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Tsubjective
8 critiques
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5,0
Publiée le 20 janvier 2023
Pour le moins le scénario est original ! Le chien joue super bien lol ! Un film atypique, pas le genre de film fait pour tout le monde. Regardé hier je trouve qu 'il n'a pas pris une ride.
The idea of looking at things from the point of view of a dog is extremely accurate for someone who had enough of humans. I like it. Also the photography. Really good
L'idée de voir les choses du point de vue d'un chien est extrêmement appropriée pour quelqu'un qui en a marre des humains. J'aime ça. De même pour la lumière. Vraiment bon.
5 étoiles parce que c'était son premier long métrage, film émouvant et plutôt haletant qui aurait sûrement pu l'être un plus encore. Ayant eu un bull terrier, baxter n'a pas été choisi par hasard, la personnalité complexe du bull est plutôt bien retranscrite. Cette race est loin d'être la plus facile à éduquer, chapeau pour l'avoir mis en scène dans un film même si les scènes restent limitées. Bête, têtu et intelligent à la fois, c'est un chien atypique, on aime ou pas, il n'y a pas de juste milieu. Ce film n'a pas été tourné avec cette race par hasard, c'était je pense pour en montrer la complexité et l'incompréhension entre l'humain et le chien. La voix off lui va à merveille, même s'ils lui ont donné un caractère plutôt morose. Ces chiens vont souvent de foyers en foyers car ils sont parfois difficilement supportables sur le long terme et demandent beaucoup d'attention, de présence, ce qui n'est pas le cas de toutes les races. L'histoire sent le vécu, tragique, gentil et réaliste à la fois, les connaisseurs de la race y retrouveront un peu du leur.
Baxter trouble et interroge par l’inarrêtable rapprochement qu’il opère entre un chien et un enfant, tous deux disposant à tour de rôle de la focalisation principale, permis par la volonté de trouver un maître capable de les dominer physiquement, intellectuellement et moralement. En cela, le film prolonge la réflexion amorcée par Étienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire (1577), réactualisé par le spectre lui aussi ranimé du national-socialisme et du culte de la personnalité attaché au dictateur, à son épouse et à son chien. L’écriture du long métrage privilégie le néo-naturalisme, soit la volonté d’explorer dans l’environnement intérieur (domestique) et extérieur (la décharge) les spoiler: secousses à l’œuvre dans un être, qu’il soit canin ou humain, faisant du chien un avatar de l’homme – doté comme lui de la pensée, conscient de ses instincts – et de l’homme un avatar du chien – lui aussi cherche par la violence une autorité suprême à adorer et redouter.
La réalisation impressionne par son aspect « tranche de vie », inscrit le mal dans une banalité régionale marquée par les infidélités, les routines adultes et les trajets en autocar ; elle dose parfaitement l’esthétisation de ses figures, à commencer par ce plan en lent travelling avant superbe sur le bull-terrier capté devant un fond rouge, pour ne jamais les détacher d’un cadre de vie exceptionnellement trivial dont la vanité est masquée, un temps, par les déplacements incessants d’un petit papi nommé Monsieur Cuzzo soucieux de donner du sens à ce qui n’en a pas.