C'est le premier film français tourné en 70 mm. Le réalisateur justifiait ainsi son choix : "C'est très simple: je ne vais pas demander à un dessinateur pourquoi il a pris une grande feuille. Si je tourne en super 8, je vais filmer une fenêtre, en 16 mm je vais en avoir quatre, en 35 mm je vais en avoir douze et en 70 mm, je vais avoir la façade d'Orly." C'est également l'un des premiers longs-métrages français à sortir en stéréo. Malheureusement, peu de cinémas étaient équipés à la sortie du film, ce qui fait qu'il fut coupé sur les bords pour être projeté en 35mm avant d'y être adapté.
Après avoir été accessoiriste à la Fox et tenu quelques petits rôles, John Wayne interprète pour la première fois un personnage principal dans La Piste des Géants. Le film est un échec mais lui permet tout de même d'être engagé par la société Republic pour tourner dans de nombreux westerns de seconde zone avant de connaître la célébrité grâce à La Chevauchée fantastique de John Ford en 1939.
Lorsque la Fox demande à Raoul Walsh de réaliser La Piste des Géants, le cinéaste a déjà presque 20 ans d'expérience et plus de quarante films derrière lui avec des succès comme Le Voleur de Bagdad (1924) ou Au service de la gloire (1929).
La Fox investit de gros moyens dans ce film qui mobilise plus de 80 acteurs et nécessite 1 800 chevaux et mules. Certaines séquences tournées en décor naturel dans des montagnes rendent les conditions de tournage difficiles. Mais cette production ambitieuse est un échec commercial.
Raoul Walsh doit mener de front trois versions du film. Parallèlement au tournage américain de The Big Trail, il dirige le même film adapté pour l'Allemagne sous le titre Die Grosse Fahrt avec Theo Shall et Marion Lessing dans les rôles principaux et coréalise la version française La Piste des Géants d'une durée de 97 minutes menée par Pierre Couderc avec Gaston Glass et Jeanne Helbling.