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14caen
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4,0
Publiée le 5 juin 2008
Cette fois les stars ne sont pas les avocats mais les jurés. Hollywood passe de l'autre côté de la barre et met en lumière de la confection d'un jury jusqu'au délibéré du verdict final. On ressent une tension maximale dans ce thriller à vous skotcher à votre fauteuil.
un thriller psychologique sur un scénario solide mais trop de temps mort, le film devient vraiment ennuyant par moment. ne tient pas en haleine de bout en bout.
Un magnifique duel entre J.Cusack et G.Hackman(impérial) et entre D.Hoffman-G.Hackman.Un jeu de manipulation magnifiquement écrit qui nous tient en halène jusqu'à la fin et R.Weisz joue encore très bien,le scénario fait en même temps une critique sur l'emploi des armes et leur ventes aux Etats-Unis.Un combat contre C.Heston.Si seulement la justice pouvait tranchée plus en la faveur des plaigants contre les armes.Une réalisation soigné qui sait quand accélérer.Un long métrage complet et à voir pour tout bon cinéphile.
Cette adaptation du roman de John Grisham partait plutôt mal, les producteurs hollywoodiens, décidemment bien trop frileux, ayant pris la décision de remplacer le tabac par les armes à feu comme grand méchant de l’histoire. On était dès lors en droit de craindre un traitement policé et bien inoffensif de ce film signé par le tâcheron Gary Fleder (qui n’a guère que Le Collectionneur à faire valoir à son actif). Et pourtant, Le Maître du jeu surprend par son efficacité et se permet même de prétendre au statut de film réussi. La mise en scène tout d’abord est étonnement fluide, le réalisateur s’appuyant sur les multiples rebondissements du procès et de petits détails assez judicieux (les différentes méthodes pour manipuler un jury, l’élan patriotique du début de procès, l’amusante scène du restaurant avec le juge...) pour booster le rythme du film (et ainsi l’intérêt du spectateur) qu’il conclut de façon assez surprenante en dévoilant les véritables motivations du héros. Mais le casting n’est pas en reste avec un John Cusack pour une fois bien utilisé dans un rôle de faux naïf qui lui va comme un gant, une Rachel Weisz mystérieuse à souhait, un Gene Hackman parfait dans le rôle du méchant manipulateur au service de l’industrie des armes à feu, un Dustin Hoffman évident en avocat vertueux, sans oublier les 2nds rôles impeccables tels que Jeremy Piven en assistant (dont le rôle s’effrite cependant à mesure que le film avance), Bruce Davison en avocat pantin, Bruce McGill en juge, la revenante Jennifer Beals en jurée, Marguerite Moreau en apprentie manipulatrice ou encore le détestable Cliff Curtis. Le film réussissant à capter notre intérêt, on devient subitement plus exigeant et on ne peut que regretter l’absence d’un grand réalisateur aux manettes qui aurait réussit à transcender cette histoire au potentiel énorme. Idem pour le traitement un brin manichéen de l’industrie des armes à feu (avec à sa tête des vieux salauds sans cœur et bourrés de pognon qui jouent au golf) et de la déresponsabilisation un peu facile de l’auteur des coups de feu au profit d’un autre coupable, son arme. Mais au final, sans pour autant disputer le titre de chef d’œuvre du genre à 12 hommes en colère, Le Maître du jeu remplit gentiment son contrat de divertissement... On en attendait pas tant !
Manipulations multiples sur un jury. Même si la vengeance et le talent de maîtres chanteurs du jeune couple sont vraiment capillotractés, on ne s'ennuie pas une seconde dans le déroulé du procès. Mentions spéciales pour Hackman et Cusack.
Un casting imposant pour un film décevant. Le fil rouge du film et ce que l'auteur voulait dénoncer, le 2ème amendement de la constitution des Etats-Unis, passe au second plan derrière une sombre et limite efficace histoire de vengeance. Autre point négatif, des personnages introduit en grande pompe (l'aveugle et la gothique) pour ensuite complètement disparaître.
Un thriller judiciaire à la fois classique et innovant,puisque se basant intégralement sur l'obtention d'un jury,pour départager deux avocats diamétralement opposés,dans un procès de grande envergure. "Le maître du jeu"(2003)a ainsi cette capacité à nous empoigner dès le départ,pour nous entraîner dans son univers de manipulations sur manipulations,d'influences,d'intimidations et de coups bas. La justice ne sort pas grandie du film de Gary Fleder,puisque seul 'ego des avocats les poussent à cette bataille féroce et non la quiétude de la veuve(Rechel Weisz)ayant attaqué un marchant d'armes. Dustin Hoffman,intègre et téméraire, et Gene Hackman,le salaud orgueilleux s'affrontent à distance,avec motivation étonnante. La mise en scène est passable,tout comme le schéma progressivement attendu. Mais le suspense,lui,ne redescend que rarement.
Un énième thriller judiciaire adapté du romancier J. Grisham, qui bénéficie d'un casting prestigieux (comme pour la plupart de ses adaptations). Le film s’intéresse plus aux jurés et décortique ce système avec un cynisme total. Les scènes de prétoires sont rares mais intenses, le rythme est alerte, le propos est respecté (le film s'insurge contre la vente d'armes et les profits qu'elle engendre, au mépris de la vie humaine) et la mise en scène est impersonnelle mais efficace. Le scénario nous rejoue le coup de David contre Goliath et nous tient en haleine grâce à ses nombreux rebondissements, son jeu pervers du chat et de la souris (les rôles s'inversent au gré des rebondissements) et grâce à une interprétation de tout premier ordre, qui trouve son aboutissement dans le face à face entre D. Hoffman et G. Hackman (dans les toilettes de hommes du tribunal). Le tout forme un film malin, distrayant mais classique et sans brio. D'autres critiques sur
Basé sur les défaillances de la mécanique judiciaire américaine et de la puissance du lobby des armes à feux, le film est assez efficace et prenant malgré de nombreuses invraisemblances scénaristiques qui rende l’ensemble peu crédible.
Depuis le début des années 1990, l’adaptation des romans à suspense de John Grisham est très en vogue. Gary Fleder depuis le succès critique du très réussi « Dernières heures à Denver » (1995) s’est fait un petit nom dans le thriller avec successivement « Le collectionneur » (1997), « Pas un mot » (2001). Après ces deux solides succès, le jeune réalisateur a eu la mauvaise idée de s’essayer à l’adaptation d’un roman de science-fiction de Philip K. Dick, croyant sans doute naïvement pouvoir marcher dans les pas de Ridley Scott qui avec « Blade Runner » avait réussi l’impossible pari de transposer à l’écran en le transformant en film culte « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ». Le flop a malheureusement été au rendez-vous obligeant Gary Fleder à rapidement renouer avec le succès. « Le maître du jeu » thriller juridique de John Grisham paru en 1998 a semblé aux producteurs une solution bien plus sage pour permettre à Gary Fleder de rebondir qui arrive sur le projet après que Joel Schumacher, Philip Kaufman, Alfonso Cuaron puis Mike Newell se soient retirés. La caution de John Grisham ajoutée à la présence du très prometteur John Cusack encadré par les deux vétérans que sont Gene Hackman et Dustin Hoffman alors encore très prisés même si leurs très grands films sont derrière eux, semble un gage de succès. Si la question de la diffusion à grande échelle des armes à feu au sein de la population américaine est très sensible et clivante, dénoncer le fléau alors que les fusillades de masse au sein d’universités, lycées ou entreprises se multiplient, peut être porteur commercialement tout en contribuant à faire évoluer les mentalités. spoiler: C’est le procès faisant suite à une fusillade dans une entreprise de la Nouvelle-Orléans déclenchée par un ancien employé renvoyé qui va servir de toile de fond à un affrontement entre Gene Hackman, juriste sans scrupule agissant dans l’ombre pour conseiller les pontes de grandes sociétés afin d’échapper à leur responsabilités grâce au deuxième amendement de la Constitution américaine désormais contesté et Dustin Hoffman, avocat humaniste se targuant de n’avoir encore jamais perdu un procès contre un armurier. Toutes les manœuvres sont doctement exposées par le scénario, notamment concernant le choix quasi scientifique des jurés et leur possible corruption passive. Au-dessus des deux hommes un couple de jeunes escrocs cherche à tirer profit de cet affrontement sans merci où tous les coups sont permis. Le scénario plutôt bien ficelé est certes un peu manichéen et un brin moralisateur mais porté par trois acteurs professionnels et en parfaite osmose, il remplit parfaitement sa fonction. Le succès sera au rendez-vous-même s’il peut paraître modeste pour une adaptation d’un roman de John Grisham. Malheureusement Gary Fleder qui enchaînera sur un autre flop commercial avec « The Express » (2008) devra se réorienter vers la réalisation d’épisodes de séries télévisées. Dommage, mais on sait que l’industrie cinématographique américaine ne permet pas d’enchaîner les films ne couvrant pas leur budget. Gary Fleder a pu le vérifier. Ce n’est pas une pratique universelle.
Le film de procès est un genre en soi à Hollywood. Le maître du jeu a pour particularité de se concentrer sur la constitution d un jury et de l influence de la personnalité des différents jurés sur le futur verdict. Il montre un jeu de manipulation, allant bien au delà de la légalité pour agir sur les décisions dans le prétoire. Dans son côté suspens et empiètement sur la vie privée il m a beaucoup fait penser à « ennemi d état » ou l on retrouvait déjà Gene Hackman. Cependant le montage très cuté ne m a pas emballé ici. J ai trouvé dommage aussi que le personnage de Dustin Hoffman n ait pas été mis plus en avant. Ça n est pas un grand film du genre mais il a le mérite de proposer un point de vue original.