérif et son équipe doivent rapidement trouver le coupable. Quand un des officiers tombe sur un afro américain qui attend le train dans la gare il ne lui faut pas plus de deux minutes pour le désigner comme étant le coupable. Or celui-ci est un policier de Philadelphie qui voyage dans le Sud pour voir sa famille. Une fois la méprise dissipée, Virgil Tibbs va se retrouver dans l'obligation d'aider ses collègues sudistes dans leur enquête. Un moment très difficile pour lui car dans une ville qui respire le racisme il doit réussir à se faire entendre.

L'intrigue du film est véritablement bien ficelée, on se laisse facilement prendre dans l'histoire et l'on commence à chercher le coupable dans son coin. Les performances de Sidney Poitier et de Rod Steiger (le chef de la police de Sparta) ne sont pas étrangères à cette belle réussite. D'ailleurs Rod Steiger a reçu un oscar pour son interprétation. On pourra bien sûr regretter la non reconnaissance de Sidney Poitier qui est pourtant impeccable dans ce film. Si la musique a été confiée à Quincy Jones, on reconnaît facilement le timbre si particulier de Ray Charles qui interprète la musique du générique. Là encore, il s'agit d'une très belle réussite.

In the Heat of the Night n'a pas pris une ride, non seulement le film a très bien vieilli mais ce qui est plus dérangeant est qu'il est toujours d'actualité. S'il arrive qu'il soit compliqué de se plonger dans les vieux films, avec celui-ci tout se fait naturellement.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2023
Un Oscar qui se mérite !
Le jeu des acteurs dans son ensemble est excellent, et le thriller tient bien la route, avec des séquences pleines de suspense et un intrigue qui nous tient jusqu’à la toute fin.
Le film marque par la critique et monstration du racisme, dont la fameuse séquence du “retour”, seul bémol il manque des personnages féminins avec du caractère (chaque chose en son temps…).
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2022
Excellente entrée en matière avec la musique de Quincy Jones chantée par Ray Charles et la ronde de nuit du flic voyeur. Puis c’est l’arrivée de Sydney Poitier, superbe en super-flic englué dans le Mississipi raciste. Suit l’enquête policière plus ronronnante où l’excellent Sydney ne se montre pas non plus exempt de préjugés.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2010
DEs acteurs impeccables et une musique tres soignee,mais la qualite des images et de la realistion n'est pas tres bonne.Si non le film reste,dans l'ensemble tres beau.
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2007
Dans la Chaleur de la Nuit, 1967, de Norman Jewison, avec Sidney Poitier, Rod Steiger et Warren Oates (Sam Wood, le flic basic). Musique de Quincy Jones. Dans les années 1960, un crime a été commis dans une petite ville du Mississipi. Le flic ramasse sur le quai de la gare, un homme tranquille qui attend son train. Coupable idéal (Virgil est noir, son portefeuille est bien garni et il est « là », donc en fuite !). Schéma clair du racisme primaire qui anime les américains, encore proches du système ségrégationniste. Virgil s’avère être un membre éminent de la brigade criminelle de Philadelphie. Il relève le défi de faire avancer l’enquête, à la demande de ses supérieurs et gagnera in fine l’amitié du chef local de la police, joué par Rod Steiger. L’enquête policière n’est en fait que prétexte à un très beau film contre le racisme, très fort pour l’époque, avec un acteur noir comme héro.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2020
Qu'on le veuille ou non Sidney Poitier restera toujours dans les mémoires comme le premier acteur noir à jouer aux côtés et au-dessus de ses homologues blancs. Il suffit de regarder le générique d'ouverture de Dans la chaleur de la nuit et vous verrez que non seulement il obtient un crédit supérieur a Rod Steiger mais son nom apparaît également en premier. Quelque chose qui aurait pu facilement être inversé et ignoré compte tenu de l'importance de chaque personnage. Mais pour ce thriller socialement conscient né des turbulentes années 60 ce devait être très certainement un choix conscient. Pour Poitier ce film avec Devinez qui vient dîner ? Marque le dernier de ses rôles axés sur les droits civiques dans lesquels la race de son personnage est un élément d'intrigue très important. Quand nous voyons Poitier pour la première fois comme Virgil Tibbs il descend du train dans la petite ville du Mississippi de Sparte. Bien que nous ne puissions le voir que de la taille aux pieds nous avons un aperçu rapide de sa main et nous sommes conscients de sa race. À partir de ce moment le réalisateur Norman Jewison établit la tension raciale qui ne fera que s'intensifier au fil du film. Ce qui commence comme une conversation étonnamment civile entre Tibbs et Endicott devient rapidement imprévisible. À partir de ce moment l'expérience servira à brouiller le jugement de Tibbs et à faire apparaître ses propres défauts, ce qui le rendra un personnage presque aussi complexe que Gillespie. C'est la complexité de Gillespie qui a valu à Steiger l'Oscar du meilleur acteur sur Poitier en 1968. En fin de compte après que le meurtre soit résolu et que l'injustice raciale soit balayée sous le tapis, Tibbs et Gillespie disent leurs adieux et continuent leur vie très différente. Message du film chacun a intérêt à se connaître quelque soit sa race...
Corenbobby
Corenbobby

55 abonnés 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2011
un excellent film sur les préjugés et le racisme. Sidney Poitier est excellent dans le rôle de ce policier noir. une histoire fascinante, vraiment, c'est un film à voir.
Play it again, Sam
Play it again, Sam

13 abonnés 278 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2020
Témoignage social davantage qu’un film policier, « Dans la chaleur de la nuit » peut décevoir l’amateur d’intrigues tortueuses, d’enquêtes complexes ou de scènes d’action inhérentes au genre. Cinglant dans la description des mentalités de l’époque, le film est, avant tout, un réquisitoire contre le racisme et la bêtise. L’Amérique profonde en prend pour son grade dans ce Mississipi bas du front mais on sent bien qu’il s’agit ici d’une des premières productions visant à dénoncer ce racisme viscéral.
Du coup, hors de son propos qu’on imagine virulent à l’époque, il ne reste hélas aujourd’hui plus grand chose. La faute, tout d’abord, à une ambiance pas assez glauque, à une intrigue prétexte sans intérêt et à un enchaînement de situations invraisemblables. On aurait aimé un film à l’atmosphère poisseuse à souhait, une intrigue passionnante et des situations beaucoup moins conventionnelles. Surtout, on aurait aimé davantage de rythme et de tension. Le film est d’une lenteur agaçante et jamais l’enquête ne décolle. Sa résolution est d’ailleurs dans la même tonalité que ce qui précède.
Le film est donc davantage aujourd’hui un documentaire (tout à fait imparfait par ailleurs) d’une époque qu’un film ayant d’autres arguments singuliers à défendre. C’est bien joué mais cela reste une simple entrée en matière pour dénoncer le racisme. Pour le reste, n’importe quel épisode d’une série policière de l’époque était bien plus original et nerveux que ce film mou et démonstratif mais nécessaire.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 août 2024
Photographie triste mais teintée d'espoir d'une Amérique profonde, en proie à un racisme primaire. Encore aujourd'hui, le film garde sa pertinence. Un certain pan de la police exprime son racisme, de manière plus ou moins dissimulée, tantôt en inculpant sur le faciès, tantôt en fondant ses jugements sur des préjugés tenaces. Pas de chance pour les agents, l'homme noir qu'il soupçonne de meurtre est un expert en criminologie, précieux dans le cadre de l'enquête.

S'ensuit une série de scènes progressistes bienvenues, notamment pour un film sortie en 1967, où Virgil montre une grande maîtrise de soi, qualité qu'on devine acquise à force d'avoir été confronté à la bêtise discriminatoire de ses interlocuteurs. Sans s'emporter, il leur montre que ses compétences sont indispensables pour retrouver l'assassin.

La grande scène revient quand même à la riposte de la gifle donnée par le vieil homme, où, suprémaciste blanc qu'il est, il en vient à regretter le temps où ils pouvaient maltraiter les Noirs avec l'assentiment de la police – quoique ce bafouage des droits humains persistent encore.

Bill est un flic autoritaire, aux préjugés racistes assimilés non par conviction de supériorité, mais par ignorance, mimétisme ou facilité. Dans cette ville campagnarde, où les personnes noires travaillent dans les champs de contons et entrent peu en contact avec la population blanche, nombreux en viennent à croire que ce traitement décliniste est naturel, car hérité des traitements esclavagistes de leurs ancêtres.

Cette exploration du racisme en tant que symptôme délétère d'un manque de métissage culturel et social, entre autres, n'est, malheureusement, que l'arrière-plan d'une enquête policière, du reste, peu passionnantes. On regrette que des scènes comme celle où Bill, chez lui, livre son sentiment de solitude à Virgil soient aussi rares dans le film. Car elles contribuent à épaissir les personnages et à mieux appréhender leurs interactions.
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2023
Rediffusion de ce magnifique film sur Arte le 23 Janvier 2023.
J'ai du le voir 3 ou 4 fois je pense.
Un véritable plaidoyer contre le racisme au moment de sa sortie en salles en 1967, et qui reste d'actualité de nos jours.
Excellente prestation des deux acteurs principaux Sidney Poitier et Rod Steiger.
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