Mandingo
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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2025
Un anti autant en emporte le vente et une des grandes inspirations de Tarantino pour son Django Unchained voilà comment je pourrais rapidement décrire ce Mandigo. La période de l esclavage est décrite de manière très crue, le film mets très mal à l aise (et je peux comprendre que certains puissent le trouver voyeur par moment), personnellement j aurais plutôt tendance à souligner son audace car 50 ans après peu de film ont montré la brutalité de l esclavage dans les états du sud américain et la manière dont celui ci était incrusté dans chaque aspect de cette société. Une société décadente, en pleine dégénérescence, en décrépitude à l image de la maison de maître qui ressemble à une maison hantée. Une œuvre dure, frontale, un des meilleurs film de l excellent Richard Fleischer.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2025
Un film difficile sur la réalité de l’esclavage en Amérique au 19ème siècle. Le pouvoir terrible des blancs est montré dans son profonde bassesse.
Les dialogues sont crus et les personnages sont affreux mais ici point question d’enjoliver ou de préserver les égos ou les intérêts de chacun. C’est le constat amer et froid d’une triste époque.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2025
Comme aurait pu le dire un pote à moi, un film s'ouvrant sur une chanson interprétée par Muddy Waters ne saurait être mauvais. Et comme il aurait eu raison. Rares sont les films à s'être autant fait pourrir de tous les côtés. Sauf qu'aucune de ces missives ne tenait debout. L'Homme blanc, montré comme un impitoyable négrier ? Et alors, n'est-ce pas ce qu'il fut au temps de l'esclavage ? Qu'à cette sombre période de l'Histoire, certaines femmes n'ont pas valu plus cher que certains hommes ? Ce n'est pas pas parce qu'elles étaient femmes qu'elles étaient plus probes. Rien ne prémunit de la bassesse humaine. En plus de ça, Fleischer était bien trop malin pour ignorer que si bon nombre de Noirs furent victimes de l'esclavage, d'autres ont su aussi s'en accommoder et se rincer la dalle. "Mandingo", film raciste, comme a pu le dire à l'époque ? J'aime mieux en rire. C'était simplement un film sans fard et sans concession dont personne ne ressortait immaculé. Et porté par une interprétation de haut niveau, la craquante Susan George (quel changement de registre pour elle, deux ans après l'ultra nerveux "Larry le dingue, Mary la garce") héritant du rôle le plus raide. Rien, pas même la frustration et la jalousie ne saurait excuser le chantage au viol. Un jour, il faudra que l'on m'explique pourquoi Fleischer, grand cinéaste éclectique, (comme Robert Wise, par exemple) a-t-il été autant oublié. Je n'ai toujours pas trouvé de réponse.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2025
Richard Fleischer, d'un genre à l'autre, savait surprendre son public! Son "Mandingo" (1975) est une peinture contre le racisme et l'esclavagisme à ne pas mettre entre toutes les mains! C'est l'un des films les plus incompris de l'Histoire du cinèma, mettant en scène une insoutenable violence, le sexe et un rèalisme troublant au coeur de la Louisiane de 1840! Perry King, qui faisait partie des inconnus de « Lords of Flatbush » et qui s'est rendu cèlèbre pour avoir brisè la mâchoire de Cassius Clay, se montre aussi convaincant en esclave que James Mason (et ses « rhumatiz »), Perry King, Susan George et Brenda Sykes, tous excellents! Un sulfureux film d'amour et de haine contre les races que l’on ne pourrait plus produire ou tourner aujourd’hui avec une interdiction aux moins de 16 ans totalement justifièe pour le coup! Un essentiel de Fleischer avec ses scènes chocs qui constituent le sommet de l'audace pour l'èpoque...
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2025
Une chronique historique saisissante qui dénonce de manière crue (voire un peu trop racoleuse par moment) la violence de l’esclavage dans le Sud des États-Unis au XIXe siècle, à travers les abus physiques, sexuels et moraux infligés aux esclaves par une famille castratrice de propriétaires blancs. 3,25
Captain Ad Hoc
Captain Ad Hoc

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2025
Attention, le visionnage du film pourra être éprouvant pour les plus sensibles..
Mandingo fait tourner son intrigue autour du fils et successeur du dirigeant d'une plantation de Louisiane au mitan du dix-neuvième siècle : sous l'impulsion de son père, Hammond Maxwell doit se trouver une femme pour perpétuer, après son père et après lui-même, l'héritage du domaine de Falconhurst ; pour son divertissement, il veut aussi se dégotter un "mandingue", un nègre de combat, sensé représenter le summum de ce que peut offrir la pureté de la race noire et ses qualités : force brute et virile. L'acquisition concomitante et finalement tout autant monétaire des deux côtés d'une épouse et d'un esclave est tout sauf fortuite ... Plus humain et moins expérimenté, Hammond n'a cependant rien à voir avec le personnage de Calvin Candie dans Django Unchained, inspiré par ce film de Fleischer. Hammond est la figure d'un blanc, qui, s'il s'inscrit totalement dans le système esclavagiste de son époque et en profite, se révèle légèrement sensible aux souffrances des esclaves que les propriétaires d'esclaves des plantations de la proximité ou de la Nouvelle-Orléans, sans avoir l'intelligence pour prendre le recul sur le système ni la sincérité pour reconnaître sa responsabilité.
De là, Mandingo affiche les tourments du pan de l'humanité réduit à des bêtes de somme et d'élevage pendant cette période sombre. Des hommes domptés que l'on fait travailler au champ et que l'on reproduit par saillie, qu'on sélectionne et qu'on vend sur le marché avec des certificats comme des bœufs de concours agricole, qu'on méprise et dédaigne, qu'on avilit et qu'on tue.
Fleischer enchaine et déchaîne avec maîtrise le sexe et la violence, non pour exciter facilement les passions du public, mais bien pour provoquer le malaise et dans l'optique évidente de montrer crument une réalité telle qu'il l'envisage. Le tout sans faire de concession sur la vision qu'il a créée pour ce petit bout reculé du sud esclavagiste des États-Unis du XIXème siècle. Le film est dans cette optique une réussite : il suscitera autant le dégoût que la réflexion sur la nature humaine. A côté des "12 Years a Slave" ou "La Couleur Pourpre" Il se révèle un témoin intéressant de ce qu'a pu être la condition inhumaine.
Toutefois, ce témoin manipulé par un avocat zélé semble trop enclin à vouloir convaincre un jury imaginaire et use de ressorts trop séduisants pour que le discours semble vérace. La vision de Fleischer peut verser dans l’exagération et manque par moment de crédibilité. Pour exemple ces deux scènes en début de film : tout d'abord trois blancs esclavagistes dans une discussion autour de la table du diner donnant à comprendre qu'ils sont finalement d'une culture frustre, dogmatique, mais également superstitieuse et dénuée à la fois de réflexion collective et d'introspection. Avec leur accent sudiste, ils ne sont pas loin d'être des ploucs finis, comme certains autres louisianais 150 ans plus tard dans True Detective saison 1. Dans la scène suivante, trois noirs esclaves dans un grange se donnent quasiment un sermon sur leur droit à la liberté dont le ton semble plus proche de la lutte des droits civiques des années 50-60-70 aux Etats-Unis que de ce que pourraient être l'expression d'une dignité et d'une révolte d'esclaves maintenus dans l'analphabétisme en 1840. Ça parait un peu anachronique et exagéré, dans ce film qui parvient par ailleurs avec succès à créer un contexte et une atmosphère plus nuancée.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2023
Il me semble impossible, de nos jours, de pouvoir faire à nouveau un film identique à celui-là.
Violent.
Subversif.
Malsain.
Dérangeant.
Choquant.
Révoltant.
"Mandingo", de Richard Fleischer (sans aucun doute son meilleur film, son dernier grand film aussi), sorti en 1975, c'est indéniablement tout ça, et plus encore. Pour tout dire, "12 Years A Slave" et "Django Unchained" (Tarantino revendiquera une influence du film de Fleischer sur le sien, d'ailleurs), à côté, ressemblent à deux épisodes de "L'Île aux Enfants".
C'est un film qui, à sa sortie, cartonnera, mais sera assassiné dans la presse, on ira jusqu'à qualifier le film de raciste. Les personnages le sont, absolument, et les dialogues du film sont absolument révoltants, le film entier l'est. Cruellement réaliste, sorte de version négative (voir, de plus, son affiche) de "Autant en Emporte le Vent" dans laquelle on voit tout ce qui était éludé dans le film de Fleming. Les esclaves souffrent, sont utilisés sexuellement, pour la reproduction des esclaves ou pour le plaisir des Massa blancs... A l'époque de la sortie du film, c'était la première fois qu'on abordait ce détail de l'esclavage, qui est tout sauf fictionnel.
Certaines séquences spoiler: (le combat entre Mède et Topaze, qui se finit sur une carotide déchirée à coups de dents ; le final, d'une noirceur d'encre)
restent longuement en mémoire. spoiler: Le pire, dans tout ça ? C'est que malgré son statut de blanc esclavagiste et raciste, on en vienne à plaindre le personnage de Hammond, joué excellemment par Perry King, on en vienne à aimer le personnage malgré ce qu'il est, car on le sent un peu humain (mal à l'aise au moment de voir pendre ou fouetter un esclave, fou de douleur quand il apprend que l'esclave qu'il a choisie pour concubine a perdu son bébé, à qui il avait promis l'affranchissage par la suite, et évidemment, le final, apocalyptique). Oui, c'est vraiment le pire dans cet immense film : parvenir à humaniser, parfois, quelque peu, ce genre de personnage.

Immense film, oui. Pas à mettre entre toutes les mains, interdit aux moins de 16 ans (interdit aux mineurs à sa sortie), âmes sensibles s'abstenir, mais J.B. Thoret (dans sa présentation du film sur le DVD/BR) a raison, ce film est un Graal pour cinéphiles, vu sa rareté...du moins, jusqu'à son édition en DVD il y à quelques années !
Il ne passera jamais sur France 2 ou TF1, à la rigueur sur Arte aux alentours de minuit, et encore, peu probable. Heureusement que le DVD existe. En VOST seulement, et en version intégrale de 120 minutes.
A voir ABSOLUMENT.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2022
Un film puissant et féroce qui tout en montrant l'horreur de l'esclavage ne tombe jamais dans le pathos ou la violence gratuite. Un grand film.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2022
En Georgie, pendant la période de l'esclavage, le fils celibataire d'un petit propriétaire blanc est poussé par son père d'épouser la fille d'un de ses voisins. Parallèlement il acquiert un esclave Mandingue ( région ouest de l'Afrique) recherché pour leur force. Il s'aperçoit l'union consommée avec son épouse, que cette dernière n'était pas vierge. Il se détourne d'elle.

Richard Fleisher est un réalisateur appartenant à la période du "new Hollywood" qui traita tous les genres cinématographiques, parfois avec beaucoup de talent ( l'étrangleur de Boston, Soleil vert, les vikings, les inconnus dans la ville et bien d'autres ) "Mandingo " est toutefois le chef d'oeuvre de sa filmographie. Fleisher décrit ici sans fioriture, ce que fut sans doute la vie des esclaves dans les plantations du sud des états-unis. C'est tres violent, immoral, abject ; Tout ça pour des raisons d'ordre économique. Bref c'est l'anti "autant en emporte le vent ". Film qui marque longtemps après l'avoir vu. Tarantino s'en inspirera pour son "Django unchained". On notera la présence de Ken Norton ( dans le rôle de Mede, l'esclave mandingue, qui fut champion du monde de boxe poids lourd en 1978 et qui vainquit Mohammed Ali une fois sur trois rencontres. Ce dernier, d'ailleurs, disait que Norton fut apres Joe Frazier son adversaire le plus difficile. De même, on notera dans le rôle de Topaze, Duane Allen qui fut joueur professionnel de haut niveau de football américain. James Mason est excellent, Susan George verra sa carrière arrêtée après ce film qui véhicule un parfum de scandale. Porté par son sujet, c'est un film exceptionnel que Jean Baptiste Thoret, historien éminent du "new Hollywood " qualifie de "graal" de Richard Fleisher. Film très difficile à voir ( il bénéficie depuis peu d'une réédition dvd) c'est neammoins un monument du cinéma.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2021
Et non, "Mandingo" n'est pas un biopic sur l'acteur éponyme de film pour adulte, connu pour ses imposantes mensurations. Ceci dit, les polissons ne seront qu'à moitié déçus, car "Mandingo" est un pur film d'exploitation situé dans le Sud esclavagiste, avec son lot de tortures, sexe, viols, et exécutions ! Parfois considéré comme une contraposée de "Gone With the Wind" (qui avait un approche nostalgique du vieux Sud), "Mandingo" est un brûlot dénonçant le cauchemar infernal de cette période... et pas seulement pour les Noirs. Oubliez le politiquement correct et les scénarios policés. Ici, tout le monde en prend pour son grade et personne ne semble récupérable ! Même ceux qui ont un peu de morale la voient craquelée par des failles béantes, à cause d'un système raciste implacable et cruel. Sans compter la violence prononcée de l'ensemble, avec plusieurs séquences très osées (pas seulement visuellement). On ne va pas se mentir : on est parfois (souvent ?) à la limite du racolage, et l'intention des producteurs semble davantage être de choquer par le sang ou d'attirer par le sexe, et de se servir de l'esclavagisme comme prétexte pour cela, plutôt que de dénoncer celui-ci. Mais cela a le mérite de donner une œuvre tout à fait singulière, qui tacle violemment le racisme... et sera considérée à tort comme raciste par les critiques de l'époque (confusion entre les propos des personnages et ceux du film ?). Il est vrai que "Mandingo" n'est pas esthétique, ce qui explique peut-être aussi son accueil critique froid. Des personnages suant parlant un anglais déformé très sommaire, avec un accent du Sud peu élégant (dont James Mason, pourtant connu pou sa diction britannique très éloquente !), et des visuels poisseux loin de la propreté d'un "Gone with the Wind". Mais s'il on met à part une photographie inégale (problèmes de montage ou de post-production ?), cette atmosphère peu réjouissante sied bien au message du film. "Mandingo" est donc une œuvre violente et cinglante, traitant sans concession le racisme esclavagiste. Elle servira d'ailleurs d'inspiration pour le "Django Unchained" de Tarantino.
sebvde
sebvde

11 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2020
C est un film sombre, cruel et terriblement vrai
Il y en a beaucoup de films qui parle de cette période d esclavagisme qui a frappé le sud des États-unis
Cette histoire est une véritable tragédie, très bien joué et dirigé
Un film qui fait réfléchir et qu'on est pas près d'oublier
Le film dure peut-être 2H mais avec 1H de plus les personnages dont celui de Ellen aurait pu être plus approfondie
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Cela faisait longtemps que j'entendais parler de ce « Mandingo », référence maîtresse de Quentin Tarantino pour son « Django Unchained », de très longues années introuvables avant que Jean-Baptiste Thoret l'exhume pour notre plus grand plaisir de cinéphile. Massacré par la presse à sa sortie, très nettement réévalué (et pour cause!!) depuis, celui-ci ferait presque figure d'œuvre maudite tant la censure et les critiques toutes plus injustifiées les unes que les autres lui ont fait quitter l'affiche prématurément. On en parle beaucoup comme de l'anti-« Autant en emporte le vent » : il y a du vrai, le film n'hésitant effectivement pas à aborder tous les sujets polémiques soigneusement évités par le classique de Victor Fleming en 1939. Mais ça va beaucoup plus loin : d'une crudité insensée, n'hésitant pas à remuer le couteau dans la plaie jusqu'au vertige, l'œuvre s'avère d'une complexité rare, traitant la question de l'esclavagisme avec tout la brutalité qui la caractérise, n'épargnant quasiment pas un seul de ses personnages, dans le meilleur des cas ambigus, souvent effrayants par leur état d'esprit. Aucune horreur, aucune humiliation ne nous sont épargnées, admirablement écrites par un scénario exceptionnel, alignant scène mémorable sur scène mémorable, que vous révéler ici serait presque criminel. spoiler: Inceste, viols, enfant tué à la naissance, uxoricide (j'avoue, je viens de découvrir l'existence de ce mot il y a trente secondes : je vous invite à aller découvrir sa définition!) :
pas étonnant que les puritains aient été en PLS tant le dixième les auraient déjà ulcérés. Alors c'est vrai, tout n'est pas parfait : le montage final a quasiment été diminué de moitié, pouvant donner un aspect légèrement bancal à de rares moments. On note également parfois de très grandes différences de photographie, d'éclairage d'une scène à l'autre, pouvant déconcerter. Mais ces réserves sont biens dérisoires au vu de la réussite exacerbée qu'est ce brûlot emportant tout sur son passage, sans la moindre concession. « Mandingo » a fait beaucoup de mal à la carrière de Richard Fleischer : il s'agit pourtant de son dernier grand film, et peut-être sa réussite la plus insolente, la plus éclatante, à l'image de cette ahurissante séquence finale, risquant de nous rester en mémoire très longtemps... Éditer cette œuvre afin de la faire (re)découvrir au public contemporain était plus que nécessaire : c'était quasiment une obligation morale et artistique. Indispensable.
Anne B.
Anne B.

22 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2019
C'est un film qui montre bien la mentalité des blancs vis à vis de leurs esclaves qu'ils traitent comme du bétail, de la mentalité des noirs et de l'ambiguïté de leur ressenti vis à vis des blancs et jusqu'où ils sont poussés pour survivre, de la mentalité des femmes blanches dans ce monde hyper machiste. Tout est parfaitement disséqué, jusqu'au moindre détail ( le maître blanc qui pose ses pieds sur le ventre d'un enfant noir pour faire passer ses rhumatismes), jusqu'à l'horreur finale.
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2019
4 étoiles - Mandingo

Quelle surprise ! Quelle audace ! En 1975, avoir osé réaliser un tel film ! C'est cru, très cru (parfois d'une très grande violence). Cela dit, cette vérité sur l'esclavage afro-américain est un pamphlet qui dit tout sur ce qu'il a été. Tout, tout est dit. Au-delà de cette dimension historique, ce film est très bien mis en scène, les acteurs sont bons et le scénario est très bien construit. L'émotion est très prégnante du début jusqu'à la fin. Mandingo est indiscutablement un film marquant. A voir absolument.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2019
Lorsque que l’on connaît le talent de Richard Fleischer, on se réjouit par avance de découvrir un de ses films même avec des sous titres espagnols. Nulle déception, c’est un très belle œuvre, magnifiquement mise en scène, édifiante en plus, sur un lieu et une époque (1840) que nul ne peut regretter puisqu’il ne font pas honneurs aux hommes. Jamais je n’avais vu Fleischer aussi violent et aussi démonstratif, visiblement il tenait à l’être pour marquer les esprits. C’est fait, ce film est effectivement inoubliable par sa cruauté autant morale que physique, il n’épargne personne des enfants aux vieillards. C’est vraiment étrange d’y rencontrer James Mason, il a tenu par sa présence à témoigner, c’est certain. Beaucoup auraient renoncé. Les dialogues sont tout aussi dérangeants que les images, son interdiction aux moins de 18 ans est justifiée par la séquence finale ahurissante et le combat à mains et dents nues d’une terrible barbarie, barbarie partagée par les combattants et les spectateurs. L’actrice britannique Susan George à un rôle de composition difficile et rare, elle sait se rendre haïssable et pitoyable ; elle s’en sort vraiment bien. La signification de sa dernière séquence reste mystérieuse.
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