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GabbaGabbaHey
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4,5
Publiée le 8 août 2010
Le meilleur film de Jean-Pierre Melville, l'un des plus grands cinéaste français de l'histoire, qui signe l'une des œuvres les plus marquantes sur la seconde guerre mondiale... Un film intense, tres profond et sincere, avec Lino Ventura dans ce rôle qui est certainement l'un des meilleurs de sa carrière ! Un casting exceptionnel avec Simone Signoret, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel ... que du haut-de-gamme ! Un scenario sincerement impressionnant et une bande-originale puissante... Génialissime.
Melville lui-même ancien résistant décide de montrer comment cela se passait en s’inspirant du roman de Joseph Kessel. Le moins que l’on puisse dire c’est que Melville le fait avec une grande humanité, ces hommes par les actes qu’ils ont fait sont des héros ils n’ont donc pas besoin d’être glorifier. Tous les acteurs font preuves d’une sobriété magnifique, l’ambiance très noire met le spectateur dans un drôle d’état. Réaliste, angoissant « L’armée des ombres » est un film dont on ne ressort pas indemne.
Ahh l'armée des ombres, un Melville majeur que j'avais toujours esquivé je ne sais trop pourquoi et autant à chaque fois le Samouraï, le Cercle rouge ça avait été des claques, autant là je ressors peut-être un poil déçu. Alors qu'on ne s'y méprenne pas, c'est un bijou qui regorge de scènes extrêmement puissantes et la fin est juste parfaite et avec un sens du tragique indéniable.
L'ouverture du film, avec les allemands devant l'arc de triomphe fait réellement froid dans le dos et le ton est donné. (au passage la citation qui ouvre le film est très belle également) Mais ce qui m'a tout de suite beaucoup plu, c'est l'arrivée de Ventura à la prison. On entend les pensées du directeur de la prison, qui est en train de se demander comment se la jouer avec Ventura et rien qu'avec ça, on sent déjà que l'on a face à soi une œuvre fascinante qui va être un peu plus ambigüe que d'autres films. Il s'agit là pour le directeur de la jouer finement, de ne pas maltraiter quelqu'un qui a de l'influence, mais de ne pas se laisser déborder par un type plein de caractère. En plus, quelle meilleure présentation pour le personnage de Ventura ?
Mais ce que j'ai adoré, c'est l'utilisation du silence. Déjà dans le Cercle rouge j'avais adoré cette longue séquence de casse sans bruit, sans musique... la tension montait follement et on trouvait déjà ça dans l'armée des ombres à plusieurs moments. Mais là où c'est le plus marqué reste la première évasion au début. On n'entend rien, tout le monde est silencieux si ce n'est un léger tic tac d'une montre... Melville nous montre les visages en gros plans... Vont-ils passer à l'action ? Comment ça va se passer ? Quand vont-ils le faire ? Et en face on a cette figure effrayante du soldat allemand dont l'ombre du casque cache les yeux, le déshumanisant, mais le rendant aussi plus terrifiant.
Clairement Melville sait y faire. Mais ce qui me plaît c'est l'ambigüité de la résistance. S'ils combattent bien les nazis, on n'est pas encore dans un film comme Black Book, ils doivent également se salir les mains. Nous ne sommes pas dans un film qui idéalise ses protagonistes. Ils font des choses terribles et forcément la fin est terrible également. Disons que ça m'a fait penser au Vent se lève de Loach que j'aime beaucoup aussi.
J'apprécie également que l'on ne soit pas face à des super héros, il leur arrive de réussir certaines actions, il leur arrive d'échouer... et d'échouer même lorsque ça importe beaucoup. Ce qui forcément rajoute une forte tension, car tout peut se produire. Et malheureusement à la fin le pire se produit.
Vraiment le final est déchirant...
Mais autant le film est une réussite, autant je ne peux m'empêcher de préférer l'univers du Samouraï ou du Cercle rouge dont le côté film noir du premier et film de braquage me parlent un peu plus. Enfin c'est du détail.
Une œuvre tout à fait magistrale de Melville. Certainement le meilleur film jamais produit sur la résistance française. Tout y est : des acteurs formidables, tout en rigueur , en sobriété de jeu, une certaine lenteur dans le jeu qui permet une distanciation et qui évite le "drama" et le "pathos". Un scénario bien construit , qui nous tente en haleine. Un ode à la liberté tà l'esprit de résistance.
Le qualificatif de chef-d’œuvre n’est pas usurpé pour ce film de Jean-Pierre Melville évoquant la Résistance sous l’occupation nazi sans fard ni fioriture. C’est un long-métrage à l’image de son cinéaste, froid et rigoureux présentant sans la moindre concession les actions d’un groupe de résistants dont la clandestinité oblige à des actes loin d’être toujours dans l’héroïsme facile que l’on peut prêter au mouvement. Méticuleux dans sa mise en scène à la sobriété esthète, le réalisateur privilégie en tout point le réalisme cruel d’une époque obligeant les hommes et femmes à renier leurs convictions profondes pour le bien d’un combat de l’ombre.
Chez moi, quand j'étais enfant, on allait voir en général les films sur la seconde guerre mondiale quand ils sortaient au cinéma. Alors que mon père avait été résistant, "l'Armée des Ombres" fut une exception, sans doute parce que la polémique "politique" plus que cinéphilique qui accompagna la sortie d'un film jugé curieusement comme "gaulliste" dans l'ambiance post-mai 68 découragea mes parents. Je ne l'ai découvert que très tard, dans les années 80, avant même que les Tarantino, To et autres Woo ne s'approprient Melville comme figure tutélaire, et j'avais été enthousiasmé par la force des choix esthétiques et moraux effectués par Melville dans son scénario - se concentrant sur les moments de choix difficiles, de préparation minutieuse et de solitude intense plutôt que sur "l'action terroriste" comme les nazis et les pétainistes la qualifiaient - comme dans sa mise en scène d'une précision incroyable en termes de gestion du temps. J'avais par contre trouvé le film "froid", et il m'aura donc fallu le revoir aujourd'hui, alors que ma femme souffrait à mes côtés, en larmes, devant des situations qu'elle voyait pour la première fois et jugeait insoutenables, pour en ressentir dans ma chair l'incroyable puissance… Et comprendre combien le titre du film - qui est aussi le titre du beau livre de Kessel, lu dans la foulée en 1987 - illustre exactement le travail génial de Melville, qui peint un tableau pudique de la vie d'hommes exilés volontaires de la "vie", puisque celle-ci est inacceptable (la cruauté des nazis, la veulerie de la collaboration ne sont qu'esquissées ici, mais sont irréfutables), et qui vont en payer le prix le plus fort : leur vie, mais aussi leur âme. Le chef d'œuvre de Melville ?
Film sur la résistance sans héroïsme sans spectaculaire. Un film sec, froid et pessimiste. La mise en scène est somptueuse jouant souvent sur les moments de calme avant la tempête et apporte une intensité forte. Les cadrages sont très soignés et l'interprétation parfaite. Dommage juste que le scénario soit un peu lisse car c'est un beau et grand film du cinema français.
Voilà une véritable chef d'oeuvre. Un film rare français sur la seconde guerre mondiale. Un film vrai et très bien réalisé. L'un des seul film séreux français concernant la seconde guerre mondial. Du grans Jean-Pierre Melville.
Un film sur la résistance pendant la guerre. Entre moments héroiques et d'autres moins glorieux, embarqué dans la lutte. Des acteurs crédibles, qui donnent le ton.
"A croire qu'il n'y a plus rien de sacré dans ce monde !" Lino Ventura, grand acteur qui dévisage la France durant l'occupation des nazi en 1942, de son rôle de résistant parmi tant d'autre de ses confrèresdans ce film noir comme l'ébène, pas de traite, non plus dans ce groupe qui vit dans l'ombre. Un film froid comme la glace, dure, dramatique. Même pas une seul fois on ne voit le soleil même dans les yeux de Simone Signoret. Un grand film de guerre, muni un peu d'espionnage et de thriller.
Jean-Pierre Melville raconte la Résistance telle que rarement vue au cinéma. Son visage n’y est pas décrit de façon idyllique ou héroïque. Non, ce sont des hommes et des femmes, souvent seuls, qui prennent tous les risques pour un idéal en commettant parfois des actes que l’on a trop longtemps souhaités occulter. C’est aussi le mythe d’une France intégralement résistante, encore bien ancré à l’époque, qui s’effondre. Sans jamais être dans le pathos ou l’extravagance, c’est aussi et surtout l’histoire de quelques uns, et de beaucoup d’autres, qui ont été les martyrs d’un idéal. Chef d’œuvre.
Pour moi le meilleur film sur la résistance et l'un des meilleurs de Jean Pierre Melville... On retrouve le côté sombre de cette guerre atroce ... Entre trahison et courage... Ventura en héros de guerre , Signoret alias Mathilde grande résistante ... Cassel , Barbier , Crauchet , Meurisse forment tous ce petit groupe de résistant appelé L'armée des ombres... On surfe sur le parfait... Grand moment de cinéma...