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Christine Brakhausen
12 abonnés
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5,0
Publiée le 10 janvier 2021
Pure merveille du cinéma francais , un Chabrol exceptionnel avec la sublime Stéphane Audran remarquable Michel Bouquet , Maurice Ronet et Stéphane di Napoli un quatuor remarquable . Du grand cinema
"La femme infidèle" est un Chabrol pure souche. On y retrouve tous les éléments qui caractérisent l'univers du cinéaste: une photographie brouillonne aux couleurs un peu ternes, de longs mouvements de caméra, de longues séquences où les protagonistes se regardent dans le blanc des yeux sans prononcer le moindre mot, la musique ponctuée par des notes de piano aigues et agressives... Le thème de prédilection du cinéaste étant bien sûr l'adultère (d'où le titre on ne peut plus évocateur) dans le milieu de la bourgeoisie. On y suit une famille aisée: un couple ayant un enfant. L'un (Michel Bouquet) est un mari au faciès toujours inquiétant et assez inexpressif, l'autre (Stéphane Audran) est une femme ondoyante, rôle qu'elle tiendra souvent dans les films de Claude Chabrol. Pendant une heure, le film est tout ce qu'il y a de plus basique avec un mari soupçonneux mais qui n'a pas de preuve qui soit réellement tangible. Mais à partir de la rencontre avec l'amant, les choses s'inversent complètement et l'on assiste à une excellente fin avec une séquence finale agrémentée d'un regard particulièrement explicite. Un bon Chabrol...
Du très bon Chabrol, sobre et efficace, ou comment faire un super film sur un scénario pas particulièrement original. Une précision de mise en scène à la Hitchcock - dont une au top avec la rencontre de l’amant et du mari - et une BO parfaitement adaptée. Très professionnel.
Chabrol fustige la bourgeoisie en introduisant des éléments qui doivent nous amener à nous interroger sur le nature des sentiments qui unissent ce couple. A mon avis un discours un peu vain des interprètes pas convaincants et une réalisation poussive.
« La femme infidèle » est un excellent thriller réalisé par Claude Chabrol en 1969, avec Stéphane Audran (Hélène Desvallées), son actrice fétiche et son épouse à l'époque, Michel Bouquet (Charles Desvallées) et Maurice Ronet (Victor Pégala). Claude Chabrol poursuit son étude critique de la bourgeoisie en montrant la routine et l'ennui d'un couple bourgeois aisé, les époux Desvallées. Le thème principal du film est la possession. La mise en scène est magnifique, le dernier plan du plan est prodigieux et mémorable, du grand Chabrol.
Je n'avais pas revu ce film depuis des dizaines d'années et je dois avouer que La femme infidèle m'a complètement convaincu que ce film est de loin le meilleur film de Claude Chabrol d'une vérité et d'une précision chirurgical dans la dissection du monde bourgeois, hypocrite, menteur, trompeur, superficiel, froid, tout y est! Les acteurs sont parfaits : Stéphane Audran, Michel Bouquet, Maurice Ronnet, sans oublier l'autre Michel, Michel Duchaussoy en l'inspecteur Duval. Le dialogue entre Michel Bouquet, le mari trompé, et Maurice Ronnet, l'amant, est magistralement joué et dirigé et se termine par un coup sanglant et fatal avec une statuette bien lourde et bien dure sur le crâne de l'amant. Michel Bouquet et Stéphane Audran sont parfaitement dirigés par Claude Chabrol qui a su leur faire exprimer les parfaites postures et réactions dans une situation pourtant très tendue.
C'est le premier film de Claude Chabrol que je vois et je suis très déçue car pour moi il a un style trop lent. C'est sûr il prend le temps de filmer mais l'ennui nous gagne. Cependant, il faut noter que les acteurs sont tous très bien !!! A découvrir.
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4,0
Publiée le 23 octobre 2021
Encore un des thrillers psychologiques ou criminels lents et sombres qui est faussement calmes de Claude Chabrol La Femme Infidèle est probablement l'un de ses efforts les plus réussis. Il y a une séquence en particulier la confrontation entre Michel Bouquet et Maurice Ronet qui est du cinéma absolument fascinant elle vous fera retenir votre souffle. Stéphane Audran est superbe (ces jambes) mais sa meilleure scène se situe vers la toute fin du film avec un long travelling qui la suit et qui se concentre sur son visage qui prend une expression de type Mona Lisa avec juste un soupçon de sourire. Le titre ne laisse guère de doute sur le caractère fidèle de la femme et les 30 premières minutes auraient pu être encore meilleures si nous étions moins certains que les soupçons de Bouquet n'étaient pas de la simple paranoïa. La liaison d'Audran n'est pas très développée et son mariage ne semble pas suffisamment dysfonctionnel pour que son infidélité continue soit en quelque sorte justifiée. Mais le dernier plan est techniquement magnifique et concluant mais personnellement je pense que le film aurait dû se terminer une scène plus tôt...
Plutôt bon polar décalé ou le cynique Chabrol décrit avec passion ces parvenus aveugles jusqu'à l'os ou imbuvables, et notamment ce genre de vengeance que peut provoquer l'argent: une réussite.
Franchement rien de vraiment nouveau ou etonnant dans ce film. Un theme que chabrol a souvent exploré, la femme bourgeoise et oisive qui trompe son riche mari, mais qui reste avec lui quoiqu'il arrive. ça sent bon la fin des années 70 et la nouvelle vague ,mais cela ne fait tout de même pas un film 4 etoiles.
Quand je vois que ce film est considéré comme étant la quintessence du cinéma de Claude Chabrol, lui-même reconnu comme un grand réalisateur français, je confirme beaucoup de mes opinions. En France, nous sommes définitivement moins doué que d'autres (Italiens par exemple) pour les arts visuels, particulièrement pour le cinéma. Ce film est moyen et n'a rien d'extraordinaire en soi, seule la musique nous fait tenir en tentant d'insuffler un minimum d'ambiance. Sinon, le film est relativement lancinant, la belle Stéphane Audran campe un personnage peu étoffé et fait finalement figure d'ectoplasme. La mise en scène, quant à elle, fait le minimum syndical et n'offre que peu de perceptive d'immersion. Film très sur-évalué.
Avec un scénario que n'aurait pas renié Alfred Hitchcock, Claude Chabrol prend le prétexte d'un triangle amoureux pour égratigner la bourgeoisie parisienne. Il raconte l'histoire de Charles, qui a une très belle situation, un jeune fils brillant, une épouse complice. Et tout ce monde vit dans une somptueuse demeure près de Versailles. Mais voilà, Charles commence à soupçonner une infidélité de son épouse. Le poison du doute va malheureusement vite se concrétiser... L'intérêt principal du film est à mon sens double. D'un côté, la peinture acerbe de cette bourgeoisie prétentieuse. On voit dans le regard de Charles qu'il juge, toise, évalue en permanence son entourage, généralement "inférieur". La notion de hiérarchie et de pouvoir est fondamentale pour lui, il ne peut supporter qu'un moins riche ou moins puissant lui vole sa femme. De l'autre, c'est l'histoire de ce couple, raconté avec grande finesse. Principalement dans des non-dits, grâce aux jeux raffinés de Michel Bouquet et Stéphane Audran. Quelques regards suffisent pour comprendre, selon la situation, l'amour, la détresse, la colère, ou la déprime. Quelques gestes ou mouvements de caméras en diront beaucoup, dont ce fameux dernier plan particulièrement astucieux. Et il y a cette conversation excellente d'hypocrisie entre le cocu et l'amant. S'il est secondaire, le volet policier demeure aussi grinçant qu'appréciable. Avec ce duo d'inspecteurs impassibles : le poli Michel Duchaussoy pose des questions, et son acolyte sinistre Guy Marly écoute les réponses de manière délicieusement perfide ! J'ajouterai que comme souvent avec Chabrol, c'est aussi l'occasion d'avoir un vision presque documentaire sur le cadre et l'époque, en l'occurrence le Paris de la fin des 60's. Avec quelques éléments qui font sourire aujourd'hui (la pile de bottins dans la cabine téléphonique par exemple). Ou d'autres qui paraissent terriblement archaïques : le patron qui envisage de virer sa secrétaire canon, car celle-ci ne supporte plus les remarques sexistes d'un collègue qui a déjà couché avec elle !
excellent film de Claude Chabrol, encore une fois sur la bourgeoisie, où comment un homme manifestement bien installé dans sa vie, va commencer à nourrir des soupçons sur la fidélité de sa femme, épouse depuis 11 ans, mère de leur fils, jusqu'à la faire suivre par un détective privé....et commettre un meurtre qu'il n'avait pas prémédité...Longue et lente analyse de la vie du couple, des caractères de l'une et de l'autre, jusqu'à la scène finale, plus ou moins ouverte où l'amour se révèle entre mari et femme, elle comprenant enfin la passion de lui;.... Quelques scène d'anthologie, comme la rencontre entre l'époux et l'amant dans l'appartement de ce dernier, l'accident de voiture, l'approche et la pression de la police, la métaphore du puzzle;.. un petit problème de montage aussi quand on découvre le corps enchainé et lesté qui sort du coffre alors qu'il y est entré seulement enveloppé de drapas. Personne, même Chabrol n'est parfait ! à l'exception peut-être de Michel Bouquet qui développe ici une maitrise aboutie de son talent de comédien.
On remarque dans ce film, tout le génie à Claude Chabrol. Le rythme du film parait lent mais les scènes se suivent rapidement néanmoins. La vie parisienne de la fin des années soixante. On boit et on fume au bureau. Les boites de nuit à la mode sixteen. Les troquets et les voitures d'époque. Des rues moins chargées en voitures. Stephane Audran à la plastique irréprochable. Pour un directeur qui travaille dans les assurances, il possède une maison de banlieu pour milliardaire. Au moins un hectare de terrain gazonné tout autour de sa mansarde. Un beau scénario. Une belle secrétaire, l'italienne Donatella Turri. Quant à la finalité, il ne faut pas chercher trop loin non plus.