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emma emma
47 abonnés
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5,0
Publiée le 29 mars 2026
Ce film fait partie de mes préférés avec Gabin. Il faut dire qu’il y est grandiose, plein de mauvaise foi, face à un Blier non moins excellent, plein de mauvais goût. (La visite du “logis” de Blier, ancien “établissement” de 17 chambres fermé par les autorités, et à la décoration très personnelle, est d’ailleurs un moment d’anthologie.) Tout est parfait dans ce film: le noir et blanc est sublime, le scénario est malin, et les dialogues d’Audiard sont truculents. Les acteurs sont tous déments: Maurice Biraud, le cave du titre, Martine Carol qui assume pleinement une certaine vulgarité, en concurrence direct avec Ginette Leclerc, Frank Villard… Mais celle qui emporte tout, c’est Françoise Rosay, magistrale et inoubliable malgré deux petites scènes, excusez du peu. Un très bon film de gangsters, sauce comique. On rigole, on jubile et on dit merci.
Le scénario n'est pas excellents, mais il est largement rattrapé par les dialogues toujours géniaux d'Audiard et la prestation de deux grands acteurs réunis ici pour notre plus grand plaisir: Jean Gabin et Bernard Blier!! A voir.
Le Cave se rebiffe est un joyeux jeu de dupes qui prend les petits malfrats benêts au piège de leur naïveté et de leur mépris. Il faut dire que le personnage de Charles Lepicard, interprété avec talent par Bernard Blier, dispose d’un mauvais goût délectable, depuis ses manières avec la gent féminine jusqu’à la décoration de sa vaste demeure, chacune des dix-sept chambres disposant de son propre thème. Gilles Grangier et Michel Audiard se régalent à faire frire ceux qui se répètent que « tout baigne dans l’huile », contraints d’évoluer petitement par peur des représailles policières. Ferdinand Maréchal, dit « Le Dabe », dispose au contraire d’une force tranquille : il a constamment un tour d’avance sur les autres, juché depuis le Sacré-Cœur qu’il indique au chauffeur de taxi afin de ne pas être vu des forces de l’ordre. La mise en place de l’arnaque et sa complexification bénéficie d’un sens du rythme précis et efficace : les retournements de situation fonctionnent et assurent le divertissement. Reflet de son époque, la femme n’occupe aucune place véritable sinon celle du levier comique à actionner au cours d’un déjeuner pour susciter le rire : nous aurions aimé qu’elle disposât d’une plus grande consistance. Mais peut-être est-ce là ce que le long métrage dénonce en fin de compte ? Sa clausule faussement moralisatrice en témoigne : cette bande de lascars sont des idiots et se comportent comme des idiots. Une comédie réjouissante.
Une comédie de truands plaisante, typique du cinéma d'épôque avec ses qualités et ses défauts. Concernant les qualités, les dialogues d'Audiard constitue le point fort du film et mérite le visionnage à eux seuls tant ils font très souvent mouches. Deuxièmement, les acteurs avec Jean Gabin dans un rôle sur-mesure ou encore évidemment Bernard Blier. Enfin, le ton adopté teinté de légèreté et d'ironie ( par exemple à la toute fin du film ) est assez jubilatoire. Reste le charme inhérent au cinéma de cette épôque. En revanche on peut relever un certain manque de dynamisme dans la narration. On ne retrouve pas le rythme des «Vieux de la vieille» tourné 1an auparavant par le même réalisateur. Ainsi, on en vient à se demander ce que cela aurait donné si Audiard n'avait pas été aux dialogues et si Gabin n'avait pas incarné le Dabe.
Une technique cinématographique inconsistante mais niveau dialogue c'est le top avec notamment un Maurice Biraud excellent,de quoi passer un bon moment.
Voilà un film tout simplement grandiose ! C'est bien tourné, les personnages sont plaisants à suivre, la narration est claire, dynamique, enjouée et pleine de surprises. Un super Gabin avec les autres acteurs du film qui sont tout aussi bons. Chef d'oeuvre.
Michel Audiard racontait qu’il était beaucoup moins à l’aise pour écrire des dialogues pour les actrices. Pourtant dans ce film figure une de ses scènes les plus réussies entre Pauline-Françoise Rosay et Le Dabe-Jean Gabin quand il vient lui acheter son papelard en simili Japon. Film absolument savoureux !
Un bon film , dans la série de belles collaborations Audiard, Gabin , Blier. Mais la mise en scène de Grangier est un peu moins brillante que certaines autres grandes réussites de la veine de ces polars des années 60...Un peu plus fade , un peu vieillit. L'interprétation reste excellente , Gabin à son summum comme souvent , les seconds rôles tous exceptionnels, et surtout les dialogues de Audiard , d'une douce férocité et qui colle complétement au personnage de Gabin..Un régal , digne représentant d'une certaine qualité du cinéma français..
06/05/2017: après un nouveau visionnage j'aurais tendance à vouloir baisser ma note de 3.5/5 mais je la laisse: autant rester sur une première impression. Pourtant cette fois-ci j'ai trouvé cette comédie policière un peu trop jouée sur le type vaudeville, bref je ne suis peut être pas un vrai amateur de ces comédies des années 60 type Tonton Flingueurs avec lesquelles Gabin a pu une 2nde carrière ou presque. Il n'en reste pas moins que cela se laisse regarder. Et la fin est assez jubilatoire. Tel est pris qui croyait prendre. Dommage aussi que les policiers venus chercher le Dabe à Roissy puis l'ayant ensuite perdu au champ de course ne réapparaissent plus dans la suite du film.
Le cave se rebiffe, un drôle de nom. C'aurait pu s'appeller le con se rebiffe en fait, un avant goût du diner de con, sauf qu'ici l'accent n'est pas mis sur la niaiserie ou connerie du pigeon. C'est une comédie policière type Tontons Flingueurs, avec Audiard et Simonin en arrière plan. On y retrouve un J. Gabin en fin de carrière toujours fringuant et très bon dans son rôle. Et un B. Blier en pleine forme aussi. Bref un très bon film qu'il ne faut pas louper si on aime le PAris des années 60 avec leur belles américaines qui étaient au sommet de leur gloire, l'argot mis en scéne par Simonin et Audiard et des comédiens hors pairs.
Le Cave se rebiffe est une asse bonne comédie policière.Le scénario est assez fouillé mais pas toujours prenant,la construction du récit est classique.La mise en scène est académique,sobre et sans relief.Le rythme est assez soutenue malgré un nombres de péripéties assez réduit.Bon prestation de Jean Gabin,imposant et charismatique comme toujours.Très bon interprétation de Bernard Blier qui possède une palette étendue et qui nous gratifie de ses expressions du visages inimitables.Le jeu d'acteur de Martine Carol est en cela plus limité,sans saveur.Travail honorable au niveau du cadrage avec alternance de plans fixes(nombreux)et de courts mouvements de caméras.Les dialogues de Michel Audiard sont excellents,percutants,drôles et crues(argotique).L'oeuvre possède aussi des beaux décors,une musique inégale,un noir et blanc classique.Sans oublier un rebondissement final imprévisible avec en guise de conclusion un extrait morale d'une fable de La Fontaine.La thématique du film est assez réduite mais comporte:l'argent,les manipulations,la trahison et une pointe de nostalgie.Le Cave se rebiffe est donc un assez bon film divertissant servit par deux grands acteurs:Gabin et Blier.
Attention ! Ne touchez pas à ce film, car sinon vous aurez affaire à moi ! Beaucoup plus que Les Tontons Flingueurs, c'est pour moi, avec Pouic Pouic, le film français mythique du début des années 60. J'en connais par coeur toutes les scènes et toutes les répliques. Il y aurait trop à dire. Les dialogues d'Audiard sont somptueux, admirablement servis par Gabin, mais encore plus peut-être par Bernard Blier, qui effectue là sans doute la plus grande prestation de sa carrière. Tout est étincelant, les répliques, l'histoire, l'atmosphère, des acteurs extraordinaires, l'humour, le rythme, servi par un grand cinéaste, Gilles Grangier. En outre, deux de mes idoles ont grandement participé à ce film : Francis Lemarque pour la musique, et Albert Simonin, très grand écrivain, très sous-estimé, dont le livre a inspiré le film. Transparaît enfin également dans ce film le charme d'une époque révolue, d'un Paris alors encore magique.
"Le cave se rebiffe"... rien que le titre annonce la couleur d'emblée : un festival de répliques délectables savamment écrites par un Michel Audiard au sommet de son art. Les dialogues ne font évidemment pas tout, ils nécessitent les acteurs et les actrices pour les dire, la façon de les balancer, les magnifier. Et un Gabin ou un Blier ou une Rosay qui déclament de l'Audiard, ça devient alors une ode mirifique au franc-parler argotique, une élégie de la prose, une fierté nationale : l'inimitable touche franchouillarde jambon-camembert en somme.
Un autre ingrédient est nécessaire : une bonne histoire. A cet égard, Le Cave repose sur mieux que du solide : du blindé ! et une mise en scène carrée de Gilles Grangier pour la servir. Film de dialogues et de malfaisants comploteurs, Le Cave pâtit un peu de son orientation bavarde à la manière d'une pièce de théâtre, un brin vaudevillesque sur la fin d'ailleurs. On ne lui en tient pas rigueur pour autant, car il s'agit d'une belle pièce dans tous les sens du terme.
Une comédie ma foi sympathique sur l'escroquerie porté par des Gabin & Blier niquels dans leurs rôles respectifs & des dialogues signés Audiard encore une fois percutants. Point de vue scenario c'est un peu du vu mais bon tout est là pour passer un agréable moment .