Avec ce film Bruno Nyutten signe un portrait complet et complexe de la célèbre artiste. On découvre sa passion naissante pour la sculpture, sa volonté d’y réussir, sa rencontre avec Rodin, leur passion, son manque de reconnaissance. Bref toute une vie hors du commun qui va défiler devant nos yeux. Bien sûr le film repose avant tout sur les épaules d’Isabelle Adjani qui trouve ici un de ses plus grand rôle, elle y est tout simplement bouleversante et fait preuve d’une palette de jeu incroyable. Face à elle Depardieu montre un Rodin au sommet de sa gloire mais parallèlement en panne d’inspiration qui voit cette jeune femme bouleverser son train train. C’est aussi un film sur la difficulté pour les femmes de faire reconnaître leur mérite et leur talent. Alors oui on peut trouver d’ici de la quelques longueurs mais rien que pour la performance d’actrice il faut voir ce film.
Rythme un peu lent (film de 2h42). Evidemment l'interprétation d'Isabelle Adjani est très intense et illumine le film. Celle de Depardieu donne de la puissance au personnage avec parfois quelque doute sur sa crédibilité (personnage un peu léger, rythme de voix un peu trop rapide). Le film donne bien évidemment envie de s'intéresser de plus près à la sculpture et met en lumière le difficile travail de l'artiste, à la fois pour Rodin et pour Claudel. En cela il atteint largement son objectif.
Une œuvre fiévreuse et passionnelle qui revient sur la folie créatrice et l'amour fou de Camille Claudel pour Rodin, sublimée par l'interprétation magistrale et habitée du couple Depardieu/Adjani qui fut récompensée par un César.
C’est à cet instant précis que je me rends compte que pendant ces 6 ans où je suis un grand passionné de cinéma, je suis passé à côté d’un cinéma riche à savoir le cinéma français mais surtout à côté d’une actrice qui est largement plus talentueuse que toutes les actrices qu’on a en France et voir même au delà (je parle bien sur des états Unis). Aucune ne sait jouer comme Isabelle Adjani, aucune actrice n’arrive à être aussi charismatique qu’elle. Elle est incroyable. Encore une fois avec Camille Claudel, Isabelle Adjani endosse ce rôle d’une femme forte qui s’impose dans le monde de l’art. Mais merci bon dieu qu’elle s’est battue pour avoir ce rôle parce qu’il n’y a aucune actrice qui n’aurait pu jouer cette femme, impossible. Gérard Depardieu est tout comme le film magistral et assume ses talents d’acteurs. Je comprends pas qu’il n’ai pas fait d’autres films de ce genre. Ce film surprend à chaque scènes, et croyez moi un film français de 2H45 je ne pensais vraiment que j’allais autant aimer. Voilà Camille Claudel est une maîtrise dans toutes ses formes, prise de vue direction d’acteur. Un film certes qui est puissant et bouleversant, mais IL NE FAUT PAS LE RATER.
Camille Claudel est un film qui tenait très à cœur à Isabelle Adjani. Cela peut se comprendre car c’est le type même du rôle à César avec ce personnage qui sombre progressivement dans la folie. Adjani étant une grande actrice, il n’est pas étonnant qu’elle soit excellente dedans et qu’elle ait obtenu un César mérité de la meilleure actrice (l’affiche pour ce prix était d’ailleurs très belle pusiqu’elle était face à Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Isabelle Huppert et Miou-Miou). Pour ce qui est des autres Césars remportés, on peut estimer que ceux des meilleurs décors, de la meilleure photographie et des meilleurs costumes étaient mérités mais que celui du meilleur film était un peu disproportionné. En effet, la mise en scène de Bruno Nuytten est très académique, la post-synchronisation se ressent à plusieurs reprises, l’ensemble est trop long et un peu ennuyeux même si l’intérêt remonte un peu à partir de la très réussie scène de dispute entre Camille Claudel et Rodin car Camille commence à sombrer dans la folie. En effet, les deux premières heures sont un peu trop plates pour être passionnantes (contrairement à ce que pourrait laisser penser l’affiche, la relation Camille Claudel/Rodin est filmée de façon très chaste). Camille Claudel est donc un film trop académique même qui possède une belle reconstitution de la fin du XIXème siècle et une prestation d’actrice remarquable de la part d’Isabelle Adjani.
Camille Claudel, une de ces artistes qu'on admire au travers du voile d'erreurs que leur douleur leur a fait commettre. Difficile de « statuer » sur une forme préférable de film biographique. Nuytten choisit d'y placer sa compagne Isabelle Adjani et de prendre une partie de l'histoire à l'envers : son personnage est tout entier constitué dès qu'on s'attelle à son histoire, de sorte qu'on est un peu précipités dans la relation de l'artiste avec Rodin, comme si leur œuvre était banale et leurs personnes accessibles. Des effets qui sont entretenus et qu'il eut mieux fait d'attribuer à leur création sur le long terme.
Persistant dans la non contextualisation rendant le défilement des années invisible et monotone, Nuytten s'attache toutefois la crédibilité d'Adjani, troublante de sincérité dans une maladie qu'on ne nomme pas et qu'on condamne sans étudier, à la façon de l'époque. Alain Cuny aussi est captivant dans son interprétation d'un père dont les erreurs à l'écran sont bien dosées (son expérience de rôles claudeliens – frère – est presque palpable) ; sa diction d'une voix qui souffle imprime à la fois peine et impression dans un scénario qui, au moins, a le soin de sa propre évolution.
Dommage cependant que les rebondissements paraissent s'excuser d'exister. On croirait sentir une hésitation sur l'écriture, avec Depardieu qui s'éclipse un peu trop vite, le mal qui frappe non seulement sans prévenir mais sans s'expliquer, et les petites gaffes de jeu qui sont présentes au début mais pas à la fin. Par contre, le fil n'est clairement pas vide de son sujet, la sculpture, et l'on en sera ravi. Quelle discipline mieux que le cinéma peut traduire le deuxième art et ses formes immobiles qui ne s'expriment que par le mouvement de son observation ? Ça, Nuytten l'a bien compris.
Surprenante Adjani. L'auteur aurait pu être tenter de se servir de camille d'un alibi pour retracer une enieme fois la vie de Rodin. Mais sa folie et son art ressort admirablement.
Bien réalisé et bien interprété. Deux grands acteurs français (Depardieu et Adjani) réunis en-haut de l'affiche dans une oeuvre touchante retraçant un morceau de la vie de Camille Claudel et Auguste Rodin. Belle musique et beau film en costumes d'époque.
Académique et classique sur la forme comme sur le fond, cette biographie de Camille Claudel contribua à remettre en lumière cette grande artiste qui fut la sœur de l'écrivain Paul et la muse du sculpteur Rodin. Une belle prestation de l'ensemble des acteurs, Isabelle Adjani et Gérard Depardieu en tête.
Que dire d'un tel film qui n'a pas déjà été dit et même râbaché !!!! . Un grand et beau film un projet porté à bras le corps par Isabelle Adjani et quel résultat ! . Je me souviens de l'émotion que j'ai pu ressentir surtout dans la deuxième partie du film au moment où la folie de Camille commence à devenir dévorante . Cette scène où Adjani se met à hurler sous les fenêtres de Rodin je ne l'ai jamais oublié . Il fait parti des films que je revois au moins une fois par an . Il y a beaucoup d'émotions dans ce film et c'est une grande réussite de cinéma français populaire qui malheureusement pour moi n'existe plus !
Un beau film sur une relation passionnelle et destructrice, splendidement incarnée par deux immenses acteurs. L'effort de reconstitution est à saluer, de même que la précision de la mise en scène s'attardant sur le travail de sculpture et les gestes au moins autant que sur les visages. Depardieu est très bon en campant un Rodin artiste de génie mais finalement homme ordinaire, face à Adjani habitée (comme souvent) par son personnage. Le film est excessivement long mais, assez bien équilibré, il se suit jusqu'au bout et avec intérêt.
Un rôle idéal pour Isabelle Adjani qui sert admirablement son personnage. En voyant ce film, on comprend mieux l'art de Camille Claudel. La musique très mahlérienne de Gabriel Yared contribue de manière décisive à l'atmosphère du film et la mise en scène.
Biopic plutôt réussi sur les relations tumultueuses entre Rodin et Claudel !! Adjani et Depardieu surjouent un peu (comme toujours) mais cela ne nuit pas au film qui n'a pas pris une ride !
Je me rappelle qu'Adjani avait porté ce projet de film à bout de bras. Je crois d'ailleurs que c'est un peu grâce à ce film que le grand public (dont moi) a découvert Camille Claudel . C'est une très belle œuvre toute en sensibilité et intelligence, longue car introspective, sur un sujet difficile à mettre en scène : la quête de l'artiste, son talent créatif, ses sources d'inspiration, sa vulnérabilité, son orgueil, son égoïsme, son penchant auto destructeur. Je pense à deux films sur ce sujet : black swan et la belle noiseuse, qui n'ont pas à mes yeux le même niveau de finesse pour l'un et d'intérêt pour l'autre . Une réussite.