La Femme infidèle
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ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2026
Un très grand cru de Chabrol , au sommet de son art. Sur un scénario assez simple , une femme adultère dans un milieu bourgeois conservateur, Chabrol nous livre un film parfait , maîtrisé, très soigné, dans le moindre détail. Une réalisation au cordeau, des plans ingénieux , élaborés, comme ce plan final , sorte de long travelling latéral et circulaire, mystérieux, se terminant par un flouté énigmatique.
Peut -être le plus grand film réalisé sur l’adultère, sur l’amour perdu, le drame sentimental, le crime passionnel. Un vrai must.
Mis en scène comme un polar oppressant, ambiance lourde, étouffante, avec toujours cette musique exceptionnelle de Pierre Jansen , qui vient étoffer, accompagner, améliorer, rehausser les plans les plus cruciaux.
Quelques répliques cultes, et des scènes , au cynisme piquant mais savoureux,
Et bien sûr Stéphane Audran magistrale, bourgeoise faussement ingénue, ultra-classe, et surtout Michel Bouquet , immense acteur qui tient là un de ses son meilleur rôle de cinéma, , incroyable de délicatesse , de finesse, mais aussi de rage quand il le faut. Acteur un peu oublié qui pourtant était un de plus grands.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2026
Seizième long-métrage du prolifique Claude Chabrol, sorti en pleine France pompidolienne de 1969, La femme infidèle est une brillante étude de mœurs qui nous plonge au cœur de la vie d'un couple bourgeois bien sous tout rapport mais qui s'est enkysté dans une vie familiale sans passion. Porté par un magnifique duo de comédiens – Stéphane Audran, sublime et insaisissable, et Michel Bouquet, tout en retenue dans son rôle de mari trompé – ce film à la modernité évidente prend la forme d'un festival de non-dits et de violence larvée qui connaîtra son acmé dans une dernière partie tout à fait étonnante, qui interroge les fondements de l’amour et du désir, en y apportant un début de réponse subversif et inattendu.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Bon film de Chabrol, mais qui a beaucoup vieilli, de par la qualité de l’image et le jeu trop théâtral des acteurs, Michel Bouquet en tête. La patte du réalisateur est toutefois là et Stéphane Audran est bien séduisante. A voir.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
La femme infidèle - un couple en apparence banal mais ayant des côtés bien sombres ! J’adore l’ambiance des films de Chanrol, il y a le charme de l’ancien, des personnages avec une psychologie, des lenteurs et silences qui ne dérangent pas.
Ici un homme bien sous tous rapports se rend compte que sa femme a un amant. Sa réaction, sa rage intérieure est finalement plus le sujet du film que cette femme dont on se demande ce qu’elle recherche réellement
3,4/5
black-kanagar
black-kanagar

19 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2026
Ambiance feutrée , bourgeoise , malaisante dans la relation de couple. Stephane Audran est d'une beauté hypnotique et Michel Bouquet est fascinant de part sa torture interne. Un excellent film. Lent mais du grand Chabrol
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
Ce film de Chabrol rentre bien dans la définition de ces films. Un monde bourgeois, et un petit truc qui va faire exploser les convenances. Ici c'est l'adultère. La femme, oisive, profite de l'argent de son mari, qu'elle dépense à Paris. Pendant que ce dernier, assureur, travaille d'arrache pied si j'ose dire. Mais le couple est solide, consolidé d'ailleurs par leur enfant unique qu'ils aiment très fort. Lorsque la femme prend un amant et que son mari le découvre, c'est le début de la fin. C'est un film lent, où il ne passe pas grand chose. C'est plutôt une ambiance qui se créé petit à petit. On retrouve au coté de Bouquet et Audran, Ronet, qui joue le rôle de l'amant et Duchaussoy et Marly qui jouent le rôle des policiers, et qu'on retrouvera dans Que la bête meure aussi.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2026
Dès la présentation des personnages, on voit la précision et le savoir-faire de Chabrol. Les évènements sont ensuite montrés dans le même style, et l’on suit avec intérêt une intrigue qui se déroule presque naturellement, même si l’utilisation d’une musique dissonante destinée à créer une ambiance dramatique est excessive. La narration est factuelle, sans nuances psychologiques … jusqu’aux dernières scènes, vertigineuses d’ambiguïté, où les sentiments et motivations, avec leurs complexité et contradictions, prennent le pas sur un dénouement « traditionnel » de l’histoire.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2023
Dans leur propriété de banlieue, les Desvallées donnent l'image doucereuse du bonheur bourgeois. Chabrol brise vite cette image trop lisse en laissant entendre que l'épouse a un amant. Et comment en serait-il autrement? Elle est le modèle de la bourgeoise oisive qui s'ennuie tandis que le mari, absorbé par son travail, est sympathique mais terne.
Chabrol ne réinvente en rien le classique cas de figure mari-femme-amant. Au contraire, il en donne une lecture très simple, revient aux sources si l'on peut dire, en se refusant à de quelconques effets singuliers ou rebondissements spectaculaires. spoiler: Même si l'assassinat de l'amant sort du contexte le plus courant de l'adultère!

L'interpretation contribue naturellement, autant que la mise en scène, à la vérité des personnages. Michel Bouquet, plus particulièrement, donne à son emploi de bourgeois cocu une humanité intéressante et sensible qui ne relève evidemment pas du vaudeville et pas davantage d'un figure de polar. Froid et impénétrable, Charles Desvallées ne trahira, malgré ses soupçons et sa jalousie, qu'une seule fois son émotion. spoiler: Emotion fatale qui le conduit à tuer son rival au terme d'une entrevue aussi brève qu'incongrue.

La suite relève d'une situation policière et psychologique très hitchcockienne. Chabrol met en scène un drame classique qui n'est dépourvu ni d'ironie ni de sensations et qui reste dans une constante justesse.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2018
L'un des meilleurs films de Chabrol qui amorce le début de sa grande période. On y retrouve sa manière pudique de parler de sentiments cachés derrière le glacis des habitudes d'une vie bourgeoise. Michel Bouquet et Stéphane Audran sont très bien ; ils parviennent à exprimer leurs sentiments par les seules expressions de leur visage. L'intrigue est elle-même assez amorale, puisque c'est l'histoire d'un couple qu'un crime passionnel rapproche. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2018
Sans doute le meilleur Chabrol de la seconde partie avec Le Boucher. Le film est centré sur l'aura sensuelle de Stéphane Audran et sur sa sexualité. Michel Bouquet est impérial dans le rôle du mari trompé. Pas un mot en trop, pas une image en trop. Une épure de roman policier qui met en avant la musique très belle et très inquiétante du grand Pierre Jansen. Ainsi, comme toujours pour les grands films, La Femme Infidèle devient un opéra, et dans ce cas un opéra des lieux, des choses et des types de la bourgeoisie parisienne (seizième, Neuilly, Versailles, le cabinet d'avocat, la garçonnière, la grande maison).
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Ma critique du film "La Femme infidèle"

Vu sur le replay de Arte, un samedi après-midi de Janvier 2025.
Quand ce film a été tourné, j'étais à peine né, et je me demandais si je l'avais vu ou pas. Je ne sais pas.
Du coup, je vais utiliser le mot voir et pas le mot revoir, en ce qui me concerne.
Mais quelle joie de voir Stephane Audran et Michel Bouquet, jeunes.
Quel plaisir de voir ici tout le talent de Claude Chabrol.
Mais quel bonheur de voir un film si bien.

Synopsis : faut il l'écrire ? Très simple. Une phrase résume tout.
Un homme découvre que sa femme le trompe, la fait suivre par un détective et finalement tue l'amant.

Tout d'abord, première chose à dire, ce film a très bien vieilli, presque pas pris une ride. Ce film semble bien montrer la mentalité de la fin des années 1960, avant ou après mai 1968, peu importe, déjà liberté des meurs et encore convention sociale. Mais ce film montre bien aussi les lassitudes des couples après dix années de mariage ou après le premier enfant, et à mon avis, cela, c'est intemporel. C'est une histoire qui ne se démode pas.

Ensuite, autre chose à dire : la qualité de l'interprétation des deux protagonistes principaux, mais même des seconds rôles.
Trop fort. Ce film est à voir (ou revoir) déjà pour cela, c'est ce que je pense.

Et puis, bien sur, un mot sur le scénario et la manière dont cela est filmé.
Le scénario est une master class, tout bien pesé, les scènes qui s'enchainent comme il faut.
Les dialogues sont au service du scénario, les deux sont de très bons niveaux.
Et la manière dont cela est filmé est trop belle, alternance de plongée, contre plongée, plan droit.
Alternance entre gros plan et plan large ; alternance de nombreux plans fixe, quelques travelling et zoom arrière.
Toujours bien choisi. Un plaisir.
Beau décor, beau costume, bande originale sympa. Tout bien.

Certes, les grincheux diront que la police scientifique, les tests ADN et autres et etc ... pas crédible.
Les super grincheux diront que ce n'est pas une ambiance thriller.
Ils rajouteront surment que pas crédible de spoiler: déplacer un corps en pleine journée.

Moi, je leur dirais de se remetre dans le contexte, ce film a plus de 50 ans, ce film a inspiré des générations de thrillers.

Certains y voient une critique sociologique, une critique de la bourgeoisie de Neuilly (ou grande banlieue) du temps de De Gaulle et de Pompidou, mais je pense qu'il faut d'abord y voir une superbe oeuvre cinématographique.
Comme le dit Télérama, c'est : "suspense feutré, mise en scène élégante, l’infidélité comme remède temporaire au mariage, le meurtre comme médicament miracle : du grand Chabrol." C'est un excellent résumé.

Spolier.
spoiler: C'est après 30 minutes exactement que le mari cocu téléphone au détective privé. C'est à 45 minutes exactement que le mari cocu sonne à la porte de l'amant. C'est à 54 minutes exactement que le meurtre de l'amant a lieu. Une scène de confrontation entre les deux hommes qui durent donc 9 minutes et qui est une sacrée réussite, une scène rare, me semble t'il. Les deux scènes qui suivent où il masque le crime et fait disparaitre le corps durent plus de 13 minutes, très fort. Et bien sûr, viendront ensuite les trois scènes avec les policiers qui sont de grandes réussites aussi, elles ont surement inspiré d'autres films. Ces scènes semblent minutées, courtes et directes, comme il le fallait. Pas une seconde de trop. Pas un seul mot mal placé. La quintescence de ce film dans ces trois scènes entrecoupées de la scène où elle découvre la photo de l'amant dans la poche de la veste. Mais on discutera quand même de ce que chacun a compris à la fin.

Fin du spoiler.
C'est cela qui me fait écrire que la construction de ce film est remarquable.

Bon, le moment de donner une note est venue.
Sans hésiter, je vais mettre 5, je vais dire que ce film est un chef d'oeuvre.
Merci à Arte de nous le proposer.
Et donc, si vous aimez le bon cinéma, je vous invite à le voir ou le revoir, sans hésiter et même sans plus attendre.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Du très grand Chabrol. Michel Bouquet, incomparable quand il s'agit de jouer les bourgeois en proie au doute, et Stéphane Audran, tremblante, forme un couple se métamorphosant sous nos yeux, le crime faisant renaitre une passion longtemps oublié. Acide, immoral diront certains, simplement magistral pour moi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 octobre 2009
La femme infidèle est un bon film policier.Le scénario est bien construit mais manque d'épaisseur.La mise en scène,d'un bon niveau est classique,épuré,Chabrol utilise intelligemment l'ellipse.Le rythme est assez lent,l'intrigue s'accélérant souvent subitement,de manière inattendue.Bon prestation de Michel Bouquet,d'une grande sobriété,l'acteur réussit à retranscrire les nombreux doutes du personnage psychologiquement complexe.Interprétation mitigé de Stéphane Audran,un peu artificiel.Très bon travail au niveau du cadrage,avec des mouvements de caméras fluides,originaux et hardis.La musique est expérimental,angoissante et réussit à créer une atmosphère mystérieuse, étouffante et étrange.Les dialogues sont bien écrit.L'oeuvre contient aussi de jolies paysages forestiers,des rebondissements surprenants et une touche de suspense.La thématique de ce long métrage est très riche:l'infidélité,le soupçon(influence d'Hitchcock),les problèmes de couple,la jalousie,l'incommunicabilité et la complicité.A noter aussi une belle photographie aux couleurs vives.La fin est abrupte et finalement sans surprise.La femme infidèle est donc un bon film qui possède une liberté de ton étonnante et qui contient une critique en surface de la bourgeoisie française.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2018
Un film représentatif des années 60. Tout dans ce film nous y renvoie : des décors aux conventions sociales et aux comportements des différents personnages (notamment les policiers). Chabrol y battit une histoire de renaissance d'un amour déchu où tout est dans les non-dits et les regards, prétexte, comme dans ses autres films, à une critique de la société bourgeoise.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2022
Difficile de juger de la qualité d'un film quand Michel Bouquet s'empare d'un rôle corps et âme. Il fait parti de ces acteurs qui me transportent dans un état de catharsis, comme Lino Ventura, Gabin, Michel Simon ou Depardieu.. Un seul acteur de cette trempe peut suffire au cinéma.

La référence à la voiture qui coule dans psychose est plutôt jolie. Ce clin d'oeil n'est pas qu'un clin d'œil, puisqu'il représente quasiment la même situation (disparition d'un cadavre), mais surtout un procédé narratif quasi identique en moins puissant : procurer de l'empathie envers un protagoniste monstrueux; alors que chez Hitchcock, il s'agit de faire passer le spectateur d'un protagoniste à un autre.. Tout le film me fait un peu cet effet : un Hitchcock raté.

L'intrigue qui partait plutôt bien se dénoue malheureusement dans la facilité et le diabolicus ex machina ellipsé (l'auteur ne prend pas la peine d'informer le spectateur de son récit), en contre point de la musique qui se dénoue elle même à mesure qu'elle s'essaye.
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