Un thriller judiciaire bien ficelé autour de l'éternel débat de la vente libre d'armes aux USA et du rôle des armuriers dans des drames liés à des fusillades. En regard, la loi, la morale ici bafouées par un déploiement de manœuvres d'intimidations de jurés. Efficace et prenant, porté par un beau casting dont le charismatique G.Hackman.
J'ai vu un film... avec deux monstres sacrés du cinéma américain, Gene Hackman et Dustin Hoffman... qui s'opposent dans le style et les enjeux...
C'est un film de procès, qui montre le fonctionnement de la justice américaine, avec la sélection, éminemment essentielle, des 12 membres du jury par les avocats des deux parties... On mesure l'importance et les influences subtiles, les stratagèmes ingénieux et les fausses pistes pour choisir avec précision le jury "parfait"". Celui qui ira dans le sens souhaité...
Le réalisateur s'inscrit dans la grande tradition du film de prétoire, mais il renouvèle le genre avec brio. Grâce à un jeu de manipulations et de contre-manipulations habilement orchestré, il nous offre une intrigue particulièrement complexe, rendue limpide par une mise en scène maîtrisée. Le casting est tout simplement exceptionnel, avec des acteurs en pleine forme qui interprètent leurs rôles avec une justesse remarquable -en plus des susnommés, John Cusack, Rachel Weisz, et de nombreux visages connus.
On s'attache facilement aux personnages, notamment aux deux avocats aux antipodes l'un de l'autre. L'un, intègre et déterminé à faire triompher la justice (Dustin le Grand...). L'autre, cynique et prêt à tout pour défendre les intérêts de ses clients, des marchands d'armes (le Grand Gene), parfait dans le rôle du manipulateur sans scrupules. Leur confrontation est un véritable régal, chaque scène entre eux étant un moment d'anthologie.
C'est une fable humaine, un précis de manipulation complexe et équivoque, où chaque personnage joue un rôle crucial dans ce jeu de dupes.
Le film a été tourné à la Nouvelle-Orleans. C'est beau ces décors naturels qui renforcent l'atmosphère pesante et réaliste du thriller. Sans rien dévoiler d'un thriller sur les profondeur de l'intrigue, on s'enfonce dans un scénario complexe, élaboré avec une telle finesse qu'il ne révèle aucune piste au spectateur avant le moment opportun.
La mise en scène est juste et surprenante. C'est un thriller qui ne laisse pas indifférent et qui mérite d'être vu.
Un thriller judiciaire qui respecte le protocole américain et nous immerge dans un système ironiquement aux marges de la légalité tout en donnant du dynamisme à l'intrigue à travers des rebondissements et surtout une mise en scène vive. Le casting est excellent de précision et de sobriété. La volonté louable de dénoncer la loi en faveur du port d'armes pâtit d'un verdict peu crédible mais attendu, dans une certaine tradition hollywoodienne du happy end.
Le maitre du jeu. Un film tourné en 2002 à la nouvelle Orléans. Avec Brian Koppelman dans le rôle principal. Quant au scénario, si ce système au niveau d'influence des jurés existaient à l'époque, maintenant, vingt ans plus tard, le système doit être pire. Ou encore plus perfectionné. Il y a le feu Gene Hackman dans le rôle du méchant, comme d'habitude. Et Dustin Hoffman dans le rôle du gentil, comme d'habitude. Une belle réalisation en extérieur. Tourné en Louisiane, cela change d'Hollywood. Un gros burdet pour l'époque, 60 millions de dollars. Avec une recette de 80 millions de dollars, il reste tout à fait rentable. Pas oublier Rachel Weisz, avec vingt ans de moins.
Un excellent thriller! Le suspens est rondement mené et le film montre bien tous les enjeux inhérents à l'existence d'un jury dans une affaire très médiatique. Les acteurs sont très bon. Chose rare, le film reste très fidèle à la procédure civile américaine se qui contribue grandement au réalisme du film. Un thriller judiciaire classique qui cependant se laisse suivre grace à un scenario réussi et une distribution efficace. La démonstration technique, sans faire de coup d'éclat, est implacable. On pourra regretter une réalisation un peu molle, sans grande vision, ni conviction. Un travail d'artisan, sans passion, tout juste suffisant pour élever le film au-dessus de la masse des thrillers juridiques américains. Les amateurs de films de procès apprécieront.
Qu'il est amusant de voir celui qui se croit grand manipulateur être le manipulé. Gene Hackman incarne à la perfection cette suffisance et cette arrogance de ceux qui sont persuadés d'avoir les cartes en main. Face à lui un couple dont les motivations à agir sont le ressort de l'histoire. Cependant les moyens déployés de part et d'autre sont trop inégaux pour qu'on y croit vraiment, sauf à ce que le cœur des jurés soit le plus puissant des pouvoirs. On est pris par le subtil jeu de rôles d'un procès d'assises et de son jury. Dix-huit ans après la sortie du film, les gadgets techniques ont déjà pris un coup de vieux ce qui invite à se concentrer sur les relations de pouvoir pour apprécier le suspense.
Un film de procès bien construit, avec un casting redoutable (Cusak, Hoffman, Hackman, Weisz). Un jeu de manipulation entrainant où l'on reconnait sans peine la patte de John Grisham. Les amateurs de films de procès apprécieront.
Bon thriller qui suit le procès du fabricant d'armes ayant encouragé l'attaque d'un bureau et l'assassinat de onze personnes. John Cusack incarne ici un juré qui semble avoir la clé pour rallier le jury à lui, ce qui lui attire les faveurs des deux avocats, bien décidés à le soudoyer pour remporter le procès. Mais il n'est pas seul et les apparences semblent bien trompeuses. Gene Hackman interprète une dernière fois l'antagoniste en tant que consultant véreux décidé à remporter le procès à n'importe quel prix faisant fi de toute notion de morale. La morale justement de ce film semble s'appliquer à l'intégralité des personnages qu'il a interprété durant sa carrière et renforce la mise en abîme. Le titre français révèle bien le fait que tout le monde pense pouvoir contrôler ce procès et que seule l'issue démontre qui est vraiment maître du jeu. La construction est vraiment réussie, comme le déroulement du procès et la psychologie des personnages, notamment les autres membres du jury, rappelant par moment "12 hommes en colère" où chaque juré peine à avoir un intérêt justifié pour ce procès. Que des pointures dans ce film pour une adaptation de John Grisham vraiment réussie.
Un thriller juridique très efficace. La mise en scène est réussie, le film rythmé du début à la fin est porté par un casting solide. L’intrigue est prenante, nous faisant part d’un jeu de manipulation qu’on ne peut prédire. Dommage simplement que la fin bâclé, soit si bateau.
Génial, excellente réécriture du roman de John Grisham, en changeant seulement le thème du procès contre les industries du tabac en celui contre les armes à feu, ce qui le rend plus crédible, plus poignant et plus intéressant. Le jeu de Dustin Hoffman est un vrai régal, et Gene Hackmann est excellent. Le suspens est là, brillant et intelligent, car le récit de Grisham est respecté et la mise en scène bien faite, ce qui en fait un excellent film.
Dommage que ce film au scénario intéressant ait été confié à un réalisateur aussi prétentieux qui réussit à le gâcher par une façon de filmer et de monter très désagréable pour le spectateur.